jeudi 20 octobre 2022

Orion Lab ambitionne de devenir un acteur majeur de l’oncologie en Algérie

 


Le Ministre de l’Industrie Pharmaceutique Monsieur Ali AOUN en présence des autorités locales à leur tête le wali d’Oran, procédera aujourd’hui à l’inauguration de l’usine de production de médicaments anticancers et cytotoxiques des Laboratoires Orion LAB, un projet qui voit le jour après près de 4 années de réalisation marquées par les difficultés liées à la situation sanitaire mondiale 

depuis début 2020.

Production entre forme sèche et forme injectable:

D’une superficie de plus de 5 000 m2 répartis sur 5 niveaux, l’usine est divisée en deux zones distinctes de production entre forme sèche et forme injectable stérile. Les capacités de production annuelle sont estimées à 20 millions de gélules et 115 millions de comprimés. Pour les formes injectables les capacités sont estimées à 4 millions de flacons par an, le tout sur la base d’un shift de 8 heures par jour. Avec un investissement qui s’élève à près de 5 milliards de Dinars, Orion Lab emploiera à terme plus de 150 collaborateurs de divers profils entre pharmaciens, biologistes, ingénieurs et techniciens.

Façonneur (CMO):

Une réalsation qui répond aux normes et standards internationaux en vigueur pour produire des médicaments génériques cytotoxiques dans l’objectif de couvrir 100% des besoins locaux en la matière et qui permettra à Orion Lab d’exporter ses produits et d’agir en tant que façonneur (CMO) pour des laboratoires locaux et étrangers. Avec ses équipements de pointe pourvus d’un haut niveau d’automatisation et de confinement, associés à des sources d’approvisionnement de matières premières auprès des plus grands fabricants mondiaux, Orion Lab met la qualité des produits au centre de ses préoccupations.

En tant que l’un des premiers laboratoires à produire ces médicaments en environnement entièrement confiné, Orion Lab ambitionne de devenir un acteur majeur de l’oncologie en Algérie en contribuant à répondre aux besoins des malades atteints de cancers et à réduire la facture d’importation des médicaments.

Les premiers produits à être développés:

Les premiers produits à être développés seront, l’ABIRATERONE pour le traitement du cancer de la prostate, l’IMATINIB pour le traitement des cancers colorectal et leucémie, le SORAFENIB pour le traitement du cancer du rein, et le SUNITINIB pour le traitement des tumeurs stromales digestives et du cancer du rein.

www.santenews-dz.com

dimanche 20 mars 2022

Roche Algérie organise une formation destinée aux infirmiers en oncologie






Les Laboratoires Roche Algérie ont organisé le 19 Mars 2022 une formation destinée aux infirmiers en oncologie qui s'est déroulée  à l’hôtel Sheraton Club Des Pins à Alger, Afin de prendre part à la présentation des nouveaux traitements innovants du cancer du sein.

Les laboratoires Roche, leader mondial en biotechnologie et diagnostic, sont présents en Algérie depuis près de 20 ans, Les traitements des cancers ne cessent de progresser. Roche développe des médicaments innovants et des outils de pointe permettant aux patients atteints de cancer de bénéficier de thérapies plus ciblées et plus personnalisées.

BOUKTACHE Reda.

jeudi 10 février 2022

Déploiement d’Onco Safety en médecine B3 et à l’UEPP

 



S’appuyant sur le succès de la mise en œuvre du système en Hôpital de jour en 2018, les équipes du service de médecine B3 et de l’Unité d’essais de Phase précoce (UEPP) bénéficient à leur tour d’Onco Safety, un système qui sécurise l’administration des traitements de chimiothérapie tout en assurant sa traçabilité.

 Onco Safety permet de valider, par simple lecture informatique de code-barres, l’identité du patient, de respecter l’ordre d’administration du médicament validé, de programmer de façon automatisée les débits de perfusion qui peuvent impacter la toxicité et l’efficacité du traitement. En outre, le système collecte automatiquement des données exhaustives et très précises sur les modalités d’administration et évite ainsi aux infirmiers des saisies manuelles très chronophages.

« La mise en place d’un tel système renforce la sécurité des soins. Les conditions de travail sont également améliorées et l’organisation plus efficiente grâce à l’outil de supervision qui rend visible en temps réel l’état d’avancée des traitements dans chaque chambre. Ces performances permettent en outre aux équipes soignantes de réinvestir la relation avec le patient. »

Cédric Guillaumon, Directeur des Soins et des Services Médico-Techniques

« C’est un beau projet mené conjointement par la pharmacie, les services informatiques et biomédicaux. 95% des chimiothérapies administrées dans l’établissement sont désormais sécurisées et tracées par Onco Safety. Cela amène une vraie sécurité pour les infirmières et après une période normale d’adaptation, personne ne songerait maintenant à revenir en arrière. »  

Dr Sylvain Poujol, Pharmacien

« La mise en place du logiciel Onco Safety est pour nous une aide précieuse. Il renforce la sécurité et la traçabilité des chimiothérapies.  Nous pouvons aussi consacrer plus de temps dans la relation avec le patient. » Caty Larue, Infirmière

Cet outil innovant est issu d’une collaboration étroite entre le département de Pharmacie de l’ICM et l’équipe de B. Braun, entreprise de développement de dispositifs médicaux innovants. 

https://www.icm.unicancer.fr/

lundi 20 décembre 2021

Nous sommes tous essentiels : renforcer la valeur collective du personnel infirmier

 


Si le personnel infirmier a longtemps recherché l’autonomie avec laquelle nous exerçons aujourd’hui, et s’est battu encore plus longtemps pour transcender les stéréotypes archaïques, il est essentiel de ne pas se servir les uns des autres comme moyen d’acquérir de la crédibilité individuelle si cela se fait au détriment de l’ensemble de la profession et des patients auxquels nous fournissons des soins.

Messages à retenir

Les infirmières et infirmiers sont victimes de violence latérale alimentée par une hiérarchie perçue, ce qui semble indiquer qu’ils sont classés par ordre d’importance en fonction de la valeur sociale de leur population de patients.

La hiérarchie entre les domaines de soins et les spécialités infirmières ne reflète pas précisément la valeur essentielle de chaque rôle infirmier afin de maintenir l’interdépendance fonctionnelle du système de santé. La pandémie de COVID‑19 a révélé cette notion.

Pour favoriser l’empathie et réduire les conflits, les dirigeants des soins infirmiers devraient envisager la formation polyvalente du personnel, ce qui présenterait des avantages secondaires en cas de crise liées à la dotation du personnel.

Chaque jour, les infirmières et infirmiers sont témoins de traumatismes, de maladies et de souffrances. Malheureusement, nous nous infligeons aussi mutuellement des souffrances sous forme de violence latérale et d’intimidation. L’expression proverbiale « manger nos jeunes » est une analogie troublante pour décrire ce phénomène.


