dimanche 8 mars 2015

Etre ou ne pas être telle est la question






















Le DE d'infirmier forme les étudiants à devenir les collaborateurs directs du médecin, capables d'appliquer ses prescriptions, d'administrer les médicaments, de poser les perfusions, d'effectuer les prises de sang, de prendre en charge le bien-être et l'hygiène du malade, de surveiller et transmettre l'évolution de son état. Prévention, information, éducation, organisation des soins, soutien psychologique sont autant de fonctions dévolues à l'infirmière. Ses interventions et ses techniques varient selon la structure dans laquelle elle travaille : service de soins hospitaliers, centre de rééducation, centre de soins, dispensaire, centre de prévention, maison de retraite ou service de maintien à domicile notamment. Après 24 mois d'expérience en services de soins, il est possible d'exercer en libéral.

Depuis la rentrée 2009, les étudiants obtiennent leur diplôme par 180 crédits européens et le grade de licence.

www.onisep.fr

jeudi 5 mars 2015

Infirmier Bac+4 pour un avenir flou






















Léonie Chaptal, médecin, est à l'origine de la fondation de la profession infirmière suite à un rapport rédigé en 1921 sur la profession et la nécessité d'une formation technique, d'une législation et d'un diplôme d'Etat.

Un décret, le 27 juin 1922, institue trois brevets de capacité en créant conjointement un conseil de perfectionnement qui met au point les programmes des études, organise les examens et pose les conditions de recrutement. L'Etat crée un diplôme mais permet parallèlement l'embauche d'infirmières non diplômées. Elles sont moins payées et donc préférées à l'embauche, ce qui va avoir pour conséquence le chômage d'un certain nombre d'infirmières DE (Diplômées d'Etat) lors de la crise de 1929.

Le 18 février 1938, un décret dissocie la part sociale de la part technique des soins en divisant alors la profession selon deux axes : assistante sociale et infirmière DE.

C'est la loi du 15 juillet 1943, sous le régime de Vichy, qui propose la première définition de la profession infirmière. Cette même loi impose aux établissements publics hospitaliers l'obligation de recruter des infirmières diplômées d'Etat.

Après la seconde guerre mondiale, le « baby-boom » engendre une forte demande en infirmières alors que parallèlement les compétences à acquérir et la liste des technicités requises ne cessent d'augmenter.

Dans les années cinquante, la pénurie l'emporte sur la compétence à tel point qu'environ 70% des soignantes ne sont pas diplômées.

L'arrêté du 5 septembre 1972 écrit une page historique de la profession en y inscrivant des caractéristiques comme:

· L'infirmière est au service des personnes en matière de santé

· L'infirmière est éducatrice de santé

· L'infirmière est recrutée sur son aptitude à penser et à agir

· L'infirmière doit collaborer avec les autres travailleurs sanitaires et sociaux

La conception de cette nouvelle formation n'est alors plus centrée sur la maladie mais sur la santé et la personne humaine. Dès cet arrêté, la durée de formation passe à 28 mois pour atteindre 33 mois en 1979.

En 1966, l'Organisation mondiale de la santé définit le rôle de l'infirmière en déclarant que c'est à elle « qu'incombe le diagnostic infirmier, l'initiative, la réactualisation des soins et le contrôle ». La profession se voit alors responsable de son évolution et la fonction infirmière se précise alors peu à peu pour arriver, vingt cinq ans après, à la réunion de la profession en un diplôme commun aux infirmières de soins généraux et à celles spécialisées en santé mentale.

Le décret de 1992 porte les études à 36 mois et 7 semaines. Le nouvel infirmier « tronc commun » a montré depuis que la richesse de la profession réside bien dans sa capacité à prendre en charge tout malade quelle que soit la pathologie dont il souffre. Cette capacité d'adaptation ne peut être qu'un plus à une époque où la santé publique doit évoluer.

Aujourd'hui, dans la construction de l'espace européen de l'enseignement supérieur et de la recherche, initiée lors d'une conférence à la Sorbonne en 1998 par quatre pays (Allemagne, Grande Bretagne, Italie et France), l'harmonisation des études passe à l'échelle européenne. Les accords de Bologne en 1999 qui ont été actualisés à Prague en 2001 puis à Berlin en 2003 sont l`avenir des études supérieures et donc de la profession infirmière. Cette politique concerne désormais 36 états de la « Grande Europe ».

Cet accord de Bologne présente les points essentiels suivants :

· Etablir un système lisible de diplôme

· Adopter une architecture comparable des études supérieures fondée sur trois niveaux (licence, Master, Doctorat ou encore LMD)

· Développer des formations modulaires selon le système européen de crédits dits ECTS (European Credits Transfer System)

· Faire du continent européen un vaste espace permettant facilement la mobilité des étudiants par la mise en place de bourses de mobilité

· Faciliter la mobilité des enseignants et des chercheurs et donner aux formations une dimension européenne

· Rendre cet espace lisible et attractif à l'échelle du monde entier

· Intégrer les besoins de formation professionnelle aux divers niveaux et répondre aux aspirations à la formation tout au long de la vie

L'universitarisation de la profession infirmière

Une approche historique et pratique de l'étude de l'évolution de la profession infirmière

http://www.memoireonline.com/09/09/2718/Luniversitarisation-de-la-profession-infirmiere.html


lundi 2 mars 2015

SOS infirmiers en détresse















Un tiers des personnels infirmiers des services de soins intensifs souffrent de surmenage sévère dans une étude français.
Un tiers des personnels infirmiers des services de soins intensifs souffrent d'un syndrome de surmenage sévère, selon une étude française, et ils auraient aussi un risque accru de syndrome de stress post-traumatique par rapport au personnel d'autres services, selon une étude américaine. Le syndrome de surmenage ou d'épuisement professionnel ("burn out") a été identifié au début des années 1970, en particulier chez les professionnels de santé, avec des prévalences variables entre médecins et infirmiers ainsi que d'une spécialité à l'autre, rappellent Marie-Cécile Poncet de l'hôpital Saint-Louis à Paris et ses collègues dans une étude publiée dans l'American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine (AJRCCM).

Cette fois, les chercheurs se sont intéressés aux services de soins intensifs qui sont caractérisés par un haut niveau de stress lié au travail qui y est effectué, un facteur de risque bien connu de syndrome d'épuisement professionnel.

Dans cette étude financée par l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), ils ont envoyé un questionnaire à 286 services de soins intensifs sur l'ensemble du territoire, recevant des réponses de 2.392 infirmières travaillant dans 165 services.

Un surmenage sévère, évalué par un score supérieur à -9 points sur le test MBI (Maslach Burnout Inventory), a été retrouvé chez 785 personnes (32,8%), sans différence entre les infirmières, les assistantes ou les responsables de service, mais avec une fréquence plus élevée dans les CHU par rapport aux autres établissements (36% vs 31%).

