mardi 2 février 2021

Lancement de la campagne de vaccination contre le Covid en Algerie

 


Les premières doses du vaccin russe Spoutnik V sont arrivées le 29 janvier dans le pays, qui a commencé à vacciner sa population samedi.

Le coup d’envoi de cette campagne a été donné  samedi matin à Blida qui compte 1 002 937 d'habitants, dans une polyclinique de cette wilaya (préfecture), durement éprouvée par l’épidémie de coronavirus.

La vaccination doit être accessible en priorité au personnel médical, aux personnes âgées ainsi qu’aux patients atteints de maladies chroniques, avant de s’étendre dès dimanche aux personnels de sécurité et de la Protection civile, secteur de l’enseignement, imams, responsables politiques et journalistes.

Quelque 8.000 centre de santé répartis à travers le pays sont mobilisés.

Spoutnik V

Les premières doses du vaccin Spoutnik V sont arrivées vendredi en Algérie. Le nombre de doses livrées n’a pas été précisé.

Fin décembre, Alger avait annoncé avoir commandé à son allié russe 500.000 doses de vaccin.

Hier un lot de 50 000 doses du vaccin Astrzeneca  a été réceptionné a l’aéroport de Houari Boumediène à Alger.

Chaque année, la vaccination permet d’éviter 2 à 3 millions de décès dus à des maladies comme la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la grippe et la rougeole. Il existe aujourd’hui des vaccins pour prévenir plus de 20 maladies potentiellement mortelles, et des travaux sont actuellement menés à un rythme sans précédent pour faire également de la COVID-19 une maladie évitable par la vaccination.

La pandémie de COVID-19 qui a frappé le monde bat aujourd’hui son plein. Parallèlement aux actions menées par l’OMS et ses partenaires pour riposter à cette pandémie (suivi de la pandémie, conseils sur les interventions essentielles, distribution de fournitures médicales vitales à ceux qui en ont besoin ), une course aux vaccins a été engagée.

Associé à des dépistages efficaces et aux mesures de prévention déjà en place, un vaccin contre la COVID-19 constituera un outil essentiel pour la maîtrise de la pandémie. 




mardi 1 décembre 2020

Le centre Sidi Abdellah de Cancérologie unique en Afrique dans le traitement du cancer offre des soins de pointe


 



Depuis son ouverture Le centre Sidi Abdellah de Cancérologie offre des soins de pointe en matière de traitement par radiothérapie.

 

Doté d’un équipement de haute technologie, unique en Afrique dans le traitement du cancer, à savoir la tomothérapie, le Centre spécialisé Sidi Abdellah est situé à la nouvelle ville de Sidi Abdellah à Alger, se distingue ainsi de tous les centres de prise en charge du cancer en Algérie, vu les techniques de pointe qu’offrent des appareils de dernière génération.

 

Depuis son  inauguration en 2016, ce centre anti cancer propose ainsi une prise en charge par radiothérapie, curiethérapie et chimiothérapie en hôpital de jour d’une qualité conforme aux normes reconnues.

 

Le choix de la tomothérapie, conçue et développée par la société américaine Accuray, pour la première fois disponible en Afrique, est une technologie révolutionnaire qui associe dans un seul et même équipement un scanner 3D et un accélérateur de particules qui produisent des faisceaux de radiation.

 

Avec cette nouvelle technologie, on a moins de complications et de problèmes et on arrive à optimiser les protocoles les plus performants avec une réduction de la durée des traitements.

Pour maîtriser cette technologie, il a d’abord fallu faire des formations de perfectionnement pendant plusieurs semaines au profit des médecins, des physiciens médicaux et des manipulateurs. Le personnel d’accueil a, quant à lui, bénéficié d’une formation de plusieurs semaines délivrée par des formateurs et certifiée afin de maitriser l’informatisation et la numérisation de toutes les informations liées aux patients.



 

L'unité d'oncologie médicale  comporte 11 Chambres toutes dotées de 2 fauteuils électriques très confortables et adaptables soit 22 lits au total. Cette unité accueille les patients ayant un traitement ambulatoire.


Le centre propose aussi une prise en charge antidouleurs, des soins palliatifs ainsi que la pose de chambre implantable (port-à-cath®) assurée par une équipe hautement qualifiée.


La prise en charge psychologique des patients est assurée par un psychologue spécialisé (Option professionnelle " Santé "), il joue un rôle primordiale dans la prise en charge médico-psychologique par l'écoute, l'accompagnement et le soutient psychologique des patients et leurs proches.


A fin de répondre aux attentes des patients, le centre Sidi Abdellah de Cancérologie, propose des formules de prises en charges par le biais  de conventions


Visitez le site internet  du centre :

http://www.csac-dz.com/


samedi 28 novembre 2020

Vaccins de Pfizer et Moderna contre la Covid-19 : L’ARN messager, une technologie génétique ultra-innovante

 