La violence latérale est une cause bien connue du roulement, de l’épuisement professionnel et de la détérioration de la santé mentale du personnel infirmier, et voire de l’abandon de la profession (Embree et White, 2010). Ce sont des victimes à qui l’on pourrait éviter de faire du tort, surtout si on considère la pénurie nationale d’infirmières et infirmiers qui s’aggrave avec la pandémie actuelle de COVID‑19.


Nous reprochons tout de même à nos nouveaux diplômés leur manque d’expérience et de compétences pratiques, tout comme nous critiquons nos supérieurs pour leurs pratiques archaïques et leur amertume présumée. Nous ne tenons pas compte de la passion et de l’enthousiasme des nouveaux infirmières et infirmiers, ainsi que de l’expérience et du dévouement des professionnels chevronnés, au grand détriment des soins aux patients et du bien‑être du personnel.


Outre la violence latérale au sein d’une équipe de soins infirmiers, un conflit tout aussi destructeur a cours entre les infirmières et infirmiers de différentes spécialités et de différents domaines de soins. Ce conflit intraprofessionnel entre les membres du personnel infirmier est présent à un niveau systémique et menace d’entacher la valeur collective de notre profession. Souvent ignoré, le conflit entre les domaines de soins infirmiers et les sous-spécialités est endémique et risque de compromettre le rôle crucial de chaque infirmière et infirmier dans le maintien des fonctions du système de santé.


La force motrice de ce conflit est une hiérarchie intraprofessionnelle semblant indiquer que les infirmières et infirmiers sont classés en fonction de la valeur sociale perçue de la population à laquelle ils fournissent des soins. Cependant, la pandémie de COVID-19 a mis en évidence les infirmières et infirmiers qui ne sont pas considérés et qui sont sous‑évalués autant par leurs pairs que par la société. La reconnaissance de ces préjugés nous permet de lutter contre l’intimidation toxique entre les membres du personnel infirmier dans l’espoir de promouvoir le changement et de renforcer notre valeur collective en tant que fournisseurs de soins de santé essentiels.


Une hiérarchie des soins infirmiers fondée sur la valeur sociale stigmatisée des patients

Malgré l’interconnexion entre les équipes de soins de santé disparates, les hiérarchies créées par des préjugés sociaux ancrés persistent et alimentent les conflits entre les équipes de soins infirmiers, en plus d’avoir des effets systémiques néfastes.


Au sein de la communauté infirmière, on croit que la valeur de l’infirmière ou de l’infirmier est en corrélation avec la valeur prescrite par la société qui est attribuée à la population à laquelle elle ou il fournit des soins. Conformément aux préjugés sociaux concernant la santé mentale et la toxicomanie, les infirmières et infirmiers psychiatriques sont souvent traités avec condescendance comme cédant aux exigences des « toxicomanes », dorlotant ceux qui « surchargent » le système en raison de leur incapacité à s’adapter ou souffrant des mêmes maladies stigmatisées qu’ils traitent. Les maladies mentales touchent de façon disproportionnée les populations marginalisées, les personnes de couleur et la communauté des LGBT2Q+. Il n’est donc pas surprenant que le rôle des infirmières et infirmiers qui prodiguent des soins à ces populations soit également marginalisé.


Nous entendons des opinions semblables sur le personnel infirmier qui fournit des soins aux résidents en établissement de soins de longue durée (SLD). En tant que terminal des soins de santé, les SLD représentent la destination des patients pour lesquels les soins communautaires ne suffisent pas, et où les soins actifs et les soins palliatifs ne sont pas une nécessité en temps opportun.


Pendant des années, on a retiré le financement des SLD et on les a ignorés (comme les soins aux aînés en général), qui ne sont même pas définis comme un service essentiel en vertu de la Loi canadienne sur la santé. Ces points de vue sont imprégnés dans la culture des soins infirmiers, même dès les études en sciences infirmières, où la plupart des étudiants s’efforcent de trouver des stages dans les unités de soins de courte durée au rythme rapide.


Ces croyances sont tellement répandues au sein de la communauté infirmière que l’Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario a créé une page Web pour dissiper les mythes courants sur le travail en SLD, notamment ceci : « Je vais perdre mes compétences si je me lance dans les SLD » et « les résidents vont en SLD pour mourir » (Young, 2018). Les soins infirmiers gériatriques exigent une quantité phénoménale de compétences et une gestion exceptionnelle du temps afin de concilier les besoins complexes en matière de soins ainsi que la dignité et la qualité de vie. Il s’agit d’un domaine des soins infirmiers qui connaît une hausse stable des besoins en matière d’acuité et de soins aux patients, dans des contextes où le financement de première ligne est considérablement réduit, les ressources sont limitées et les résidents sont souvent perçus comme non indispensables.


Pourquoi une nouvelle infirmière choisirait-elle de travailler dans un domaine constamment dévalorisé par la société en général et par ses pairs? Non seulement ces préjugés minent la valeur de certains rôles et spécialités particuliers des soins infirmiers au sein de l’équipe organisationnelle, mais ils érodent la confiance envers la pratique infirmière, incite à des comportements perturbateurs entre les équipes de soins infirmiers et perpétuent les préjugés sociaux concernant la valeur de populations particulières.


Les soins infirmiers gériatriques exigent une quantité phénoménale de compétences et une gestion exceptionnelle du temps afin de concilier les besoins complexes en matière de soins en avec la dignité et la qualité de vie.

Les répercussions positives et négatives des médias sociaux

Les stéréotypes infirmiers particuliers aux domaines des soins (#nursememes) abondent dans les médias sociaux. Ils vont de la légèreté (moqueries au sujet des excentricités et situations où nous nous disons « c’est reparti ») à la dégradation, où les équipes de soins infirmiers sont vilipendées par des stéréotypes comme leur prétention, leur manque de « vraies » compétences infirmières ou même leur insignifiance envers la profession.


Les conservateurs de contenus, qu’ils le sachent ou non, jouent un rôle d’influenceurs dans la culture des soins infirmiers partout dans le monde, à l’extérieur du cadre professionnel. Bref, ils sont la voix infirmière à l’extérieur des limites du professionnalisme et de la rectitude politique.


Dès les premiers jours de l’intervention nord‑américaine contre la COVID‑19, de nombreux profils #nursememes étaient des points de ralliement favorisant la solidarité entre les infirmières et infirmiers de partout dans le monde qui se sentaient en danger et ignorés, alors qu’ils étaient confrontés à une pénurie d’équipement de protection individuelle (EPI), à une aggravation des crises en matière de dotation du personnel et à des organismes dirigeants inconscients ou négligents. Toutefois, même si ces publications sur les médias sociaux nous unissent par une catharsis notable (souvent incroyable) dans certaines situations, en cas d’insécurité et pour justifier nos modèles de comportement, bon nombre continuent aussi à répandre involontairement de la violence latérale en perpétuant des hiérarchies toxiques en soins infirmiers.