Les chercheurs ont aussi noté la prévalence des symptômes pour évaluer l'impact du surmenage professionnel sévère sur la vie quotidienne et tous étaient significativement plus fréquent par rapport aux personnes sans syndrome sévère: sommeil perturbé (66% vs 50%), insomnie (65% vs 55%), irritabilité (62% vs 37%), envie de changer de travail (60% vs 29%), troubles de l'alimentation (52% vs 28%), dépenses d'argent excessives (47% vs 33%), pertes de mémoire (41% vs 28%), troubles de la libido (35% vs 15%) et symptômes dépressifs (29% vs 4%).

L'analyse des réponses permet d'identifier des facteurs de risque d'un syndrome sévère de surmenage professionnel: des conflits avec les patients double presque le risque d'en développer un (OR=1,96), la prise en charge d'un patient mourant l'augmente de 39% et la décision d'arrêter les soins palliatifs de 14%.

A l'opposé, d'autres facteurs semblent protéger du risque de syndrome sévère: l'âge avec une baisse de 3% par année supplémentaire, la capacité de programmer les jours de repos respectant les voeux du personnel (-31%), la participation à une équipe de recherche (-27%), des relations de qualité avec l'infirmier responsable du service (-8%) ou avec les médecins (-19%).

Ces résultats suggèrent de développer des équipes de recherche dans les services de soins intensifs, de trouver des moyens de prévenir les conflits et d'améliorer la communication afin de réduire l'épuisement professionnel, concluent les auteurs.

Dans une seconde étude publiée dans la même édition de l'AJRCCM, une équipe américaine a évalué l'impact psychologique du travail en service de soins intensifs, considérant que le personnel soignant pourrait développer des symptômes proches d'un syndrome de stress post-traumatique.

Meredith Mealer et ses collègues de la faculté de médecine Emory à Atlanta ont envoyé un questionnaire à 351 infirmières générales et de soins intensifs de trois établissements ainsi qu'à 140 infirmières de soins intensifs dans la métropole.

La prévalence des symptômes de syndrome de stress post-traumatique en relation avec leur travail était de 24% parmi les infirmières de service de soins intensifs, contre 14% pour les infirmières générales. Environ un quart des infirmières de soins intensifs de la métropole présentaient aussi ces symptômes.

En revanche, la prévalence des symptômes dépressifs et anxieux était équivalente dans les deux groupes.

Les auteurs estiment qu'il serait important de trouver les moyens d'augmenter la satisfaction des infirmières travaillant en service de soins intensifs et pour cela, analyser notamment les caractéristiques des personnes qui ont le plus grand risque de développer des symptômes de stress post-traumatique.

Dans un éditorial, le Dr Randall Curtis de l'université de Washington à Seattle et Kathleen Puntillo de l'université de Californie à San Francisco se demandent s'il y a une "épidémie" d'épuisement professionnel et de syndrome de stress post-traumatique parmi le personnel des services de soins intensifs.

Ces deux études s'ajoutent à d'autres données pour montrer que les professionnels de santé ont des problèmes importants qui surviennent pendant qu'ils délivrent des soins aux patients. Même s'il n'y a pas de preuve claire de troubles psychiatriques significatifs sur le plan clinique, ils estiment que ces travaux sont suffisants pour appeler les équipes de recherche, les établissements, les sociétés savantes, les agences gouvernementales à mettre en place des actions destinées à prendre en charge la santé mentale de ces personnels, ce qui devrait aussi améliorer les soins reçus par les patients dans ces services.
http://www.infirmiers.com/

mardi 24 février 2015

Cholestérol : des "nano-drones" pour nettoyer les artères ?




















Ouest-France avec agences 
Des nano-médicaments, définis comme des "drones miniatures" par une équipe de scientifiques, ont éliminé les plaques de cholestérol accumulées dans des artères de souris.

Selon une étude médicale publiée, ce mercredi, dans Science Translational Medicine (à lire ici, en anglais), des nanoparticules qui agissent comme des sortes de « drones miniatures » pourraient éliminer les plaques de cholestérol accumulées dans les artères.

« C'est le premier exemple d'une technologie ciblée utilisant des nanoparticules qui réduit l'athérosclérose dans un modèle animal. Des années de recherche et de collaboration nous ont permis d'arriver à utiliser les nanotechnologies pour guérir des inflammations, pour remodeler et stabiliser des plaques dans un modèle d'athérosclérose avancée », avance Omid Farokhzad, professeur à la Harvard Medical School, coauteur de cette étude.
Le traitement directement transporter vers le cholestérol

De nombreux essais sont encore à effectuer, mais les médecins se penchent sérieusement sur ce nouvel outil permettant de combattre l'athérosclérose, soit l'obstruction des artères par des graisses qui est l'une des premières causes de mortalité aux Etats-Unis.

Pour obtenir ces résultats prometteurs, les scientifiques ont utilisé des nano-médicaments (les nano-drones, donc) pour transporter directement un traitement aux endroits où des plaques s'étaient formées.

Après des tests sur des souris, ils ont constatées que ces nano-médicaments réparaient, effectivement, de manière significative les dommages aux artères et que les plaques étaient stabilisées.

Toutefois, les souris ne pouvant pas subir d'attaque cardiaque, les scientifiques ne peuvent toujours pas savoir à quel point ce traitement sera efficace ou sans danger chez l'homme. Or, disent-ils, ces essais cliniques pourraient ne pas débuter avant plusieurs années.

www.ouest-france.fr

samedi 21 février 2015

Halte à l'esclavage des infirmiers






















Compagne de solidarité avec les infirmiers des urgences du service de cardiologie du CHU de Beni Messous à Alger .
 Les infirmiers des urgences cardiologiques du CHU ISSAAD Hassani tirent la sonnette d'alarme en lançant un appel de détresse à la tutelle en interpellant Mr le ministre de la santé, ainsi que les responsables de la direction de la santé d'Alger et le bureau national du syndicat des paramédicaux en vue d'intervenir pour mettre fin aux conditions désastreuses et lamentables dans leurs milieu de travail.
Les infirmiers diplômés d'état sont appelés à accomplir des taches qui ne relèvent pas du rôle propre de l'infirmier, par manque d'agents de service et d'agents de sécurité l'infirmier de garde assure la sécurité du service et remplace le coursier et l'agent d’accueil pendant la garde, en allant chercher les médecins résidents dans leur chambres de garde car le médecin interne quitte le box de consultation avant minuit pour aller se reposer dans sa chambre de détente.

vendredi 18 juillet 2014

Cancer du sein : un simple test sanguin pour le détecter ?
















