jeudi 25 août 2011

Avoir des collègues désagréables peut nuire à votre santé



RelaxNews
Travailler au quotidien avec des personnes grossières, brusques ou irrespectueuses peut avoir un effet négatif sur sa vie personnelle, au-delà du bureau, selon une étude de l'université de Baylor (Texas) annoncée la semaine dernière.
L'étude portant sur 190 travailleurs à temps plein et leurs conjoints a montré que des collègues agressifs peuvent entraîner du stress, des émotions négatives, un sentiment d'ostracisme et créer des problèmes au sein du couple.
«On pourrait prévenir ce stress en encourageant les travailleurs à chercher de l'aide au sein de l'entreprise ou auprès d'un conseiller en gestion du stress», explique Merideth Ferguson, professeur assistante à l'Université Baylor et auteur de l'étude.
Lorsque l'on est confronté à des collaborateurs irrespectueux, CNN conseille d'être objectif et de s'assurer que l'on n'est pas en train de surréagir. N'hésitez pas à en parler à un autre collègue afin d'avoir un autre avis et pour vous aider à prendre du recul.
Dans un entretien avec CNN, Scott Eblin, auteur de The Next Level: What Insiders Know About Executive Success conseille aussi une bonne stratégie: «de les accabler de gentillesse».
«Lorsqu'ils sont malpolis, soyez poli (...) Votre comportement peut influencer le leur de façon positive».
Alors que ce genre de collègues peut vous gâcher la vie, selon l'étude, des collaborateurs avenants et d'un grand soutien peuvent prolonger la vie. Une étude précédente de l'Université de Tel Aviv (Israël) avait montré que des collègues sympathiques pouvaient réduire le risque de décès de n'importe quelle cause sur une période de vingt ans.
Si vous voulez améliorer l'esprit de camaraderie au bureau, le magazine Readers Digest conseille de commencer par dire bonjour de façon joyeuse, le matin, plutôt que de vous réfugier à votre bureau en faisant la moue. Il ne faut pas non plus avoir peur des conversations à la machine à café, et de solliciter l'opinion de vos collègues sur vos projets.

mardi 23 août 2011

De l’ecstasy pour lutter contre le cancer ?

Ecstasy MDMA, Molécule
Modélisation d'une molécule de 3,4-Methylenedioxymethamphetamine, 
mieux connue sous le nom d'Ecstasy ou MDMA - © Martin McCarthy


Des chercheurs de l'université anglaise de Birmingham ont découvert une forme modifiée de l'ecstasy (MDMA), 100 fois plus efficace pour détruire les cellules cancéreuses que la drogue elle-même, ouvrant la voie à une possible application thérapeutique.
Les psychotropes, qui agissent principalement sur l'état du système nerveux central, comprennent aussi bien des dérivés d'amphétamines tels que l'ecstasy, des antidépresseurs comme le Prozac ou des substances amaigrissantes.Les chercheurs sont partis de recherches menées il y a six ans montrant que la moitié des cancers des cellules sanguines examinées en laboratoire réagissaient aux propriétés des psychotropes ayant pour effet de supprimer leur croissance.
A l'époque, l'équipe de l'université de Birmingham avait souligné la difficulté de traduire ces résultats initiaux en médicaments, car la dose d'ecstasy nécessaire pour traiter une tumeur aurait été fatale pour le malade.
Des travaux menés avec des collègues australiens (University of Western Australia) ont permis d'identifier des formes beaucoup plus efficaces à moindre dose.
L'étude publiée en ligne vendredi dans "Investigational News Drugs" montre que ces formes modifiées d'ecstasy étaient capables d'attaquer et de détruire les cellules cancéreuses avec une efficacité cent fois supérieure.
Ces résultats préliminaires ouvrent la voie à des utilisations potentielles pour les traitements de cancers tels que les leucémies, lymphomes et myélomes. "Nous ne voulons pas donner de faux espoirs aux gens, mais les résultats de notre recherche offrent un potentiel pour améliorer les traitements dans les années qui viennent", a indiqué le professeur John Gordon, dans un communiqué publié par l'université de Birmingham.
L'équipe espère progresser vers des études pré-cliniques, précise le communiqué. Le docteur David Grant, dont l'association Leukaemia and Lymphoma Research, a contribué au financement des travaux, estime qu'il s'agit d'"un pas significatif vers le développement d'un nouveau traitement potentiel". "Bien des types de lymphomes (cancers du système lymphatique) restent très difficiles à traiter et nous avons désespérément besoin de médicaments efficaces, avec peu d'effets secondaires", a-t-il observé.

