mardi 24 mars 2015

Comment interpréter les résultats d'une analyse d'urine (ECBU) ?










Les résultats de l'examen cytologique

L’Examen cytobactériologique des urines (ECBU) est un examen microbiologique qui permet à la fois de diagnostiquer une infection urinaire en identifiant le germe responsable et d’aider à choisir le meilleur traitement. Il est l’examen le plus demandé en pratique médicale et son interprétation est relativement facile, en théorie. Un manque de rigueur dans les étapes de sa réalisation peut néanmoins conduire à des résultats de qualité assez moyenne, et par conséquent, peu fiables.

Aspect macroscopique

L’urine normale a une couleur claire, d’aspect jaune citron tandis que l’urine infectée est souvent trouble, d’odeur nauséabonde et de couleur plus foncée. Parfois, on note même la présence de sédiments tantôt blanchâtres (phosphates), tantôt rouge brique (acide urique ou urates).

Examen Cytologique

Au cours de l’examen, on dénombre les différents éléments contenus dans un volume donné de l’urine étudiée. Le nombre de chacun d’entre eux est rapporté au ml. A l’état normal, l’urine est très pauvre en éléments cellulaires : les hématies (plus communément appelés globules rouges) dépassent rarement le nombre de 1000 et les leucocytes (globules blancs) le nombre de 10 000.
► Les leucocytes
En cas d’infection urinaire, les leucocytes sont très souvent rencontrés en grand nombre, car la multiplication bactérienne s’accompagne d’une levée des défenses immunitaires. La leucocyturie est alors élevée (> 10 000 ml leucocytes/ml). On parle également de pyurie élevée, ce qui correspond à la présence de pus, elle-même correspondante à des leucocytes altérés dans les urines.
Attention, ce n’est pas parce que la leucocyturie est faiblement positive, voire négative, qu’il n’y a pas d’infection : certaines personnes (nouveau-nés, femmes enceintes, personnes séropositives...) peuvent avoir des défenses immunitaires affaiblies.

► Les hématies
En situation normale, les hématies sont rarement supérieurs à 10 000/ml d’urine. En cas de troubles anormaux, une forte hématurie peut même être repéré à l’œil nu. Les traumatismes, les calculs, les cystites hématuriques, la tuberculose, les tumeurs de l’appareil urinaire, les troubles de la coagulation (à la suite par exemple de traitements anticoagulants) peuvent en être à l’origine.


► Les cristaux
Les cristaux ne sont pas pathologiques lorsqu’ils sont constitués de substances présentes habituellement dans l’urine, comme l’acide oxalique, l’acide urique ou les sels de calcium. En revanche, les cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien peuvent révéler une infection urinaire causée par une bactérie uréasique.
► Les cylindres
Les cylindres urinaires sont constitués par une agglutination de protéines différentes dont l’origine peut permettre la suspicion d’une pathologie.
Les cylindres hématiques (qui contiennent des globules rouges) indiquent une probable atteinte des glomérules.
Les cylindres leucocytaires (qui contiennent des globules blancs) traduisent une maladie infectieuse.
Les cylindres hyalins (qui ont la transparence du verre) ne permettent pas d’affiner un diagnostic, même si ils sont assez fréquemment le signe d’une inflammation des reins.
En situation normale, cylindres hyalins < 8 /µL
Les cylindres granuleux s’observent dans toutes les pathologies rénales, tandis que les cylindres cireux en soulignent le stade avancé.
En situation normalen cylindres granuleux < 1 /µL
Les cylindres graisseux sont retrouvés en cas de glomérulonéphrite, une maladie des reins qui se caractérise par l’atteinte des glomérules.
► Les cellules épithéliales
La présence de ces cellules est sans signification car elle correspond à une perte tout à fait normale des cellules superficielles du tissu des voies urinaires basses. En revanche, la présence de plus de 3 cellules/µL d’urine suggère une possible affection tubulaire.
En situation normale, cellules épithéliales urothéliales (voies hautes) < 3 /µL

Les résultats de l'antibiogramme


L’antibiogramme est une technique de laboratoire qui vise à tester la sensibilité d’une souche bactérienne vis-à-vis de plusieurs antibiotiques. On place la culture de bactéries en présence des différents antibiotiques et on observe les conséquences sur le développement et la survie de cette dernière. Il existe ensuite trois interprétions différentes :
► La bactérie est sensible à l’antibiotique : il suffit d’une faible concentration de l’antibiotique en question pour tuer les bactéries et la dose nécessaire est administrable chez l’homme.
► La bactérie est résistante à l’antibiotique : la dose nécessaire pour tuer les bactéries est beaucoup trop élevée pour être supportée chez l’homme sans effets secondaires majeurs. Un tel antibiotique ne peut donc être utilisé pour traiter l’infection.
► La bactérie est intermédiaire à l’antibiotique : la dose nécessaire pour tuer les bactéries est tantôt administrable chez l’homme, tantôt dangereuse. Il faut donc considérer que la bactérie est résistante in vivo, c'est-à-dire dans l’organisme.
L’antibiogramme permet donc au médecin de choisir le meilleur traitement antibiotique individualisé contre la souche bactérienne responsable de l’infection.

Les résultats de l'examen par bandelette urinaire

L’analyse de l’urine par bandelettes est une des analyses les plus fréquentes. Elle permet de mettre en évidence les infections urogénitales, mais aussi divers troubles métaboliques, hépatiques et rénaux.
Le test se compose d’une bandelette présentant des zones réactives permettant de rechercher dans l’urine la présence de différents éléments tels que les nitrites, les protéines, le glucose, les corps cétoniques, l’urobilinogène, la bilirubine mais aussi d’estimer la densité ou le pH.

Interprétation d'une bandelette réactive urinaire


Paramètres mesurables

La plupart des maladies de reins et des voies urinaires sont accompagnées d’altérations pathologiques de la composition de l’urine. Les plus importantes de ces altérations comme une bactériurie, protéinurie, leucocyturie et hématurie   peuvent être décelées rapidement, simplement et simultanément. Les paramètres suivants peuvent être déterminés:

  • Poids spécifique (densité)
  • pH
  • Leucocytes
  • Nitrites
  • Protéines
  • Glucose
  • Corps cétoniques
  • Urobilinogène
  • Bilirubine
  • Erythrocytes/Hémomoglobine
L’analyse avec les bandelettes livre des informations cliniques sur les maladies des reins et des voies urinaires, sur le diabète et les troubles céto-acidosiques du métabolisme, les maladies hépatiques et les troubles hémolytiques.
Le nombre des tests par bandelette peut varier. L’illustration ci-dessous montre une gamme de comparaison des couleurs.
Attention: Des échantillons d’urine peuvent avoir leur propre coloration forte (lors de présence de bilirubine ou de colorants extrinsèques, comme par exemple les médicaments), qui peut masquer la couleur de la vraie réaction.
Le status urinaire complet est le type d'analyse d'urine le plus courant pratiqué dans les hôpitaux et les cabinets médicaux.