 Un test sanguin qui pourrait sauver bien des vies. Si la mortalité liée au cancer du sein a diminué depuis quatorze ans, comme l'indique l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, 11 500 femmes en mourraient encore en 2010. Mais ce chiffre pourrait largement baisser à la suite de la découverte de scientifiques de l'university College of London publiée dans la revue Genome Medicine. Selon les chercheurs, un simple test sanguin pourrait en effet prédire un cancer du sein dix ans avant l'arrivée de la maladie.

Les universitaires ont identifié un "changement" de molécule dans les tests sanguins qui augmente le risque pour une femme d'avoir un cancer du sein. Si le marqueur est lié au gène BRCA1 du cancer du sein, les chercheurs l'ont également relevé chez les femmes qui ne possèdent pas la mutation à l'origine de la maladie. Or, si 10 % des cancers du sein sont causés par des variantes du gène BRCA1 héritées des parents, les autres - soit près de 90 % des cas - restent inexpliqués, comme le rappelle le journal britannique The Guardian.
Appliquer les mesures de prévention

La découverte des chercheurs britanniques permettrait donc aux femmes sans prédisposition connue à la mutation génétique à l'origine du cancer du sein de savoir si elles ont malgré tout un risque de contracter la maladie. Les médecins n'auraient alors plus qu'à appliquer les mesures de prévention avant l'arrivée du cancer.

Le professeur Martin Widschwendter, qui a mené la recherche dans l'université britannique, assure ainsi que les femmes "pourraient travailler avec leur docteur pour explorer les options possibles pour les aider à contrôler le risque" de cancer. Et l'expert de préciser que cela "pourrait inclure des changements dans le mode de vie, des médicaments réduisant le risque ou encore de la chirurgie". La chimiothérapie pourrait également être utilisée pour les femmes à haut risque.
www.lepoint.fr

samedi 27 juillet 2013
















Le Monde
Le Monde rapporte que selon les auteurs d’une étude espagnole parue le 18 avril dans Chemistry & Biology, « dans les pays occidentaux, la mortalité et la morbidité liées aux effets indésirables des médicaments sont presque équivalentes à celles du cancer ou des maladies cardiovasculaires ». « En France, les effets secondaires des médicaments seraient responsables d’au moins 18 000 décès par an », avance le magazine. « C’est un fléau qui tue plus que les suicides et les accidents de la route réunis », relève le professeur Bernard Bégaud, pharmacien-épidémiologique à l’Inserm (Bordeaux), coauteur de cette estimation, publiée en 2000. L’équipe espagnole (Institut de recherche biomédicale de Barcelone) « a passé au crible de l’analyse chimique et biologique 1626 effets néfastes connus, signalés dans les notices de 996 médicaments », avec pour objectif de « comprendre les bases moléculaires de ces effets afin de mieux les prévenir », note le journal. « Nous fournissons à la communauté scientifique une liste de protéines et de structures chimiques associés à des effets secondaires. Ce sont autant d’ «alertes» utiles aux laboratoires pharmaceutiques ou académiques pour concevoir et développer des médicaments plus sûrs. Il s’agira d’éviter certaines interactions et/ou certaines structures chimiques », explique Patrick Aloy, un des coauteurs de l’étude. Pour le professeur Philippe Beaune, chef du pôle biologie à l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris, si « l’approche est intéressante car elle ne part d’aucun a priori sur les mécanismes en cause », elle « ignore une dimension importante : la variabilité interindividuelle de la réponse aux médicaments qui modulent l’action d’un médicament ». « On sait depuis longtemps que sur un grand nombre d’individus traités, seuls quelques-uns présenteront un effet indésirable grave. Cette modulation dépend parfois des modes de vie (…) mais elle provient souvent de variations génétiques (« polymorphismes ») qui modulent l’action d’un médicament sur ses cibles, son absorption digestive ou son élimination rénale ». Le spécialiste souligne ainsi l’intérêt d’un « génotypage des patients ». L’Académie nationale de médecine recommande depuis 2006, « de rechercher les mutations connues des gènes concernés avant la prescription d’un médicament à haut risque, comme les chimiothérapies cancéreuses et les AVK », rappelle son secrétaire perpétuel, le professeur Raymond Ardaillou. « Nous préconisons aussi de constituer des banques d’ADN des sujets recevant un nouveau médicament lors d’essais thérapeutiques », conclut-il.

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vendredi 3 mai 2013

Découverte d'un gène de la migraine




















Le Parisien , Le Monde
Le Parisien fait savoir que « des chercheurs ont découvert le premier gène dont une mutation est fortement liée à la forme la plus répandue de migraine, selon une étude publiée dans Science Translational Medicine ».
Le journal note que « Louis Ptacek, professeur de neurologie à l'Université de Californie à San Francisco et l'un des principaux auteurs de cette recherche, précise que «seul un très petit nombre de migraineux ont ce gène mutant» appelé CKIdelta. Il se dit également «sûr» que «plusieurs autres gènes jouent un rôle» ».
Le Parisien explique que « les chercheurs ont tout d'abord mené une étude génétique sur deux familles chez lesquelles la migraine est fréquente. Ils ont découvert que la plupart des membres souffrant de migraine étaient porteurs de ce gène mutant, ou étaient l'enfant de parents qui avaient ce gène ».
« En laboratoire, ils ont par ailleurs constaté que cette mutation du gène CKIdelta affectait la production d'une protéine appelée kinase CK2, qui joue un rôle important dans nombre de fonctions vitales du cerveau et du reste de l'organisme », poursuit le quotidien.
Le Monde relaie également cette « découverte d'un premier gène impliqué dans la forme commune de la migraine » et cite Louis Ptacek qui remarque : « Il s'agit du premier gène découvert dont une mutation est liée à la forme la plus courante de migraine. C'est un premier éclairage sur une pathologie que nous ne comprenons pas encore ».

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Des cancers différents mais des similarités génétiques




























Le Monde

Le Monde fait savoir que « deux recherches portant respectivement sur la leucémie myéloïde aiguë et le cancer utérin, confirment [que] différents cancers partagent des mutations génétiques similaires, ouvrant la voie à des traitements ciblés plus efficaces ».

Le journal précise que « l'étude sur le cancer du sang paraît dans le New England Journal of Medicine daté du 2 mai et celle sur le cancer de l'utérus est publiée dans Nature. Ces recherches s'inscrivent dans le cadre d'un vaste projet des Instituts américains de la santé (NIH) appelé "Cancer Genome Atlas Project" visant à décoder l'empreinte génétique de 10.000 tumeurs qui recouvrent une vingtaine de cancers différents ».