La COVID-19 a mis en évidence des rôles sous-estimés en soins infirmiers et a renforcé notre interdépendance

Le risque d’exposition à la COVID-19 s’est accru dans certains domaines de soins, comme les unités de soins intensifs (USI), le service des urgences et les SLD. Bien qu’ils ne soient pas intentionnellement sous‑déclarés, d’autres domaines de soins maintiennent des risques d’exposition élevés en raison du type de patients, comme en médecine-chirurgie, en soins de santé mentale et en soins communautaires. Il s’agit des mêmes rôles infirmiers que ceux qui fournissent des soins aux personnes marginalisées « non indispensables » de la société.


Les soins dispensés par le personnel infirmier évitent que les patients ne contractent ou ne propagent le virus ou bien qu’ils ne décompensent et ne surchargent les USI et le service des urgences au Canada. Par conséquent, le personnel infirmier en soins pour affections subaiguës est essentiel pour empêcher de surcharger le service des urgences et les salles d’USI. Aucune unité n’est une île; les infirmières et infirmiers comptent les uns sur les autres pour que le système fonctionne.


Le virus se propage rapidement dans les zones de rassemblement comme les SLD et les refuges, et au sein de leurs populations vulnérables qui doivent lutter pour respecter les mesures de sécurité, comme la distanciation sociale, en raison des restrictions liées à l’état de la santé mentale, aux capacités physiques et à la marginalisation socioéconomique. Le personnel infirmier qui travaille sans relâche pour réduire la transmission au sein de ces populations remplit alors un rôle essentiel afin de préserver notre capacité hospitalière en soins actifs.


Les infirmières et infirmiers répondent à l’appel de la société en fournissant des soins aux personnes plus vulnérables : les aînés, les itinérants de même que les personnes handicapées et immunodéficientes. Les cyniques excluent cette fonction indispensable, affirmant que le virus touchera seulement les populations apparemment non indispensable. Mais, leurs proches leur ont répondu « votre seulement est tout ce qui compte pour moi ». Les infirmières et infirmiers œuvrant dans ces domaines ne se contentent pas de fournir des soins et de défendre les droits des personnes plus vulnérables, ils préservent également le service des urgences et les unités de soins intensifs de la surcharge de travail.


Très peu d’infirmières ou d’infirmiers, voire aucun d’entre eux, ne seraient étonnés par les rapports de l’armée sur l’état des établissements de soins de longue durée au Canada. Nous avons sonné l’alarme concernant la négligence flagrante du ministère de la Santé de l’Ontario en matière de surveillance et de contrôle de la qualité entourant des enjeux longue date (Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario, 2020). Le rapport Wettlaufer (Gillese, 2019) décrit comment la surveillance systémique choquante a entraîné des préjudices pour 14 personnes ou leur mort dans plusieurs établissements. Les patients de notre secteur des SLD sont susceptibles de subir des préjudices de diverses façons en raison de leurs vulnérabilités biopsychosociales, en dépit du risque supplémentaire lié à un environnement mal géré.


La défense des droits de nos proches vulnérables et de nos collègues infirmiers qui leur prodiguent des soins doit rejaillir sur nos interactions avec eux et à leur sujet et dans lesquelles la compassion, le respect et la confiance figurent au premier plan. La pandémie de COVID-19 a mis en lumière les difficultés auxquelles sont confrontées nos équipes de soins infirmiers sous-estimées, combien elles sont essentielles à la stabilité de notre système de santé, mais aussi combien chaque rôle infirmier est tout aussi vital pour le maintien de la force de la profession infirmière au sein de ce système.


Les conflits en cours touchent le personnel infirmier, les patients et notre crédibilité professionnelle

Tout comme une communauté, les secteurs disparates des soins de santé ne peuvent pas fonctionner de façon indépendante. Aucun secteur ou clinicien n’est plus important que les autres, et les professionnels qui ne peuvent pas reconnaître leurs limites constituent un risque pour les personnes auxquelles ils fournissent des soins. La confiance, le respect et la reconnaissance de ceux qui ont des compétences différentes des nôtres permettent au système de fonctionner.


Malheureusement, le manque d’un tel respect et les répercussions connexes de la violence latérale entre les domaines de soins sont répandus. On sait que la violence latérale touche négativement les résultats cliniques sur les patients (Embree et White, 2010). L’intimidation et la violence latérale entraînent une augmentation des dépenses liées aux soins de santé, le roulement du personnel, l’épuisement professionnel et un environnement toxique qui perpétue davantage ce comportement. Enfin, ces comportements menacent la légitimité de la profession dans le cadre des soins de santé interdisciplinaires.


L’effet durable de la violence latérale intraprofessionnelle sur la légitimité de la profession entre les équipes de soins infirmiers n’échappe pas aux autres professionnels. Si le personnel infirmier a longtemps recherché l’autonomie avec laquelle nous exerçons aujourd’hui, et s’est battu encore plus longtemps pour transcender les stéréotypes archaïques, il est essentiel de ne pas se servir les uns des autres comme moyen d’acquérir de la crédibilité individuelle si cela se fait au détriment de l’ensemble de la profession et des patients auxquels nous fournissons des soins.


Le développement d’une relation de confiance réciproque entre les équipes permettra aux infirmières et infirmiers de mieux reconnaître l’ensemble des compétences et les défis uniques de leurs partenaires intraprofessionnels.

Formation polyvalente des infirmières et infirmiers comme moyen de lutter contre la violence latérale

Malheureusement, la violence latérale est courante parmi les infirmières et infirmiers, et les nouveaux diplômés y sont particulièrement vulnérables. La cause est complexe et multifactorielle. Néanmoins, il existe une mine d’information pour les dirigeants des services infirmiers sur la gestion du conflit intraprofessionnel parmi le personnel infirmier. Les enseignants devraient intégrer des simulations et des techniques d’adaptation interpersonnelle à la formation en sciences infirmières (Sanner-Stiehr et Ward-Smith, 2017).


Toutefois, nous suggérons également aux dirigeants d’aborder directement les sources de violence latérale. En confrontant la stigmatisation des populations de patients, les équipes intraprofessionnelles peuvent remettre en question cette hiérarchie toxique des soins infirmiers. Une réaction empathique, fondée sur les politiques en matière de pratiques exemplaires, devrait être envisagée par les gestionnaires et les enseignants en soins infirmiers. Les infirmières et infirmiers signalent le plus souvent des conflits lors du transfert des soins et du transfert entre hôpitaux (ainsi que lors de la sortie de l’hôpital et du rapatriement). Il s’agit de points de convergence des risques pour la sécurité des patients pendant tout le continuum de soins (Ong, 2011).


Le développement d’une relation de confiance réciproque entre les équipes permettra aux infirmières et infirmiers de mieux reconnaître l’ensemble des compétences et les défis uniques de leurs partenaires intraprofessionnels (Jerng et coll., 2017). Nous suggérons de les former de façon polyvalente au sein des équipes avec lesquelles ils interagissent, dès le processus d’embauche. Le fait de connaître la charge de travail, les politiques et les normes de soins de nos collègues favorisera l’empathie, la confiance et le transfert sûr des responsabilités. De même, une formation polyvalente permettra de mieux comprendre les difficultés (et l’accomplissement) que représente le travail auprès de la population en question et garantira qu’aucun rôle infirmier ne soit sous-estimé.