L’efficacité de ces vaccins, développés en un temps record, suscite de grands espoirs dans le monde.
L’alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech puis la société américaine Moderna ont affirmé récemment avoir obtenu des premiers résultats très concluants concernant leurs vaccins contre le coronavirus.
Tous deux ont souligné avoir trouvé la martingale pour lutter contre la Covid-19, avec des vaccins qui seraient efficaces respectivement à 95% et 94,5%. Jamais un vaccin n’a été développé si rapidement, face à une maladie si récente.
Leurs essais cliniques sont actuellement en phase 3, autrement dit la dernière étape avant la mise sur le marché. Les deux entreprises prévoient de produire 50 millions de doses en 2020, et jusqu’à 1,3 milliard de doses en 2021.
L’efficacité de ces vaccins, développés en un temps record, suscite de grands espoirs dans le monde, alors que de nombreuses populations, notamment aux Etats-Unis et en Europe, sont confrontées à une deuxième vague du virus.
Ces deux vaccins ont un point commun : ils sont basés sur la même technologie, appelée «ARN messager» (ARNm), en développement depuis les années 1970 sous l’impulsion de la chercheuse d’origine hongroise Katalin Karikó.
Tous les vaccins ont le même but : entraîner notre système immunitaire à reconnaître le coronavirus, lui faire monter ses défenses de façon préventive afin de neutraliser le vrai virus s’il venait à nous infecter.
Habituellement, les vaccins classiques, comme celui de la grippe par exemple, sont fabriqués à base de morceaux de virus inactivés, atténués ou des protéines de ce virus, qui permettent de déclencher une réponse immunitaire, qui va conduire à la fabrication d’anticorps spécifiques, capables de protéger la personne lorsqu’elle sera infectée par le virus.
Avec les vaccins de Moderna et BioNTech/Pfizer, «on n’injecte pas une protéine du Sars-CoV-2, mais un message qui va diriger la synthèse d’une de ses protéines dans le corps», a expliqué Bertrand Séraphin, directeur de recherche à l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC) du CNRS, cité par France 24.
L’ARN messager est en effet un vecteur qui transporte des informations jusqu’aux cellules afin de leur dire quelle protéine fabriquer.
Dans le corps, «chaque gène va faire un ARN messager différent pour une protéine spécifique. C’est le dogme central de la biologie moléculaire», a ajouté ce spécialiste. Cette technologie présente un avantage non négligeable : les vaccins sont plus rapides à mettre au point.
Et pour cause : ils ne nécessitent pas de cultiver de pathogènes en laboratoire, puisque c’est l’organisme qui fait le travail. Ce type de vaccin peut donc être produit facilement et en grande quantité. L’inconvénient ? Ils doivent être stockés à très basse température, à savoir -70°C, contrairement aux vaccins classiques, qui doivent être conditionnés à -20°C.
Cependant, des questions autour de ce vaccin restent en suspens, notamment autour de la durée de son efficacité : «L’immunité pourrait disparaître plus rapidement qu’avec d’autres vaccins, nous n’avons pas de recul sur cette technologie», a indiqué sur FranceInfo Etienne Simon-Lorière, responsable de l’unité de génomique évolutive des virus à ARN à l’Institut Pasteur.
Dans une interview à la Radio et Télévision suisse, le patron de Moderna, Stéphane Bancel, a tenu à rassurer les inquiets. «La technologie de l’ARN messager est très intéressante (…). Elle ne touche pas le noyau de la cellule, ce qui est très important pour ne pas prendre de risque avec votre ADN», a estimé Stéphane Bancel.
Les thérapies à base d’ARN messager ne se limitent pas non plus à la lutte contre les virus comme la Covid-19. Elles peuvent se révéler utiles «dès lors qu’il faut produire des anticorps pour lutter contre des cellules malades», a précisé Bertrand Séraphin.
«Une cellule cancéreuse est généralement différente des autres avec des protéines différentes à sa surface. On peut imaginer des vaccins à base d’ARNm qui stimulent la réponse immunitaire contre ces protéines spécifiques afin de détruire plus efficacement les cellules cancéreuses», a expliqué le scientifique français.


www.elwatan.com/ 

 

jeudi 8 octobre 2020

Cancer du sein : le dépistage précoce peut sauver des vies

 



Le cancer du sein continue de faire des victimes, très largement parmi les femmes, et de manière moindre des hommes aussi. En ce mois d’octobre, mois dédié à la sensibilisation au dépistage, la Chaine 3 de la Radio nationale diffuse un nouveau reportage consacré à cette maladie.

On ne le dira jamais assez, le dépistage précoce peut sauver des vies. Rencontrée au niveau d’un établissement de santé, Naïma, une maman de 42 ans qui n’a jamais fait de mammographie, découvre, suite à une simple consultation, qu’elle a un cancer à un stade avancé.

Les médecins et spécialistes ne cessent d’alerter et d’appeler à faire des contrôles fréquents. C’est d’ailleurs ce qui a sauvé, Saliha, une autre maman atteinte de cette maladie. «Moi, je conseille aux femmes d’aller faire le dépistage», recommande-t-elle.    

Le Professeur Djeddi du Centre Pierre&Marie Curie, affirme que l’évolution de la médecine permet, aujourd’hui, d’obtenir des résultats de plus en plus satisfaisants lorsque le cancer est découvert à temps. «Certaines patientes sont même guéries à 100%», rassure-t-elle.

www.radioalgerie.dz

dimanche 21 juin 2020

Coronavirus : le masque, outil de base pour empêcher une deuxième vague













Comment éviter une nouvelle vague dans la pandémie de coronavirus ? Une étude britannique pense avoir trouvé une solution. Selon elle, le port du masque à l'échelle de la population pourrait faire baisser la transmission du coronavirus à des niveaux contrôlables et prévenir de nouvelles vagues de contamination en le combinant à des mesures de confinement.

Menée par des scientifiques des universités britanniques de Cambridge et de Greenwich, cette étude suggère que les mesures de confinement ne suffiront pas à arrêter la résurgence du coronavirus SRAS-CoV-2, mais que même les masques peuvent réduire considérablement les taux de transmission si un nombre suffisant de personnes les portent en public.

« Nos analyses soutiennent l'adoption immédiate et universelle du masque par le public », a déclaré Richard Stutt qui a codirigé l'étude à Cambridge. Les résultats de l'étude ont été publiés dans la revue scientifique Proceedings of the Royal Society A.

Efficacité du masque prouvée

Au début de la pandémie, les preuves scientifiques de l'efficacité des masques étaient limitées. Mais à la suite de nouvelles recherches menées ces dernières semaines, l'Organisation mondiale de la santé a déclaré vendredi recommander désormais le port du masque en public par tous pour tenter de réduire la propagation de la maladie.