Le quotidien rappelle que « ce projet a déjà permis d'apporter d'importants éclairages sur les cancers du sein, du poumon et du côlon en révélant des relations génétiques entre eux et avec d'autres tumeurs. Ainsi, un type de cancer du sein présente des mutations génétiques très similaires à celui de l'ovaire. Des cancers du côlon ont souvent des mutations trouvées dans le cancer du sein et environ la moitié des cancers du poumon pourraient répondre à des traitements utilisés contre d'autres tumeurs, expliquent les chercheurs ».

Le Monde observe que « ces recherches génomiques bouleversent l'approche clinique du cancer qui de plus en plus est classé en fonction de ses caractéristiques génétiques plus que de l'organe qu'il touche ».

« La dernière étude sur la forme la plus agressive de cancer utérin ressemble aux cancers les plus graves de l'ovaire et du sein, selon les auteurs de l'étude qui ont analysé 373 tumeurs. Ces chercheurs ont également déterminé qu'une mutation du gène PI3K était plus fréquente dans les tumeurs utérines que dans n'importe quels autres cancers étudiés dans le projet Atlas », indique le journal.

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vendredi 15 mars 2013

Les infirmières ont retrouvé le chemin des déserts médicaux














La Croix

La Croix observe en effet qu’« à la suite d’un accord de régulation signé en 2008 avec l’assurance-maladie, les installations d’infirmières ont progressé de 33,5% en 3 ans dans les zones très sous-dotées. Pour certains élus, ce type d’accord, associant l’incitation et la contrainte, est la voie à suivre pour les médecins », note le journal.

Le quotidien s’interroge ainsi : « Et si les infirmières avaient trouvé un début de solution au problème des déserts médicaux ? », et revient sur cet accord de 2008, « une petite révolution. Tout en étant largement incitatif, il instaure une petite dose de coercition pour essayer de mieux répartir les effectifs sur le territoire. L’accord prévoit que, dans les zones très surdotées, toute nouvelle installation est impossible, sauf en cas de départ ou de retraite d’une infirmière déjà en place ».

La Croix indique qu’« en 3 ans, le nombre d’infirmières en exercice, dans ces territoires, a diminué de près de 3%. Dans les zones très sous-dotées, c’est l’incitation financière qui a été privilégiée : toute nouvelle infirmière installée reçoit de l’assurance-maladie une aide à l’équipement (3.000 € par an pendant 3 ans) et bénéficie, pendant la même période, de la prise en charge de ses cotisations sociales ».

« En complément, l’assurance-maladie a accordé à toutes les infirmières une revalorisation progressive des honoraires. […] Au sein de la profession, l’accord a suscité des débats, mais n’a pas provoqué de véritable levée de boucliers, sauf parmi les étudiants », poursuit le journal, qui rappelle que « de toutes les professions de santé, ce sont les infirmières qui sont les plus inégalement réparties » sur le territoire.

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jeudi 14 mars 2013

Des oreilles artificielles obtenues grâce à la 3D



Le Figaro

Marc Mennessier annonce dans Le Figaro que « des chercheurs américains sont parvenus à fabriquer des oreilles artificielles en cartilage en recourant à l'impression 3D. Ces prothèses pourraient venir en aide aux enfants nés avec des pavillons atrophiés ».

Le journaliste précise que « ces prothèses d'un nouveau genre ont un aspect naturel et semblent fonctionner normalement. Selon le Pr Jason Spector, directeur du Laboratoire de médecine biorégénératrice à l'Université Cornell à New York et co-auteur de ces travaux, publiés dans l'édition en ligne de PLOS ONE, elles pourraient venir en aide aux enfants nés avec une déformation de l'oreille appelée microtie (atrophie sévère des pavillons) ». Le chercheur ajoute que « des personnes perdant une partie ou la totalité de l'oreille dans un accident ou à la suite d'un cancer pourraient aussi bénéficier de cette technologie ».

Marc Mennessier explique que « le Pr Lawrence Bonassar et son équipe ont commencé avec une image numérique en 3 dimensions de l'oreille d'une personne ayant servi de modèle. Ils l'ont ensuite convertie en une véritable oreille à l'aide d'un copieur en 3D pour en faire un moule. Ils ont coulé à l'intérieur de ce moule un gel de grande densité contenant du collagène et des cellules vivantes qui a servi «d'échafaudage» pour que du cartilage humain puisse s'y développer ».

« En 3 mois, la quantité de cartilage produite dans le moule était suffisante pour remplacer le collagène », relève le journaliste. Les chercheurs précisent qu’« il faut une demi-journée pour faire le moule, environ une journée pour faire l'impression en 3D, 30 minutes pour injecter le gel et 15 minutes de plus pour sortir l'oreille du moule ». Marc Mennessier ajoute que « l'oreille est ensuite mise dans une culture de cellules vivantes pendant quelques jours avant d'être implantée ».

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jeudi 14 février 2013

BPCO : une pathologie encore mal connue















A l'occasion du 17è congrès de Pneumologie de Langue Française qui se déroulera du 1er au 3 février 2013 à Lille, le Président de l'association BPCO Yves Grillet nous livre quelques éléments indispensables à connaître sur la réalité de la BPCO en France.


Tout comme le cancer et les maladies cardio-vasculaires, la Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) est un fléau du tabac. 80% des cas lui sont imputables. Mais à l’inverse des deux maladies précitées, elle reste toujours mal connue du grand public. La maladie se caractérise de façon extrêmement insidieuse par une diminution irréversible des débits expiratoires. En d’autres termes, du souffle. Les premiers symptômes peuvent se développer à partir de 15 ans de tabagisme. Diagnostiquée trop tard, elle expose à des risques graves de handicap : essoufflement ou dyspnée au moindre effort nécessitant dans les cas les plus graves une assistance respiratoire permanente. 3,5 millions de personnes sont touchées par la maladie soit 8% de la population française, dont 2/3 l’ignorent. Les hospitalisations dues à la BPCO sont évaluées à 800.000 et les décès à 16.000 chaque année en France, soit 3 fois plus que les accidents de la route. Plus sombre perspective encore, donnée cette fois par l’OMS : la BPCO sera en 2020 la 3ème cause de mortalité dans le monde…

Une enquête de la Fédération Française des Associations et Amicales de malades Insuffisants ou handicapés Respiratoires (FFAAIR) visant à connaître l’avis de patients BPCO sur leurs symptômes et leur ancienneté, le parcours de soin, la connaissance de la maladie et de l’âge pulmonaire a récemment été conduite. Elle suggère la fréquence de l’exposition passive aux toxiques inhalés, des signes généraux, des comorbidités et des signes classiques évocateurs de BPCO souvent présents bien avant le diagnostic.

