vendredi 18 juillet 2014

Cancer du sein : un simple test sanguin pour le détecter ?
















 Un test sanguin qui pourrait sauver bien des vies. Si la mortalité liée au cancer du sein a diminué depuis quatorze ans, comme l'indique l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, 11 500 femmes en mourraient encore en 2010. Mais ce chiffre pourrait largement baisser à la suite de la découverte de scientifiques de l'university College of London publiée dans la revue Genome Medicine. Selon les chercheurs, un simple test sanguin pourrait en effet prédire un cancer du sein dix ans avant l'arrivée de la maladie.

Les universitaires ont identifié un "changement" de molécule dans les tests sanguins qui augmente le risque pour une femme d'avoir un cancer du sein. Si le marqueur est lié au gène BRCA1 du cancer du sein, les chercheurs l'ont également relevé chez les femmes qui ne possèdent pas la mutation à l'origine de la maladie. Or, si 10 % des cancers du sein sont causés par des variantes du gène BRCA1 héritées des parents, les autres - soit près de 90 % des cas - restent inexpliqués, comme le rappelle le journal britannique The Guardian.
Appliquer les mesures de prévention

La découverte des chercheurs britanniques permettrait donc aux femmes sans prédisposition connue à la mutation génétique à l'origine du cancer du sein de savoir si elles ont malgré tout un risque de contracter la maladie. Les médecins n'auraient alors plus qu'à appliquer les mesures de prévention avant l'arrivée du cancer.

Le professeur Martin Widschwendter, qui a mené la recherche dans l'université britannique, assure ainsi que les femmes "pourraient travailler avec leur docteur pour explorer les options possibles pour les aider à contrôler le risque" de cancer. Et l'expert de préciser que cela "pourrait inclure des changements dans le mode de vie, des médicaments réduisant le risque ou encore de la chirurgie". La chimiothérapie pourrait également être utilisée pour les femmes à haut risque.
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samedi 27 juillet 2013
















Le Monde
Le Monde rapporte que selon les auteurs d’une étude espagnole parue le 18 avril dans Chemistry & Biology, « dans les pays occidentaux, la mortalité et la morbidité liées aux effets indésirables des médicaments sont presque équivalentes à celles du cancer ou des maladies cardiovasculaires ». « En France, les effets secondaires des médicaments seraient responsables d’au moins 18 000 décès par an », avance le magazine. « C’est un fléau qui tue plus que les suicides et les accidents de la route réunis », relève le professeur Bernard Bégaud, pharmacien-épidémiologique à l’Inserm (Bordeaux), coauteur de cette estimation, publiée en 2000. L’équipe espagnole (Institut de recherche biomédicale de Barcelone) « a passé au crible de l’analyse chimique et biologique 1626 effets néfastes connus, signalés dans les notices de 996 médicaments », avec pour objectif de « comprendre les bases moléculaires de ces effets afin de mieux les prévenir », note le journal. « Nous fournissons à la communauté scientifique une liste de protéines et de structures chimiques associés à des effets secondaires. Ce sont autant d’ «alertes» utiles aux laboratoires pharmaceutiques ou académiques pour concevoir et développer des médicaments plus sûrs. Il s’agira d’éviter certaines interactions et/ou certaines structures chimiques », explique Patrick Aloy, un des coauteurs de l’étude. Pour le professeur Philippe Beaune, chef du pôle biologie à l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris, si « l’approche est intéressante car elle ne part d’aucun a priori sur les mécanismes en cause », elle « ignore une dimension importante : la variabilité interindividuelle de la réponse aux médicaments qui modulent l’action d’un médicament ». « On sait depuis longtemps que sur un grand nombre d’individus traités, seuls quelques-uns présenteront un effet indésirable grave. Cette modulation dépend parfois des modes de vie (…) mais elle provient souvent de variations génétiques (« polymorphismes ») qui modulent l’action d’un médicament sur ses cibles, son absorption digestive ou son élimination rénale ». Le spécialiste souligne ainsi l’intérêt d’un « génotypage des patients ». L’Académie nationale de médecine recommande depuis 2006, « de rechercher les mutations connues des gènes concernés avant la prescription d’un médicament à haut risque, comme les chimiothérapies cancéreuses et les AVK », rappelle son secrétaire perpétuel, le professeur Raymond Ardaillou. « Nous préconisons aussi de constituer des banques d’ADN des sujets recevant un nouveau médicament lors d’essais thérapeutiques », conclut-il.