Dérégler l'horloge biologique serait cancérigène selon des spécialistes




Dérégler l'horloge biologique serait cancérigène selon des spécialistes 


Le 22  août 2011
MONTRÉAL - Déroger à notre horloge biologique met notre santé en danger. À l'instar des rayons UV et d'une panoplie de substances chimiques, le travail en horaire décalé est considéré comme un «agent potentiellement cancérogène pour l'homme» par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Par exemple, les infirmières de nuit et les agents de bord s'exposent à un risque accru de cancer du sein, de la prostate, de l'endomètre, du côlon et de certains lymphomes.
Le Dr Francis Lévi de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) en France a affirmé en entrevue au Devoir que les spécialistes détenaient la preuve du danger pour la santé.
«Nous sommes tout près de confirmer que c'est clairement cancérogène pour l'homme. Pour cette raison, le Danemark a décidé de rembourser les femmes atteintes de cancer du sein qui ont une histoire de travail [décalé] de plus de 10 ans.»
Le Devoir l'a rencontré dans le cadre d'un symposium canadien de recherche sur les rythmes circadiens qui avait lieu en juin dernier à l'Institut universitaire en santé mentale (IUSM) Douglas.
Les scientifiques ont aussi observé que les patients dont les rythmes biologiques circadiens (d'environ 24 heures) étaient perturbés _ comme c'est le cas chez les travailleurs de nuit _ voyaient leur tumeur cancéreuse évoluer plus rapidement que ceux qui vivaient en harmonie avec leurs rythmes internes.
Chaque être humain est doté d'une horloge biologique formée de deux petits pois, appelés noyaux suprachiasmatiques de l'hypothalamus, qui sont situés à la base du cerveau. Appétit, sommeil, hormones... cette horloge règle tout! «En fait, il existe des horloges circadiennes dans presque toutes les cellules du corps. Ça fait tic tac partout!», explique ce chercheur français qui oeuvre à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif, en banlieue de Paris.
Et si, plutôt que de la subir, on se servait de cette horloge à notre avantage? Les scientifiques commencent à l'utiliser: ils se sont rendu compte qu'administrer une chimiothérapie à 4 h du matin est plus efficace, tout en réduisant les effets secondaires! Appelée chronothérapie, cette approche commence à faire des petits.
L'équipe du Dr Lévi a effectué une étude clinique auprès d'un groupe de patients atteints d'un cancer colorectal métastatique. Ils recevaient un médicament reconnu pour ses propriétés anticancéreuses de 22 h à 10 h, avec un pic à 4 h du matin. À cette heure, le médicament ciblait mieux les cellules malades en épargnant les cellules saines, réduisant du même coup les effets indésirables d'un tel traitement-choc.
La toxicité est apparue en moyenne cinq fois moins importante en chronothérapie que lors d'une perfusion constante. «Et si le pic de perfusion survenait à 16 h au lieu de 4 h du matin, le médicament redevenait aussi toxique que lors d'une perfusion constante», ajoute le chercheur français.
Selon lui, cette différence s'explique par le fait que, à 4 h du matin, moins de cellules saines sont sensibles au médicament. Elles «dorment», d'une certaine manière. En effet, c'est à cette heure que la synthèse d'ADN est à son plus bas... sauf dans les cellules cancéreuses, qui se reproduisent sans cesse: leur horloge est totalement déréglée.