Gamme de comparaison des couleurs d'un type de bandelettes.

Procédure

L’interprétation peut être soit visuelle soit évaluée  avec un appareil  automatique.

Interprétation visuelle des bandelettesAutomate pour la lecture photométrique des bandelettes
L’échantillon doit être aussi frais que possible, soigneusement  mélangé mais pas centrifugé.
Comme chaque surface de bandelette contient les quantités bien dosées et stables de réactifs standards, les tests sont simples:

  1. Plonger les bandelettes rapidement (1 seconde au maximum) dans l’urine de sorte que toutes les surfaces soient mouillées
  2. Essuyer le surplus d’urine sur le bord du récipient
  3. Comparer la réaction de la couleur avec la gamme des couleurs présentée (le temps de lecture peut varier suivant le produit, utiliser un chronomètre !). Une coloration qui apparaît sur la tranche de la bandelette ou qui n'apparaît qu'au bout de 2 minutes n'est pas valable et n'a pas de valeur diagnostique.
L’interprétation fournie  par l’appareil a les avantages suivants, en plus du gain de temps :

  • Elle n'est pas influencée par la lumière ambiante.
  • La  coloration spontanée de l’urine est prise en compte.
  • Les variations individuelles de l'interprétation des couleurs ne joue aucun rôle.

Important

L’échantillon  d’urine ne devrait pas être entreposé pendant plus de 2h , ni être exposé à la lumière directe du soleil  afin d'éviter les altérations de l'urine qui pourraient   fausser  les résultats. 

www.passeportsante.net
http://e-learning.studmed.unibe.ch/UroSurf_FR/theory/chemanal.html?urosurf|theory|chemanal

vendredi 20 mars 2015

LMD et Statut des paramédicaux de mars 2011, pour quand l'application?




















Le décret exécutif n°11-121 portant statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps des paramédicaux de santé publique a été publié dans le dernier le Journal officiel, daté du 20 mars 2011.

Le texte en question a pour objet de préciser les dispositions particulières applicables aux corps des paramédicaux ainsi que les conditions d'accès aux divers grades et emplois correspondants. Au total, 5 filières du secteur public sont concernées par ces nouvelles dispositions à savoir celle des soins, de la rééducation et réadaptation, des branches médico-technique et médico-sociale et enfin celle de l'enseignement et l'inspection pédagogique paramédicale.
Dans son chapitre relatif aux droits et obligations, le nouveau texte annonce une série de droits élémentaires tels le transport pour le personnel de garde, la restauration, l'habillement ainsi que la couverture sociale dans le cadre de la médecine du travail ainsi qu'une protection spéciale à l'occasion et durant l'exercice de sa fonction. Quant au chapitre 3, il est consacré au recrutement, le stage, la titularisation, la promotion et l'avancement dans la carrière. Ainsi, l'article 10 du décret stipule qu'au recrutement, les nouveaux venus sont considérés comme stagiaires soit par arrêté soit par décision et ce pour une durée d'une année. A l'issue de cette période, les stagiaires sont soit recrutés ou astreints à une prorogation de stage pour une seule fois et pour la même durée. Si au bout de cette dernière chance, ils ne sont pas titularisés, ils sont licenciés sans préavis ni indemnités.
Quant à l'avancement, le nouveau texte n'apporte aucune nouveauté étant donné que les trois durées prévues à l'article 11 du décret présidentiel 07-304 sont toujours en vigueur. Quant à la formation et à l'évaluation, deux questions qui ont été de tout temps revendiquées par les partenaires sociaux qui ont exigé l'introduction du système du LMD pour le personnel paramédical en fonction afin de lui permettre d'avancer dans leur carrière, le nouveau décret, dans son chapitre 5, précise à travers l'article 14 que l'organisme employeur est tenu d'assurer la formation, le perfectionnement et le recyclage des paramédicaux de santé publique en vue d'une amélioration continue de leur qualification et de leur promotion. Aussi, les paramédicaux sont évalués par rapport à la réalisation des objectifs, l'esprit d'initiative, leur participation aux travaux de recherche ainsi que la discipline.
Au sujet des dispositions d'intégration, le nouveau texte précise que les paramédicaux appartenant aux corps gradés tels que prévus par le décret 91-107 relatif à l'ancien statut de la corporation, sont intégrés et reclassés à dater du présent texte selon la nouvelle classification. Ces derniers sont rangés à l'échelon correspondant à celui qu'ils détiennent dans leur grade d'origine. Le reliquat d'ancienneté acquis dans le grade d'origine est pris en compte pour l'accès au grade d'accueil. Dans ce contexte, l'article 19 prévoit à titre transitoire une durée de 5 ans à compter de la date d'effet du présent décret, l'accès à un autre grade s'effectue selon l'appréciation cumulative au titre du grade d'origine. La nouvelle classification introduit des nouveautés pour la filière soins qui comprendra désormais 4 corps alors que pour les aides-soignants, deux grades sont ouverts à savoir celui d'aide-soignant et celui d'aide-soignant principal.
Le nouveau décret revient en détail sur l'ensemble des filières du corps paramédical avec notamment les conditions de recrutement, d'intégration ainsi que les missions qui leur sont assignées. Le texte comprend également une classification des grades et bonification indiciaire des postes supérieurs. Ainsi pour la filière soins, composée de 4 corps et 11 grades, la classification par catégorie est comprise entre la 8 pour l'aide-soignant et la 13 pour l'infirmier major de santé publique avec un indice minimal respectif de 379 et 578. La nouveauté introduite par le décret prévoit une année de formation supplémentaire pour les promotions 2011, 2012 et 2013, abrogeant ainsi les dispositions de l'ancien décret datant de 1991.
Par ailleurs, le corps des sages-femmes, longtemps apparenté à celui des paramédicaux, a fait l'objet d'un nouveau statut particulier à travers le décret 11-122 promulgué à la même date de celui des paramédicaux. Le statut en question concerne les sages-femmes exerçant dans le secteur public. La nouvelle classification des grades sera fixée par arrêté ministériel alors qu'en revanche, les droits et obligations restent inchangés du fait que l'ordonnance 06-03 de 2006 est toujours en vigueur.
Contacté au sujet de ce nouveau statut particulier, le premier responsable du syndicat algérien des paramédicaux (SAP) a estimé que ce texte ne répond pas réellement aux aspirations exprimées à travers la plate-forme de revendications étant donné que la classification obtenue lors des travaux de la commission mixte n'a pas été prise en considération et que la catégorie supplémentaire accordée ne reflète nullement les préoccupations formulées. En plus, ajoute notre interlocuteur, le nouveau texte ne fait allusion à aucun moment à la question du LMD, une revendication centrale, selon lui. De ce fait, le SAP rejette ce texte et maintient sa grève illimitée prévue à partir du 11 du mois courant et dont le prévis a été déposé le 3 du même mois.
www.djazairess.com


Voire le Statut

mercredi 11 mars 2015

Incendie à l'hôpital, la faute à qui?





