Le masque jetable, nouveau casse-tête des déchets de plage

Les chercheurs ont évalué différents scénarios de ports de masques combinés à des périodes de confinement. L'étude a montré que porter un masque en public est deux fois plus efficace pour réduire la transmission que le fait d'en porter un après l'apparition des symptômes de la maladie.

Dans tous les scénarios examinés, l'utilisation systématique d'un masque par 50 % ou plus de la population a réduit la propagation du coronavirus, prévenant les futures vagues de contamination tout en permettant un confinement moins strict. D'autres experts qui n'ont pas été directement impliqués dans cette étude sont divisés sur ses conclusions.

Brooks Pollock, expert en modélisation des maladies infectieuses de l'université de Bristol, a déclaré que l'impact probable du port du masque pourrait être beaucoup plus faible que prévu. Pour Trish Greenhalgh, professeur à l'université d'Oxford, ces résultats sont encourageants et il estime que le port du masque « pourrait être une mesure efficace pour la population ».

Source AFP

www.lesechos.fr

mardi 12 mai 2020

Journée internationale des infirmières : en pleine lutte contre le Covid-19, le personnel infirmier mérite reconnaissance, respect et protection





















Genève – Le personnel infirmier et l'ensemble des professionnels de la santé en première ligne du combat contre le Covid-19 méritent notre reconnaissance et notre respect pour les efforts qu'ils déploient afin de sauver des vies et pour les sacrifices personnels auxquels ils consentent, alors qu'ils sont eux-mêmes exposés à des risques accrus pour leur propre santé et que, dans certains contextes, ils sont également victimes d'ostracisme, de harcèlement et de violence.

Ce mardi 12 mai, le Conseil International des Infirmières et le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge célèbrent conjointement la Journée internationale des infirmières. Il s'agit de rendre hommage aux membres du personnel infirmier du monde entier, en particulier à tous ceux qui font face à une augmentation inédite de leur volume de travail due à la prise en charge des malades du Covid-19, tout en assurant le fonctionnement d'autres services de santé essentiels.

Si de nombreuses communautés ont à cœur de saluer l'action des professionnels de la santé, il est inquiétant de constater que dans d'autres contextes, le personnel infirmier et d'autres personnels de santé sont la cible de harcèlement et de violence – parfois dans les transports en commun, voire à leur domicile – à cause de leur implication même dans la lutte contre le Covid-19.

« Les membres du personnel infirmier sont les premiers à sauver des vies dans le monde. Ils mettent leur santé en péril et, trop souvent, ils sacrifient des moments en famille pour soigner les personnes atteintes du Covid-19 », indique Robert Mardini, le directeur général du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). « On ne peut que se réjouir du fait que des infirmières et des infirmiers soient mis à l'honneur par de nombreuses communautés, mais il est à déplorer que d'autres soient victimes de harcèlement, de stigmatisation et même d'agression. »

« La sécurité des personnels de santé pendant cette pandémie est essentielle pour que les communautés puissent lutter contre la maladie. Non seulement ils sauvent des personnes atteintes du Covid-19, mais ils assurent également la continuité d'autres services de santé indispensables, notamment en cas d'accident et d'autres maladies », explique le secrétaire général de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Jagan Chapagain. « Nous craignons que les pressions exercées par la pandémie sur le personnel médical et les systèmes de santé ne conduisent à un point de rupture, en particulier dans les contextes vulnérables et précaires. »

« Nous ne pouvons qu'être choqués par la stigmatisation et la violence dont sont victimes le personnel infirmier et d'autres personnels de santé dans certains pays. La seule attitude à adopter face à cela est la tolérance zéro », déclare Annette Kennedy, présidente du Conseil International des Infirmières. « Pendant cette pandémie, les infirmières et les infirmiers de première ligne sont à juste titre devenus des héros, mais ce sont aussi des mères et des pères ordinaires qui ont une famille à protéger. Ils doivent pouvoir travailler sans craindre de manquer d'équipements de protection individuelle ou d'être harcelés ou agressés. »

Le personnel infirmier qui œuvre au service des communautés vulnérables dans les régions les plus pauvres du monde est également particulièrement exposé au risque de contracter le Covid-19. Pour Annette Kennedy, le fait que l'année 2020 ait été désignée « année internationale des sages-femmes et du personnel infirmier » par l'Assemblée mondiale de la Santé est une marque de reconnaissance on ne peut plus visionnaire.

Les équipements de protection individuelle, ou EPI, sont indispensables pour les personnels de santé, qui devraient être les premiers à en bénéficier. En outre, il est urgent de garantir la mise à disposition et l'accessibilité de ces équipements et d'autres fournitures médicales dans les pays à faible revenu et dans les pays en conflit. Cela passe par la prise de mesures à l'échelon national et par une coopération intergouvernementale.

Dans les pays les plus durement touchés par la pandémie mais où les systèmes de santé fonctionnent de façon assez satisfaisante, environ dix pour cent des professionnels de la santé ont contracté le Covid-19 – un taux extrêmement élevé mais probablement en dessous de la réalité. Dans les endroits où le système de santé est déjà mis à rude épreuve par les conflits ou un manque d'investissements de longue date, ce chiffre pourrait être encore plus important.

La Croix-Rouge et le Croissant-Rouge et le Conseil International des Infirmières demandent aux gouvernements de s'engager à assurer la protection et la sécurité du personnel infirmier et des autres personnels de santé, en particulier dans les contextes aux ressources limitées ou en proie à une catastrophe ou un conflit. Ce n'est qu'en préservant la santé et la sécurité des professionnels de la santé que nous – collectivités et communauté internationale – pourrons fournir une prise en charge médicale efficace à l'heure du Covid-19.