« 3,5 millions de personnes sont touchées par la maladie soit 8% de la population française, dont 2/3 l’ignorent »

Les investigateurs de cette étude ont, en premier lieux, relevé ceux dominés par la dyspnée et la toux, ainsi que dans 2/3 des cas des signes d’asthénie, des troubles thymiques, ou encore d’amaigrissement. Ces derniers motivent la consultation chez le généraliste, mais le diagnostic est posé par le pneumologue dans 91% des cas. Dans 39% des cas, le délai entre les premiers symptômes et le diagnostic dépasse 4 ans. Enfin, faits révélateurs résultant d’un questionnaire donné aux patients : le terme BPCO est inconnu dans 80% des cas, le stade de la maladie dans 63% des cas et l’âge pulmonaire dans près de 90%. La BPCO est une maladie qui ne se manifeste donc pas de façon spectaculaire. Son début est très progressif. La dyspnée apparaissant lentement, les personnes touchées réduisent leurs activités physiques presque inconsciemment et quand elles se sentent essoufflées lors d’effort inhabituels, il est souvent trop tard. D’où l’intérêt d’une détection précoce en présence du principal facteurs de risque : le tabac. Dans la pratique, une personne qui a fumé l’équivalent d’un paquet par jour pendant quinze ans devrait être dépistée. En ce sens, des sujets jeunes, s’ils ont commencé le tabac entre 15 et 17 ans, peuvent être dépistés BPCO pratiquement dès l’âge de 30 ans. Cette incidence jeune est un des nouveaux visages de la maladie.
BPCO : Un nouveau visage ?
Plus de femmes

Un autre aspect méconnu de la maladie tient à la proportion croissante de femmes atteintes. Ayant largement rattrapé leur retard sur les hommes quant à leur niveau de tabagisme, elles représentaient 40% des malades en 2005. Les données scientifiques disponibles font état en outre d’une plus grande sensibilité des femmes aux méfaits du tabac. Elles seraient donc, en comparaison aux hommes, potentiellement plus fragiles face à la maladie obstructive. Une étude française a exploré ce point par l’analyse des données de la cohorte Initiatives BPCO. Ses conclusions sont claires. L’expression de la BPCO diffère effectivement entre hommes et femmes. Ces dernières ont, à âge et Volume Expiratoire Maximal par Seconde (VEMS) égal, un score de sévérité de la maladie (score BODE) plus élevé. En raison d’une dyspnée plus marquée et d’un IMC plus bas, une anxiété plus fréquente et, parmi les facteurs de risque, des expositions professionnelles plus rares.
Tabac et cannabis : pas une simple addition

Si le risque carcinologique du cannabisme reste indiscutable, son rôle dans la BPCO est de plus en plus évoqué. Un lien entre cannabis et BPCO, voire emphysème, est suggéré par de nombreuses études. A l’heure où la consommation de cannabis tend à être banalisée, il est urgent de rappeler sa nocivité, généralement bien moins connue que celle du tabac. Les effets respiratoires de la consommation régulière de cannabis sont difficiles à étudier. En raison, d’une part du caractère illicite de cette drogue dans de nombreux pays, rendant difficile le recrutement de sujets pour des études, et d’autre part de son association fréquente au tabagisme, compliquant l’analyse de l’imputabilité propre de la drogue dans les effets respiratoires observés. Pour autant, quelques points clés plaident en sa défaveur dans le cadre de la BPCO : Le cannabis consommé aujourd’hui a des teneurs en THC (tétrahydrocannabinol) quinze fois supérieures à celles du cannabis des années 60,

« Le cannabis consommé aujourd’hui a des teneurs en THC (tétrahydrocannabinol) quinze fois supérieures à celles du cannabis des années 60 »

rendant obsolètes les conclusions des études longitudinales menées à cette époque. Le fumeur de cannabis « tire »des bouffées plus importantes (+ 66%), qu’il inhale plus profondément (+ 33%) et qu’il retient plus longtemps que le fumeur de tabac. La consommation quotidienne de 3 à 4 cigarettes de cannabis peut, en termes de bronchite chronique et d’altérations du mucus bronchique, être comparée à la consommation de 20 cigarettes par jour.
BPCO : plus vieux, plus vite…

La Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive serait associée à une dysfonction des télomères et à un vieillissement prématuré. Une équipe pluridisciplinaire du CHU de Créteil a étudié cette hypothèse encore méconnue. Le constat est un vieillissement prématuré, évalué par une diminution de la densité osseuse et de la masse musculaire, survenant chez les patients BPCO et les fumeurs à capacité de diffusion du CO basse. Cela suggère que la destruction du poumon et l’emphysème sont le principal facteur conduisant au vieillissement prématuré chez les patients BPCO et les fumeurs.
BPCO non tabagique

On considère que 20 à 25% des BPCO atteignent des sujets non tabagiques, chiffre loin d’être négligeable au vue de malades qui se comptent par millions. Plusieurs facteurs dits professionnels, qui représentent 15 % des BPCO non tabagiques, sont aujourd’hui bien établis et dans cet axe, le rôle des médecins du travail est capital. Industrie minière, bâtiment, travaux public, pour les mêmes raisons (empoussièrage), fonderie, sidérurgie, textile, ou encore métiers agricoles, céréaliers ou producteurs laitiers... à propos de ce dernier secteur d’activité, une équipe de Besançon a récemment conduit une étude pointant les différences d’expression de la maladie par rapport aux BPCO tabagiques. Une augmentation de la rigidité artérielle et une activation excessive du système végétatif sont deux éléments associés à un risque accru d’événements cardiovasculaires chez les patients porteurs de BPCO post-tabagique. L’essai a donc étudié cette association dans la BPCO professionnelle qui touche les producteurs laitiers (BPCO-laitiers). Verdict : chez des patients porteurs d’une BPCO peu sévère, les marqueurs de risque cardiovasculaire retrouvés chez les BPCO-tabac ne le sont pas dans la BPCO-laitiers. Outre les causes professionnelles aujourd’hui bien établies, un certains nombre de facteurs environnementaux bien que largement suspectés, notamment ceux dus à la pollution, n’ont pas encore été totalement et scientifiquement identifiés comme néfastes dans la littérature scientifique. De nombreuses études, micro particules, gaz diesel… en font l’objet.
BPCO : quels traitements ?