BLIDA - Deux personnes ont trouvé la mort et autant ont été blessées dans un incendie qui s'est déclaré tôt mardi à l'hôpital Frantz Fanon de Blida, a-t-on appris d'un responsable de service au sein de l'étblissement.

L'incendie qui serait dû à un court circuit, s'est déclaré au service neurologie Maazi dépendant de l'hôpital Frantz Fanon, faisant deux morts par asphyxie parmi les pateints, et deux blessés, selon le chef de service, Boudali Maamar.

Un des blessés, un patient, a été atteint de brulures de troisième degré, ce qui a nécessité son transfert à l'hopital de Douéra, alors que le second, employé au sein du même service, a eu des blessures jugées superficielles, a précisé la source.

L'incendie, qui s'est déclaré à 5h30, serait dû à un court circuit, ayant ravagé le premier étage de l'établissement hospitalier. Il a été circonscrit grâce à l'intervention des éléments de la Protection civile, selon la même source.

www.aps.dz

dimanche 8 mars 2015

Etre ou ne pas être telle est la question






















Le DE d'infirmier forme les étudiants à devenir les collaborateurs directs du médecin, capables d'appliquer ses prescriptions, d'administrer les médicaments, de poser les perfusions, d'effectuer les prises de sang, de prendre en charge le bien-être et l'hygiène du malade, de surveiller et transmettre l'évolution de son état. Prévention, information, éducation, organisation des soins, soutien psychologique sont autant de fonctions dévolues à l'infirmière. Ses interventions et ses techniques varient selon la structure dans laquelle elle travaille : service de soins hospitaliers, centre de rééducation, centre de soins, dispensaire, centre de prévention, maison de retraite ou service de maintien à domicile notamment. Après 24 mois d'expérience en services de soins, il est possible d'exercer en libéral.

Depuis la rentrée 2009, les étudiants obtiennent leur diplôme par 180 crédits européens et le grade de licence.

www.onisep.fr

jeudi 5 mars 2015

Infirmier Bac+4 pour un avenir flou






















Léonie Chaptal, médecin, est à l'origine de la fondation de la profession infirmière suite à un rapport rédigé en 1921 sur la profession et la nécessité d'une formation technique, d'une législation et d'un diplôme d'Etat.

Un décret, le 27 juin 1922, institue trois brevets de capacité en créant conjointement un conseil de perfectionnement qui met au point les programmes des études, organise les examens et pose les conditions de recrutement. L'Etat crée un diplôme mais permet parallèlement l'embauche d'infirmières non diplômées. Elles sont moins payées et donc préférées à l'embauche, ce qui va avoir pour conséquence le chômage d'un certain nombre d'infirmières DE (Diplômées d'Etat) lors de la crise de 1929.

Le 18 février 1938, un décret dissocie la part sociale de la part technique des soins en divisant alors la profession selon deux axes : assistante sociale et infirmière DE.

C'est la loi du 15 juillet 1943, sous le régime de Vichy, qui propose la première définition de la profession infirmière. Cette même loi impose aux établissements publics hospitaliers l'obligation de recruter des infirmières diplômées d'Etat.

Après la seconde guerre mondiale, le « baby-boom » engendre une forte demande en infirmières alors que parallèlement les compétences à acquérir et la liste des technicités requises ne cessent d'augmenter.

Dans les années cinquante, la pénurie l'emporte sur la compétence à tel point qu'environ 70% des soignantes ne sont pas diplômées.

L'arrêté du 5 septembre 1972 écrit une page historique de la profession en y inscrivant des caractéristiques comme:

· L'infirmière est au service des personnes en matière de santé

· L'infirmière est éducatrice de santé

· L'infirmière est recrutée sur son aptitude à penser et à agir

· L'infirmière doit collaborer avec les autres travailleurs sanitaires et sociaux

La conception de cette nouvelle formation n'est alors plus centrée sur la maladie mais sur la santé et la personne humaine. Dès cet arrêté, la durée de formation passe à 28 mois pour atteindre 33 mois en 1979.

En 1966, l'Organisation mondiale de la santé définit le rôle de l'infirmière en déclarant que c'est à elle « qu'incombe le diagnostic infirmier, l'initiative, la réactualisation des soins et le contrôle ». La profession se voit alors responsable de son évolution et la fonction infirmière se précise alors peu à peu pour arriver, vingt cinq ans après, à la réunion de la profession en un diplôme commun aux infirmières de soins généraux et à celles spécialisées en santé mentale.

Le décret de 1992 porte les études à 36 mois et 7 semaines. Le nouvel infirmier « tronc commun » a montré depuis que la richesse de la profession réside bien dans sa capacité à prendre en charge tout malade quelle que soit la pathologie dont il souffre. Cette capacité d'adaptation ne peut être qu'un plus à une époque où la santé publique doit évoluer.

Aujourd'hui, dans la construction de l'espace européen de l'enseignement supérieur et de la recherche, initiée lors d'une conférence à la Sorbonne en 1998 par quatre pays (Allemagne, Grande Bretagne, Italie et France), l'harmonisation des études passe à l'échelle européenne. Les accords de Bologne en 1999 qui ont été actualisés à Prague en 2001 puis à Berlin en 2003 sont l`avenir des études supérieures et donc de la profession infirmière. Cette politique concerne désormais 36 états de la « Grande Europe ».