Informations complémentaires

Aurélie Lachant, Comité international de la Croix-Rouge
+41 79 244 64 05 ou alachant@icrc.org

Laura Ngô-Fontaine, Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
+41 79 570 44 18 ou laura.ngofontaine@ifrc.org

Gyorgy Madarasz, Conseil international des infirmières
+41 22 908 01 16 ou madarasz@icn.ch

jeudi 12 mars 2020

Coronavirus : Premier décès en Algérie
















L’Algérie a enregistré le premier cas de décès du au coronavirus, annonce le jeudi 12 mars 2020 la radio nationale qui cite un communiqué du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.

 Le pays a également enregistré cinq nouveaux cas du coronavirus, pour atteindre au total 24 personnes atteintes du Covid-19 en Algérie.
Il s’agit de deux cas ayant séjourné en France, l’un est hospitalisé dans le wilaya de Souk-Ahras, l’autre dans la wilaya de Tizi-Ouzou, et trois dans la wilaya de Blida, précise la même source.

Le ministère de la Santé a indiqué dans le même communiqué que le pays « a enregistré le soir de mercredi 11 mars 2020, la sortie de huit (8) patients guéris qui étaient en isolement à l’EPH de Boufarik », ajoutant qu' »à ce jour, 638 tests de diagnostic sont revenus négatifs sur les 662 effectués par l’Institut Pasteur d’Algérie ».

Le ministère à souligné que « l’enquête épidémiologique se poursuit pour retrouver et identifier toutes les personnes contacts », précisant que le dispositif de veille et d’alerte mis en place « demeure en vigueur et la mobilisation des équipes de santé reste à son plus haut niveau ».

Pour rappel, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié hier mercredi l’épidémie du coronavirus, qui a affecté plus de 110.000 personnes dans le monde, de « pandémie », mais a assuré qu’elle pouvait « être contrôlée ».
www.algerie-eco.com

mardi 4 février 2020

Dépression et cancer : la double peine
















Publié le 1 févr. 2020
Pour les patients en phase terminale de cancer, l'état de leur santé mentale n'est pas sans incidence sur la façon dont ils sont pris en charge à l'hôpital, révèle une nouvelle étude. 

La santé mentale des patients en phase terminale de cancer impacterait-elle négativement leur prise en charge oncologique ? C'est la question que le Dr Guillaume Fond, psychiatre et médecin de santé publique à l'hôpital La Conception à Marseille, s'est posée avec son équipe de chercheurs. Et la réponse, explicitée dans une étude publiée dans le « Journal of Affective Disorders », est un scandaleux «oui» !
Les chercheurs marseillais avaient déjà constaté ce révoltant « deux poids, deux mesures » s'agissant des schizophrènes, montrant que ceux-ci, lorsqu'ils entraient en phase terminale de cancer, étaient adressés plus rapidement en soins palliatifs et bénéficiaient de moins de chirurgie, de chimiothérapie et d'actes d'imagerie que les autres malades sans trouble mental.
Etude sur plus de 4.000 patients
La nouvelle étude montre que cet état de fait n'est pas spécifique à la schizophrénie et concerne aussi la dépression. Pour établir ce résultat, les auteurs ont passé au crible les données relatives à plus de 4.000 patients souffrant de formes sévères et récurrentes de dépression, les comparant à celles de 22.000 patients non dépressifs décédés par cancer entre 2013 et 2016 dans notre pays.
Le résultat est sans appel. Les patients dépressifs reçoivent moins de chimiothérapie, de nutrition artificielle, de dialyse, de transfusion, de chirurgie, d'endoscopie, d'actes de haute intensité et d'admission en service d'urgence dans le mois qui précède le décès. Lequel survient, en moyenne, trois ans plus tôt.
Yann Verdo
Les Echos

mercredi 18 septembre 2019

En Algérie, la première cause de la prolifération «inquiétante» du cancer est culinaire














En Algérie, 20.000 décès par cancer et 50.000 nouveaux cas sont recensés chaque année en raison de la consommation excessive de fastfoods, affirme le chef de service d’oncologie au centre anti-cancer Pierre et Marie Curie, à Alger. Il tire la sonnette d’alarme et appelle les Algériens à changer leurs habitudes.

Le taux de mortalité due au cancer en Algérie prend une proportion de plus en plus inquiétante, estime le professeur Kamel Bouzid, chef de service d’oncologie au centre anti-cancer Pierre et Marie Curie, à Alger, et président de l’Association nationale d’oncologie médicale, en marge de la clôture des 3es journées nationales d’oncologie médicale à Skikda, dans l’est du pays. Il insiste sur le fait que 20.000 décès dus aux cancers et 50.000 nouveaux cas sont enregistrés chaque année dans le pays.

«Ce chiffre est inquiétant et susceptible d’augmenter», prévient le professeur Bouzid, selon le site d’information Horizon Sud. Il souligne que la hausse la plus importante a été enregistrée pour le cancer du côlon, chez les femmes, et de l’anus, chez les hommes.


Progression du cancer en Algérie: la Santé appelle les Algériens à changer d’habitudes.

Évoquant la cause principale de cette augmentation fulgurante du cancer en Algérie, le spécialiste a pointé la modification du régime alimentaire, avec une consommation toujours plus importante de fastfoods. La nourriture de mauvaise qualité  serait derrière la multiplication des cas du cancer colorectal chez les femmes de plus de 40 ans, le plus fréquent après celui du sein, et le premier cancer chez les hommes, bien avant celui du poumon. Par ailleurs, M.Bouzid met en garde contre les pesticides dont l’utilisation excessive dans l’agriculture constitue un facteur de prolifération du cancer.

Les mesures de préventions:

Face à cette situation inquiétante, le professeur Kamel Bouzid a annoncé que «les études pilotes de dépistage précoce du cancer de sein à Biskra et du cancer colorectal à Bejaia ont permis d’obtenir des résultats probants susceptibles d’orienter les actions dans les autres wilayas ».

