vendredi 30 septembre 2011

Mise en garde de l'Afssaps sur deux pilules minceur

Les Echos, Le Figaro
Les Echos indique en effet qu’« après l'onde de choc provoquée par le scandale du Mediator, qui l'oblige à une prudence extrême, l'Afssaps a émis, en fin de semaine dernière, une mise en garde contre les dangers de deux pilules dédiées au traitement du surpoids et de l'obésité ».
« D'autant plus que la première, baptisée Alli et commercialisée en France depuis mai 2009 par GlaxoSmithKline Santé Grand Public, est délivrée en pharmacie sans prescription médicale. Même si elle fait l'objet d'un suivi national de pharmaco-vigilance depuis son lancement », observe le journal. Le quotidien précise que « le second médicament visé par l'alerte de l'Afssaps, le Xenical, qui est distribué dans l'Hexagone par Roche depuis septembre 1998, est délivré sur ordonnance ».
Les Echos explique que ces traitements « contiennent une même substance active, l'orlistat, qui est soupçonnée de provoquer des atteintes hépatiques, certes rares, mais graves. Plusieurs cas auraient été rapportés chez des patients traités avec l'orlistat, conduisant à une transplantation hépatique, voire au décès ».
Le journal note que « si le lien de causalité reste difficile à établir, il ne peut être écarté », et relève que « face à la gravité des effets secondaires potentiels, l'Agence européenne du médicament a décidé de réévaluer le rapport bénéfice/risque de ces deux spécialités. En attendant les résultats de cette réévaluation, l'Afssaps préfère donc jouer la transparence ».
Le Figaro relaie également cette « alerte sur Alli et Xenical », observant que « les autorités sanitaires devront désormais y réfléchir à deux fois avant de mettre sur le marché des médicaments destinés à lutter contre l’obésité : toutes les molécules visant à faire maigrir ont fini par être retirées du marché, du fait de leurs effets secondaires ».
www.mediscoop.net

la campagne Vitamine D contre cancer

Le grand public et les médecins connaissent encore mal les bénéfices d’un taux optimal de vitamine D dans la protection contre le risque de cancer. Les pouvoirs publics restant muets sur ce sujet, LaNutrition.fr lance donc cet automne une campagne d’information pour les informer. « Le lien entre la survenue d’un cancer et le taux de vitamine D a été étudié principalement pour les cancers du sein, du côlon, de la prostate, explique le Dr Brigitte Houssin, auteur du guide Vitamine D mode d’emploi. Pour les personnes avec les taux les plus bas de vitamine D, le risque de ces cancers est multiplié par 1,6 pour celui de la prostate et jusqu’à presque 2 fois pour le cancer du côlon. »
Ce sont les Dr Frank et Cedric Garland qui les premiers ont formulé l’hypothèse d’une association entre un taux bas de vitamine D et le risque de cancer, après avoir observé que l’incidence du cancer du côlon est 3 fois plus élevé dans l’Etat de New York (nord des Etats-Unis) que dans celui du Nouveau-Mexique (sud). Leur étude Do sunlight and vitamin D reduce the likelihood of colon cancer? a été publiée en 1980.
Voici 10 points importants concernant vitamine D et cancer à diffuser largement autour de vous
1.De nombreuses études ont montré qu’on diminue son risque de cancer du côlon, du rectum, du sein, de la prostate, lorsqu’on a suffisamment de vitamine D.
2.Les personnes qui dans l’enfance ont été les plus exposées au soleil ont un risque de cancer du sein et de la prostate réduit.
3.Les personnes dont le niveau sanguin de vitamine D est le plus élevé lors d’un diagnostic de cancer ont un taux de survie deux fois plus élevé que celles dont les taux sont les plus bas.
4.Dans une étude, lorsque le diagnostic de cancer du sein, du côlon, de la prostate, est posé en été, le taux de survie est supérieur à celui des personnes dont le diagnostic a été fait en hiver.
5.Les apports conseillés en vitamine D en France pour les adultes (200 UI/j) sont ridiculement bas et ne peuvent donc contribuer à la prévention des cancers.
6.Les aliments enrichis en vitamine D, qui apportent une fraction de ces doses officielles conseillées n’ont donc aucun effet sur les maladies susceptibles d’être améliorées par la vitamine D.
7.L’exposition solaire de la plupart des adultes en été, est généralement insuffisante pour assurer un taux sanguin optimal de vitamine D (40 ng/mL) surtout si l’on utilise des écrans solaires et qu’on s’expose aux heures les moins chaudes comme le recommandent à tort les autorités sanitaires.
8.Les réserves de vitamine D faites en été sont généralement épuisées à la fin de l’été (entre le 15 septembre et le 15 octobre) et la majorité des adultes manquent de vitamine D en hiver.
9.Adultes et enfants devraient faire doser leur taux de vitamine D avant l’hiver et le faire corriger le cas échéant par le médecin.
10.Le moyen le plus efficace d’améliorer son statut en vitamine D, c’est de s’exposer au soleil aux beaux jours, et de prendre à la saison froide des suppléments de vitamine D3 qui peuvent être prescrits par tous les médecins