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vendredi 3 mai 2013

Découverte d'un gène de la migraine




















Le Parisien , Le Monde
Le Parisien fait savoir que « des chercheurs ont découvert le premier gène dont une mutation est fortement liée à la forme la plus répandue de migraine, selon une étude publiée dans Science Translational Medicine ».
Le journal note que « Louis Ptacek, professeur de neurologie à l'Université de Californie à San Francisco et l'un des principaux auteurs de cette recherche, précise que «seul un très petit nombre de migraineux ont ce gène mutant» appelé CKIdelta. Il se dit également «sûr» que «plusieurs autres gènes jouent un rôle» ».
Le Parisien explique que « les chercheurs ont tout d'abord mené une étude génétique sur deux familles chez lesquelles la migraine est fréquente. Ils ont découvert que la plupart des membres souffrant de migraine étaient porteurs de ce gène mutant, ou étaient l'enfant de parents qui avaient ce gène ».
« En laboratoire, ils ont par ailleurs constaté que cette mutation du gène CKIdelta affectait la production d'une protéine appelée kinase CK2, qui joue un rôle important dans nombre de fonctions vitales du cerveau et du reste de l'organisme », poursuit le quotidien.
Le Monde relaie également cette « découverte d'un premier gène impliqué dans la forme commune de la migraine » et cite Louis Ptacek qui remarque : « Il s'agit du premier gène découvert dont une mutation est liée à la forme la plus courante de migraine. C'est un premier éclairage sur une pathologie que nous ne comprenons pas encore ».

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Des cancers différents mais des similarités génétiques




























Le Monde

Le Monde fait savoir que « deux recherches portant respectivement sur la leucémie myéloïde aiguë et le cancer utérin, confirment [que] différents cancers partagent des mutations génétiques similaires, ouvrant la voie à des traitements ciblés plus efficaces ».

Le journal précise que « l'étude sur le cancer du sang paraît dans le New England Journal of Medicine daté du 2 mai et celle sur le cancer de l'utérus est publiée dans Nature. Ces recherches s'inscrivent dans le cadre d'un vaste projet des Instituts américains de la santé (NIH) appelé "Cancer Genome Atlas Project" visant à décoder l'empreinte génétique de 10.000 tumeurs qui recouvrent une vingtaine de cancers différents ».

Le quotidien rappelle que « ce projet a déjà permis d'apporter d'importants éclairages sur les cancers du sein, du poumon et du côlon en révélant des relations génétiques entre eux et avec d'autres tumeurs. Ainsi, un type de cancer du sein présente des mutations génétiques très similaires à celui de l'ovaire. Des cancers du côlon ont souvent des mutations trouvées dans le cancer du sein et environ la moitié des cancers du poumon pourraient répondre à des traitements utilisés contre d'autres tumeurs, expliquent les chercheurs ».

Le Monde observe que « ces recherches génomiques bouleversent l'approche clinique du cancer qui de plus en plus est classé en fonction de ses caractéristiques génétiques plus que de l'organe qu'il touche ».

« La dernière étude sur la forme la plus agressive de cancer utérin ressemble aux cancers les plus graves de l'ovaire et du sein, selon les auteurs de l'étude qui ont analysé 373 tumeurs. Ces chercheurs ont également déterminé qu'une mutation du gène PI3K était plus fréquente dans les tumeurs utérines que dans n'importe quels autres cancers étudiés dans le projet Atlas », indique le journal.

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vendredi 15 mars 2013

Les infirmières ont retrouvé le chemin des déserts médicaux














La Croix

La Croix observe en effet qu’« à la suite d’un accord de régulation signé en 2008 avec l’assurance-maladie, les installations d’infirmières ont progressé de 33,5% en 3 ans dans les zones très sous-dotées. Pour certains élus, ce type d’accord, associant l’incitation et la contrainte, est la voie à suivre pour les médecins », note le journal.

Le quotidien s’interroge ainsi : « Et si les infirmières avaient trouvé un début de solution au problème des déserts médicaux ? », et revient sur cet accord de 2008, « une petite révolution. Tout en étant largement incitatif, il instaure une petite dose de coercition pour essayer de mieux répartir les effectifs sur le territoire. L’accord prévoit que, dans les zones très surdotées, toute nouvelle installation est impossible, sauf en cas de départ ou de retraite d’une infirmière déjà en place ».

La Croix indique qu’« en 3 ans, le nombre d’infirmières en exercice, dans ces territoires, a diminué de près de 3%. Dans les zones très sous-dotées, c’est l’incitation financière qui a été privilégiée : toute nouvelle infirmière installée reçoit de l’assurance-maladie une aide à l’équipement (3.000 € par an pendant 3 ans) et bénéficie, pendant la même période, de la prise en charge de ses cotisations sociales ».