La formation polyvalente des infirmières et infirmiers offre l’avantage secondaire de disposer d’un bassin de dotation en personnel plus important en cas de crise (Paul et MacDonald, 2014), comme au cours de la pandémie de COVID-19 actuelle. La dotation en personnel infirmier est en corrélation non seulement avec les résultats cliniques et la sécurité des patients (Duffield et coll., 2011), mais aussi avec notre propre santé mentale et le taux d’épuisement professionnel (Embree et White, 2010).


La formation polyvalente devient difficile lorsque les équipes voisines présentent une différence considérable dans les besoins en matière d’acuité et de formation des patients. Dans ces cas, une orientation moins approfondie ou un apprentissage par observation pourrait avoir le même effet que d’établir un lien positif et compatissant ainsi que d’atténuer la violence latérale intraprofessionnelle, tout en sacrifiant le gain secondaire que représente une équipe volante supplémentaire.


Dans l’ensemble, nous estimons qu’une conversation orientée et cohérente entre les équipes de soins infirmiers permettra de créer une culture fondée sur les points forts, où la diversité, l’apprentissage, la reconnaissance et les éloges feront partie régulièrement des interactions intraprofessionnelles quotidiennes.


Conclusion

Les infirmières et infirmiers constituent le groupe clinique le plus nombreux, nos sous‑spécialités et nos domaines de soins généraux représentant la plus grande communauté de soins de santé. Notre capacité à assumer chaque rôle distinct dépend de l’existence et de la compétence de nos pairs qui exercent dans d’autres domaines. Cette diversité nous permet d’utiliser notre savoir-faire de façon constructive, là où l’efficacité, l’innocuité et la qualité sont optimisées.


La pandémie de COVID-19 a non seulement mis en lumière les membres de notre société qui sont exceptionnellement vulnérables aux maladies infectieuses, à la marginalisation et à la négligence, mais elle a également souligné la valeur collective des infirmières et infirmiers et notre fonction indispensable dans tout le continuum de soins pour assurer le fonctionnement du système de santé.


Selon une analyse quantitative exhaustive, le Canada se classe au 12e rang mondial en matière de santé et de stabilité économique et sociale dans le contexte de la pandémie de COVID‑19 (COVID-19 Regional Safety Assessment, 2020). Tirons des leçons de cet événement historique, car notre lutte contre le virus ne pourra pas se poursuivre sans une unification et une collaboration constantes au sein de la profession infirmière.


Références

Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario. (28 mai 2020). RNAO calls for immediate action in response to the Canadian Armed Forces’ LTC report with Minister Fullerton’s July 31 report to legislature. Tiré de https://rnao.ca/news/media-releases/rnao-calls-immediate-action-response-canadian-armed-forces-ltc-report-minister


COVID-19 Regional Safety Assessment. (23 août 2020). Tiré de https://www.dkv.global/covid-safety-assessment-250-regions


Duffield, C., Diers, D., O’Brien-Pallas, L., Aisbett, C., Roche, M., King, M. et Aisbett, K. (2011). « Nursing staffing, nursing workload, the work environment and patient outcomes », Applied Nursing Research, 24(4), 244–255.


Embree, J. L. et White, A. H. (2010). « Concept analysis: Nurse‐to‐nurse lateral violence », Nursing Forum, (45)3, 166–173.


Gillese, E. (2019). Enquête publique sur la sécurité des résidents des foyers de soins de longue durée. Tiré de https://longtermcareinquiry.ca/fr/rapport-final/


Jerng, J. S., Huang, S. F., Liang, H. W., Chen, L. C., Lin, C. K., Huang, H. F., ... et Sun, J. S. (2017). « Workplace interpersonal conflicts among the healthcare workers: Retrospective exploration from the institutional incident reporting system of a university-affiliated medical center », PLOS ONE, 12(2), e0171696.


Ong, M. S. et Coiera, E. (2011). « A systematic review of failures in handoff communication during intrahospital transfers », Joint Commission Journal on Quality and Patient Safety, 37(6), 274–284.


Paul, J. A. et MacDonald, L. (2014). « Modeling the benefits of cross-training to address the nursing shortage ». International Journal of Production Economics, 150, 83–95.


Sanner-Stiehr, E. et Ward-Smith, P. (2017). « Lateral violence in nursing: Implications and strategies for nurse educators ». Journal of Professional Nursing, 33(2), 113–118.


Young, L. (2018). « 7 Myths about long-term care nursing — busted ». Tiré de https://rnao.ca/news/blog/7-myths-about-long-term-care-nursing-busted


Anthony Renda, M. Sc., B. Sc. inf., est infirmier autorisé au McMaster Children’s Hospital à Hamilton, en Ontario. Il est également professeur agrégé à la School of Health & Life Sciences du Conestoga College et est un chercheur indépendant actif. M. Renda habite à Guelph, en Ontario, avec sa famille.

Tara Endeman, inf. aut., B. Nurs., MPN, CSPSM(C), est infirmière clinicienne spécialisée au Homewood Health Centre et au Guelph General Hospital à Guelph, en Ontario. Son mémoire de recherche porte sur la préparation éducative des infirmières et infirmiers autorisés travaillant dans le domaine de la santé mentale et de la toxicomanie en Ontario. Mme Endeman habite à Guelph, en Ontario, avec son partenaire Alex.

https://www.infirmiere-canadienne.com/

mardi 2 février 2021

Lancement de la campagne de vaccination contre le Covid en Algerie

 


Les premières doses du vaccin russe Spoutnik V sont arrivées le 29 janvier dans le pays, qui a commencé à vacciner sa population samedi.

Le coup d’envoi de cette campagne a été donné  samedi matin à Blida qui compte 1 002 937 d'habitants, dans une polyclinique de cette wilaya (préfecture), durement éprouvée par l’épidémie de coronavirus.

La vaccination doit être accessible en priorité au personnel médical, aux personnes âgées ainsi qu’aux patients atteints de maladies chroniques, avant de s’étendre dès dimanche aux personnels de sécurité et de la Protection civile, secteur de l’enseignement, imams, responsables politiques et journalistes.

Quelque 8.000 centre de santé répartis à travers le pays sont mobilisés.

Spoutnik V

Les premières doses du vaccin Spoutnik V sont arrivées vendredi en Algérie. Le nombre de doses livrées n’a pas été précisé.

Fin décembre, Alger avait annoncé avoir commandé à son allié russe 500.000 doses de vaccin.

Hier un lot de 50 000 doses du vaccin Astrzeneca  a été réceptionné a l’aéroport de Houari Boumediène à Alger.

Chaque année, la vaccination permet d’éviter 2 à 3 millions de décès dus à des maladies comme la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la grippe et la rougeole. Il existe aujourd’hui des vaccins pour prévenir plus de 20 maladies potentiellement mortelles, et des travaux sont actuellement menés à un rythme sans précédent pour faire également de la COVID-19 une maladie évitable par la vaccination.