Si la BPCO offre de multiples visages, elle conserve toutefois une issue commune à tous : le caractère irréversible du rétrécissement progressif du calibre des bronches. Les bronchodilatateurs restent la classe thérapeutique de choix dans sa prise en charge médicamenteuse. Différents médicaments y sont ensuite combinés en fonction de la sévérité de la maladie, classée en 4 stades, eux mêmes découlant du degrés de sévérité de l’obstruction bronchique selon le VEMS : soit léger, modéré, sévère et très sévère. Le VEMS ou « Volume expiratoire maximal par seconde » correspond au volume d’air expiré pendant la première seconde d’une expiration dite « forcée », suite à une inspiration profonde à partir d’une expiration complète. Il est mesuré par la spirométrie. Si des progrès dans la prise en charge médicamenteuse ont été réalisés ces dix dernières années, il convient d’insister sur le fait que les médicaments seuls ne suffisent pas. Bien entendu, à l’image du sevrage tabagique incontournable dans la prise en charge, la soustraction au risque professionnel lorsqu’il est avéré, est également capitale. Un autre facteur pèse également sur le devenir des patients : leur niveau d’activité physique conservé, ou s’il est inexistant, le ré-entrainement à l’exercice auquel ils sont prêts à se soumettre et qui fait partie intégrante de la réhabilitation respiratoire. Nulle question ici de perspective d’augmentation de la capacité respiratoire mais de rendement. Le but du ré-entrainement à l’effort : obtenir de bien meilleures performances physiques grâce à l’entraînement pour un même volume pulmonaire. Ce n’est possible pour l’instant qu’en centre spécialisés, non remboursé en ambulatoire par la Sécurité sociale pour un acte pourtant reconnu incontournable par la HAS…
Formes sévères : une technique d’avenir

Dans les formes emphysémateuses de la BPCO, il existe un phénomène de trappage de l’air dans les poumons, produisant des bulles qui éclatent les parois des alvéoles. La réduction volumique endo-bronchique par spirales dans l’emphysème sévère permet la mise en place de minuscules valves qui permettent aux bronches de rester perméables et empêchent le trappage de l’air dans les territoires périphériques. Une étude européenne de faisabilité de cette technique dans l’emphysème sévère montre la faible morbidité (par rapport à la chirurgie) et l’amélioration clinique et fonctionnelle apportée par celle-ci. De plus, une évaluation médico-économique est en cours dans plusieurs centres hospitaliers français (Reims, Nice, Strasbourg, Rouen, Amiens, Paris-Bichat, Strasbourg, Grenoble, Saint Etienne, Montpellier, Marseille). Elle inclura 100 patients suivis pendant un an. Au critère d’évaluation principal, l’amélioration du test de marche de 6 minutes, à 6 mois, viendra s’ajouter l’estimation du coût de cette procédure innovante et prometteuse, en comparaison de celui du traitement conventionnel.

www.infirmiers.com

lundi 28 janvier 2013

Un espoir de vaccin contre la bronchiolite




















Le Figaro
Delphine Chayet indique dans Le Figaro que « l'Inra se lance dans le développement d'un patch visant à protéger les jeunes enfants contre le virus respiratoire syncytial, principal responsable de la bronchiolite du nourrisson. […] Même s'il est encore très préliminaire, ce travail constitue un nouvel espoir d'endiguer un jour les épidémies de bronchiolites qui affectent chaque année environ 450.000 bébés », note la journaliste.
Delphine Chayet explique que « c'est en travaillant conjointement sur le virus humain et sur le virus bovin que deux équipes de l'Institut ont réussi à mettre au point un assemblage moléculaire prometteur. […] Les scientifiques devront tester la formule sur plusieurs modèles animaux, notamment le porc, dont la peau est proche de celle de l'homme ».
La journaliste ajoute que « l'Inra s'est associée à une société privée, DBV Technologies, qui est déjà parvenue à charger sur un patch des particules vaccinales ». Son PDG, le Pr Pierre-Henri Benhamou, précise que « posé pendant 48 heures, le patch délivre des antigènes qui sont captés par les cellules de la peau puis directement transmis au système immunitaire. Le vaccin contre le VRS serait donc sans adjuvant ».
Sabine Riffault, immunologiste et directrice de recherche, indique pour sa part : « Testé chez le souriceau et chez le veau, ce candidat vaccin s'est avéré conférer une protection partielle contre le virus. Dans les années à venir, il faudra encore l'améliorer, puis confirmer son efficacité par voie cutanée ».
La spécialiste ajoute qu’« il convient d'être extrêmement prudent avant de tester un vaccin chez l'enfant, car on a vu dans les années 1960 lors d'un essai que la vaccination pouvait aggraver les signes cliniques respiratoires au moment de l'infection, au lieu de les diminuer ».
Le Dr Bertrand Delaisi, pneumopédiatre à l'hôpital Robert-Debré (Paris), souligne quant à lui que « la mise au point d'un vaccin serait une belle avancée. La bronchiolite entraîne entre 5.000 et 10.000 hospitalisations chaque année, majoritairement des bébés avant 3 mois, et cause quelques cas de décès ».

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mercredi 19 décembre 2012

Le bouche-à-bouche serait inutile lors d’un arrêt cardiaque


















Selon une nouvelle étude américaine, pratiquer le bouche-à-bouche sur une personne victime d’un arrêt cardiaque serait non seulement inutile mais également néfaste.

En cas d'infarctus, il est important de réagir le plus vite possible pour augmenter les chances de survie de la personne qui en a été victime. Le plus important est bien évidemment d'appeler les secours mais en attendant, certaines gestes peuvent être pratiqués. Parmi ceux-ci, figurent notamment le massage cardiaque et le bouche-à-bouche. Pourtant, selon une nouvelle étude américaine, ce dernier geste serait tout sauf une bonne idée.

En effet, si l'on en croit les travaux publiés en ligne dans la revue de l'American College of Cardiology, le bouche-à-bouche serait non seulement inutile mais aussi néfaste. Pour arriver à une telle conclusion, les chercheurs américains ont étudié les données obtenues sur la période 2004-2010 dans plusieurs Etats dont l'Arizona qui, depuis 2003, recommande aux témoins d'un arrêt cardiaque de ne plus faire de bouche-à-bouche. Ils ont ainsi constaté que depuis que cette pratique n’est plus employée, les chances de survie des patients ont presque doublées, passant de 18 à 34%.

Selon les médecins, les intervenants doivent ainsi se contenter de réaliser un massage cardiaque excepté en cas de noyade, d'électrocution ou lorsqu'il s'agit d'un enfant. Dans ces cas particuliers, les deux insufflations d'air par la bouche toutes les 30 compressions thoraciques restent recommandées. Cette nouvelle méthode de réanimation (sans bouche-à-bouche) est tout à fait valide, expliquent les auteurs. D’une part elle se révèle efficace, d’autre part elle se justifie par le fait que, lorsque le cœur s'arrête brusquement, le sang contient suffisamment d'oxygène pour alimenter les organes pendant encore une bonne dizaine de minutes.