Quant aux mesures de prévention, le spécialiste recommande de faire du sport et de réduire la consommation de viandes rouges, et préconise une alimentation à base de légumes et fruits bios. Selon une étude coréalisée par l'Algérie et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2017, seuls 14,9% des Algériens prennent en compte les conseils de l'OMS en matière d'alimentation, à savoir la nécessité de manger trois légumes et deux fruits chaque jour.
Un nouveau service de médecine nucléaire flambant neuf au Centre régional anticancéreux (CAC) dans la wilaya (région) d'Ouargla, dans le sud de l'Algérie, ouvrira ses portes avant la fin de l’année 2019, d’après Fadel Sadek, directeur de la Santé et de la population de cette région, cité par l'Algérie Presse Service (APS). À l'instar de tous les autres services du CAC, celui-ci sera dirigé par une équipe médicale algéro-cubaine.
https://fr.sputniknews.com

jeudi 5 septembre 2019

Le cancer est devenu la première cause de décès dans les pays riches



















Le cancer pourrait devenir dans quelques dizaines d'années la principale cause de décès dans le monde, dépassant les maladies cardiovasculaires qui occupaient selon l'OMS la première marche de ce désolant podium depuis plus de quinze ans. Ce basculement s'opère d'ores et déjà dans les pays à revenu élevé en 2017, d'après deux études.

Les maladies cardiovasculaires demeurent la principale cause de mortalité dans le monde chez les adultes d'âge moyen, mais le cancer devient la principale cause de décès dans les pays riches, selon deux enquêtes. Il est même « probable que le cancer deviendra la cause la plus courante de décès dans le monde dans quelques décennies », selon les chercheurs.


Une nouvelle transition épidémiologique
Sur les quelque 55 millions de décès enregistrés dans le monde en 2017, les maladies cardiaques représentent plus de 40 % des décès, soit environ 17,7 millions de personnes. Les auteurs, dont les travaux sont présentés au Congrès de la Société Européenne de Cardiologie (ESC) à Paris, pointent le lourd tribut payé par les pays pauvres à ces pathologies. Le cancer, deuxième cause de décès la plus fréquente dans le monde en 2017, représente un peu plus du quart (26 %) de tous les décès. Mais dans les pays riches, le cancer tue maintenant 2,5 fois plus de gens que les maladies cardiaques, d'après ces recherches, limitées à 21 pays, parues dans la revue médicale The Lancet. À titre de comparaison, les maladies cardiovasculaires étaient responsables de trois fois plus de décès que le cancer dans les pays à faible revenu.


Avec 17,7 millions de décès qui leur sont imputables en 2017, les maladies cardiovasculaires demeurent la principale cause de décès dans le monde. Mais dans les pays à revenu élevé (High-income countries), la tendance a changé : le cancer  prend la tête du classement en faisant 2,5 fois plus de victimes que les maladies cardiovasculaires .  The Lancet
Avec 17,7 millions de décès qui leur sont imputables en 2017, les maladies cardiovasculaires demeurent la principale cause de décès dans le monde. Mais dans les pays à revenu élevé (High-income countries), la tendance a changé : le cancer  prend la tête du classement en faisant 2,5 fois plus de victimes que les maladies cardiovasculaires .  The Lancet

Les maladies cardiovasculaires restent les plus meurtrières à l'échelle globale
« Le monde assiste à une nouvelle transition épidémiologique (...), les maladies cardiovasculaires n'étant plus la principale cause de décès dans les pays à revenu élevé », selon Gilles Deganais, professeur émérite à l'université Laval, au Québec et co-auteur des deux publications. Mais à mesure que les taux de maladies cardiaques diminuent à l'échelle mondiale, le cancer pourrait devenir la principale cause de décès dans le monde « d'ici quelques décennies seulement », avance-t-il.

70 % des cas de maladies cardiovasculaires sont dus à des « facteurs de risque modifiables »
L'étude porte sur plus de 160.000 adultes âgés de 35 à 70 ans et suivis sur une décennie (entre 2005 et 2016), dans des pays à revenu élevé, moyen et faible. D'après ce travail, les gens des pays pauvres sont en moyenne 2,5 fois plus susceptibles de mourir d'une maladie cardiaque que ceux des pays riches. Selon le deuxième volet de l'étude, sur les mêmes 21 pays, 70 % des cas de maladies cardiovasculaires sont dus à des « facteurs de risque modifiables ».

Le cancer devrait tuer 1,4 million de personnes en Europe en 2019
Les facteurs de risque métaboliques - cholestérol élevé, obésité ou diabète - sont en cause dans plus de 40 % des maladies cardiaques et sont le principal déterminant des maladies dans les pays riches. Dans les pays en développement, les chercheurs relèvent aussi le rôle de la pollution de l'air intérieur, de l'alimentation et du faible niveau d'éducation.

« Un changement de cap s'impose pour atténuer l'impact disproportionné des maladies cardiovasculaires dans les pays à revenu faible et moyen, souligne Salim Yusuf, professeur de médecine à l'université McMaster. Ces pays doivent investir une plus grande part de leur produit intérieur brut dans la prévention et la gestion des maladies non transmissibles, y compris les maladies cardiovasculaires, plutôt que de se concentrer sur les maladies infectieuses », ajoute-t-il.

Faisaient partie de l'étude douze pays à revenus intermédiaire selon une classification de 2006 (Argentine, Brésil, Chili, Chine, Colombie, Iran, Malaisie, Palestine, Philippines, Pologne, Turquie et Afrique du Sud) et cinq pays à faible revenu (Bangladesh, Inde, Pakistan, Tanzanie et Zimbabwe). Les quatre pays à revenu élevé pris en compte sont le Canada, l'Arabie saoudite, la Suède et les Émirats Arabes Unis.