La pandémie de COVID-19 qui a frappé le monde bat aujourd’hui son plein. Parallèlement aux actions menées par l’OMS et ses partenaires pour riposter à cette pandémie (suivi de la pandémie, conseils sur les interventions essentielles, distribution de fournitures médicales vitales à ceux qui en ont besoin ), une course aux vaccins a été engagée.

Associé à des dépistages efficaces et aux mesures de prévention déjà en place, un vaccin contre la COVID-19 constituera un outil essentiel pour la maîtrise de la pandémie. 




mardi 1 décembre 2020

Le centre Sidi Abdellah de Cancérologie unique en Afrique dans le traitement du cancer offre des soins de pointe


 



Depuis son ouverture Le centre Sidi Abdellah de Cancérologie offre des soins de pointe en matière de traitement par radiothérapie.

 

Doté d’un équipement de haute technologie, unique en Afrique dans le traitement du cancer, à savoir la tomothérapie, le Centre spécialisé Sidi Abdellah est situé à la nouvelle ville de Sidi Abdellah à Alger, se distingue ainsi de tous les centres de prise en charge du cancer en Algérie, vu les techniques de pointe qu’offrent des appareils de dernière génération.

 

Depuis son  inauguration en 2016, ce centre anti cancer propose ainsi une prise en charge par radiothérapie, curiethérapie et chimiothérapie en hôpital de jour d’une qualité conforme aux normes reconnues.

 

Le choix de la tomothérapie, conçue et développée par la société américaine Accuray, pour la première fois disponible en Afrique, est une technologie révolutionnaire qui associe dans un seul et même équipement un scanner 3D et un accélérateur de particules qui produisent des faisceaux de radiation.

 

Avec cette nouvelle technologie, on a moins de complications et de problèmes et on arrive à optimiser les protocoles les plus performants avec une réduction de la durée des traitements.

Pour maîtriser cette technologie, il a d’abord fallu faire des formations de perfectionnement pendant plusieurs semaines au profit des médecins, des physiciens médicaux et des manipulateurs. Le personnel d’accueil a, quant à lui, bénéficié d’une formation de plusieurs semaines délivrée par des formateurs et certifiée afin de maitriser l’informatisation et la numérisation de toutes les informations liées aux patients.



 

L'unité d'oncologie médicale  comporte 11 Chambres toutes dotées de 2 fauteuils électriques très confortables et adaptables soit 22 lits au total. Cette unité accueille les patients ayant un traitement ambulatoire.


Le centre propose aussi une prise en charge antidouleurs, des soins palliatifs ainsi que la pose de chambre implantable (port-à-cath®) assurée par une équipe hautement qualifiée.


La prise en charge psychologique des patients est assurée par un psychologue spécialisé (Option professionnelle " Santé "), il joue un rôle primordiale dans la prise en charge médico-psychologique par l'écoute, l'accompagnement et le soutient psychologique des patients et leurs proches.


A fin de répondre aux attentes des patients, le centre Sidi Abdellah de Cancérologie, propose des formules de prises en charges par le biais  de conventions


Visitez le site internet  du centre :

http://www.csac-dz.com/


samedi 28 novembre 2020

Vaccins de Pfizer et Moderna contre la Covid-19 : L’ARN messager, une technologie génétique ultra-innovante

 


L’efficacité de ces vaccins, développés en un temps record, suscite de grands espoirs dans le monde.
L’alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech puis la société américaine Moderna ont affirmé récemment avoir obtenu des premiers résultats très concluants concernant leurs vaccins contre le coronavirus.
Tous deux ont souligné avoir trouvé la martingale pour lutter contre la Covid-19, avec des vaccins qui seraient efficaces respectivement à 95% et 94,5%. Jamais un vaccin n’a été développé si rapidement, face à une maladie si récente.
Leurs essais cliniques sont actuellement en phase 3, autrement dit la dernière étape avant la mise sur le marché. Les deux entreprises prévoient de produire 50 millions de doses en 2020, et jusqu’à 1,3 milliard de doses en 2021.
L’efficacité de ces vaccins, développés en un temps record, suscite de grands espoirs dans le monde, alors que de nombreuses populations, notamment aux Etats-Unis et en Europe, sont confrontées à une deuxième vague du virus.
Ces deux vaccins ont un point commun : ils sont basés sur la même technologie, appelée «ARN messager» (ARNm), en développement depuis les années 1970 sous l’impulsion de la chercheuse d’origine hongroise Katalin Karikó.
Tous les vaccins ont le même but : entraîner notre système immunitaire à reconnaître le coronavirus, lui faire monter ses défenses de façon préventive afin de neutraliser le vrai virus s’il venait à nous infecter.
Habituellement, les vaccins classiques, comme celui de la grippe par exemple, sont fabriqués à base de morceaux de virus inactivés, atténués ou des protéines de ce virus, qui permettent de déclencher une réponse immunitaire, qui va conduire à la fabrication d’anticorps spécifiques, capables de protéger la personne lorsqu’elle sera infectée par le virus.
Avec les vaccins de Moderna et BioNTech/Pfizer, «on n’injecte pas une protéine du Sars-CoV-2, mais un message qui va diriger la synthèse d’une de ses protéines dans le corps», a expliqué Bertrand Séraphin, directeur de recherche à l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC) du CNRS, cité par France 24.
L’ARN messager est en effet un vecteur qui transporte des informations jusqu’aux cellules afin de leur dire quelle protéine fabriquer.
Dans le corps, «chaque gène va faire un ARN messager différent pour une protéine spécifique. C’est le dogme central de la biologie moléculaire», a ajouté ce spécialiste. Cette technologie présente un avantage non négligeable : les vaccins sont plus rapides à mettre au point.
Et pour cause : ils ne nécessitent pas de cultiver de pathogènes en laboratoire, puisque c’est l’organisme qui fait le travail. Ce type de vaccin peut donc être produit facilement et en grande quantité. L’inconvénient ? Ils doivent être stockés à très basse température, à savoir -70°C, contrairement aux vaccins classiques, qui doivent être conditionnés à -20°C.
Cependant, des questions autour de ce vaccin restent en suspens, notamment autour de la durée de son efficacité : «L’immunité pourrait disparaître plus rapidement qu’avec d’autres vaccins, nous n’avons pas de recul sur cette technologie», a indiqué sur FranceInfo Etienne Simon-Lorière, responsable de l’unité de génomique évolutive des virus à ARN à l’Institut Pasteur.
Dans une interview à la Radio et Télévision suisse, le patron de Moderna, Stéphane Bancel, a tenu à rassurer les inquiets. «La technologie de l’ARN messager est très intéressante (…). Elle ne touche pas le noyau de la cellule, ce qui est très important pour ne pas prendre de risque avec votre ADN», a estimé Stéphane Bancel.
Les thérapies à base d’ARN messager ne se limitent pas non plus à la lutte contre les virus comme la Covid-19. Elles peuvent se révéler utiles «dès lors qu’il faut produire des anticorps pour lutter contre des cellules malades», a précisé Bertrand Séraphin.
«Une cellule cancéreuse est généralement différente des autres avec des protéines différentes à sa surface. On peut imaginer des vaccins à base d’ARNm qui stimulent la réponse immunitaire contre ces protéines spécifiques afin de détruire plus efficacement les cellules cancéreuses», a expliqué le scientifique français.


www.elwatan.com/ 

 

jeudi 8 octobre 2020

Cancer du sein : le dépistage précoce peut sauver des vies

 



Le cancer du sein continue de faire des victimes, très largement parmi les femmes, et de manière moindre des hommes aussi. En ce mois d’octobre, mois dédié à la sensibilisation au dépistage, la Chaine 3 de la Radio nationale diffuse un nouveau reportage consacré à cette maladie.