« En complément, l’assurance-maladie a accordé à toutes les infirmières une revalorisation progressive des honoraires. […] Au sein de la profession, l’accord a suscité des débats, mais n’a pas provoqué de véritable levée de boucliers, sauf parmi les étudiants », poursuit le journal, qui rappelle que « de toutes les professions de santé, ce sont les infirmières qui sont les plus inégalement réparties » sur le territoire.

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jeudi 14 mars 2013

Des oreilles artificielles obtenues grâce à la 3D



Le Figaro

Marc Mennessier annonce dans Le Figaro que « des chercheurs américains sont parvenus à fabriquer des oreilles artificielles en cartilage en recourant à l'impression 3D. Ces prothèses pourraient venir en aide aux enfants nés avec des pavillons atrophiés ».

Le journaliste précise que « ces prothèses d'un nouveau genre ont un aspect naturel et semblent fonctionner normalement. Selon le Pr Jason Spector, directeur du Laboratoire de médecine biorégénératrice à l'Université Cornell à New York et co-auteur de ces travaux, publiés dans l'édition en ligne de PLOS ONE, elles pourraient venir en aide aux enfants nés avec une déformation de l'oreille appelée microtie (atrophie sévère des pavillons) ». Le chercheur ajoute que « des personnes perdant une partie ou la totalité de l'oreille dans un accident ou à la suite d'un cancer pourraient aussi bénéficier de cette technologie ».

Marc Mennessier explique que « le Pr Lawrence Bonassar et son équipe ont commencé avec une image numérique en 3 dimensions de l'oreille d'une personne ayant servi de modèle. Ils l'ont ensuite convertie en une véritable oreille à l'aide d'un copieur en 3D pour en faire un moule. Ils ont coulé à l'intérieur de ce moule un gel de grande densité contenant du collagène et des cellules vivantes qui a servi «d'échafaudage» pour que du cartilage humain puisse s'y développer ».

« En 3 mois, la quantité de cartilage produite dans le moule était suffisante pour remplacer le collagène », relève le journaliste. Les chercheurs précisent qu’« il faut une demi-journée pour faire le moule, environ une journée pour faire l'impression en 3D, 30 minutes pour injecter le gel et 15 minutes de plus pour sortir l'oreille du moule ». Marc Mennessier ajoute que « l'oreille est ensuite mise dans une culture de cellules vivantes pendant quelques jours avant d'être implantée ».

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jeudi 14 février 2013

BPCO : une pathologie encore mal connue















A l'occasion du 17è congrès de Pneumologie de Langue Française qui se déroulera du 1er au 3 février 2013 à Lille, le Président de l'association BPCO Yves Grillet nous livre quelques éléments indispensables à connaître sur la réalité de la BPCO en France.


Tout comme le cancer et les maladies cardio-vasculaires, la Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) est un fléau du tabac. 80% des cas lui sont imputables. Mais à l’inverse des deux maladies précitées, elle reste toujours mal connue du grand public. La maladie se caractérise de façon extrêmement insidieuse par une diminution irréversible des débits expiratoires. En d’autres termes, du souffle. Les premiers symptômes peuvent se développer à partir de 15 ans de tabagisme. Diagnostiquée trop tard, elle expose à des risques graves de handicap : essoufflement ou dyspnée au moindre effort nécessitant dans les cas les plus graves une assistance respiratoire permanente. 3,5 millions de personnes sont touchées par la maladie soit 8% de la population française, dont 2/3 l’ignorent. Les hospitalisations dues à la BPCO sont évaluées à 800.000 et les décès à 16.000 chaque année en France, soit 3 fois plus que les accidents de la route. Plus sombre perspective encore, donnée cette fois par l’OMS : la BPCO sera en 2020 la 3ème cause de mortalité dans le monde…

Une enquête de la Fédération Française des Associations et Amicales de malades Insuffisants ou handicapés Respiratoires (FFAAIR) visant à connaître l’avis de patients BPCO sur leurs symptômes et leur ancienneté, le parcours de soin, la connaissance de la maladie et de l’âge pulmonaire a récemment été conduite. Elle suggère la fréquence de l’exposition passive aux toxiques inhalés, des signes généraux, des comorbidités et des signes classiques évocateurs de BPCO souvent présents bien avant le diagnostic.