CE QU'IL FAUT RETENIR
Les maladies cardiovasculaires demeurent la principale cause de décès dans le monde en 2017.
Dans les pays à faible revenu, les maladies cardiovasculaires tuent trois fois plus que les cancers.
Dans les pays à revenu élevé, le cancer devient cependant la première cause de décès, avec 2,5 fois plus de morts qui lui sont attribuables par rapport aux maladies cardiovasculaires.
www.futura-sciences.com

jeudi 8 août 2019

Des mesures pour la prise en charge sanitaire des habitants du Sud et des Hauts plateaux

















ALGER- Une série de mesures destinées à améliorer la prise en charge sanitaire des citoyens des wilayas du Sud du pays et des Hauts plateaux a été adoptée mercredi par le gouvernement, réuni sous la présidence du Premier ministre Noureddine Bedoui.
Des propositions opérationnelles visant à renforcer les structures de santé, et d'autres à améliorer la prise en charge des médecins exerçant au Sud, ou encore à améliorer les services sanitaires au Sud ont été présentées pour combler les lacunes constatées.

Pour renforcer les structures de santé, le gouvernement a décidé de lever le gel sur tous les projets enregistrés dans le secteur de la santé au niveau des wilayas du Sud et des hauts-Plateaux, y compris les opérations d'acquisition des équipements médicaux en faveur des établissements hospitaliers réalisés.

Il a également décidé de réaliser des établissements de santé de proximité et ceux spécialisés, d'une capacité de 60 lits pour assurer les spécialités de base notamment les maladies de gynécologie obstétrique.

A cet égard, le ministre de la Santé a été chargé d'arrêter la liste des communes concernées par ces projets pour éviter  aux malades les longs déplacements.

Le gouvernement a décidé aussi d'accélérer la création d'annexes pour la pharmacie centrale des hôpitaux dans les zones enclavées à l'extrême Sud.

Parmi les mesures importantes retenues dans ce chapitre figure notamment la création d'un institut de lutte contre les piqûres de scorpion à Ouargla qui sera renforcé par un encadrement humain, notamment des épidémiologistes et la mise en place d'un observatoire régional de santé dans la wilaya de Tamanrasset spécialisé dans la médecine tropicale en le renforçant par un encadrement humain notamment des épidémiologistes.  

La création d'un institut de formation en paramédical et d'annexes pour couvrir les besoins des wilayas du Sud est également retenue dans le cadre de cette batterie de mesures.

Pour rendre encore plus accessible la qualité des soins aux habitants des régions du Sud et des Hauts-Plateaux, les pouvoirs publics prévoient de renforcer le dispositif d'ambulances aériennes par une coordination entre les capacités disponibles dans les compagnies aériennes nationales et les hélicoptères de la Protection civile par la conclusion de conventions dans ce sens.

Le gouvernement a décidé également de réviser le cadre réglementaire des unités mobiles de santé (clino-mobiles) et de proximités et leur renforcement par les véhicules équipés nécessaires.

Le décret exécutif relatif à l'organisation et la gestion des services du SAMU social sera également amendé pour l'adapter aux spécificités des régions du Grand Sud.



Nouveau régime incitatif pour les médecins spécialistes



Pour améliorer la prise en charge des médecins exerçant au Sud, le gouvernement a décidé d'adopter un nouveau régime incitatif au profit de tous les médecins spécialistes exerçant au niveau des wilayas du Sud, notamment à travers une nette revalorisation de l'actuel régime indemnitaire outre des avantages leur garantissant des conditions de travail convenables.

Il a, ainsi, été décidé de revaloriser la prime du service civil au profit des médecins résidants exerçant dans les wilayas du Sud et des Hauts plateaux. Cette prime sera prise en charge par le Trésor public.

Les conditions d'exercice du service civil seront également révisées, et le gouvernement s'est engagé, dans ce contexte, à étudier la possibilité de permettre aux médecins généralistes exerçant au niveau des régions du Sud, pour une période d'au moins 5 ans, d'accéder au résidanat.

Un régime incitatif au profit des médecins privés, des pharmaciens et des laboratoires et d'autres professionnels de la santé désirant exercer au Sud sera mis en place pour leur permettre de bénéficier des différents mécanismes de soutien public, notamment l'obtention de l'immobilier, l'exonération des taxes et des impôts, la réduction des taux d'intérêts et les facilitations administratives.

Au chapitre de l'amélioration des services sanitaires au Sud, le gouvernement a chargé la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS) de rembourser les frais inhérents aux interventions chirurgicales ainsi que les consultations médicales et les analyses effectuées par des cliniques privées implantées au Sud.

Les centres d'oncologie de Tamanrasset et d'Ouargla seront renforcés par un équipement d'exploration et de traitement, mais aussi par des équipes médicales dans différentes spécialités.

Le gouvernement a encouragé, en outre, la poursuite des opérations de conclusion de partenariats entre les établissements de santé publique civiles et militaires au profit des populations des zones isolées, notamment à travers la création d'hôpitaux mixtes et le développement de la télémédecine.

Il compte également encourager les initiatives de volontariats des médecins spécialistes algériens résidant à l'étranger visant la prise en charge des patients à l'intérieur du pays à travers la facilitation de leurs missions dans l'introduction des équipements médicaux et l'obtention des licences nécessaires.

Une commission interministérielle, présidée par le ministre de la Santé et composée des secteurs de l'Intérieur, des Finances, du Travail, de la Solidarité et de l'Enseignement supérieur a été installée pour veiller à la mise en œuvre de l'ensemble des décisions prises lors de cette réunion.

