lundi 4 juillet 2011

Avec plus de 400 pages visitées cette semaine, le blog des Infirmiers de Mustapha touche un large public

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5 juin 2011 – 4 juil. 2011


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Des conseils si votre enfant "boude" certains aliments

 
Le refus de certains aliments est rarement préjudiciable à la santé. Veillez simplement aux équivalences dans la même famille d’aliments. Les enfants régulent généralement ce qu’ils mangent en fonction de leurs besoins. Ne les forcez pas s’ils mangent peu et faites preuve de compréhension, patience, fermeté et persévérance. Côté pratique, il faut cuisiner futé, jouer sur la présentation des plats et les intéresser à ce qu’il mange.




Jouez sur les associations

Associez les féculents et les légumes, de même pour les fruits associez-les à un laitage.


Mélangez des légumes avec un œuf, un peu de lait ou de crème : un moule, une pâte brisée, et en 10 minutes, vous aurez préparé une mini tarte salée.


De temps en temps, une autre manière de ruser consiste à remplacer un légume par un fruit. Généralement plus facilement accepté, il apporte lui aussi des vitamines et des micronutriments essentiels. Il ne faut toutefois pas en faire une habitude car les fruits apportent du sucre contrairement aux légumes.



Jouez sur la variété

S’il n’aime pas le lait, proposez lui un yaourt, un morceau de fromage, un yaourt à boire, un fromage blanc…

S’il n’aime pas la viande rouge, remplacez-la par du poulet ou de la dinde…

S’il n’aime pas les légumes, proposez-en lui des différents et sous différentes formes : crus, cuits, en salade, en bâtonnets à croquer…





Jouez aussi sur la présentation et la préparation des plats

Du fun dans l’assiette Prenez le temps de réaliser un décor de tête de bonhomme : deux rondelles de concombre pour les yeux, une demi-tranche de tomate pour la bouche, un radis rose pour le nez et des haricots verts pour une brosse sur la tête. Même s’il chipote et ne mange pas tout, il grignotera peut-être un peu et cela lui rendra toujours les légumes plus sympathiques !


Utilisez des assiettes avec des images dans le fond qu’il découvrira au fur et à mesure qu’il mange.


Pourquoi ne pas manger avec les doigts les haricots verts ... comme les frites !


Transformer les légumes en potages qui, agrémentés de pâtes « alphabet », donnent des soupes rigolotes, en gratins, quiches et tartes, plus séduisants pour les enfants.


Réduisez en purée compacte les légumes, pomme de terre, fruits et moulez les en forme rigolotes : fleur, papillon, tortue…


Étalez des légumes sur une pâte à pizza ou même une pizza toute prête.


Faites participer votre enfant à la préparation des repas. Suivant son âge et sa dextérité, confiez-lui, en l’aidant bien sûr, quelques tâches : laver les tomates, écosser les petits pois, équeuter les fraises…



Découvrez avec lui les aliments
Emmenez-le au marché : montrez-lui les légumes que vous choisissez. Faites-les lui toucher, sentir puis mettre avec vous dans le panier.

Même démarche au rayon frais du supermarché où vous lui confierez la conduite du mini-caddy. C’est valorisant pour lui de prendre part à ce que vous préparerez ensuite pour lui.

Si vous allez le week-end chez Papy ou Mamy qui ont un potager, faites-le participer à l’arrosage, à la plantation et à la cueillette pour créer une familiarité avec ce qui lui sera servi plus tard.

Les enfants ont tendance à reproduire les comportements qu’ils observent, alors montrez leur que l’aliment qu’il est entrain de manger, vous le mangez aussi et que vous aimez ça.
Simsima...

Tests de l'épuisement professionnel et émotionnel des soignants

Test inspiré du test Maslach Burn Out Inventory (MBI).

Mise en garde

Ce test est inspiré du test MBI mais ne prétend pas avoir la valeur diagnostique de ce dernier. En effet, les questions, présentées dans un ordre précis dans le MBI, ont été ici regroupées par thème. Ceci nous permet de vous proposer, en fonction de vos réponses, une interprétation en mots, et non en nombre de points comme le fait le MBI. Ces commentaires/interprétations n'auraient pas été possibles techniquement si l'on avait respecté l'ordre des questions d'origine. Cependant, afin de limiter les éventuels biais générés par ce regroupement par thème, le thème n'est annoncé qu'au niveau de l'interprétation de vos réponses.