On ne le dira jamais assez, le dépistage précoce peut sauver des vies. Rencontrée au niveau d’un établissement de santé, Naïma, une maman de 42 ans qui n’a jamais fait de mammographie, découvre, suite à une simple consultation, qu’elle a un cancer à un stade avancé.

Les médecins et spécialistes ne cessent d’alerter et d’appeler à faire des contrôles fréquents. C’est d’ailleurs ce qui a sauvé, Saliha, une autre maman atteinte de cette maladie. «Moi, je conseille aux femmes d’aller faire le dépistage», recommande-t-elle.    

Le Professeur Djeddi du Centre Pierre&Marie Curie, affirme que l’évolution de la médecine permet, aujourd’hui, d’obtenir des résultats de plus en plus satisfaisants lorsque le cancer est découvert à temps. «Certaines patientes sont même guéries à 100%», rassure-t-elle.

www.radioalgerie.dz

dimanche 21 juin 2020

Coronavirus : le masque, outil de base pour empêcher une deuxième vague













Comment éviter une nouvelle vague dans la pandémie de coronavirus ? Une étude britannique pense avoir trouvé une solution. Selon elle, le port du masque à l'échelle de la population pourrait faire baisser la transmission du coronavirus à des niveaux contrôlables et prévenir de nouvelles vagues de contamination en le combinant à des mesures de confinement.

Menée par des scientifiques des universités britanniques de Cambridge et de Greenwich, cette étude suggère que les mesures de confinement ne suffiront pas à arrêter la résurgence du coronavirus SRAS-CoV-2, mais que même les masques peuvent réduire considérablement les taux de transmission si un nombre suffisant de personnes les portent en public.

« Nos analyses soutiennent l'adoption immédiate et universelle du masque par le public », a déclaré Richard Stutt qui a codirigé l'étude à Cambridge. Les résultats de l'étude ont été publiés dans la revue scientifique Proceedings of the Royal Society A.

Efficacité du masque prouvée

Au début de la pandémie, les preuves scientifiques de l'efficacité des masques étaient limitées. Mais à la suite de nouvelles recherches menées ces dernières semaines, l'Organisation mondiale de la santé a déclaré vendredi recommander désormais le port du masque en public par tous pour tenter de réduire la propagation de la maladie.

Le masque jetable, nouveau casse-tête des déchets de plage

Les chercheurs ont évalué différents scénarios de ports de masques combinés à des périodes de confinement. L'étude a montré que porter un masque en public est deux fois plus efficace pour réduire la transmission que le fait d'en porter un après l'apparition des symptômes de la maladie.

Dans tous les scénarios examinés, l'utilisation systématique d'un masque par 50 % ou plus de la population a réduit la propagation du coronavirus, prévenant les futures vagues de contamination tout en permettant un confinement moins strict. D'autres experts qui n'ont pas été directement impliqués dans cette étude sont divisés sur ses conclusions.

Brooks Pollock, expert en modélisation des maladies infectieuses de l'université de Bristol, a déclaré que l'impact probable du port du masque pourrait être beaucoup plus faible que prévu. Pour Trish Greenhalgh, professeur à l'université d'Oxford, ces résultats sont encourageants et il estime que le port du masque « pourrait être une mesure efficace pour la population ».

Source AFP

www.lesechos.fr

mardi 12 mai 2020

Journée internationale des infirmières : en pleine lutte contre le Covid-19, le personnel infirmier mérite reconnaissance, respect et protection





















Genève – Le personnel infirmier et l'ensemble des professionnels de la santé en première ligne du combat contre le Covid-19 méritent notre reconnaissance et notre respect pour les efforts qu'ils déploient afin de sauver des vies et pour les sacrifices personnels auxquels ils consentent, alors qu'ils sont eux-mêmes exposés à des risques accrus pour leur propre santé et que, dans certains contextes, ils sont également victimes d'ostracisme, de harcèlement et de violence.

Ce mardi 12 mai, le Conseil International des Infirmières et le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge célèbrent conjointement la Journée internationale des infirmières. Il s'agit de rendre hommage aux membres du personnel infirmier du monde entier, en particulier à tous ceux qui font face à une augmentation inédite de leur volume de travail due à la prise en charge des malades du Covid-19, tout en assurant le fonctionnement d'autres services de santé essentiels.

Si de nombreuses communautés ont à cœur de saluer l'action des professionnels de la santé, il est inquiétant de constater que dans d'autres contextes, le personnel infirmier et d'autres personnels de santé sont la cible de harcèlement et de violence – parfois dans les transports en commun, voire à leur domicile – à cause de leur implication même dans la lutte contre le Covid-19.

« Les membres du personnel infirmier sont les premiers à sauver des vies dans le monde. Ils mettent leur santé en péril et, trop souvent, ils sacrifient des moments en famille pour soigner les personnes atteintes du Covid-19 », indique Robert Mardini, le directeur général du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). « On ne peut que se réjouir du fait que des infirmières et des infirmiers soient mis à l'honneur par de nombreuses communautés, mais il est à déplorer que d'autres soient victimes de harcèlement, de stigmatisation et même d'agression. »

« La sécurité des personnels de santé pendant cette pandémie est essentielle pour que les communautés puissent lutter contre la maladie. Non seulement ils sauvent des personnes atteintes du Covid-19, mais ils assurent également la continuité d'autres services de santé indispensables, notamment en cas d'accident et d'autres maladies », explique le secrétaire général de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Jagan Chapagain. « Nous craignons que les pressions exercées par la pandémie sur le personnel médical et les systèmes de santé ne conduisent à un point de rupture, en particulier dans les contextes vulnérables et précaires. »

« Nous ne pouvons qu'être choqués par la stigmatisation et la violence dont sont victimes le personnel infirmier et d'autres personnels de santé dans certains pays. La seule attitude à adopter face à cela est la tolérance zéro », déclare Annette Kennedy, présidente du Conseil International des Infirmières. « Pendant cette pandémie, les infirmières et les infirmiers de première ligne sont à juste titre devenus des héros, mais ce sont aussi des mères et des pères ordinaires qui ont une famille à protéger. Ils doivent pouvoir travailler sans craindre de manquer d'équipements de protection individuelle ou d'être harcelés ou agressés. »

Le personnel infirmier qui œuvre au service des communautés vulnérables dans les régions les plus pauvres du monde est également particulièrement exposé au risque de contracter le Covid-19. Pour Annette Kennedy, le fait que l'année 2020 ait été désignée « année internationale des sages-femmes et du personnel infirmier » par l'Assemblée mondiale de la Santé est une marque de reconnaissance on ne peut plus visionnaire.