Cet accord de Bologne présente les points essentiels suivants :

· Etablir un système lisible de diplôme

· Adopter une architecture comparable des études supérieures fondée sur trois niveaux (licence, Master, Doctorat ou encore LMD)

· Développer des formations modulaires selon le système européen de crédits dits ECTS (European Credits Transfer System)

· Faire du continent européen un vaste espace permettant facilement la mobilité des étudiants par la mise en place de bourses de mobilité

· Faciliter la mobilité des enseignants et des chercheurs et donner aux formations une dimension européenne

· Rendre cet espace lisible et attractif à l'échelle du monde entier

· Intégrer les besoins de formation professionnelle aux divers niveaux et répondre aux aspirations à la formation tout au long de la vie

L'universitarisation de la profession infirmière

Une approche historique et pratique de l'étude de l'évolution de la profession infirmière

http://www.memoireonline.com/09/09/2718/Luniversitarisation-de-la-profession-infirmiere.html


lundi 2 mars 2015

SOS infirmiers en détresse















Un tiers des personnels infirmiers des services de soins intensifs souffrent de surmenage sévère dans une étude français.
Un tiers des personnels infirmiers des services de soins intensifs souffrent d'un syndrome de surmenage sévère, selon une étude française, et ils auraient aussi un risque accru de syndrome de stress post-traumatique par rapport au personnel d'autres services, selon une étude américaine. Le syndrome de surmenage ou d'épuisement professionnel ("burn out") a été identifié au début des années 1970, en particulier chez les professionnels de santé, avec des prévalences variables entre médecins et infirmiers ainsi que d'une spécialité à l'autre, rappellent Marie-Cécile Poncet de l'hôpital Saint-Louis à Paris et ses collègues dans une étude publiée dans l'American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine (AJRCCM).

Cette fois, les chercheurs se sont intéressés aux services de soins intensifs qui sont caractérisés par un haut niveau de stress lié au travail qui y est effectué, un facteur de risque bien connu de syndrome d'épuisement professionnel.

Dans cette étude financée par l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), ils ont envoyé un questionnaire à 286 services de soins intensifs sur l'ensemble du territoire, recevant des réponses de 2.392 infirmières travaillant dans 165 services.

Un surmenage sévère, évalué par un score supérieur à -9 points sur le test MBI (Maslach Burnout Inventory), a été retrouvé chez 785 personnes (32,8%), sans différence entre les infirmières, les assistantes ou les responsables de service, mais avec une fréquence plus élevée dans les CHU par rapport aux autres établissements (36% vs 31%).

Les chercheurs ont aussi noté la prévalence des symptômes pour évaluer l'impact du surmenage professionnel sévère sur la vie quotidienne et tous étaient significativement plus fréquent par rapport aux personnes sans syndrome sévère: sommeil perturbé (66% vs 50%), insomnie (65% vs 55%), irritabilité (62% vs 37%), envie de changer de travail (60% vs 29%), troubles de l'alimentation (52% vs 28%), dépenses d'argent excessives (47% vs 33%), pertes de mémoire (41% vs 28%), troubles de la libido (35% vs 15%) et symptômes dépressifs (29% vs 4%).

L'analyse des réponses permet d'identifier des facteurs de risque d'un syndrome sévère de surmenage professionnel: des conflits avec les patients double presque le risque d'en développer un (OR=1,96), la prise en charge d'un patient mourant l'augmente de 39% et la décision d'arrêter les soins palliatifs de 14%.

A l'opposé, d'autres facteurs semblent protéger du risque de syndrome sévère: l'âge avec une baisse de 3% par année supplémentaire, la capacité de programmer les jours de repos respectant les voeux du personnel (-31%), la participation à une équipe de recherche (-27%), des relations de qualité avec l'infirmier responsable du service (-8%) ou avec les médecins (-19%).

Ces résultats suggèrent de développer des équipes de recherche dans les services de soins intensifs, de trouver des moyens de prévenir les conflits et d'améliorer la communication afin de réduire l'épuisement professionnel, concluent les auteurs.

Dans une seconde étude publiée dans la même édition de l'AJRCCM, une équipe américaine a évalué l'impact psychologique du travail en service de soins intensifs, considérant que le personnel soignant pourrait développer des symptômes proches d'un syndrome de stress post-traumatique.

Meredith Mealer et ses collègues de la faculté de médecine Emory à Atlanta ont envoyé un questionnaire à 351 infirmières générales et de soins intensifs de trois établissements ainsi qu'à 140 infirmières de soins intensifs dans la métropole.

La prévalence des symptômes de syndrome de stress post-traumatique en relation avec leur travail était de 24% parmi les infirmières de service de soins intensifs, contre 14% pour les infirmières générales. Environ un quart des infirmières de soins intensifs de la métropole présentaient aussi ces symptômes.

En revanche, la prévalence des symptômes dépressifs et anxieux était équivalente dans les deux groupes.

Les auteurs estiment qu'il serait important de trouver les moyens d'augmenter la satisfaction des infirmières travaillant en service de soins intensifs et pour cela, analyser notamment les caractéristiques des personnes qui ont le plus grand risque de développer des symptômes de stress post-traumatique.

Dans un éditorial, le Dr Randall Curtis de l'université de Washington à Seattle et Kathleen Puntillo de l'université de Californie à San Francisco se demandent s'il y a une "épidémie" d'épuisement professionnel et de syndrome de stress post-traumatique parmi le personnel des services de soins intensifs.

Ces deux études s'ajoutent à d'autres données pour montrer que les professionnels de santé ont des problèmes importants qui surviennent pendant qu'ils délivrent des soins aux patients. Même s'il n'y a pas de preuve claire de troubles psychiatriques significatifs sur le plan clinique, ils estiment que ces travaux sont suffisants pour appeler les équipes de recherche, les établissements, les sociétés savantes, les agences gouvernementales à mettre en place des actions destinées à prendre en charge la santé mentale de ces personnels, ce qui devrait aussi améliorer les soins reçus par les patients dans ces services.
http://www.infirmiers.com/

mardi 24 février 2015

Cholestérol : des "nano-drones" pour nettoyer les artères ?




















Ouest-France avec agences 
Des nano-médicaments, définis comme des "drones miniatures" par une équipe de scientifiques, ont éliminé les plaques de cholestérol accumulées dans des artères de souris.

Selon une étude médicale publiée, ce mercredi, dans Science Translational Medicine (à lire ici, en anglais), des nanoparticules qui agissent comme des sortes de « drones miniatures » pourraient éliminer les plaques de cholestérol accumulées dans les artères.

« C'est le premier exemple d'une technologie ciblée utilisant des nanoparticules qui réduit l'athérosclérose dans un modèle animal. Des années de recherche et de collaboration nous ont permis d'arriver à utiliser les nanotechnologies pour guérir des inflammations, pour remodeler et stabiliser des plaques dans un modèle d'athérosclérose avancée », avance Omid Farokhzad, professeur à la Harvard Medical School, coauteur de cette étude.
Le traitement directement transporter vers le cholestérol

De nombreux essais sont encore à effectuer, mais les médecins se penchent sérieusement sur ce nouvel outil permettant de combattre l'athérosclérose, soit l'obstruction des artères par des graisses qui est l'une des premières causes de mortalité aux Etats-Unis.

Pour obtenir ces résultats prometteurs, les scientifiques ont utilisé des nano-médicaments (les nano-drones, donc) pour transporter directement un traitement aux endroits où des plaques s'étaient formées.