Test n°1: http://www.souffrancedusoignant.fr/test-epuisement-emo.php

Test n°2: http://www.souffrancedusoignant.fr/test-depersonnalisation.php

Test n°3: http://www.souffrancedusoignant.fr/test-accomplissement-pers.php


Pour soigner nos aînés, prenons soin des soignants...

Infirmière dans un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, elle est très impliquée dans sa mission quotidienne. Pourtant, elle sent que sa source profonde de motivation se tarit un peu plus chaque jour...

 
Quel bel avenir que d'embrasser la profession d’infirmière pour accompagner les personnes dites du 3ème,   voire du 4ème âge !
Ce fût mon choix le plus sincère que de m'engager à les soutenir, à les écouter, à panser leurs blessures - aussi bien intérieures qu'extérieures - en donnant le meilleur de moi-même.

Fébrilement, j'y suis entrée sur la pointe des pieds, en respectant, en observant, en m'adaptant le mieux possible aux personnalités de chacun et en m'intégrant au structures m’employant,
ma priorité étant la communication et le respect de la personne dans son identité, son vécu et sa culture. Quelle richesse de partager le vécu de ces personnes qui ont résisté au poids des ans et lutté face à la force de la vie aussi violente soit-elle...

Un sourire pour un visage qui s'illumine, un toucher « bienveillant » pour un corps qui se détend, un petit mot d'attention pour une angoisse qui s'apaise... autant de « petits riens » quotidiens qui s'ancrent au cœur du soin et en font sa richesse. Soigner : être au plus prêt des personnes, dans leur quotidien, au crépuscule de leur vie.

Cependant, au fil de l'exercice infirmier, les tâches administratives, la rentabilité, la recherche de l'optimisation de la qualité ainsi que l'investissement lié à l’accompagnement face à la souffrance, la mort, la dépendance ont alourdi notre charge de travail. De la même façon, cette course contre la montre et l'absence du droit à l'erreur ont alourdi le stress et, progressivement, asséché la source profonde qui alimentait ma raison de travailler. La souffrance du soignant, insensiblement, s'installe et le management feint souvent de l'ignorer...
Ainsi, l'empathie, l'écoute sans jugement de valeur, le respect des sensibilités, les limites du soignant sont malmenés. L'augmentation de la charge de travail impacte la qualité des soins au quotidien ainsi que la santé du soignant. Je pense donc qu'il est urgent de se pencher sur le personnel des EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) en mettant notamment en place des programmes visant à prendre soin des soignants, mesures indispensables à la bientraitance de nos aînés. Je souhaite que ce témoignage soit entendu afin d'améliorer le vécu quotidien des professionnels dans l'accompagnement des résidents car le burnout menace chaque jour un peu plus...
www.infirmiers.com

dimanche 3 juillet 2011

Quand je délègue un soin à une aide-soignante, quelle est ma responsabilité ?

La collaboration des aides-soignants est organisée, aux termes de l’article R. 4311-4 du code de la santé publique, « sous [la] responsabilité [de l’infirmier] qui encadre [les aides-soignants, les auxiliaires de puériculture ou les aides médico-psychologiques ». La responsabilité de l’infirmier est la conséquence du fait que les actes accomplis relève de son champ d’autonomie.

Collaboration infirmière - aide-soignante 
Un lien de collaboration

La « collaboration » est le terme retenu par la réglementation pour caractériser le lien d’autorité entre l’infirmier et les auxiliaires de soins qui lui apportent leur concours. Il n’est pas rare d’observer des professionnels dénommer cette relation d’agissement « par délégation ».

Cette confusion terminologique est largement alimentée par les textes eux-mêmes. Au-delà de la querelle sémantique qui n’a finalement que peu d’intérêt, le terme de « délégation » ne fait pas écho au dispositif réglementaire qui a toujours qualifié la nature de leurs relations de « collaboration ».