Simsima....
Les news de la nutrition....

dimanche 25 septembre 2011

Une «signature» des cancers liés à une forte irradiation



Le Monde
Le Monde fait savoir que des chercheurs du Commissariat à l’énergie atomique « viennent de démontrer qu’il existait une signature génétique spécifique à certains cancers radio-induits de la thyroïde ».Le journal explique la teneur de ces travaux parus dans PLoS One et cite Sylvie Chevillard, directrice du laboratoire de cancérologie expérimentale du CEA (Fontenay-aux-Roses, Hauts-de-Seine), qui précise qu’« un test diagnostique n’est pas pour demain. D’abord parce qu’il faut impérativement refaire l’analyse sur un plus grand nombre de tumeurs post-Tchernobyl. Ensuite et surtout parce que les enquêtes épidémiologiques dont nous disposons à ce jour ne nous renseignent pas pour des doses inférieures à 0,1 gray ».Le Monde note ainsi que « pour rechercher si une signature génétique existe pour des faibles doses, il faut pouvoir disposer de tumeurs dont on sait qu’elles sont radio-induites… Or la radioactivité aux faibles doses ne permet pas d’établir un lien direct entre l’exposition aux rayonnements et les affections thyroïdiennes considérées ».

 www.mediscoop.net

AVC : comment prévenir la récidive


Le Figaro
Martine Lochouarn annonce dans Le Figaro qu’« une étude américaine montre que la prise en charge «agressive» après une première alerte permet de réduire les récidives. Le traitement de l’hypertension artérielle est fondamental », poursuit la journaliste.
Martine Lochouarn rappelle notamment que la menace d’une récidive « est fortement réduite (50 à 75%) par le traitement draconien des facteurs de risque majeurs […] et un traitement anti plaquettaire par aspirine et clopidogrel pour fluidifier le sang. Lorsque la carotide interne qui transporte le sang du cœur au cerveau est obturée, au niveau du cou, la chirurgie permet d’enlever la plaque d’athérome et réduit de 50% le risque de récidive ».
« L’angioplastie par ballonnet avec pose d’un stent dans la carotide pour la maintenir ouverte a aussi été testée car elle semblait moins agressive que la chirurgie. Mais elle s’est avérée finalement plus risquée que cette dernière et n’est utilisée qu’en seconde intention », remarque la journaliste.
Martine Lochouarn aborde donc cette étude SAMMPRIS, publiée dans le New England Journal of Medicine : « Après un accident ischémique transitoire ou un premier AVC, 451 de patients ont reçu le traitement médical «agressif» standard. La moitié d’entre eux a également subi aussitôt une angioplastie avec pose d’un stent dans l’artère intracrânienne la plus sténosée ».
« Dans le mois suivant l’angioplastie, 14,7% des patients de ce second groupe ont souffert d’un nouvel AVC ou sont décédés, contre seulement 5,8% dans le groupe sous traitement médical seul. Un an après, il y avait deux fois plus de décès dans le groupe avec stent que dans l’autre », note la journaliste.
Le Pr Emmanuel Touzé (unité neuro-vasculaire, hôpital Sainte-Anne, Paris), remarque que « l’angioplastie était parfois pratiquée dans cette indication chez des patients résistant au traitement médical, sans avoir de certitudes sur son intérêt. Nous avons désormais la preuve qu’elle ne doit pas être utilisée, du moins pas d’emblée et pas aussi tôt après un premier AVC ».
Le neurologue ajoute que « l’accident ischémique transitoire, […] même s’il ne dure que quelques minutes, doit conduire à consulter immédiatement, même si ces signes régressent, car 3% d’entre eux vont déboucher sur un vrai AVC dans les 48 heures, et 9% dans le mois suivant, alors qu’une prise en charge rapide en unité neuro-vasculaire réduit ce risque de 80% ».
Martine Lochouarn précise enfin que « l’accumulation dans la substance blanche de multiples petites lésions vasculaires asymptomatiques, passées totalement inaperçues, finit par avoir des conséquences, notamment cognitives, chez les plus âgés. La lutte contre les facteurs de risque cardio-vasculaires, et en premier contre l’hypertension, est déterminante dans leur prévention. Leur découverte fortuite chez un patient doit certainement conduire à le considérer à risque d’AVC ».
 www.mediscoop.net