Après des tests sur des souris, ils ont constatées que ces nano-médicaments réparaient, effectivement, de manière significative les dommages aux artères et que les plaques étaient stabilisées.

Toutefois, les souris ne pouvant pas subir d'attaque cardiaque, les scientifiques ne peuvent toujours pas savoir à quel point ce traitement sera efficace ou sans danger chez l'homme. Or, disent-ils, ces essais cliniques pourraient ne pas débuter avant plusieurs années.

www.ouest-france.fr

samedi 21 février 2015

Halte à l'esclavage des infirmiers






















Compagne de solidarité avec les infirmiers des urgences du service de cardiologie du CHU de Beni Messous à Alger .
 Les infirmiers des urgences cardiologiques du CHU ISSAAD Hassani tirent la sonnette d'alarme en lançant un appel de détresse à la tutelle en interpellant Mr le ministre de la santé, ainsi que les responsables de la direction de la santé d'Alger et le bureau national du syndicat des paramédicaux en vue d'intervenir pour mettre fin aux conditions désastreuses et lamentables dans leurs milieu de travail.
Les infirmiers diplômés d'état sont appelés à accomplir des taches qui ne relèvent pas du rôle propre de l'infirmier, par manque d'agents de service et d'agents de sécurité l'infirmier de garde assure la sécurité du service et remplace le coursier et l'agent d’accueil pendant la garde, en allant chercher les médecins résidents dans leur chambres de garde car le médecin interne quitte le box de consultation avant minuit pour aller se reposer dans sa chambre de détente.

vendredi 18 juillet 2014

Cancer du sein : un simple test sanguin pour le détecter ?
















 Un test sanguin qui pourrait sauver bien des vies. Si la mortalité liée au cancer du sein a diminué depuis quatorze ans, comme l'indique l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, 11 500 femmes en mourraient encore en 2010. Mais ce chiffre pourrait largement baisser à la suite de la découverte de scientifiques de l'university College of London publiée dans la revue Genome Medicine. Selon les chercheurs, un simple test sanguin pourrait en effet prédire un cancer du sein dix ans avant l'arrivée de la maladie.

Les universitaires ont identifié un "changement" de molécule dans les tests sanguins qui augmente le risque pour une femme d'avoir un cancer du sein. Si le marqueur est lié au gène BRCA1 du cancer du sein, les chercheurs l'ont également relevé chez les femmes qui ne possèdent pas la mutation à l'origine de la maladie. Or, si 10 % des cancers du sein sont causés par des variantes du gène BRCA1 héritées des parents, les autres - soit près de 90 % des cas - restent inexpliqués, comme le rappelle le journal britannique The Guardian.
Appliquer les mesures de prévention

La découverte des chercheurs britanniques permettrait donc aux femmes sans prédisposition connue à la mutation génétique à l'origine du cancer du sein de savoir si elles ont malgré tout un risque de contracter la maladie. Les médecins n'auraient alors plus qu'à appliquer les mesures de prévention avant l'arrivée du cancer.

Le professeur Martin Widschwendter, qui a mené la recherche dans l'université britannique, assure ainsi que les femmes "pourraient travailler avec leur docteur pour explorer les options possibles pour les aider à contrôler le risque" de cancer. Et l'expert de préciser que cela "pourrait inclure des changements dans le mode de vie, des médicaments réduisant le risque ou encore de la chirurgie". La chimiothérapie pourrait également être utilisée pour les femmes à haut risque.
www.lepoint.fr

samedi 27 juillet 2013
















Le Monde
Le Monde rapporte que selon les auteurs d’une étude espagnole parue le 18 avril dans Chemistry & Biology, « dans les pays occidentaux, la mortalité et la morbidité liées aux effets indésirables des médicaments sont presque équivalentes à celles du cancer ou des maladies cardiovasculaires ». « En France, les effets secondaires des médicaments seraient responsables d’au moins 18 000 décès par an », avance le magazine. « C’est un fléau qui tue plus que les suicides et les accidents de la route réunis », relève le professeur Bernard Bégaud, pharmacien-épidémiologique à l’Inserm (Bordeaux), coauteur de cette estimation, publiée en 2000. L’équipe espagnole (Institut de recherche biomédicale de Barcelone) « a passé au crible de l’analyse chimique et biologique 1626 effets néfastes connus, signalés dans les notices de 996 médicaments », avec pour objectif de « comprendre les bases moléculaires de ces effets afin de mieux les prévenir », note le journal. « Nous fournissons à la communauté scientifique une liste de protéines et de structures chimiques associés à des effets secondaires. Ce sont autant d’ «alertes» utiles aux laboratoires pharmaceutiques ou académiques pour concevoir et développer des médicaments plus sûrs. Il s’agira d’éviter certaines interactions et/ou certaines structures chimiques », explique Patrick Aloy, un des coauteurs de l’étude. Pour le professeur Philippe Beaune, chef du pôle biologie à l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris, si « l’approche est intéressante car elle ne part d’aucun a priori sur les mécanismes en cause », elle « ignore une dimension importante : la variabilité interindividuelle de la réponse aux médicaments qui modulent l’action d’un médicament ». « On sait depuis longtemps que sur un grand nombre d’individus traités, seuls quelques-uns présenteront un effet indésirable grave. Cette modulation dépend parfois des modes de vie (…) mais elle provient souvent de variations génétiques (« polymorphismes ») qui modulent l’action d’un médicament sur ses cibles, son absorption digestive ou son élimination rénale ». Le spécialiste souligne ainsi l’intérêt d’un « génotypage des patients ». L’Académie nationale de médecine recommande depuis 2006, « de rechercher les mutations connues des gènes concernés avant la prescription d’un médicament à haut risque, comme les chimiothérapies cancéreuses et les AVK », rappelle son secrétaire perpétuel, le professeur Raymond Ardaillou. « Nous préconisons aussi de constituer des banques d’ADN des sujets recevant un nouveau médicament lors d’essais thérapeutiques », conclut-il.