La responsabilité de l’infirmier au titre de son rôle de contrôle de la qualification et de la compétence de son collaborateur

Le rôle d’encadrement se manifeste par le fait qu’il incombe à l’infirmier qui attribue les tâches de vérifier au préalable que l’auxiliaire de soins dispose de la qualification requise et de la compétence pour accomplir celles-ci. Dès lors, l’infirmier peut faire l’objet d’une mise en cause et, le cas échéant, d’une sanction lorsqu’il sollicite un auxiliaire de soins pour accomplir un acte en dehors du champ du rôle propre et, ainsi, le conduit à dépasser son champ réglementaire de fonctions.

L’infirmier ne peut donc pas être légalement condamné lorsque le dépassement de compétences a été réalisé à son insu, l’aide-soignant répondant alors seul de son initiative.

De même, lorsque le juge pénal exclut qu’un auxiliaire de soins ait été l’auteur d’actes constitutifs d’un exercice illégal de la profession d’infirmier, il écarte conjointement la responsabilité de l’infirmier pour complicité d’exercice illégal.

La responsabilité de l’infirmier au titre de son devoir de contrôle des actes du collaborateur

Le rôle d’encadrement qui incombe à l’infirmier se manifeste également par son obligation de contrôle des actes effectués par les auxiliaires de soins placés sous sa responsabilité. Cette exigence n’implique pas nécessairement la présence permanente de l’infirmier, ce qui dénaturerait le principe de la collaboration qui doit permettre à l’infirmier de bénéficier d’une aide à l’accomplissement des nombreux actes qui lui incombent. Il s’agit d’organiser la possibilité pour l’auxiliaire de soins de bénéficier d’une assistance.

Le contrôle des actes peut être assuré par le biais de la prise de connaissance des écrits des auxiliaires de soins par lesquels ils rapportent la réalité des tâches accomplies au titre de la collaboration. Par exemple, lorsqu’un aide-soignant aide un patient à prendre un médicament, l’infirmier peut contrôler la réalité de l’accomplissement de la tâche par la prise de connaissance des écrits de l’auxiliaire de soins figurant notamment dans le dossier de soins infirmiers ou tout autre support de transmission.

Il ressort de décisions de justice que l’infirmier qui n’assure pas les fonctions de contrôle des actes effectués commet une faute susceptible d’être sanctionnée. L’infirmier peut attester de la réalité du contrôle des actes de ses collaborateurs par la production de preuves relatant ses démarches d’encadrement.
L'Expert :
Olivier Dupuy est docteur en droit. Juriste spécialiste des questions de droit de la santé, il est l'auteur de plusieurs ouvrages et articles relatifs à l'exercice de la profession d'infirmier.
Olivier Dupuy consacre quelques développements au sujet de la collaboration des aides-soignants, des auxiliaires de puériculture et, plus largement, des auxiliaires de soins dans son ouvrage « L’infirmier, règles d’exercice professionnel », paragraphes 41 et suivants. Vous y trouverez toutes les dispositions, interprétations ministérielles et décisions de justice qui étayent l’analyse de l’auteur.
www.actusoins.com

Nouveau : le premier guide des index glycémiques

Nouveau : le premier guide des index glycémiques

Le guide des index glycémiques de 700 aliments vient de paraître, à l’initiative de LaNutrition.fr. Ce guide présente les valeurs nutritionnelles d’une portion dont les classiques calories, protéines, lipides, glucides, mais aussi des informations rarement données par les fabricants, comme les graisses saturées et les fibres. Pour la première fois, sont renseignés l’index glycémique (IG) et la charge glycémique (CG).

L’index et la charge glycémiques sont des mesures de l’influence d’un aliment sur le sucre sanguin. Ces informations sont très importantes car il est maintenant établi scientifiquement que les aliments qui ont un impact marqué sur le sucre sanguin et l'insuline augmentent les risques de surpoids, d’obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires, de certains cancers. Il est donc conseillé de choisir des aliments à IG bas, et des portions à CG basse. Or les fabricants ne donnent généralement pas ces informations importantes sur l’emballage.

