samedi 30 juillet 2011

Infirmiers des rues : une association au service des démunis




Nice, c'est le soleil, les palmiers, la promenade des Anglais... Mais l'envers du décor, c'est également ceux qui vivent dans la rue, encore plus nombreux en cette période estivale. Un lundi soir sur deux, une équipe d'infirmiers sillonne les rues pour leur venir en aide. Zoom sur cette association baptisée "Infirmiers des rues".
Une idée simple...
En 2006 Philippe Giorda, ancien commercial dans la bijouterie, tourne avec les Restos du Coeur pendant sa période de chômage. Il découvre que les personnes venant chercher leur repas se présentent avec des pansements dans un état lamentable.
Pour cet homme qui entame justement des études d'infirmier, le constat est évident : les sans-abris ont besoin d'aide. Il convainc des collègues de sa promotion et, après avoir obtenu son diplôme, dépose en novembre 2010 les statuts de l'association. L'idée n'est pas compliquée : il s'agit de mettre ses compétences d'IDE au service des plus pauvres.
Une initiative originale pour cet infirmier aujourd'hui coordonnateur dans une maison de retraite qui souhaite apporter un accompagnement supplémentaire aux personnes dans le besoin. En effet, l'objectif de l'association est d'exister parallèlement aux structures médicales existantes en tirant profit des spécificités du métier d'infirmier.
Prendre son temps et être à l'écoute
Les premières sorties de l'équipe se font en doublure avec des associations qui donnent à manger. Rapidement, l'équipe de Philippe Giorda ne souhaite plus rester en point fixe et naît alors l'idée d'aller à la rencontre des gens. Il raconte : « Nous partons à pied, au devant des gens pour nous faire connaître. Nous prenons notre temps et sommes à leur écoute, c'est très important ».
Les 3 ou 4 infirmiers qui composent l'équipe effectuent des maraudes un lundi soir sur deux à partir de 19h. Ils prodiguent des soins infirmiers tels que la prise de pression artérielle, la réalisation de pansements et fournissent des informations sur les différentes structures en place.
Le fondateur explique qu'il  rencontre beaucoup d'habitués mais également, et cela est une spécificité de la région, une population importante de passage l'été, avec beaucoup de jeunes vivant dans la rue. Pour lui, c'est confirmé : il s'agit d'un réel besoin des gens.
Stéphane Desmichelle

Calvaire post-vaccin




Libération
Libération brosse le portrait de Rachel et Laëtitia Celli : « La mère a poussé sa fille à se faire vacciner contre le cancer du col de l’utérus. Depuis, Laëtitia est malade ».Le journal relève notamment, après la première injection de Gardasil en 2007, alors que la jeune fille a 16 ans : « Si la douleur au biceps s’estompe vite, la fièvre ne passe pas. […] Vomissements, bouffées de chaleur, migraines, Laëtitia présente tous les symptômes de la quinqua ménopausée ». Le quotidien ajoute qu’après la troisième injection, en juin 2008, « de moins en moins en femme et de plus en plus légume, Laëtitia sent sa tête prisonnière d’un étau dont on s’acharne à resserrer les vis. Entre deux allers-retours aux urgences, elle décroche le bac et le permis avec un kyste de 6,5 cm sur un ovaire, dont la provenance reste «inexpliquée». […] Elle ne supporte plus la musique, la lumière lui broie le cerveau, le noir aussi parfois ».Libération continue : « Le neurologue penche pour un AVC, puis une méningite aiguë, ou de l’épilepsie… IRM, scanners, prises de sang. Rien. Le mal invisible. […] Rachel ne rêve pas du prince charmant mais du Dr House. Un roi du diagnostic shooté aux analgésiques mais qui, à chaque épisode, sauve une nouvelle Laëtitia. «J’aimerais qu’on le trouve ce House, mais il n’existe pas», soupire Rachel, qui a déjà essayé 60 médecins ».Le journal précise que « rien ne dit que le Gardasil a causé les problèmes de Laëtitia. Peut-être qu’elle n’a pas eu de chance. […] Laëtitia dit «ne pas savoir» ce qu’elle a, et ne pas en vouloir aux labos «tant que la responsabilité n’est pas prouvée» ». Le quotidien indique enfin que sa mère « a monté un dossier […] et déposé une demande d’indemnisation devant la CRCI (Commission régionale de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux) de Lyon ».