www.mediscoop.net

vendredi 3 mai 2013

Découverte d'un gène de la migraine




















Le Parisien , Le Monde
Le Parisien fait savoir que « des chercheurs ont découvert le premier gène dont une mutation est fortement liée à la forme la plus répandue de migraine, selon une étude publiée dans Science Translational Medicine ».
Le journal note que « Louis Ptacek, professeur de neurologie à l'Université de Californie à San Francisco et l'un des principaux auteurs de cette recherche, précise que «seul un très petit nombre de migraineux ont ce gène mutant» appelé CKIdelta. Il se dit également «sûr» que «plusieurs autres gènes jouent un rôle» ».
Le Parisien explique que « les chercheurs ont tout d'abord mené une étude génétique sur deux familles chez lesquelles la migraine est fréquente. Ils ont découvert que la plupart des membres souffrant de migraine étaient porteurs de ce gène mutant, ou étaient l'enfant de parents qui avaient ce gène ».
« En laboratoire, ils ont par ailleurs constaté que cette mutation du gène CKIdelta affectait la production d'une protéine appelée kinase CK2, qui joue un rôle important dans nombre de fonctions vitales du cerveau et du reste de l'organisme », poursuit le quotidien.
Le Monde relaie également cette « découverte d'un premier gène impliqué dans la forme commune de la migraine » et cite Louis Ptacek qui remarque : « Il s'agit du premier gène découvert dont une mutation est liée à la forme la plus courante de migraine. C'est un premier éclairage sur une pathologie que nous ne comprenons pas encore ».

www.mediscoop.net

Des cancers différents mais des similarités génétiques




























Le Monde

Le Monde fait savoir que « deux recherches portant respectivement sur la leucémie myéloïde aiguë et le cancer utérin, confirment [que] différents cancers partagent des mutations génétiques similaires, ouvrant la voie à des traitements ciblés plus efficaces ».

Le journal précise que « l'étude sur le cancer du sang paraît dans le New England Journal of Medicine daté du 2 mai et celle sur le cancer de l'utérus est publiée dans Nature. Ces recherches s'inscrivent dans le cadre d'un vaste projet des Instituts américains de la santé (NIH) appelé "Cancer Genome Atlas Project" visant à décoder l'empreinte génétique de 10.000 tumeurs qui recouvrent une vingtaine de cancers différents ».

Le quotidien rappelle que « ce projet a déjà permis d'apporter d'importants éclairages sur les cancers du sein, du poumon et du côlon en révélant des relations génétiques entre eux et avec d'autres tumeurs. Ainsi, un type de cancer du sein présente des mutations génétiques très similaires à celui de l'ovaire. Des cancers du côlon ont souvent des mutations trouvées dans le cancer du sein et environ la moitié des cancers du poumon pourraient répondre à des traitements utilisés contre d'autres tumeurs, expliquent les chercheurs ».

Le Monde observe que « ces recherches génomiques bouleversent l'approche clinique du cancer qui de plus en plus est classé en fonction de ses caractéristiques génétiques plus que de l'organe qu'il touche ».

« La dernière étude sur la forme la plus agressive de cancer utérin ressemble aux cancers les plus graves de l'ovaire et du sein, selon les auteurs de l'étude qui ont analysé 373 tumeurs. Ces chercheurs ont également déterminé qu'une mutation du gène PI3K était plus fréquente dans les tumeurs utérines que dans n'importe quels autres cancers étudiés dans le projet Atlas », indique le journal.

www.mediscoop.net

vendredi 15 mars 2013

Les infirmières ont retrouvé le chemin des déserts médicaux














La Croix

La Croix observe en effet qu’« à la suite d’un accord de régulation signé en 2008 avec l’assurance-maladie, les installations d’infirmières ont progressé de 33,5% en 3 ans dans les zones très sous-dotées. Pour certains élus, ce type d’accord, associant l’incitation et la contrainte, est la voie à suivre pour les médecins », note le journal.

Le quotidien s’interroge ainsi : « Et si les infirmières avaient trouvé un début de solution au problème des déserts médicaux ? », et revient sur cet accord de 2008, « une petite révolution. Tout en étant largement incitatif, il instaure une petite dose de coercition pour essayer de mieux répartir les effectifs sur le territoire. L’accord prévoit que, dans les zones très surdotées, toute nouvelle installation est impossible, sauf en cas de départ ou de retraite d’une infirmière déjà en place ».

La Croix indique qu’« en 3 ans, le nombre d’infirmières en exercice, dans ces territoires, a diminué de près de 3%. Dans les zones très sous-dotées, c’est l’incitation financière qui a été privilégiée : toute nouvelle infirmière installée reçoit de l’assurance-maladie une aide à l’équipement (3.000 € par an pendant 3 ans) et bénéficie, pendant la même période, de la prise en charge de ses cotisations sociales ».

« En complément, l’assurance-maladie a accordé à toutes les infirmières une revalorisation progressive des honoraires. […] Au sein de la profession, l’accord a suscité des débats, mais n’a pas provoqué de véritable levée de boucliers, sauf parmi les étudiants », poursuit le journal, qui rappelle que « de toutes les professions de santé, ce sont les infirmières qui sont les plus inégalement réparties » sur le territoire.

www.mediscoop.net

jeudi 14 mars 2013

Des oreilles artificielles obtenues grâce à la 3D



Le Figaro

Marc Mennessier annonce dans Le Figaro que « des chercheurs américains sont parvenus à fabriquer des oreilles artificielles en cartilage en recourant à l'impression 3D. Ces prothèses pourraient venir en aide aux enfants nés avec des pavillons atrophiés ».

Le journaliste précise que « ces prothèses d'un nouveau genre ont un aspect naturel et semblent fonctionner normalement. Selon le Pr Jason Spector, directeur du Laboratoire de médecine biorégénératrice à l'Université Cornell à New York et co-auteur de ces travaux, publiés dans l'édition en ligne de PLOS ONE, elles pourraient venir en aide aux enfants nés avec une déformation de l'oreille appelée microtie (atrophie sévère des pavillons) ». Le chercheur ajoute que « des personnes perdant une partie ou la totalité de l'oreille dans un accident ou à la suite d'un cancer pourraient aussi bénéficier de cette technologie ».

Marc Mennessier explique que « le Pr Lawrence Bonassar et son équipe ont commencé avec une image numérique en 3 dimensions de l'oreille d'une personne ayant servi de modèle. Ils l'ont ensuite convertie en une véritable oreille à l'aide d'un copieur en 3D pour en faire un moule. Ils ont coulé à l'intérieur de ce moule un gel de grande densité contenant du collagène et des cellules vivantes qui a servi «d'échafaudage» pour que du cartilage humain puisse s'y développer ».

« En 3 mois, la quantité de cartilage produite dans le moule était suffisante pour remplacer le collagène », relève le journaliste. Les chercheurs précisent qu’« il faut une demi-journée pour faire le moule, environ une journée pour faire l'impression en 3D, 30 minutes pour injecter le gel et 15 minutes de plus pour sortir l'oreille du moule ». Marc Mennessier ajoute que « l'oreille est ensuite mise dans une culture de cellules vivantes pendant quelques jours avant d'être implantée ».

www.mediscoop.net

jeudi 14 février 2013

BPCO : une pathologie encore mal connue















A l'occasion du 17è congrès de Pneumologie de Langue Française qui se déroulera du 1er au 3 février 2013 à Lille, le Président de l'association BPCO Yves Grillet nous livre quelques éléments indispensables à connaître sur la réalité de la BPCO en France.