Les équipements de protection individuelle, ou EPI, sont indispensables pour les personnels de santé, qui devraient être les premiers à en bénéficier. En outre, il est urgent de garantir la mise à disposition et l'accessibilité de ces équipements et d'autres fournitures médicales dans les pays à faible revenu et dans les pays en conflit. Cela passe par la prise de mesures à l'échelon national et par une coopération intergouvernementale.

Dans les pays les plus durement touchés par la pandémie mais où les systèmes de santé fonctionnent de façon assez satisfaisante, environ dix pour cent des professionnels de la santé ont contracté le Covid-19 – un taux extrêmement élevé mais probablement en dessous de la réalité. Dans les endroits où le système de santé est déjà mis à rude épreuve par les conflits ou un manque d'investissements de longue date, ce chiffre pourrait être encore plus important.

La Croix-Rouge et le Croissant-Rouge et le Conseil International des Infirmières demandent aux gouvernements de s'engager à assurer la protection et la sécurité du personnel infirmier et des autres personnels de santé, en particulier dans les contextes aux ressources limitées ou en proie à une catastrophe ou un conflit. Ce n'est qu'en préservant la santé et la sécurité des professionnels de la santé que nous – collectivités et communauté internationale – pourrons fournir une prise en charge médicale efficace à l'heure du Covid-19.

Informations complémentaires

Aurélie Lachant, Comité international de la Croix-Rouge
+41 79 244 64 05 ou alachant@icrc.org

Laura Ngô-Fontaine, Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
+41 79 570 44 18 ou laura.ngofontaine@ifrc.org

Gyorgy Madarasz, Conseil international des infirmières
+41 22 908 01 16 ou madarasz@icn.ch

jeudi 12 mars 2020

Coronavirus : Premier décès en Algérie
















L’Algérie a enregistré le premier cas de décès du au coronavirus, annonce le jeudi 12 mars 2020 la radio nationale qui cite un communiqué du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.

 Le pays a également enregistré cinq nouveaux cas du coronavirus, pour atteindre au total 24 personnes atteintes du Covid-19 en Algérie.
Il s’agit de deux cas ayant séjourné en France, l’un est hospitalisé dans le wilaya de Souk-Ahras, l’autre dans la wilaya de Tizi-Ouzou, et trois dans la wilaya de Blida, précise la même source.

Le ministère de la Santé a indiqué dans le même communiqué que le pays « a enregistré le soir de mercredi 11 mars 2020, la sortie de huit (8) patients guéris qui étaient en isolement à l’EPH de Boufarik », ajoutant qu' »à ce jour, 638 tests de diagnostic sont revenus négatifs sur les 662 effectués par l’Institut Pasteur d’Algérie ».

Le ministère à souligné que « l’enquête épidémiologique se poursuit pour retrouver et identifier toutes les personnes contacts », précisant que le dispositif de veille et d’alerte mis en place « demeure en vigueur et la mobilisation des équipes de santé reste à son plus haut niveau ».

Pour rappel, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié hier mercredi l’épidémie du coronavirus, qui a affecté plus de 110.000 personnes dans le monde, de « pandémie », mais a assuré qu’elle pouvait « être contrôlée ».
www.algerie-eco.com

mardi 4 février 2020

Dépression et cancer : la double peine
















Publié le 1 févr. 2020
Pour les patients en phase terminale de cancer, l'état de leur santé mentale n'est pas sans incidence sur la façon dont ils sont pris en charge à l'hôpital, révèle une nouvelle étude. 

La santé mentale des patients en phase terminale de cancer impacterait-elle négativement leur prise en charge oncologique ? C'est la question que le Dr Guillaume Fond, psychiatre et médecin de santé publique à l'hôpital La Conception à Marseille, s'est posée avec son équipe de chercheurs. Et la réponse, explicitée dans une étude publiée dans le « Journal of Affective Disorders », est un scandaleux «oui» !
Les chercheurs marseillais avaient déjà constaté ce révoltant « deux poids, deux mesures » s'agissant des schizophrènes, montrant que ceux-ci, lorsqu'ils entraient en phase terminale de cancer, étaient adressés plus rapidement en soins palliatifs et bénéficiaient de moins de chirurgie, de chimiothérapie et d'actes d'imagerie que les autres malades sans trouble mental.
Etude sur plus de 4.000 patients
La nouvelle étude montre que cet état de fait n'est pas spécifique à la schizophrénie et concerne aussi la dépression. Pour établir ce résultat, les auteurs ont passé au crible les données relatives à plus de 4.000 patients souffrant de formes sévères et récurrentes de dépression, les comparant à celles de 22.000 patients non dépressifs décédés par cancer entre 2013 et 2016 dans notre pays.
Le résultat est sans appel. Les patients dépressifs reçoivent moins de chimiothérapie, de nutrition artificielle, de dialyse, de transfusion, de chirurgie, d'endoscopie, d'actes de haute intensité et d'admission en service d'urgence dans le mois qui précède le décès. Lequel survient, en moyenne, trois ans plus tôt.
Yann Verdo
Les Echos

mercredi 18 septembre 2019

En Algérie, la première cause de la prolifération «inquiétante» du cancer est culinaire














En Algérie, 20.000 décès par cancer et 50.000 nouveaux cas sont recensés chaque année en raison de la consommation excessive de fastfoods, affirme le chef de service d’oncologie au centre anti-cancer Pierre et Marie Curie, à Alger. Il tire la sonnette d’alarme et appelle les Algériens à changer leurs habitudes.

Le taux de mortalité due au cancer en Algérie prend une proportion de plus en plus inquiétante, estime le professeur Kamel Bouzid, chef de service d’oncologie au centre anti-cancer Pierre et Marie Curie, à Alger, et président de l’Association nationale d’oncologie médicale, en marge de la clôture des 3es journées nationales d’oncologie médicale à Skikda, dans l’est du pays. Il insiste sur le fait que 20.000 décès dus aux cancers et 50.000 nouveaux cas sont enregistrés chaque année dans le pays.

«Ce chiffre est inquiétant et susceptible d’augmenter», prévient le professeur Bouzid, selon le site d’information Horizon Sud. Il souligne que la hausse la plus importante a été enregistrée pour le cancer du côlon, chez les femmes, et de l’anus, chez les hommes.


Progression du cancer en Algérie: la Santé appelle les Algériens à changer d’habitudes.