« 3,5 millions de personnes sont touchées par la maladie soit 8% de la population française, dont 2/3 l’ignorent »

Les investigateurs de cette étude ont, en premier lieux, relevé ceux dominés par la dyspnée et la toux, ainsi que dans 2/3 des cas des signes d’asthénie, des troubles thymiques, ou encore d’amaigrissement. Ces derniers motivent la consultation chez le généraliste, mais le diagnostic est posé par le pneumologue dans 91% des cas. Dans 39% des cas, le délai entre les premiers symptômes et le diagnostic dépasse 4 ans. Enfin, faits révélateurs résultant d’un questionnaire donné aux patients : le terme BPCO est inconnu dans 80% des cas, le stade de la maladie dans 63% des cas et l’âge pulmonaire dans près de 90%. La BPCO est une maladie qui ne se manifeste donc pas de façon spectaculaire. Son début est très progressif. La dyspnée apparaissant lentement, les personnes touchées réduisent leurs activités physiques presque inconsciemment et quand elles se sentent essoufflées lors d’effort inhabituels, il est souvent trop tard. D’où l’intérêt d’une détection précoce en présence du principal facteurs de risque : le tabac. Dans la pratique, une personne qui a fumé l’équivalent d’un paquet par jour pendant quinze ans devrait être dépistée. En ce sens, des sujets jeunes, s’ils ont commencé le tabac entre 15 et 17 ans, peuvent être dépistés BPCO pratiquement dès l’âge de 30 ans. Cette incidence jeune est un des nouveaux visages de la maladie.
BPCO : Un nouveau visage ?
Plus de femmes

Un autre aspect méconnu de la maladie tient à la proportion croissante de femmes atteintes. Ayant largement rattrapé leur retard sur les hommes quant à leur niveau de tabagisme, elles représentaient 40% des malades en 2005. Les données scientifiques disponibles font état en outre d’une plus grande sensibilité des femmes aux méfaits du tabac. Elles seraient donc, en comparaison aux hommes, potentiellement plus fragiles face à la maladie obstructive. Une étude française a exploré ce point par l’analyse des données de la cohorte Initiatives BPCO. Ses conclusions sont claires. L’expression de la BPCO diffère effectivement entre hommes et femmes. Ces dernières ont, à âge et Volume Expiratoire Maximal par Seconde (VEMS) égal, un score de sévérité de la maladie (score BODE) plus élevé. En raison d’une dyspnée plus marquée et d’un IMC plus bas, une anxiété plus fréquente et, parmi les facteurs de risque, des expositions professionnelles plus rares.
Tabac et cannabis : pas une simple addition

Si le risque carcinologique du cannabisme reste indiscutable, son rôle dans la BPCO est de plus en plus évoqué. Un lien entre cannabis et BPCO, voire emphysème, est suggéré par de nombreuses études. A l’heure où la consommation de cannabis tend à être banalisée, il est urgent de rappeler sa nocivité, généralement bien moins connue que celle du tabac. Les effets respiratoires de la consommation régulière de cannabis sont difficiles à étudier. En raison, d’une part du caractère illicite de cette drogue dans de nombreux pays, rendant difficile le recrutement de sujets pour des études, et d’autre part de son association fréquente au tabagisme, compliquant l’analyse de l’imputabilité propre de la drogue dans les effets respiratoires observés. Pour autant, quelques points clés plaident en sa défaveur dans le cadre de la BPCO : Le cannabis consommé aujourd’hui a des teneurs en THC (tétrahydrocannabinol) quinze fois supérieures à celles du cannabis des années 60,

« Le cannabis consommé aujourd’hui a des teneurs en THC (tétrahydrocannabinol) quinze fois supérieures à celles du cannabis des années 60 »

rendant obsolètes les conclusions des études longitudinales menées à cette époque. Le fumeur de cannabis « tire »des bouffées plus importantes (+ 66%), qu’il inhale plus profondément (+ 33%) et qu’il retient plus longtemps que le fumeur de tabac. La consommation quotidienne de 3 à 4 cigarettes de cannabis peut, en termes de bronchite chronique et d’altérations du mucus bronchique, être comparée à la consommation de 20 cigarettes par jour.
BPCO : plus vieux, plus vite…

La Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive serait associée à une dysfonction des télomères et à un vieillissement prématuré. Une équipe pluridisciplinaire du CHU de Créteil a étudié cette hypothèse encore méconnue. Le constat est un vieillissement prématuré, évalué par une diminution de la densité osseuse et de la masse musculaire, survenant chez les patients BPCO et les fumeurs à capacité de diffusion du CO basse. Cela suggère que la destruction du poumon et l’emphysème sont le principal facteur conduisant au vieillissement prématuré chez les patients BPCO et les fumeurs.
BPCO non tabagique