Il ne serait donc pas utile d'apporter de l'air par le bouche-à-bouche. Cette technique baptisée "réanimation cardio-cérébrale" a été initiée et encouragée par le Pr Gordon Ewy, cardiologue à l'université d'Arizona. "Des centaines de vie ont été sauvées au Wisconsin, en Arizona et au Texas depuis que la réanimation cardio-cérébrale a été adoptée", souligne ainsi le Pr Ewy cité par le Figaro

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lundi 10 décembre 2012

La France accueille mal les médecins étrangers

















Le Figaro , Les Echos

Le Figaro observe que « face aux déserts médicaux, collectivités et hôpitaux font venir des praticiens d'Algérie, de Roumanie et de Belgique. Des recrutements nécessaires mais qui se font avec un «contrôle des compétences flou», alerte le Centre d'analyse stratégique » dans un rapport.

Le journal note que « le phénomène des professionnels de santé étrangers exerçant en France, s'il reste marginal - ils représentent 7,4% des praticiens -, prend de l'ampleur. Entre 2007 et 2010, leur nombre a bondi de 20%, pour avoisiner désormais les 19.000 praticiens. […] Souvent, le niveau de revenu explique l'attractivité de la France. Un interne en Hongrie gagne ainsi seulement un quart du salaire de son homologue français. Malgré ce boom, la France n'a toutefois pas mis sur pied de politique cohérente de recrutement ». Le Figaro remarque ainsi : « Le petit hôpital de ville moyenne qui n'arrive pas à recruter un anesthésiste, la commune rurale qui peine à trouver un remplaçant à son généraliste partant à la retraite… Les embauches se font toujours au cas par cas ».

Le journal retient que selon le CAS, « le médecin étranger sert de «variable d'ajustement» au système de santé français. La sélection est particulièrement désorganisée en ce qui concerne les médecins diplômés hors de l'Union européenne, dont 5.000 sont condamnés à rester bloqués dans les hôpitaux faute de compatibilité ». Le CAS note ainsi que « le contrôle des compétences pratiques, du ressort du Conseil de l'Ordre des médecins ou des Agences régionales de santé, reste flou. En outre, la pression d'établissements en attente de professionnels pèse parfois sur le processus ».

Le Figaro constate par ailleurs que « recruter un praticien étranger coûte cher, notamment parce qu'il faut souvent passer par l'intermédiaire d'agences spécialisées. Ces dernières facturent leurs services jusqu'à 40.000 € par dossier ». Le journal évoque « un investissement parfois peu rentable : le professionnel étranger recruté, du moins lorsque ses diplômes sont compatibles et le lui permettent, peut quitter rapidement son lieu initial d'installation, que ce soit un modeste hôpital ou une petite commune de campagne. […] Bref, pas de quoi résoudre à long terme le problème des déserts médicaux ».

Les Echos remarque également que « les médecins étrangers ne sont pas la solution » contre les déserts médicaux. Le journal retient que selon le CAS, « ces médecins sont souvent utilisés comme des «variables d'ajustement» dans les zones géographiques sous-dotées ou dans les disciplines «délaissées». Une fois en France, ces professionnels ont «tendance»à privilégier «les mêmes disciplines et lieux d'exercice que leurs confrères» ».

www.mediscoop.net

mardi 4 décembre 2012

En France, la mort est de plus en plus médicalisée
















Le Figaro , Libération , La Croix 
Le Figaro rend compte d’une étude de l’Institut national des études démographiques sur « les décisions médicales en fin de vie », retenant que « la mort est de plus en plus médicalisée ». Le journal observe ainsi que « près de la moitié des décès surviennent après une décision médicale qui peut avoir pour effet secondaire d'abréger la vie. Comme l'autorise la loi, le médecin a arrêté un traitement qui prolongeait la vie ou intensifié un traitement sédatif contre la douleur, en ayant conscience que cela risquait d'entraîner la mort de son malade ».
Le Figaro explique que l'étude, réalisée à partir de questionnaires anonymes auprès de praticiens et publiée dans BMC Palliative Care, « porte sur plus de 5 000 décès survenus en décembre 2009 à l'hôpital, en maison de retraite ou à domicile », et « pointe la grande complexité des situations de fin de vie. Dans 17% des cas, le décès est survenu de manière «soudaine et inattendue», excluant de ce fait toute intervention médicale. Pour 48% des morts, le médecin déclare avoir pris une décision susceptible d'entraîner la mort, le plus souvent sans intention de la provoquer ».
Le journal relève que ce travail « montre aussi que 3,1% des décès font suite à un acte visant délibérément à abréger la vie, par un arrêt du traitement ou une intensification de la sédation. Dans 0,8% des décès, des médicaments ont même été administrés afin de donner la mort (dont 0,2% à la demande du patient). Aujourd'hui illégale, l'euthanasie est ainsi pratiquée de façon marginale, selon l'Ined. Elle concerne principalement les malades souffrant de cancer », observe Le Figaro.
Le quotidien ajoute que « les autres décisions médicales de fin de vie ont été prises dans l'objectif de tout mettre en œuvre pour éviter la mort (12% des décès), ou sans considérer que cela pouvait accélérer la mort du patient (23%) ». Les chercheurs de l’Ined indiquent que « la France se situe dans les pays européens ayant un faible pourcentage de décès assistés, bien en dessous de pays ayant légalisé l'euthanasie ».
Le Figaro souligne en outre que « les demandes explicites d'euthanasie émanant des patients sont rares. Selon les médecins sondés, elles concernent 1,8% des décès sur les 2 200 qui ont fait l'objet d'une décision médicale en fin de vie. Cela dit, 16% des malades ont exprimé à un moment ou un autre le souhait de hâter leur mort ».
Le journal note enfin que « les décisions de fin de vie ne sont pas toujours discutées avec les patients et les équipes soignantes, comme l'impose la loi Leonetti. Plus de deux tiers des patients concernés par un arrêt des traitements n'ont pas été jugés par le médecin «en capacité de participer à la décision». Mais, lorsque le malade était jugé apte, 10% des arrêts de traitement, des intensifications de sédation et des administrations de substances létales n'ont pas été discutés avec lui ».
« Les décisions font l'objet d'un débat avec l'équipe médicale dans 63% des cas, avec un autre médecin dans 44% des cas, et la famille est associée dans un décès sur deux. Mais 8% des médecins déclarent n'avoir discuté avec aucune personne de l'entourage familial ou médical. Or, selon Régis Aubry, chercheur associé à l'étude et président de l'Observatoire national de la fin de vie, «il est établi que l'isolement conduit à des décisions radicales» », conclut Le Figaro.
De son côté, Libération titre un court article : « Des chiffres et du flou sur l’euthanasie ». Le journal s’interroge : « L’euthanasie est-elle ou non une pratique marginale en France ? », et retient que selon cette étude de l’Ined, « il y a eu 38 décisions d’administrer une substance mortelle, soit 0,8%. […] 1,6% des décisions d’arrêt de traitements, et 0,7% des décisions d’intensification des antidouleurs ont été prises «dans l’intention explicite et délibérée de provoquer la mort» ».
« En d’autres termes, plus de 3% des décès font suite «à un acte visant volontairement à mettre fin à la vie de la personne». Là, ce n’est plus tout à fait marginal », remarque le quotidien. Le journal continue de citer cette étude de l’Ined : « La moitié des décès est précédée d’une décision médicale ayant pu hâter la mort du patient ». Libération note qu’« on n’y comprend plus rien. De quoi attendre avec impatience les lumières du rapport du Pr Didier Sicard sur l’euthanasie ».
Revue de presse rédigée par Laurent Frichet