Pour les retrouver, des dizaines d’études scientifiques ont été consultées. Au passage ce guide présente d’ailleurs l’intérêt de corriger de nombreuses valeurs erronées que l’on rencontre sur des sites internet ou dans des ouvrages grand public.

Ce guide des index glycémiques qui vient de paraître rappelle aussi les points-clés d’une alimentation à index glycémique bas, donne des astuces pour abaisser l’IG des repas, et une liste type de courses avec les aliments indispensables. Ce guide est utile dans les régimes type IG, Montignac, Atkins, nutrition comportementale. Ce guide est le complément direct de deux ouvrages recommandés par LaNutrition.fr pour rester mince et en bonne santé :


www.lanutrition.fr

Bactérie E. coli : la piste égyptienne

Le Figaro note en effet qu’« alors qu'une dixième personne a été hospitalisée mardi à Bordeaux, les autorités sanitaires en savent un peu plus sur l'origine présumée de la bactérie E.coli qui vient de faire 4 nouvelles victimes en Allemagne, portant à 48 le nombre de décès survenus depuis le début de l'épidémie ».
Le journal rappelle que « le même germe est en cause de part et d'autre du Rhin. À savoir, la souche O104 ; H4 isolée, pour l'instant, chez quatre des seize personnes infectées à Bordeaux ainsi que sur la plupart des milliers de malades recensés en Allemagne et en Suède depuis la mi-mai ».
Gilles Salvat, directeur du laboratoire de l'Agence de sécurité sanitaire des aliments, précise qu’« il s'agit d'une souche très rare de bactérie E.coli productrice de shigatoxines (substances responsables d'atteintes sanguines et rénales, NDLR) dont la dernière manifestation remonte à 2005 sur un cas en Corée du Sud. »
« Celle qui vient de sévir à Bordeaux et en Allemagne est génétiquement différente avec une origine probablement humaine et une virulence très marquée, puisqu'elle provoque un syndrome hémolytique et urémique dans 25 à 30% des cas, contre 5 à 10% avec des souches plus communes »,
poursuit le spécialiste.
Le Figaro indique que « dans les deux cas, les malades ont consommé des graines germées dont les experts travaillant sous la houlette de l'Agence européenne de sécurité sanitaire commencent à remonter la trace. Il s'agit de semences de fenugrec [issues de culture biologique], une légumineuse méditerranéenne voisine du trèfle, «importées d'Égypte en 2009 et/ou en 2010 par la société allemande AGA SAAT», révèle l'EFSA ».
Le quotidien précise toutefois que « pour valider définitivement cette piste égyptienne, les experts doivent encore vérifier que les graines suspectes sont bel et bien porteuses d'O104-H4 ».
Le journal relève en outre qu’« après les Pays-Bas et la Grande-Bretagne, la France a déconseillé hier, à titre «préventif», la consommation de graines germées. […] Selon l’OMS, les enquêtes menées lors de précédentes épidémies ont montré que «les agents pathogènes trouvés dans les graines germées viennent très probablement des graines elles-mêmes», contaminées «dans les champs ou au cours de la récolte, de la conservation ou du transport» ».
Le Parisien aborde également ces « mêmes graines égyptiennes bio livrées en France et en Allemagne » et livre les propos de Frédéric Vincent, porte-parole des questions de santé à la Commission européenne. Celui-ci explique que le fournisseur égyptien « a été identifié grâce aux investigations permises par les factures et les interrogatoires de malades. Depuis quelque temps, on imaginait que les graines pouvaient venir de loin, et l’idée était de trouver le lien entre les crises françaises et allemandes ».
Le responsable ajoute lui aussi qu’« aucune analyse n’a encore établi que la contamination à la bactérie O104-H4 est due aux graines ».
Le Parisien remarque que « la Commission européenne va maintenant chercher à contacter les autorités du Caire pour voir dans quelles conditions les graines ont poussé ».
www.mediscoop.net

L’infirmier en oncologie au cœur du parcours de soins : rôle clinique et coordination multidisciplinaire en Algérie

   La prise en charge du cancer connaît une évolution importante en Algérie. L’augmentation du nombre de patients, la diversification des tr...