Tout comme le cancer et les maladies cardio-vasculaires, la Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) est un fléau du tabac. 80% des cas lui sont imputables. Mais à l’inverse des deux maladies précitées, elle reste toujours mal connue du grand public. La maladie se caractérise de façon extrêmement insidieuse par une diminution irréversible des débits expiratoires. En d’autres termes, du souffle. Les premiers symptômes peuvent se développer à partir de 15 ans de tabagisme. Diagnostiquée trop tard, elle expose à des risques graves de handicap : essoufflement ou dyspnée au moindre effort nécessitant dans les cas les plus graves une assistance respiratoire permanente. 3,5 millions de personnes sont touchées par la maladie soit 8% de la population française, dont 2/3 l’ignorent. Les hospitalisations dues à la BPCO sont évaluées à 800.000 et les décès à 16.000 chaque année en France, soit 3 fois plus que les accidents de la route. Plus sombre perspective encore, donnée cette fois par l’OMS : la BPCO sera en 2020 la 3ème cause de mortalité dans le monde…

Une enquête de la Fédération Française des Associations et Amicales de malades Insuffisants ou handicapés Respiratoires (FFAAIR) visant à connaître l’avis de patients BPCO sur leurs symptômes et leur ancienneté, le parcours de soin, la connaissance de la maladie et de l’âge pulmonaire a récemment été conduite. Elle suggère la fréquence de l’exposition passive aux toxiques inhalés, des signes généraux, des comorbidités et des signes classiques évocateurs de BPCO souvent présents bien avant le diagnostic.

« 3,5 millions de personnes sont touchées par la maladie soit 8% de la population française, dont 2/3 l’ignorent »

Les investigateurs de cette étude ont, en premier lieux, relevé ceux dominés par la dyspnée et la toux, ainsi que dans 2/3 des cas des signes d’asthénie, des troubles thymiques, ou encore d’amaigrissement. Ces derniers motivent la consultation chez le généraliste, mais le diagnostic est posé par le pneumologue dans 91% des cas. Dans 39% des cas, le délai entre les premiers symptômes et le diagnostic dépasse 4 ans. Enfin, faits révélateurs résultant d’un questionnaire donné aux patients : le terme BPCO est inconnu dans 80% des cas, le stade de la maladie dans 63% des cas et l’âge pulmonaire dans près de 90%. La BPCO est une maladie qui ne se manifeste donc pas de façon spectaculaire. Son début est très progressif. La dyspnée apparaissant lentement, les personnes touchées réduisent leurs activités physiques presque inconsciemment et quand elles se sentent essoufflées lors d’effort inhabituels, il est souvent trop tard. D’où l’intérêt d’une détection précoce en présence du principal facteurs de risque : le tabac. Dans la pratique, une personne qui a fumé l’équivalent d’un paquet par jour pendant quinze ans devrait être dépistée. En ce sens, des sujets jeunes, s’ils ont commencé le tabac entre 15 et 17 ans, peuvent être dépistés BPCO pratiquement dès l’âge de 30 ans. Cette incidence jeune est un des nouveaux visages de la maladie.
BPCO : Un nouveau visage ?
Plus de femmes

Un autre aspect méconnu de la maladie tient à la proportion croissante de femmes atteintes. Ayant largement rattrapé leur retard sur les hommes quant à leur niveau de tabagisme, elles représentaient 40% des malades en 2005. Les données scientifiques disponibles font état en outre d’une plus grande sensibilité des femmes aux méfaits du tabac. Elles seraient donc, en comparaison aux hommes, potentiellement plus fragiles face à la maladie obstructive. Une étude française a exploré ce point par l’analyse des données de la cohorte Initiatives BPCO. Ses conclusions sont claires. L’expression de la BPCO diffère effectivement entre hommes et femmes. Ces dernières ont, à âge et Volume Expiratoire Maximal par Seconde (VEMS) égal, un score de sévérité de la maladie (score BODE) plus élevé. En raison d’une dyspnée plus marquée et d’un IMC plus bas, une anxiété plus fréquente et, parmi les facteurs de risque, des expositions professionnelles plus rares.
Tabac et cannabis : pas une simple addition

Si le risque carcinologique du cannabisme reste indiscutable, son rôle dans la BPCO est de plus en plus évoqué. Un lien entre cannabis et BPCO, voire emphysème, est suggéré par de nombreuses études. A l’heure où la consommation de cannabis tend à être banalisée, il est urgent de rappeler sa nocivité, généralement bien moins connue que celle du tabac. Les effets respiratoires de la consommation régulière de cannabis sont difficiles à étudier. En raison, d’une part du caractère illicite de cette drogue dans de nombreux pays, rendant difficile le recrutement de sujets pour des études, et d’autre part de son association fréquente au tabagisme, compliquant l’analyse de l’imputabilité propre de la drogue dans les effets respiratoires observés. Pour autant, quelques points clés plaident en sa défaveur dans le cadre de la BPCO : Le cannabis consommé aujourd’hui a des teneurs en THC (tétrahydrocannabinol) quinze fois supérieures à celles du cannabis des années 60,

« Le cannabis consommé aujourd’hui a des teneurs en THC (tétrahydrocannabinol) quinze fois supérieures à celles du cannabis des années 60 »

rendant obsolètes les conclusions des études longitudinales menées à cette époque. Le fumeur de cannabis « tire »des bouffées plus importantes (+ 66%), qu’il inhale plus profondément (+ 33%) et qu’il retient plus longtemps que le fumeur de tabac. La consommation quotidienne de 3 à 4 cigarettes de cannabis peut, en termes de bronchite chronique et d’altérations du mucus bronchique, être comparée à la consommation de 20 cigarettes par jour.
BPCO : plus vieux, plus vite…

La Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive serait associée à une dysfonction des télomères et à un vieillissement prématuré. Une équipe pluridisciplinaire du CHU de Créteil a étudié cette hypothèse encore méconnue. Le constat est un vieillissement prématuré, évalué par une diminution de la densité osseuse et de la masse musculaire, survenant chez les patients BPCO et les fumeurs à capacité de diffusion du CO basse. Cela suggère que la destruction du poumon et l’emphysème sont le principal facteur conduisant au vieillissement prématuré chez les patients BPCO et les fumeurs.
BPCO non tabagique