On considère que 20 à 25% des BPCO atteignent des sujets non tabagiques, chiffre loin d’être négligeable au vue de malades qui se comptent par millions. Plusieurs facteurs dits professionnels, qui représentent 15 % des BPCO non tabagiques, sont aujourd’hui bien établis et dans cet axe, le rôle des médecins du travail est capital. Industrie minière, bâtiment, travaux public, pour les mêmes raisons (empoussièrage), fonderie, sidérurgie, textile, ou encore métiers agricoles, céréaliers ou producteurs laitiers... à propos de ce dernier secteur d’activité, une équipe de Besançon a récemment conduit une étude pointant les différences d’expression de la maladie par rapport aux BPCO tabagiques. Une augmentation de la rigidité artérielle et une activation excessive du système végétatif sont deux éléments associés à un risque accru d’événements cardiovasculaires chez les patients porteurs de BPCO post-tabagique. L’essai a donc étudié cette association dans la BPCO professionnelle qui touche les producteurs laitiers (BPCO-laitiers). Verdict : chez des patients porteurs d’une BPCO peu sévère, les marqueurs de risque cardiovasculaire retrouvés chez les BPCO-tabac ne le sont pas dans la BPCO-laitiers. Outre les causes professionnelles aujourd’hui bien établies, un certains nombre de facteurs environnementaux bien que largement suspectés, notamment ceux dus à la pollution, n’ont pas encore été totalement et scientifiquement identifiés comme néfastes dans la littérature scientifique. De nombreuses études, micro particules, gaz diesel… en font l’objet.
BPCO : quels traitements ?

Si la BPCO offre de multiples visages, elle conserve toutefois une issue commune à tous : le caractère irréversible du rétrécissement progressif du calibre des bronches. Les bronchodilatateurs restent la classe thérapeutique de choix dans sa prise en charge médicamenteuse. Différents médicaments y sont ensuite combinés en fonction de la sévérité de la maladie, classée en 4 stades, eux mêmes découlant du degrés de sévérité de l’obstruction bronchique selon le VEMS : soit léger, modéré, sévère et très sévère. Le VEMS ou « Volume expiratoire maximal par seconde » correspond au volume d’air expiré pendant la première seconde d’une expiration dite « forcée », suite à une inspiration profonde à partir d’une expiration complète. Il est mesuré par la spirométrie. Si des progrès dans la prise en charge médicamenteuse ont été réalisés ces dix dernières années, il convient d’insister sur le fait que les médicaments seuls ne suffisent pas. Bien entendu, à l’image du sevrage tabagique incontournable dans la prise en charge, la soustraction au risque professionnel lorsqu’il est avéré, est également capitale. Un autre facteur pèse également sur le devenir des patients : leur niveau d’activité physique conservé, ou s’il est inexistant, le ré-entrainement à l’exercice auquel ils sont prêts à se soumettre et qui fait partie intégrante de la réhabilitation respiratoire. Nulle question ici de perspective d’augmentation de la capacité respiratoire mais de rendement. Le but du ré-entrainement à l’effort : obtenir de bien meilleures performances physiques grâce à l’entraînement pour un même volume pulmonaire. Ce n’est possible pour l’instant qu’en centre spécialisés, non remboursé en ambulatoire par la Sécurité sociale pour un acte pourtant reconnu incontournable par la HAS…
Formes sévères : une technique d’avenir

Dans les formes emphysémateuses de la BPCO, il existe un phénomène de trappage de l’air dans les poumons, produisant des bulles qui éclatent les parois des alvéoles. La réduction volumique endo-bronchique par spirales dans l’emphysème sévère permet la mise en place de minuscules valves qui permettent aux bronches de rester perméables et empêchent le trappage de l’air dans les territoires périphériques. Une étude européenne de faisabilité de cette technique dans l’emphysème sévère montre la faible morbidité (par rapport à la chirurgie) et l’amélioration clinique et fonctionnelle apportée par celle-ci. De plus, une évaluation médico-économique est en cours dans plusieurs centres hospitaliers français (Reims, Nice, Strasbourg, Rouen, Amiens, Paris-Bichat, Strasbourg, Grenoble, Saint Etienne, Montpellier, Marseille). Elle inclura 100 patients suivis pendant un an. Au critère d’évaluation principal, l’amélioration du test de marche de 6 minutes, à 6 mois, viendra s’ajouter l’estimation du coût de cette procédure innovante et prometteuse, en comparaison de celui du traitement conventionnel.