Évoquant la cause principale de cette augmentation fulgurante du cancer en Algérie, le spécialiste a pointé la modification du régime alimentaire, avec une consommation toujours plus importante de fastfoods. La nourriture de mauvaise qualité  serait derrière la multiplication des cas du cancer colorectal chez les femmes de plus de 40 ans, le plus fréquent après celui du sein, et le premier cancer chez les hommes, bien avant celui du poumon. Par ailleurs, M.Bouzid met en garde contre les pesticides dont l’utilisation excessive dans l’agriculture constitue un facteur de prolifération du cancer.

Les mesures de préventions:

Face à cette situation inquiétante, le professeur Kamel Bouzid a annoncé que «les études pilotes de dépistage précoce du cancer de sein à Biskra et du cancer colorectal à Bejaia ont permis d’obtenir des résultats probants susceptibles d’orienter les actions dans les autres wilayas ».

Quant aux mesures de prévention, le spécialiste recommande de faire du sport et de réduire la consommation de viandes rouges, et préconise une alimentation à base de légumes et fruits bios. Selon une étude coréalisée par l'Algérie et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2017, seuls 14,9% des Algériens prennent en compte les conseils de l'OMS en matière d'alimentation, à savoir la nécessité de manger trois légumes et deux fruits chaque jour.
Un nouveau service de médecine nucléaire flambant neuf au Centre régional anticancéreux (CAC) dans la wilaya (région) d'Ouargla, dans le sud de l'Algérie, ouvrira ses portes avant la fin de l’année 2019, d’après Fadel Sadek, directeur de la Santé et de la population de cette région, cité par l'Algérie Presse Service (APS). À l'instar de tous les autres services du CAC, celui-ci sera dirigé par une équipe médicale algéro-cubaine.
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jeudi 5 septembre 2019

Le cancer est devenu la première cause de décès dans les pays riches



















Le cancer pourrait devenir dans quelques dizaines d'années la principale cause de décès dans le monde, dépassant les maladies cardiovasculaires qui occupaient selon l'OMS la première marche de ce désolant podium depuis plus de quinze ans. Ce basculement s'opère d'ores et déjà dans les pays à revenu élevé en 2017, d'après deux études.

Les maladies cardiovasculaires demeurent la principale cause de mortalité dans le monde chez les adultes d'âge moyen, mais le cancer devient la principale cause de décès dans les pays riches, selon deux enquêtes. Il est même « probable que le cancer deviendra la cause la plus courante de décès dans le monde dans quelques décennies », selon les chercheurs.


Une nouvelle transition épidémiologique
Sur les quelque 55 millions de décès enregistrés dans le monde en 2017, les maladies cardiaques représentent plus de 40 % des décès, soit environ 17,7 millions de personnes. Les auteurs, dont les travaux sont présentés au Congrès de la Société Européenne de Cardiologie (ESC) à Paris, pointent le lourd tribut payé par les pays pauvres à ces pathologies. Le cancer, deuxième cause de décès la plus fréquente dans le monde en 2017, représente un peu plus du quart (26 %) de tous les décès. Mais dans les pays riches, le cancer tue maintenant 2,5 fois plus de gens que les maladies cardiaques, d'après ces recherches, limitées à 21 pays, parues dans la revue médicale The Lancet. À titre de comparaison, les maladies cardiovasculaires étaient responsables de trois fois plus de décès que le cancer dans les pays à faible revenu.


Avec 17,7 millions de décès qui leur sont imputables en 2017, les maladies cardiovasculaires demeurent la principale cause de décès dans le monde. Mais dans les pays à revenu élevé (High-income countries), la tendance a changé : le cancer  prend la tête du classement en faisant 2,5 fois plus de victimes que les maladies cardiovasculaires .  The Lancet
Avec 17,7 millions de décès qui leur sont imputables en 2017, les maladies cardiovasculaires demeurent la principale cause de décès dans le monde. Mais dans les pays à revenu élevé (High-income countries), la tendance a changé : le cancer  prend la tête du classement en faisant 2,5 fois plus de victimes que les maladies cardiovasculaires .  The Lancet

Les maladies cardiovasculaires restent les plus meurtrières à l'échelle globale
« Le monde assiste à une nouvelle transition épidémiologique (...), les maladies cardiovasculaires n'étant plus la principale cause de décès dans les pays à revenu élevé », selon Gilles Deganais, professeur émérite à l'université Laval, au Québec et co-auteur des deux publications. Mais à mesure que les taux de maladies cardiaques diminuent à l'échelle mondiale, le cancer pourrait devenir la principale cause de décès dans le monde « d'ici quelques décennies seulement », avance-t-il.

70 % des cas de maladies cardiovasculaires sont dus à des « facteurs de risque modifiables »
L'étude porte sur plus de 160.000 adultes âgés de 35 à 70 ans et suivis sur une décennie (entre 2005 et 2016), dans des pays à revenu élevé, moyen et faible. D'après ce travail, les gens des pays pauvres sont en moyenne 2,5 fois plus susceptibles de mourir d'une maladie cardiaque que ceux des pays riches. Selon le deuxième volet de l'étude, sur les mêmes 21 pays, 70 % des cas de maladies cardiovasculaires sont dus à des « facteurs de risque modifiables ».

Le cancer devrait tuer 1,4 million de personnes en Europe en 2019
Les facteurs de risque métaboliques - cholestérol élevé, obésité ou diabète - sont en cause dans plus de 40 % des maladies cardiaques et sont le principal déterminant des maladies dans les pays riches. Dans les pays en développement, les chercheurs relèvent aussi le rôle de la pollution de l'air intérieur, de l'alimentation et du faible niveau d'éducation.

« Un changement de cap s'impose pour atténuer l'impact disproportionné des maladies cardiovasculaires dans les pays à revenu faible et moyen, souligne Salim Yusuf, professeur de médecine à l'université McMaster. Ces pays doivent investir une plus grande part de leur produit intérieur brut dans la prévention et la gestion des maladies non transmissibles, y compris les maladies cardiovasculaires, plutôt que de se concentrer sur les maladies infectieuses », ajoute-t-il.

Faisaient partie de l'étude douze pays à revenus intermédiaire selon une classification de 2006 (Argentine, Brésil, Chili, Chine, Colombie, Iran, Malaisie, Palestine, Philippines, Pologne, Turquie et Afrique du Sud) et cinq pays à faible revenu (Bangladesh, Inde, Pakistan, Tanzanie et Zimbabwe). Les quatre pays à revenu élevé pris en compte sont le Canada, l'Arabie saoudite, la Suède et les Émirats Arabes Unis.

CE QU'IL FAUT RETENIR
Les maladies cardiovasculaires demeurent la principale cause de décès dans le monde en 2017.
Dans les pays à faible revenu, les maladies cardiovasculaires tuent trois fois plus que les cancers.
Dans les pays à revenu élevé, le cancer devient cependant la première cause de décès, avec 2,5 fois plus de morts qui lui sont attribuables par rapport aux maladies cardiovasculaires.
www.futura-sciences.com

L’infirmier en oncologie au cœur du parcours de soins : rôle clinique et coordination multidisciplinaire en Algérie

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