On considère que 20 à 25% des BPCO atteignent des sujets non tabagiques, chiffre loin d’être négligeable au vue de malades qui se comptent par millions. Plusieurs facteurs dits professionnels, qui représentent 15 % des BPCO non tabagiques, sont aujourd’hui bien établis et dans cet axe, le rôle des médecins du travail est capital. Industrie minière, bâtiment, travaux public, pour les mêmes raisons (empoussièrage), fonderie, sidérurgie, textile, ou encore métiers agricoles, céréaliers ou producteurs laitiers... à propos de ce dernier secteur d’activité, une équipe de Besançon a récemment conduit une étude pointant les différences d’expression de la maladie par rapport aux BPCO tabagiques. Une augmentation de la rigidité artérielle et une activation excessive du système végétatif sont deux éléments associés à un risque accru d’événements cardiovasculaires chez les patients porteurs de BPCO post-tabagique. L’essai a donc étudié cette association dans la BPCO professionnelle qui touche les producteurs laitiers (BPCO-laitiers). Verdict : chez des patients porteurs d’une BPCO peu sévère, les marqueurs de risque cardiovasculaire retrouvés chez les BPCO-tabac ne le sont pas dans la BPCO-laitiers. Outre les causes professionnelles aujourd’hui bien établies, un certains nombre de facteurs environnementaux bien que largement suspectés, notamment ceux dus à la pollution, n’ont pas encore été totalement et scientifiquement identifiés comme néfastes dans la littérature scientifique. De nombreuses études, micro particules, gaz diesel… en font l’objet.
BPCO : quels traitements ?

Si la BPCO offre de multiples visages, elle conserve toutefois une issue commune à tous : le caractère irréversible du rétrécissement progressif du calibre des bronches. Les bronchodilatateurs restent la classe thérapeutique de choix dans sa prise en charge médicamenteuse. Différents médicaments y sont ensuite combinés en fonction de la sévérité de la maladie, classée en 4 stades, eux mêmes découlant du degrés de sévérité de l’obstruction bronchique selon le VEMS : soit léger, modéré, sévère et très sévère. Le VEMS ou « Volume expiratoire maximal par seconde » correspond au volume d’air expiré pendant la première seconde d’une expiration dite « forcée », suite à une inspiration profonde à partir d’une expiration complète. Il est mesuré par la spirométrie. Si des progrès dans la prise en charge médicamenteuse ont été réalisés ces dix dernières années, il convient d’insister sur le fait que les médicaments seuls ne suffisent pas. Bien entendu, à l’image du sevrage tabagique incontournable dans la prise en charge, la soustraction au risque professionnel lorsqu’il est avéré, est également capitale. Un autre facteur pèse également sur le devenir des patients : leur niveau d’activité physique conservé, ou s’il est inexistant, le ré-entrainement à l’exercice auquel ils sont prêts à se soumettre et qui fait partie intégrante de la réhabilitation respiratoire. Nulle question ici de perspective d’augmentation de la capacité respiratoire mais de rendement. Le but du ré-entrainement à l’effort : obtenir de bien meilleures performances physiques grâce à l’entraînement pour un même volume pulmonaire. Ce n’est possible pour l’instant qu’en centre spécialisés, non remboursé en ambulatoire par la Sécurité sociale pour un acte pourtant reconnu incontournable par la HAS…
Formes sévères : une technique d’avenir

Dans les formes emphysémateuses de la BPCO, il existe un phénomène de trappage de l’air dans les poumons, produisant des bulles qui éclatent les parois des alvéoles. La réduction volumique endo-bronchique par spirales dans l’emphysème sévère permet la mise en place de minuscules valves qui permettent aux bronches de rester perméables et empêchent le trappage de l’air dans les territoires périphériques. Une étude européenne de faisabilité de cette technique dans l’emphysème sévère montre la faible morbidité (par rapport à la chirurgie) et l’amélioration clinique et fonctionnelle apportée par celle-ci. De plus, une évaluation médico-économique est en cours dans plusieurs centres hospitaliers français (Reims, Nice, Strasbourg, Rouen, Amiens, Paris-Bichat, Strasbourg, Grenoble, Saint Etienne, Montpellier, Marseille). Elle inclura 100 patients suivis pendant un an. Au critère d’évaluation principal, l’amélioration du test de marche de 6 minutes, à 6 mois, viendra s’ajouter l’estimation du coût de cette procédure innovante et prometteuse, en comparaison de celui du traitement conventionnel.

www.infirmiers.com

lundi 28 janvier 2013

Un espoir de vaccin contre la bronchiolite




















Le Figaro
Delphine Chayet indique dans Le Figaro que « l'Inra se lance dans le développement d'un patch visant à protéger les jeunes enfants contre le virus respiratoire syncytial, principal responsable de la bronchiolite du nourrisson. […] Même s'il est encore très préliminaire, ce travail constitue un nouvel espoir d'endiguer un jour les épidémies de bronchiolites qui affectent chaque année environ 450.000 bébés », note la journaliste.
Delphine Chayet explique que « c'est en travaillant conjointement sur le virus humain et sur le virus bovin que deux équipes de l'Institut ont réussi à mettre au point un assemblage moléculaire prometteur. […] Les scientifiques devront tester la formule sur plusieurs modèles animaux, notamment le porc, dont la peau est proche de celle de l'homme ».
La journaliste ajoute que « l'Inra s'est associée à une société privée, DBV Technologies, qui est déjà parvenue à charger sur un patch des particules vaccinales ». Son PDG, le Pr Pierre-Henri Benhamou, précise que « posé pendant 48 heures, le patch délivre des antigènes qui sont captés par les cellules de la peau puis directement transmis au système immunitaire. Le vaccin contre le VRS serait donc sans adjuvant ».
Sabine Riffault, immunologiste et directrice de recherche, indique pour sa part : « Testé chez le souriceau et chez le veau, ce candidat vaccin s'est avéré conférer une protection partielle contre le virus. Dans les années à venir, il faudra encore l'améliorer, puis confirmer son efficacité par voie cutanée ».
La spécialiste ajoute qu’« il convient d'être extrêmement prudent avant de tester un vaccin chez l'enfant, car on a vu dans les années 1960 lors d'un essai que la vaccination pouvait aggraver les signes cliniques respiratoires au moment de l'infection, au lieu de les diminuer ».
Le Dr Bertrand Delaisi, pneumopédiatre à l'hôpital Robert-Debré (Paris), souligne quant à lui que « la mise au point d'un vaccin serait une belle avancée. La bronchiolite entraîne entre 5.000 et 10.000 hospitalisations chaque année, majoritairement des bébés avant 3 mois, et cause quelques cas de décès ».

 www.mediscoop.net

L’infirmier en oncologie au cœur du parcours de soins : rôle clinique et coordination multidisciplinaire en Algérie

   La prise en charge du cancer connaît une évolution importante en Algérie. L’augmentation du nombre de patients, la diversification des tr...