 www.mediscoop.net

Voyager pendant le Ramadan


Le jeûne du Ramadan : quatrième pilier de l'Islam
Tout d'abord un peu d'histoire. Le jeûne constitue l'un des cinq piliers (arkân) de l'islam, avec la profession de foi (chahâda), l'aumône légale (zakat), la prière (salât) et le grand pèlerinage à La Mecque (hadj). Il est la prescription la plus suivie par les musulmans, le marqueur identitaire par excellence. Le jeûne est obligatoire à partir de l'âge de la puberté, sauf pour les femmes enceintes, les malades et les voyageurs qui doivent rattraper les jours de Ramadan rompus sous forme d'aumône ou d'un nouveau jeûne.

Cette pratique religieuse est beaucoup plus stricte que le Carême des catholiques qui se termine à midi, puisque le jeûne du Ramadan dure du lever au coucher du soleil et oblige à s'abstenir de nourriture, de boisson, de tabac, de parfums et de relations sexuelles. L'exercice spirituel que représente le jeûne doit démontrer à l'homme sa capacité de se priver pour un temps de ce qui lui semble indispensable.

Mais comme toute pratique rituelle dans l'Islam, le jeûne n'est pas seulement un acte de soumission, il permet à l'homme d'atteindre la piété, de se réaliser spirituellement et de réduire son instinct d'égoïsme. Ce n'est qu'à la nuit tombée que les interdictions tombent, on peut alors manger et boire jusqu'à ce que se distingue le fil blanc de l'aube du fil noir de la nuit.
Le calendrier lunaire
Ramadan est, en fait, le nom du neuvième mois du calendrier musulman, comme janvier ou mars dans le calendrier grégorien. Ce calendrier a commencé en l'an 622 de l'ère chrétienne, au moment où Mahomet a quitté La Mecque pour Médine, c'est l'Hégire (qui signifie en arabe l'exode, le départ). Mais il ne fut utilisé que dix ans plus tard, soit en 632. L'année de l'Hégire est une année lunaire, c'est-à-dire basée sur les révolutions de la Lune autour de la terre. Chaque mois - d'une durée moyenne de vingt-neuf ou trente jours - débute dès que le croissant de la nouvelle Lune devient visible. Une année contient donc douze lunaisons, ce qui équivaut à environ 354,3 jours. Comme l'année lunaire du calendrier musulman ne coïncide pas avec le calendrier solaire, le mois du Ramadan se décale chaque année de dix à douze jours par rapport au calendrier occidental et peut tomber en hiver comme en plein été.

Dans la plupart des pays musulmans, le mois sacré commence traditionnellement un jour après l'apparition de la nouvelle lune. Le premier jour est déterminé lors de la " nuit du doute " (leilat e-chek) durant laquelle on observe l'apparition de la nouvelle lune. Il se peut que quelques petites nuances apparaissent entre les différents calendriers islamiques en fonction des pays et de leurs situations géographiques. Plusieurs raisons à cela. D'abord l'absence d'un critère international pouvant confirmer la naissance de la nouvelle lune, ensuite l'usage de modes de calcul divers pour la perception du croissant, enfin en raison des intempéries qui peuvent frapper un lieu où l'on procède à cette perception. C'est la vision oculaire du croissant qui s'impose donc pour pouvoir déterminer le début du jeûne.
Que fête-t-on pendant le mois du Ramadan ?
Le Ramadan est un mois saint : celui de la révélation. C'est, en effet, au cours de ce mois (la vingt-septième nuit, plus exactement) que les premiers versets du Coran, le livre sacré de l'Islam, furent transmis au prophète Mahomet par l'archange Gabriel. Depuis, le Ramadan constitue une période de recueillement individuel et collectif, de prière et d'abstinence qui commémore la révélation faite au prophète. Mais pour les musulmans, le Ramadan n'est pas seulement un mois de jeûne, de piété et de prière, c'est également un mois de convivialité et de fête. C'est l'occasion de retrouvailles familiales et de solidarité. Pour s'en faire une idée, on peut se dire que dans certains pays arabes, c'est un peu comme Noël en Occident, à ceci près que cela a lieu tous les soirs !