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lundi 28 janvier 2013

Un espoir de vaccin contre la bronchiolite




















Le Figaro
Delphine Chayet indique dans Le Figaro que « l'Inra se lance dans le développement d'un patch visant à protéger les jeunes enfants contre le virus respiratoire syncytial, principal responsable de la bronchiolite du nourrisson. […] Même s'il est encore très préliminaire, ce travail constitue un nouvel espoir d'endiguer un jour les épidémies de bronchiolites qui affectent chaque année environ 450.000 bébés », note la journaliste.
Delphine Chayet explique que « c'est en travaillant conjointement sur le virus humain et sur le virus bovin que deux équipes de l'Institut ont réussi à mettre au point un assemblage moléculaire prometteur. […] Les scientifiques devront tester la formule sur plusieurs modèles animaux, notamment le porc, dont la peau est proche de celle de l'homme ».
La journaliste ajoute que « l'Inra s'est associée à une société privée, DBV Technologies, qui est déjà parvenue à charger sur un patch des particules vaccinales ». Son PDG, le Pr Pierre-Henri Benhamou, précise que « posé pendant 48 heures, le patch délivre des antigènes qui sont captés par les cellules de la peau puis directement transmis au système immunitaire. Le vaccin contre le VRS serait donc sans adjuvant ».
Sabine Riffault, immunologiste et directrice de recherche, indique pour sa part : « Testé chez le souriceau et chez le veau, ce candidat vaccin s'est avéré conférer une protection partielle contre le virus. Dans les années à venir, il faudra encore l'améliorer, puis confirmer son efficacité par voie cutanée ».
La spécialiste ajoute qu’« il convient d'être extrêmement prudent avant de tester un vaccin chez l'enfant, car on a vu dans les années 1960 lors d'un essai que la vaccination pouvait aggraver les signes cliniques respiratoires au moment de l'infection, au lieu de les diminuer ».
Le Dr Bertrand Delaisi, pneumopédiatre à l'hôpital Robert-Debré (Paris), souligne quant à lui que « la mise au point d'un vaccin serait une belle avancée. La bronchiolite entraîne entre 5.000 et 10.000 hospitalisations chaque année, majoritairement des bébés avant 3 mois, et cause quelques cas de décès ».

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mercredi 19 décembre 2012

Le bouche-à-bouche serait inutile lors d’un arrêt cardiaque


















Selon une nouvelle étude américaine, pratiquer le bouche-à-bouche sur une personne victime d’un arrêt cardiaque serait non seulement inutile mais également néfaste.

En cas d'infarctus, il est important de réagir le plus vite possible pour augmenter les chances de survie de la personne qui en a été victime. Le plus important est bien évidemment d'appeler les secours mais en attendant, certaines gestes peuvent être pratiqués. Parmi ceux-ci, figurent notamment le massage cardiaque et le bouche-à-bouche. Pourtant, selon une nouvelle étude américaine, ce dernier geste serait tout sauf une bonne idée.

En effet, si l'on en croit les travaux publiés en ligne dans la revue de l'American College of Cardiology, le bouche-à-bouche serait non seulement inutile mais aussi néfaste. Pour arriver à une telle conclusion, les chercheurs américains ont étudié les données obtenues sur la période 2004-2010 dans plusieurs Etats dont l'Arizona qui, depuis 2003, recommande aux témoins d'un arrêt cardiaque de ne plus faire de bouche-à-bouche. Ils ont ainsi constaté que depuis que cette pratique n’est plus employée, les chances de survie des patients ont presque doublées, passant de 18 à 34%.

Selon les médecins, les intervenants doivent ainsi se contenter de réaliser un massage cardiaque excepté en cas de noyade, d'électrocution ou lorsqu'il s'agit d'un enfant. Dans ces cas particuliers, les deux insufflations d'air par la bouche toutes les 30 compressions thoraciques restent recommandées. Cette nouvelle méthode de réanimation (sans bouche-à-bouche) est tout à fait valide, expliquent les auteurs. D’une part elle se révèle efficace, d’autre part elle se justifie par le fait que, lorsque le cœur s'arrête brusquement, le sang contient suffisamment d'oxygène pour alimenter les organes pendant encore une bonne dizaine de minutes.