Cette commission est chargée d'impliquer l'ensemble des syndicats du secteur dans la mise en œuvre effective de ces décisions, outre la mise en place d'un mécanisme chargé du suivi sur terrain et de la présentation de rapports périodiques y afférents au gouvernement.

Le ministre des Finances a été chargé de la mobilisation des ressources financières nécessaires à même de concrétiser ces décisions conformément à un programme d'application s'étendant sur trois ans.
http://www.aps.dz

jeudi 4 avril 2019

L’essai clinique « AAS Lynch »















L’essai clinique « AAS Lynch » recrute 852 patients pour étudier l’effet préventif de l’aspirine à faible dose sur l’apparition ou les récidives d’adénomes à l’origine de cancers colorectaux.
Une équipe du service de gastro-entérologie de l’hôpital Avicenne AP-HP, dirigée par le Pr Robert Benamouzig, coordonne actuellement un essai clinique multicentrique national de phase 3, promu par l’AP-HP, qui vise à recruter 852 patients âgés de 18 à 75 ans atteints du syndrome de Lynch pour étudier l’efficacité de l’aspirine à faible dose dans la prévention de l’apparition ou des récidives d’adénomes colorectaux.

Lancée en 2018, l’étude AAS Lynch est menée dans une trentaine d’établissements français*.

Le cancer colorectal est un problème de santé publique au niveau mondial avec plus de 1.5 millions de nouveaux cas et 700 000 décès estimés en 2012. En France, 44 872 nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2017. Dans 3 à 5 % des cas, le cancer colorectal est favorisé par l’hérédité, comme dans le syndrome de Lynch. Ce syndrome est également associé, entre autres, à une augmentation du risque de cancer de l’endomètre, de l’estomac, des ovaires ou d’autres sites dès l’âge de 30 ans.

La coloscopie est l’examen actuellement recommandé pour le dépistage des lésions néoplasiques colorectales chez les patients à haut risque de cancer colorectal. Elle diminue l’incidence des cancers colorectaux de plus de 60 %, grâce à l’identification et à l’exérèse des adénomes coliques. Ces derniers correspondent à des excroissances qui se développent à la surface de la paroi interne du côlon et du rectum, au niveau de la muqueuse. Ils peuvent être bénins ou se transformer en tumeurs cancéreuses. En raison d’une carcinogenèse accélérée dans le syndrome de Lynch, le rythme de surveillance actuellement retenu pour les personnes atteintes est d’une coloscopie tous les deux ans, ou tous les ans si des adénomes ont été détectés.

Une équipe du service gastro-entérologie de l’hôpital Avicenne AP-HP, dirigée par le Pr Benamouzig, coordonne actuellement l’essai clinique multicentrique national « AAS Lynch » qui a pour objectif de recruter 852 personnes âgées de 18 à 75 ans, présentant un syndrome de Lynch, afin d’évaluer une nouvelle stratégie de prévention de l’apparition et des récidives d’adénomes colorectaux.

Promue par l’AP-HP, cette étude testera, dans plus d’une trentaine d’établissements français, l’efficacité de deux faibles doses d’aspirine (100 mg ou 300 mg par jour) comparées à un placebo sur une durée de quatre ans.

Après tirage au sort dit « en aveugle », les patients recevront soit de l’aspirine à 100 mg, soit de l’aspirine à 300 mg, soit un placebo pendant quatre ans. Ils seront vus en consultation tous les six mois pendant toute la durée de l’étude (2018-2024), sans modifier pour autant leur suivi médical habituel (pas de coloscopie ni de bilan sanguin supplémentaire).

En parallèle de cette étude, la composition du microbiote fécal et les habitudes alimentaires seront également analysées.

Ces recherches représentent un espoir de traitement pour les patients atteints du syndrome de Lynch. En effet, si l’efficacité préventive de l’aspirine est confirmée, cette dernière contribuerait à réduire le risque de cancer colorectal et à diminuer la fréquence de la surveillance endoscopique nécessaire.
https://www.aphp.fr

mardi 19 mars 2019

Cancer du sein chez l’homme : itinéraire d’un patient












Les cancers du sein sont généralement considérés comme des cancers exclusivement féminins. Pourtant chaque année, en France, quelques centaines d’hommes sont concernés par cette maladie. S’ils bénéficient des progrès de la recherche clinique menée auprès des femmes, les hommes touchés par un cancer du sein doivent aussi faire face à certaines conséquences de la rareté. Comment cette maladie généralement réservée aux femmes est-elle prise en charge ? Eléments de réponse avec Barbara Pistilli, oncologue membre du comité de pathologie mammaire de Gustave Roussy.
Les différences entre un sein masculin et un sein féminin sont, sur le plan anatomique, relativement ténues. Mais alors que les cellules cancéreuses semblent avoir une terrible facilité à se développer dans un sein féminin – plus de 50 000 femmes sont touchées chaque année en France – les hommes sont globalement à l’abri de ce fléau. Globalement mais pas totalement : un peu moins d’1 % des cas de cancer du sein touchent des hommes. Que sait-on de ces cancers ? Quels sont les standards de prise en charge et comment les faire progresser ?