«Si on donne le médicament à 4 h, on est donc moins toxique, on épargne plus de cellules saines, explique le spécialiste. L'autre aspect est que les cellules saines sont elles-mêmes capables de détoxifier l'organisme. Si on les épargne, elles seront donc plus nombreuses pour éliminer le médicament de l'organisme. Ce sont divers mécanismes qui sont coordonnés et qui aboutissent à cette plus grande tolérance à la chimiothérapie.»
«Quand les substances anticancéreuses sont mieux tolérées, elles sont aussi plus efficaces. Les deux vont généralement de pair», poursuit le chercheur tout en affirmant qu'on observe souvent un doublement de l'efficacité de la chimiothérapie lorsqu'elle est administrée en chronothérapie.
La toxicité de la chimiothérapie en administration traditionnelle provoque probablement une destruction du système circadien, croit le Dr Lévi. «Si le médicament est toxique pour toutes les cellules, on a un moindre contrôle de la tumeur par les cellules saines de l'organisme qui contiennent des horloges circadiennes. C'est assez surprenant, car, en cancérologie, on dit habituellement que plus on est toxique, plus on est efficace. Avec la chronothérapie, moins on est toxique, plus on est efficace. En fait, il faut éviter la destruction des horloges circadiennes pour être le plus efficace possible contre la tumeur», explique-t-il.
Dans les diverses études cliniques effectuées jusqu'à présent, l'amélioration de la tolérance et de l'efficacité des médicaments anticancéreux en chronothérapie ne survenait toutefois que chez les hommes. «Je crois simplement que, chez les femmes, on n'a pas trouvé le bon chemin», constate le Dr Lévi, tout en faisant remarquer que la chronotolérance et la chronoefficacité ont d'abord été explorées chez des souris mâles avant d'être utilisées chez les patients «avec l'idée qu'on est tous égaux, pareils».
«Par le chemin élaboré lors de nos études expérimentales chez la souris mâle, on a trouvé que la filiation de la souris à l'humain se faisait très bien chez les hommes, mais que, chez les femmes, ce n'est pas le même chemin. Pourtant, la souris femelle a aussi, comme la souris mâle, des rythmes très importants de toxicité, mais on a trouvé un décalage de quatre à six heures dans l'heure optimale d'administration pour un même produit entre la souris mâle et la souris femelle», précise-t-il.
Selon le chercheur de l'INSERM, deux facteurs expliqueraient pourquoi la chronothérapie s'est jusqu'à maintenant avérée inefficace chez la femme. D'une part, l'heure optimale d'administration diffère chez l'homme et la femme. D'autre part, la dose optimale serait très différente. «Quand on donne la même dose aux hommes et aux femmes, on a environ 25 pour cent de toxicité de plus chez les femmes que chez les hommes. Et quand la toxicité est plus élevée, il y a destruction des horloges circadiennes.»
En France, l'équipe du Dr Lévi a mis au point des systèmes non invasifs permettant de mesurer les rythmes individuels tels que le rythme d'activité-repos des patients, qui est un bon marqueur du rythme circadien, et celui de la température corporelle. «On obtient ainsi un suivi personnalisé des rythmes circadiens de chaque patient, ce qui permet de déterminer les horaires de chronothérapie les mieux adaptés à chaque individu.»
Dans le monde, il existe à l'heure actuelle une trentaine de centres médicaux qui proposent la chronothérapie à des patients atteints de cancers du pancréas, du poumon, du sein ou colorectal. (Le Devoir)