jeudi 22 septembre 2011

La pauvreté est un facteur d'obésité



Marie Allard
La Presse
Trois fois plus susceptibles que les autres de faire de l'embonpoint. C'est l'inquiétante réalité des enfants qui vivent de l'insécurité alimentaire à la maison, au Québec. C'est surtout vrai chez les filles, qui ont cinq fois plus de risques de dépasser leur poids santé dans les familles qui manquent d'argent pour bien s'alimenter, selon une étude qui vient de paraître dans BMC Public Health.
«C'est un peu contre-intuitif, a dit à La Presse Lise Dubois, auteure principale de l'étude et professeure à la faculté de médecine de l'Université d'Ottawa. On se dit que les gens qui n'ont pas de nourriture tous les jours devraient être plus minces. Mais on s'aperçoit que le type d'aliments que les gens très pauvres mangent leur donne plutôt des problèmes d'obésité. Ce sont des aliments très caloriques, qui n'ont pas beaucoup de vitamines et de minéraux.»
Près de 1200 enfants québécois de 10 ans ont été pesés et mesurés dans le cadre de l'étude, faite en collaboration avec l'Institut de la statistique du Québec. Leurs mères ont répondu à des questionnaires sur l'insécurité alimentaire. Ces données ont été comparées à d'autres obtenues auprès de 1700 enfants de 10 et 11 ans en Jamaïque, par la University of the West Indies.
Les résultats ne sont pas à notre avantage: 26% des enfants du Québec font de l'embonpoint ou sont obèses contre 11% des Jamaïcains. Ces taux «démontrent clairement que l'obésité est un problème de santé critique dans les deux pays», notent les chercheurs. Mais «en Jamaïque, qui est un pays à développement rapide, on voit que ce sont les personnes plus riches qui mangent plus et qui sont plus obèses, a indiqué Mme Dubois. On aimerait qu'ils n'en viennent pas à avoir les mêmes problèmes d'obésité que nous, parce que c'est un fardeau assez élevé.»
Plusieurs données sont peu reluisantes: plus de 30% des enfants mangent des pâtisseries au moins une fois par jour, tant au Québec que dans l'île des Antilles. Près d'un tiers des Québécois (et 42% des Jamaïcains) consomment moins d'un fruit par jour. Environ 27% des Québécois consomment moins d'un légume par jour (incluant la pomme de terre), contre 59% de Jamaïcains (excluant la pomme de terre).
Tous bougent peu. La majorité des enfants jamaïcains font «peu ou pas» d'activité physique, alors que 68% de leurs congénères québécois en font «autant, moins ou beaucoup moins» que les autres enfants, de l'avis parental. «De plus, la monoparentalité augmente de 63% la probabilité de souffrir d'embonpoint ou d'être obèse chez les enfants du Québec», précisent les chercheurs.
Donner le goût du sport aux filles
Mais pourquoi les filles du Québec sont-elles plus touchées que les garçons, sur qui le fait d'être issu d'une famille vivant dans l'insécurité alimentaire n'a pas d'impact? «Les garçons ont probablement un niveau d'activité physique plus élevé», a avancé Mme Dubois, aussi chercheuse à l'Institut de recherche sur la santé des populations. Leur puberté arrive moins vite, a-t-elle ajouté. Et ils sont moins influencés que les filles par leurs mères, parfois elles-mêmes obèses.
«C'est important de se préoccuper de ce que nos enfants mangent et de prêter une attention particulière aux filles à la préadolescence, a recommandé Mme Dubois. Il faut aussi les approcher pour qu'elles fassent plus d'activité physique.»
Au lieu de n'offrir que du football ou du soccer, les écoles devraient également organiser des cours de danse. «Il faut offrir des activités qui vont plaire aux filles», a suggéré la chercheuse.

L’infirmier en oncologie au cœur du parcours de soins : rôle clinique et coordination multidisciplinaire en Algérie

   La prise en charge du cancer connaît une évolution importante en Algérie. L’augmentation du nombre de patients, la diversification des tr...