Certains facteurs de risque identifiés

Outre l’âge, premier facteur de risque (comme pour la très grande majorité des cancers), la composante héréditaire des cancers du sein masculins est relativement importante : 15 à 20% des cas seraient liés à une histoire familiale. Les mutations du gène BRCA2, associées depuis longtemps à un fort risque de cancer du sein et de l’ovaire chez les femmes, ainsi qu’à un risque de cancer de la prostate chez l’homme, sont notamment impliquées : pour un homme porteur d’une mutation de ce gène, le risque de développer un cancer du sein au cours de sa vie est estimé à 7 %.
Chez les hommes, plus de 9 cancers du sein sur 10 sont hormono-dépendants (la croissance des cellules cancéreuses est stimulée par les hormones sexuelles, œstrogènes, progestérone ou androgènes). Les déséquilibres hormonaux sont donc aussi impliqués dans le risque de survenue de ces cancers. L’obésité, une cirrhose hépatique, des anomalies testiculaires, la prise d’œstrogènes dans le cadre d’une démarche de changement de sexe, par exemple, sont ainsi des facteurs de risque, avérés ou suspectés, même si la quantification de leur impact est rendue difficile par la rareté de la maladie. Certaines populations à risque ont pu être identifiées par les rares données épidémiologiques disponibles : les patients touchés par le syndrome de Klinefelter1, notamment, chez qui le risque est multiplié par vingt, à cause des dérèglements hormonaux que connaissent ces personnes. Mais aussi les hommes ayant reçu des irradiations thoraciques pour un traitement antérieur de cancer par exemple. Enfin, les travailleurs des aciéries, des hauts fourneaux, ou de chaînes d’assemblage de moteurs, par exemple, semblent aussi présenter un risque accru de cancer du sein, potentiellement à cause des températures qui perturbent le fonctionnement testiculaire ou de l’exposition à des vapeurs d’essence.

Un diagnostic souvent retardé

La rareté et le caractère généralement indolore de la tumeur mammaire n’aident pas à imaginer qu’une masse ressentie, une rougeur, une anomalie de la texture de la peau puissent être les signes d’un cancer du sein. « Ce n’est surement rien », « ça va passer »… La consultation chez le généraliste attend. Quand il est consulté, celui-ci ne pense pas nécessairement à un cancer, tous ces signes pouvant être évocateurs d’autres atteintes plus fréquentes. Pour Barbara Pistilli, oncologue et membre du comité de pathologie mammaire de Gustave Roussy (Villejuif), ce retard au diagnostic pénalise les patients, qui doivent faire face à des cancers souvent plus avancés et donc à des traitements plus lourds.

Des traitements et un accompagnement à optimiser

Alors que ces dernières décennies ont vu augmenter la proportion de chirurgies conservatrices chez les femmes – la tumorectomie remplace la mastectomie pour 70 % des patientes opérées – elle ne concerne qu'un homme sur sept aujourd’hui (15 % environ). Au-delà de l’aspect esthétique, à prendre en compte, ces chirurgies radicales impliquent en particulier des risques bien plus élevés de douleurs qui peuvent avoir un réel impact sur la qualité de vie des patients à court, moyen ou long terme. Selon Barbara Pistilli, cet écart dans la pratique chirurgicale peut s’expliquer de deux façons : « chez les hommes, les tumeurs mammaires ont souvent eu le temps de s’étendre aux ganglions voisins, ce qui plaide en faveur d’une mastectomie. Par ailleurs, même lorsque la tumeur est peu étendue, les essais de chirurgie conservatrice n’ont jamais été réalisés chez les hommes, on fonde notre pratique sur l’expérience acquise chez les femmes. »
Cette extrapolation du standard thérapeutique est aussi l’usage en ce qui concerne la radiothérapie, la chimiothérapie et l’hormonothérapie. Pourtant certains résultats semblent indiquer que le recours aux chimiothérapies ne modifie pas le pronostic des patients. « Mais il ne s’agit que d’une étude de faible ampleur, rétrospective, qui n’a pas été reproduite », précise l’oncologue. Là encore, des essais dédiés pourraient trancher, mais la rareté des patients n’aide pas à les mettre en place. Même constat pour les signatures génétiques mises au point ces dernières années : ces tests génétiques qui prédisent le risque de récidive et, par conséquent, le bénéfice potentiel d’une chimiothérapie, ont été développés et testés dans une population féminine uniquement.
Si l’action des chimiothérapies semble moins concluante que chez les femmes, des bénéfices majeurs sont observés avec l’hormonothérapie et plus précisément avec le tamoxifène – seul médicament validé chez les hommes – généralement prescrit pour 5 ans. Si le bénéfice clinique semble clair, Barbara Pistilli s’intéresse, elle, au problème de l’adhésion à ce traitement. Selon elle, environ un homme sur quatre interromprait son hormonothérapie avant les cinq ans, à cause des effets secondaires qu’elle provoque. Principalement des bouffées de chaleur et une réduction de la libido. « Il est important de proposer un accompagnement spécifique à ces patients, principalement psychologique. Ils font face à ces problèmes qui, dans la conscience collective, sont associés aux femmes, ils se sentent très souvent isolés. Pour bien faire, cet isolement et les difficultés d’acceptation doivent être pris en compte dès le diagnostic ».

Une médecine de précision qui s’ouvre aux hommes

Aujourd’hui la prise en charge des cancers du sein progresse grâce à de nouvelles thérapies qui font l’objet de nombreux essais (notamment contre des cancers avancés ou métastatiques). Dans ce contexte, il est intéressant de noter que des hommes sont inclus dans les cohortes de patients et peuvent ainsi « prendre le train » des innovations en même temps que les femmes. L’une de ces thérapies, l’olaparib, est basée sur le blocage de mécanismes de réparation de l’ADN et a montré son efficacité chez les patients porteurs de mutations des gènes BRCA1/2, qui s’avèrent relativement fréquentes chez les hommes.
Cette évolution s’est accompagnée, par ailleurs, de la mise en place d’une grande cohorte internationale, seule capable de réunir suffisamment de patients pour réussir à mener des investigations solides. Les premiers résultats de cette initiative, portée par de multiples institutions de recherche clinique en cancérologie, ont été publiés il y a un an . L’analyse des cas qui continuent à être recensés doit permettre de mieux caractériser cette maladie à la fois trop commune chez les femmes et mal connue chez les hommes.

R. D.

Renforcer la prise en charge du cancer grâce à la formation en soins infirmiers en oncologie et à la sécurité des traitements

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