Les familles et les amis se rendent visite et veillent tard le soir. Du coucher au lever du soleil, la vie nocturne est alors très intense et offre un spectacle insolite pour le voyageur. Pendant un mois, chaque soir, un rite collectif se déroule, la famille et les amis se réunissent autour de la table dans une atmosphère mi-pieuse, mi-festive embaumée d'épices et de thé à la menthe. On cuisine un peu plus que d'habitude pour l'occasion et tout le monde est le bienvenu, à commencer par les voisins, musulmans ou non, qui prennent part à la fête. On mange consciencieusement les dattes pour rompre le jeûne, puis la chorba en Algérie, l'harira au Maroc (le nom diffère en fonction des pays), soupe riche et nourrissante à base de tomates pelées, d'oignons, de pois chiches, de petits morceaux de viande, et d'épices comme la cannelle, le carvi et surtout la coriandre.

Pour prolonger la soirée, on se retrouve aussi autour de la saffa, semoule accompagnée de sucre et de raisins secs. Le lendemain, le réveil a lieu avant le lever du soleil (en France vers 5 h 30 en automne). La fin du Ramadan, elle, est marquée par trois jours de réjouissances pour fêter la rupture du jeûne, c'est l'Aïd El Fitr (la rupture du jeûne, en arabe) qui commence cette année le 1er octobre (à un jour près). Pendant les trois jours de l'Aïd, la coutume veut que l'on rende visite aux parents, aux malades, aux vieillards et aux amis. Après la chorba et l'harira du Ramadan, place alors aux pâtisseries pour l'Aïd El Fitr (avant le mouton pour l'Aïd El Kebir, le 9 décembre, en 2008). Plus qu'un calendrier lunaire, un véritable calendrier culinaire !
Voyage et Ramadan
Si vous comptez partir pendant le mois du Ramadan dans un pays musulman, sachez que pendant cette période, la vie est transformée, les horaires sont différents et tout fonctionne au ralenti. Cependant, chaque pays ne pratique pas cette obligation religieuse avec la même intensité. Dans la majorité d'entre eux, la plupart des restaurants et certains magasins sont fermés une partie de la journée (en tout cas le midi), mais ouvrent en revanche à partir de 17 h et ce, jusqu'au matin (pour les restaurants !). En dehors des zones touristiques, il peut s'avérer difficile de trouver un restaurant ouvert hormis dans les grands hôtels internationaux, pensez donc à vous renseigner sur place ou auprès des offices de tourisme.

En fin de journée, c'est un spectacle des plus particuliers qui s'offre aux voyageurs. Les gens attablés devant leur repas attendent le signal de la fin du jeûne. Il est souvent difficile de se nourrir si l'on arrive trop tard. À partir de là, l'animation dans les rues reprend et se poursuit tard dans la nuit. Attention, pendant le Ramadan, les banques, postes et compagnies aériennes modifient leurs horaires d'ouverture. Les établissements ferment plus tôt et certains rouvrent en soirée. Cette période peut s'avérer intéressante pour le voyageur puisqu'elle appelle à avoir une démarche plus sociologique du pays, notamment en participant à une rupture du jeûne ou en interrogeant les habitants sur leur religion.
Il y a cependant quelques comportements à éviter qui tiennent avant tout du bon sens et surtout du respect de l'autre. Si aucune obligation n'incombe aux voyageurs en pays musulman, il est toutefois préférable d'éviter de manger dans la rue, ainsi que de fumer dans les endroits où il y a beaucoup de monde, a fortiori si vous êtes une femme (c'est encore plus mal perçu). En effet, cela peut être interprété comme une provocation par certains habitants que le jeûne rend parfois agressifs. Bien sûr, vous demeurez seul juge de ce qu'il vous semble bon de faire ou non. En Tunisie, au Maroc, en Turquie et en Égypte, aucune recommandation particulière exceptée celles que nous venons de mentionner ne sont à respecter.

En revanche, si vous partez en Arabie Saoudite pendant cette période, vous devez savoir que les étrangers non musulmans, résidents ou de passage, seront passibles d'expulsion s'ils mangent, boivent ou fument dans les lieux publics, dans la rue et sur les lieux de travail. Des mesures telles que l'abrogation des contrats de travail et l'expulsion du Royaume seront prises par les autorités compétentes à l'encontre des personnes ne respectant pas ces consignes.
Quoiqu'il en soit, cette période, qui accueille beaucoup moins de touristes qu'en temps normal, est l'occasion de découvrir ou de mieux connaître la culture musulmane et pourquoi pas, d'y prendre part autour d'une grande tablée !