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dimanche 11 novembre 2012

Le thé réduit le risque de cancer du tube digestif



Le Figaro 
Martine Perez indique dans Le Figaro que « l'American Journal of Clinical Nutrition a apporté de l'eau au moulin des adeptes du thé, en publiant les résultats d'une étude [chinoise] d'envergure, avec une métrologie rigoureuse, concluant que cette boisson réduirait nettement le risque d'avoir certains cancers du tube digestif, notamment ceux de l'estomac, de l'œsophage et du côlon ».
La journaliste relève ainsi que « les auteurs ont inséré une question sur la quantité et le type de thé consommé aux 75.000 femmes d'âge moyen de la cohorte The Shanghai Women Health Study qui ont accepté de répondre à un sondage visant à mesurer l'impact de l'environnement et du mode de vie sur leur état de santé. Après 11 années de surveillance, les chercheurs ont pu observer que le fait de boire régulièrement cette boisson (le plus souvent sous forme de thé vert, dans cette population) réduisait de 17% le risque de tumeurs digestives ».
Martine Perez ajoute que « plus la consommation est importante, moins le risque est élevé : les femmes buvant au moins 2 ou 3 tasses par jour ont 21% de risque en moins de présenter de telles maladies. Et celles qui en absorbent tous les jours depuis plus de 20 ans ont 27% de risque en moins d'en souffrir un jour ».
La journaliste explique que selon les auteurs, le thé « contient des polyphénols et d'autres substances antioxydantes, telles les catéchines, qui pourraient inhiber le développement d'un cancer et bloquer les lésions de l'ADN cellulaire ».
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samedi 20 octobre 2012

Kyste hydatique et fête de l'Aïd : Précautions à prendre


















A quelques jours de l'Aïd, jour de fête béni et de sacrifice du mouton au sein de la communauté musulmane, un rappel de quelques notions sur le kyste hydatique et des mesures prophylactiques simples à prendre serait important, afin d'éviter la dissémination à plus grand échelle de cette maladie parasitaire. Le kyste hydatique est une anthropozoonose, c'est à dire maladie pouvant toucher aussi bien l'animal (chien, mouton..etc) que l'homme, due à un parasite: Echinococcus granulosus. La maladie est fréquente au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et de l'Est, en Australie et en Argentine. Des foyers d'infection persistent en Corse, en Provence, dans les Pyrénées-Atlantiques.
En Algérie, d'après les registres de services de chirurgie viscérale, le Kyste hydatique est responsable chaque années de près de 2000 cas opérés, encore que les chiffres sont sous-estimés du fait de la non-déclaration de nombreux cas.
Le cycle du kyste hydatique se fait entre les canidés (le chien) et certains bovins (le mouton). On considère que le chien est l'hôte définitif de ce parasite et le mouton comme hôte intermédiaire.
L'hôte définitif (le chien) se contamine par ingestion de l'hydatide (forme larvaire du parasite) présente dans divers organes de l'hôte intermédiaire. Exemples: viscères de mouton infectés (poumon, foie...etc.), éliminés dans la nature après sacrifice du mouton. L'hôte intermédiaire (le mouton) s'est contaminé par ingestion d'œufs embryonnés (embryophores du parasite) éliminées dans le milieu extérieur par les canidés. Ainsi, le cycle se perpétue entre canidés et bovins…
COMMENT L'HOMME S'INFECTE-T-IL?
Contrairement à certaines fausses idées reçues, l'homme ne s'infecte pas par la consommation de viscères d'ovins infectés (poumon, foie...etc.) ceux-ci contiennent en fait, la forme larvaire du parasite qui est infestant pour les canidés (le chien), et non pas pour l'homme.
L'homme, encore dit "hôte accidentelle", se contamine plutôt par ingestion d'embryophores (Œufs sans coque externe) recueillis sur le pelage du chien ou de façon indirecte à partir d'aliments souillés par des fèces du chien infesté.
QUELLE MESURE PROPHYLACTIQUE À PRENDRE ?
Si l'homme ne s'infecte pas par la consommation de viscères infectés par le parasite, il peut s'infecter indirectement, en éliminant des viscères infectés dans la nature: car consommés par le chien, ces viscères infectés peuvent être responsables d'infection de canidés et par conséquence, la pérennisation de cette parasitose, qui pourrait ensuite atteindre l'homme à travers les facteurs exposés plus haut…
Lors de l'Aïd-El-Adha, les facteurs propices à la diffusion de cette maladie sont réunis.
Pour empêcher la propagation de cette maladie grave, il est nécessaire de rendre courantes certaines précautions indispensables lors de la cérémonie de sacrifice du mouton, car les services vétérinaires ne peuvent vérifier tous les abats des animaux sacrifiés.
Si un abat vous paraît suspect, contactez le vétérinaire de votre commune. Sinon, enfouissez cet abat profondément afin de le mettre hors de portée des chiens.
Par ce geste vous empêchez la transmission du parasite vers le chien et vous briserez la chaîne De ce fait, pour éviter la dissémination de cette maladie, à l'occasion du sacrifice des moutons, il convient de ne pas éliminer les organes infestés ou suspectés de l'être, dans la nature, ni dans les décharges publiques (ils seront facilement repérés par les chiens, vu leur puissant sens d'odorat), mais de saisir et détruire les viscères infestés, ou les enterrer à une profondeur suffisante.
Conseils :
Pour combattre cette maladie grave, il faut durant toute l'année (et non seulement durant l'Aïd-El-Adha) :
Empêcher les chiens d'accéder aux abattoirs,
Assurer le traitement des chiens malades par les vétérinaires,
Eliminer les chiens errants,
Bien se laver les mains avant de manger,
Bien laver les fruits et les légumes avant de les consommer.

Lamia Baïche
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Hantavirus : vaccins, traitements… Où en est la recherche ?

  Véronique Hunsinger remarque en effet dans Le Parisien : « Comment lutter contre l’hantavirus des Andes ? […] Les représentants de l’ANRS-...