L'apprentissage pour les infirmières? La FHP en rêve...






« Les jeunes cherchent du travail, les employeurs cherchent des infirmières, mais les uns et les autres ne se rencontrent pas. » C’est ce constat qui pousse Jean-Loup Durousset, président de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) à vouloir réformer la formation des infirmières. Dans un communiqué de pressedaté du 28 juin dernier, la FHP dénonçait en effet la faiblesse des quotas d’admission en première année d’études préparatoires au diplôme d’Etat infirmier et réclamait une réforme des études infirmières. 

Avec seulement 107 places de plus ouvertes en première année d’Ifsi par rapport à l’an dernier (30 846 contre 30 739), le quota 2011-2012, semble insuffisant à la FHP pour couvrir « tous les besoins des acteurs ». Et la fédération de s’étonner que les établissements de santé privés ne soient pas « questionnés sur l’identification de leurs propres perspectives d’emploi infirmiers ».
Rehausser les quotas« A l’issue du concours, 30 000 candidats sont retenus pour intégrer l’Ifsi chaque année », rappelle Jean-Loup Durousset à Espaceinfirmier.com. « Mais par la suite, seules 27 ou 28 000 infirmières suivent le cursus jusqu’à son terme, et 24 000 d’entre elles sont finalement diplômées. Il y a donc 20% de pertes entre l’objectif de départ et le chiffre d’arrivée. Partant de ce constat, pour atteindre les 30 000 infirmières à la sortie de l’école, il faudrait en accepter 36 000 à l’entrée », argumente le président de la FHP. Or, le financement des Ifsi relève du conseil régional. « Les quotas imposés à leur entrée sont donc rythmés par le budget régional consacré à la formation des paramédicaux, et déconnectés des véritables besoins en IDE », déplore Jean-Loup Durousset, pour qui établissements et  professionnels devraient être intégrés à la réflexion sur l’évolution de ces quotas.
"Le métier infirmier ne justifie pas des années universitaires"...Les raisons qui poussent les apprenties infirmières à abandonner leurs études avant la fin de leur cursus sont une autre question à prendre en compte, plaide-t-il. « Si ces raisons sont d’ordre financier, on devrait pouvoir les aider. Le contrat d’apprentissage alterne des périodes de cours et une activité rémunérée en établissement. Il est une bonne réponse à ce problème, même s’il ne suffit pas », estime-t-il. A côté de la problématique financière, Jean-Loup Durousset dénonce celle de la nature des études, qu’il juge trop sélectives. « Relever le niveau des infirmières par la poursuite d’années universitaires n’est pas nécessaire, car le métier ne le justifie pas. Ce qu’on veut, c’est des jeunes dont les qualifications correspondent à la fiche de poste. » Selon lui, la formation doit par ailleurs s’adapter à la variété de ses aboutissements (infirmière scolaire, infirmière de santé au travail etc.). Il prône donc une pluridisciplinarité des enseignements, faisant intervenir des professionnels divers, provenant notamment du médico-social et des écoles.
Pour une VAE infirmièrePour augmenter le nombre d’infirmières sur le marché du travail, les propositions de Jean-Loup Durousset ne s’arrêtent pas là. Il préconise un renforcement de la reconnaissance des équivalences professionnelles. Selon lui, une aide-soignante pourrait très bien devenir infirmière par validation de ses acquis. « Du fait de son expérience, celle-ci serait par exemple dispensée de certains stages habituellement nécessaires pour accéder à la profession d’IDE », explique-t-il. Le système de validation des acquis d’expérience mis en place par la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002 avait volontairement exclu le métier d’infirmier, pour ne pas favoriser l’exercice illégal de la profession, rappelle-t-on.
Annabelle AlixPhoto: DR

La dépression et l’anxiété peuvent durer de nombreuses années à la suite d’une fausse couche

Par Patricia Nicholson

La perte de grossesse par fausse couche ou mortinaissance peut avoir des effets durables sur la santé mentale d’une femme. Une nouvelle étude a permis de constater que la dépression et l’anxiété qu’éprouvent beaucoup de femmes après ce genre d’événements peuvent durer de nombreuses années et ce, même si un enfant est né en santé plus tard.

Les résultats de cette étude laissent croire que les femmes ayant des antécédents de fausse couche pourraient courir un risque plus élevé de dépression post-partum.

Les chercheurs ont suivi plus de 13 000 femmes enceintes tout au long de leur grossesse et pendant les trois années suivantes. L’étude comptait 2 823 femmes (21 pour cent) ayant fait une fausse couche et 109 cas (moins de un pour cent) de mortinaissance.

L’équipe a évalué toutes les femmes pour relever des signes de dépression et d’anxiété à deux reprises durant la grossesse et ensuite à quatre reprises au cours des 33 mois suivants. Les femmes qui avaient fait des fausses couches étaient plus susceptibles de souffrir de dépression ou d’anxiété, non seulement durant leur grossesse mais aussi après la naissance de leur enfant. Les taux de dépression et d’anxiété étaient uniformément plus élevés chez les femmes ayant fait deux fausses couches ou plus.

Vingt pour cent des femmes qui avaient subi l’échec de deux grossesses souffraient de dépression ou d’anxiété durant leur grossesse subséquente, comparativement à 13 à 14 pour cent des femmes n’ayant vécu aucune perte de grossesse.

Les taux de dépression et d’anxiété demeuraient plus élevés chez les femmes ayant fait des fausses couches même après la naissance ultérieure d’un bébé en santé. Près de trois ans après la naissance de celui-ci, 13 pour cent des femmes ayant fait une fausse couche et 19 pour cent des femmes ayant fait deux fausses couches étaient déprimées ou anxieuses. Chez les femmes n’ayant perdu aucune grossesse, le taux de dépression ou d’anxiété s’élevait à 12 pour cent.

Les chercheurs font valoir que les antécédents de fausse couche ne sont pas habituellement pris en considération lors du dépistage de la dépression post-partum chez les nouvelles mères. Ces résultats laissent croire que la prise en compte de ce facteur pourrait aider à reconnaître davantage de femmes à risque.

http://www.femmesensante.ca/

L’infirmier en oncologie au cœur du parcours de soins : rôle clinique et coordination multidisciplinaire en Algérie

   La prise en charge du cancer connaît une évolution importante en Algérie. L’augmentation du nombre de patients, la diversification des tr...