Détection précoce du cancer du poumon







La détection précoce est possible chez les grands fumeurs, montre une récente étude américaine. La tomographie axiale permet de diminuer de 20% la mortalité liée au cancer du poumon par rapport à la radiographie.
«Trois études importantes avaient tenté de faire de la détection précoce avec des analyses de crachats et des radiographies, il y a 30 ans, mais ça n'avait pas marché», explique Gaston Ostiguy, pneumologue à l'Université McGill, vers qui l'Association pulmonaire du Québec a dirigé La Presse. «C'est la première fois qu'on réussit. Mais ça demeure préliminaire. Les auteurs eux-mêmes disent qu'il est trop tôt pour modifier les recommandations.»
La technique a permis de diminuer le nombre de décès de 309 par 100 000 personnes-années à 247 par 100 000 personnes-années, sur les deux ans de suivi. «C'est à la limite du détectable, dit le Dr Ostiguy. Je crois que ça finira par être utilisé, mais pour des personnes encore plus à risque. Par exemple, des gens qui ont fumé un paquet et demi à deux paquets par jour, ou encore des fumeurs qui ont aussi été exposés à d'autres polluants qui augmentent le risque de cancer du poumon, comme l'amiante, le nickel, le chrome ou le radon. Il y a d'ailleurs une étude scandinave qui teste cette possibilité, avec des fumeurs exposés à l'amiante.»
Le problème des faux positifs
Les 53 000 participants à l'étude, publiée dans le New England Journal of Medicine à la mi-juin, avaient de 55 à 74 ans et avaient fumé un paquet par jour pendant au moins 30 ans. Les auteurs ont comparé la tomographie avec la radiographie pour faciliter le recrutement - il n'existe pas de programme de dépistage avec radiographie au Québec ou aux États-Unis. Une autre étude comparant la tomographie avec l'absence de dépistage sera publiée sous peu, selon l'auteure de l'étude du New England Journal of Medicine.
Le problème principal de cette approche de détection, selon le Dr Ostiguy, est qu'elle surchargerait de travail les services de radiologie, qui ont déjà des listes d'attente de trois à six mois, et qu'elle comporte 90% de faux positifs. «Les faux positifs augmentent l'anxiété des patients. Il y a des tests qui se révèlent inutiles. On l'a vu avec le cancer du côlon.»
Le pneumologue montréalais estime que l'avenue la plus efficace pour diminuer les cas de cancer du poumon est d'encourager les fumeurs à écraser plus jeune. «Une étude britannique a montré qu'une personne qui arrête avant 35 ans n'a pas plus de risques que les non-fumeurs. Cela dit, la détection précoce a sa place. Le taux de survie à cinq ans du cancer du poumon est passé de 12-13% à 17-18% en 30 ans. Ce n'est pas une détection très forte. Si on détecte la tumeur au stade 1, quand elle mesure moins de trois centimètres, le taux de survie passe à 80%.»

