dimanche 26 avril 2026

Cancer du pancréas : l'espoir grâce aux avancées révolutionnaires de cette équipe de chercheurs de Créteil

 



Marine Legrand se penche dans Le Parisien sur les travaux du Pr José Cohen, immunologiste et professeur de médecine en biologie cellulaire, qui « est l’un des pontes de la recherche médicale en France. Il travaille à Créteil (Val-de-Marne) au sein de l’Institut Mondor de recherche biomédicale (IMRB), où il dirige l’équipe Immunorégulation et biothérapie ».

La journaliste indique qu’« après de prestigieuses récompenses pour ses travaux sur la greffe de moelle osseuse notamment, ce sont ses avancées face au foudroyant cancer du pancréas qui sont saluées ».

Marine Legrand observe ainsi que « la Fondation Arc pour la recherche sur le cancer, enthousiasmée par le potentiel de ces travaux, a décidé de lui attribuer une aide de 575.000 euros sur 3 ans, dans le cadre de l’appel à projets Pancréas 2025 ».

La journaliste explique que « les Prs José Cohen et Ilaria Cascone viennent de réaliser avec les membres de leur équipe des progrès innovants en la matière, en collaboration avec le Dr Éliane Piaggio de l’Institut Curie à Paris et le Pr Jérôme Cros de l’hôpital Beaujon à Clichy (Hauts-de-Seine) ».

Le Pr Cohen indique que « le cancer du pancréas ne répond pas aux thérapies actuelles. Il y a quelques années, nous avions testé sur les souris un traitement parvenant à réduire la croissance des tumeurs. Comment ? Grâce à une molécule qui bloque l’effet des lymphocytes T régulateurs, ces freins inhibant la réponse aux traitements. Ainsi, les autres cellules capables de tuer les tumeurs pouvaient être plus actives ».

Le spécialiste évoque des travaux sur des rechutes leucémiques : « Les résultats furent spectaculaires. Nous avons décidé de l’étudier désormais sur le cancer du pancréas. Et les premiers résultats sont très encourageants ».

Le Pr Cascone explique qu’« il est possible de renforcer la réponse immunitaire antitumorale de façon très efficace en bloquant l’activité d’une protéine. Mais il nous faut identifier des cibles dans les tumeurs et combiner notre molécule avec une ou plusieurs autres afin de gagner en efficacité et durabilité ».

« Surtout, nous voulons identifier les patients porteurs d’une altération d’un gène suppresseur de tumeur, qui est très présent chez les malades du pancréas. Avoir ce gène modifié peut prédire une éventuelle résistance aux traitements. Nous allons chercher ces fameux profils de patients à partir de leurs biopsies en collaboration avec l’hôpital Beaujon », précise la spécialiste.

Marine Legrand note en outre qu’« en tant que praticien au centre d’investigation clinique en biothérapie de Mondor, [le Pr Cohen] essaie «avec force de transférer la recherche vers la clinique, de passer du labo à des essais cliniques de phase précoce chez l’homme» ».

La journaliste observe ainsi que « ces progrès suscitent souvent des attentes pleines d’optimisme chez certains patients et leurs proches ».

François Dupré, directeur général de la Fondation Arc, remarque pour sa part que « l’IMRB ne fait pas de la recherche pour un avenir lointain. Il se lance dans des projets innovants. Avec une prise de risques pour les donateurs et chercheurs. Mais face à un cancer si agressif, il faut savoir prendre des risques ».

Rappelons que le cancer du pancréas en Algérie est l'un des 10 cancers les plus fréquents, avec une incidence croissante estimée à environ 5,6 pour 100 000 chez les hommes et 3,8 chez les femmes. Souvent diagnostiqué tardivement, il est majoritairement représenté par l'adénocarcinome (90% des cas) et reste lié au tabagisme et à l'obésité. 

Points clés sur le cancer du pancréas en Algérie :

Incidence et Épidémiologie : Il figure parmi les cancers digestifs les plus fréquents, classé au 4 eme rang des cancers digestifs selon certaines données ou 3 eme selon d'autres sources. L'incidence est plus élevée chez les hommes, avec un sex-ratio de 2.

Facteurs de risque : Le tabagisme et l'obésité sont les principaux facteurs environnementaux. Le diabète et la consommation d'alcool sont également incriminés.

Diagnostic : Le diagnostic est souvent tardif en raison de symptômes discrets, se révélant fréquemment par une douleur ou un ictère.

Traitement : La chirurgie est le traitement curatif de référence, bien que possible dans un nombre limité de cas. La chimiothérapie, notamment néo-adjuvante, connaît des améliorations dans la prise en charge.

Survie : Le pronostic reste sombre, avec des décès atteignant près de 973 cas par an selon des données de 2020. 

https://www.mediscoop.net/


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