Il ne serait donc pas utile d'apporter de l'air par le bouche-à-bouche. Cette technique baptisée "réanimation cardio-cérébrale" a été initiée et encouragée par le Pr Gordon Ewy, cardiologue à l'université d'Arizona. "Des centaines de vie ont été sauvées au Wisconsin, en Arizona et au Texas depuis que la réanimation cardio-cérébrale a été adoptée", souligne ainsi le Pr Ewy cité par le Figaro

www.maxisciences.com

lundi 10 décembre 2012

La France accueille mal les médecins étrangers

















Le Figaro , Les Echos

Le Figaro observe que « face aux déserts médicaux, collectivités et hôpitaux font venir des praticiens d'Algérie, de Roumanie et de Belgique. Des recrutements nécessaires mais qui se font avec un «contrôle des compétences flou», alerte le Centre d'analyse stratégique » dans un rapport.

Le journal note que « le phénomène des professionnels de santé étrangers exerçant en France, s'il reste marginal - ils représentent 7,4% des praticiens -, prend de l'ampleur. Entre 2007 et 2010, leur nombre a bondi de 20%, pour avoisiner désormais les 19.000 praticiens. […] Souvent, le niveau de revenu explique l'attractivité de la France. Un interne en Hongrie gagne ainsi seulement un quart du salaire de son homologue français. Malgré ce boom, la France n'a toutefois pas mis sur pied de politique cohérente de recrutement ». Le Figaro remarque ainsi : « Le petit hôpital de ville moyenne qui n'arrive pas à recruter un anesthésiste, la commune rurale qui peine à trouver un remplaçant à son généraliste partant à la retraite… Les embauches se font toujours au cas par cas ».

Le journal retient que selon le CAS, « le médecin étranger sert de «variable d'ajustement» au système de santé français. La sélection est particulièrement désorganisée en ce qui concerne les médecins diplômés hors de l'Union européenne, dont 5.000 sont condamnés à rester bloqués dans les hôpitaux faute de compatibilité ». Le CAS note ainsi que « le contrôle des compétences pratiques, du ressort du Conseil de l'Ordre des médecins ou des Agences régionales de santé, reste flou. En outre, la pression d'établissements en attente de professionnels pèse parfois sur le processus ».

Le Figaro constate par ailleurs que « recruter un praticien étranger coûte cher, notamment parce qu'il faut souvent passer par l'intermédiaire d'agences spécialisées. Ces dernières facturent leurs services jusqu'à 40.000 € par dossier ». Le journal évoque « un investissement parfois peu rentable : le professionnel étranger recruté, du moins lorsque ses diplômes sont compatibles et le lui permettent, peut quitter rapidement son lieu initial d'installation, que ce soit un modeste hôpital ou une petite commune de campagne. […] Bref, pas de quoi résoudre à long terme le problème des déserts médicaux ».

Les Echos remarque également que « les médecins étrangers ne sont pas la solution » contre les déserts médicaux. Le journal retient que selon le CAS, « ces médecins sont souvent utilisés comme des «variables d'ajustement» dans les zones géographiques sous-dotées ou dans les disciplines «délaissées». Une fois en France, ces professionnels ont «tendance»à privilégier «les mêmes disciplines et lieux d'exercice que leurs confrères» ».