L'espérance de vie des Japonaises reste la plus longue du monde




Agence France-Presse
Tokyo
L'espérance moyenne de vie des femmes japonaises est restée la plus longue au monde en 2010, bien qu'ayant diminué de 0,05 an à 86,39 ans, a annoncé mercredi le gouvernement nippon.
Il s'agit de la première baisse constatée en cinq ans, après le record de 86,44 ans enregistré en 2009, a précisé le ministère de la Santé, du Travail et du Bien-être.
«Les fortes températures estivales de l'an dernier ont probablement entraîné une augmentation du nombre de décès résultant d'un coup de chaleur et de problèmes cardiaques», a analysé un responsable.
En 2010, 1718 personnes (dont 80% avaient plus de 65 ans) sont mortes de ces exceptionnelles températures qui ont duré plusieurs mois, a-t-il précisé.
Dans le palmarès international, le Japon s'est classé premier pour la longévité des femmes, suivi par Hong Kong (85,9 ans) et la France (84,8 ans), selon le ministère nippon.
L'espérance de vie moyenne des hommes japonais a pour sa part atteint un nouveau sommet pour la cinquième année consécutive en 2010, s'élevant de 0,05 an à 79,64 ans, a indiqué la même source.
Le Japon se place au quatrième rang pour l'espérance de vie des hommes après Hong Kong (80 ans), la Suisse (79,8 ans) et Israël (79,7 ans).
Grâce à des habitudes alimentaires réputées saines (peu de graisses saturées et de sucres rapides) et à une grande attention portée à l'hygiène, le Japon abrite l'une des plus vieilles populations du monde.
Toutefois, cette longévité, combinée au faible taux de natalité, menace de provoquer une grave crise socio-démographique. es vieillards isolés sont de plus en plus nombreux et un nombre décroissant d'actifs va devoir soutenir un nombre grandissant de retraités. Les infrastructures, comme les entreprises et les esprits, ne sont en outre pas encore préparés à un tel déséquilibre.
Plus de 23% des Japonais ont déjà plus de 65 ans, une proportion qui devrait presque doubler d'ici à 2050.

Diabète : le Ramadan c’est possible, mais…

Hypoglycémie, déshydratation, déséquilibre glycémique… Le jeûne du Ramadan pour un diabétique, présente des réels risques. Pour autant, beaucoup de patients choisiront de le respecter. Un choix qui devra être anticipé, et guidé par un suivi médical adapté.


Peut-être ne le saviez vous pas, mais le Coran peut dispenser les diabétiques (entre autres) de l’observance du Ramadan. Ou pour le moins, le rendre moins contraignant. Le verset 185 de la Sourate 2 stipule en effet que « quiconque est malade pourra jeûner un nombre égal de jours à d’autres moments de l’année ». Si malgré cela vous décidez de respecter le 4e pilier de l’Islam, aidez-vous de ces quelques conseils :

Chez un diabétique de type 1, le pancréas ne produit pas d’insuline. Le patient est donc dépendant de ses injections régulières. Il est en effet important de préserver l’insulinémie de base (basale) qui permet de maintenir une glycémie stable. L’injection a lieu toutes les 24 heures. Elle peut donc se faire le soir, ou tôt le matin.

Quant à l’insuline rapide, elle permet de contrôler les montées glycémiques qui peuvent survenir après les repas. Les injections ne doivent se faire qu’avant de se mettre à table. « Un diabétique de type 1 qui gère sa glycémie peut très bien respecter le Ramadan » nous explique le Pr Bertrand Cariou, endocrinologue au CHU de Nantes. « Cependant, le jeûne est contre-indiqué chez un patient dont le diabète serait mal équilibré ».

Dans le cas d’un diabète de type 2, les risques sont plus importants. Certains traitements oraux en effet, exposent à un risque d’hypoglycémie. Dans ce cas, deux problèmes peuvent survenir :

- Si le patient continue son traitement mais ne mange pas, il risque de faire une hypoglycémie ;
- S’il arrête son traitement au contraire, les conséquences de cette erreur peuvent être dramatiques. Il existe alors un risque d’hyperglycémie majeure, allant parfois jusqu’au coma diabétique.

C’est pourquoi le Pr Cariou insiste sur la nécessité « d’en parler à son médecin ou son diabétologue. Il n’est pas fermé, sa réponse ne sera pas un Non catégorique. Il pourra vous dire si votre traitement oral est à risque d’hypoglycémie, et vous en proposer un autre » Avant d’ajouter, « les progrès des traitements ne font en effet plus du diabète une contre-indication stricte à l’observance du Ramadan. L’auto surveillance glycémique est capitale, et surtout si vous faites un malaise, aucune hésitation : re-sucrez vous ! »

En pratique, le respect du Ramadan est donc possible :
- Dans le cas d’un diabète de type 1 bien contrôlé ;
- Chez les diabétiques de type 2 stables, dont le traitement par voie orale ne les expose pas au risque d’hypoglycémie ;
- Chez les patients qui ne présentent aucune des complications qui peuvent être liées à la maladie.

Source : Interview du Pr Bertrand Cariou, 22 juillet 2011 ; Association française des Diabétiques, consultée le 21 juillet 2011
www.destinationsante.com 

L’infirmier en oncologie au cœur du parcours de soins : rôle clinique et coordination multidisciplinaire en Algérie

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