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mardi 4 décembre 2012

En France, la mort est de plus en plus médicalisée
















Le Figaro , Libération , La Croix 
Le Figaro rend compte d’une étude de l’Institut national des études démographiques sur « les décisions médicales en fin de vie », retenant que « la mort est de plus en plus médicalisée ». Le journal observe ainsi que « près de la moitié des décès surviennent après une décision médicale qui peut avoir pour effet secondaire d'abréger la vie. Comme l'autorise la loi, le médecin a arrêté un traitement qui prolongeait la vie ou intensifié un traitement sédatif contre la douleur, en ayant conscience que cela risquait d'entraîner la mort de son malade ».
Le Figaro explique que l'étude, réalisée à partir de questionnaires anonymes auprès de praticiens et publiée dans BMC Palliative Care, « porte sur plus de 5 000 décès survenus en décembre 2009 à l'hôpital, en maison de retraite ou à domicile », et « pointe la grande complexité des situations de fin de vie. Dans 17% des cas, le décès est survenu de manière «soudaine et inattendue», excluant de ce fait toute intervention médicale. Pour 48% des morts, le médecin déclare avoir pris une décision susceptible d'entraîner la mort, le plus souvent sans intention de la provoquer ».
Le journal relève que ce travail « montre aussi que 3,1% des décès font suite à un acte visant délibérément à abréger la vie, par un arrêt du traitement ou une intensification de la sédation. Dans 0,8% des décès, des médicaments ont même été administrés afin de donner la mort (dont 0,2% à la demande du patient). Aujourd'hui illégale, l'euthanasie est ainsi pratiquée de façon marginale, selon l'Ined. Elle concerne principalement les malades souffrant de cancer », observe Le Figaro.
Le quotidien ajoute que « les autres décisions médicales de fin de vie ont été prises dans l'objectif de tout mettre en œuvre pour éviter la mort (12% des décès), ou sans considérer que cela pouvait accélérer la mort du patient (23%) ». Les chercheurs de l’Ined indiquent que « la France se situe dans les pays européens ayant un faible pourcentage de décès assistés, bien en dessous de pays ayant légalisé l'euthanasie ».
Le Figaro souligne en outre que « les demandes explicites d'euthanasie émanant des patients sont rares. Selon les médecins sondés, elles concernent 1,8% des décès sur les 2 200 qui ont fait l'objet d'une décision médicale en fin de vie. Cela dit, 16% des malades ont exprimé à un moment ou un autre le souhait de hâter leur mort ».
Le journal note enfin que « les décisions de fin de vie ne sont pas toujours discutées avec les patients et les équipes soignantes, comme l'impose la loi Leonetti. Plus de deux tiers des patients concernés par un arrêt des traitements n'ont pas été jugés par le médecin «en capacité de participer à la décision». Mais, lorsque le malade était jugé apte, 10% des arrêts de traitement, des intensifications de sédation et des administrations de substances létales n'ont pas été discutés avec lui ».
« Les décisions font l'objet d'un débat avec l'équipe médicale dans 63% des cas, avec un autre médecin dans 44% des cas, et la famille est associée dans un décès sur deux. Mais 8% des médecins déclarent n'avoir discuté avec aucune personne de l'entourage familial ou médical. Or, selon Régis Aubry, chercheur associé à l'étude et président de l'Observatoire national de la fin de vie, «il est établi que l'isolement conduit à des décisions radicales» », conclut Le Figaro.
De son côté, Libération titre un court article : « Des chiffres et du flou sur l’euthanasie ». Le journal s’interroge : « L’euthanasie est-elle ou non une pratique marginale en France ? », et retient que selon cette étude de l’Ined, « il y a eu 38 décisions d’administrer une substance mortelle, soit 0,8%. […] 1,6% des décisions d’arrêt de traitements, et 0,7% des décisions d’intensification des antidouleurs ont été prises «dans l’intention explicite et délibérée de provoquer la mort» ».
« En d’autres termes, plus de 3% des décès font suite «à un acte visant volontairement à mettre fin à la vie de la personne». Là, ce n’est plus tout à fait marginal », remarque le quotidien. Le journal continue de citer cette étude de l’Ined : « La moitié des décès est précédée d’une décision médicale ayant pu hâter la mort du patient ». Libération note qu’« on n’y comprend plus rien. De quoi attendre avec impatience les lumières du rapport du Pr Didier Sicard sur l’euthanasie ».
Revue de presse rédigée par Laurent Frichet

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dimanche 11 novembre 2012

Le thé réduit le risque de cancer du tube digestif



Le Figaro 
Martine Perez indique dans Le Figaro que « l'American Journal of Clinical Nutrition a apporté de l'eau au moulin des adeptes du thé, en publiant les résultats d'une étude [chinoise] d'envergure, avec une métrologie rigoureuse, concluant que cette boisson réduirait nettement le risque d'avoir certains cancers du tube digestif, notamment ceux de l'estomac, de l'œsophage et du côlon ».
La journaliste relève ainsi que « les auteurs ont inséré une question sur la quantité et le type de thé consommé aux 75.000 femmes d'âge moyen de la cohorte The Shanghai Women Health Study qui ont accepté de répondre à un sondage visant à mesurer l'impact de l'environnement et du mode de vie sur leur état de santé. Après 11 années de surveillance, les chercheurs ont pu observer que le fait de boire régulièrement cette boisson (le plus souvent sous forme de thé vert, dans cette population) réduisait de 17% le risque de tumeurs digestives ».
Martine Perez ajoute que « plus la consommation est importante, moins le risque est élevé : les femmes buvant au moins 2 ou 3 tasses par jour ont 21% de risque en moins de présenter de telles maladies. Et celles qui en absorbent tous les jours depuis plus de 20 ans ont 27% de risque en moins d'en souffrir un jour ».
La journaliste explique que selon les auteurs, le thé « contient des polyphénols et d'autres substances antioxydantes, telles les catéchines, qui pourraient inhiber le développement d'un cancer et bloquer les lésions de l'ADN cellulaire ».
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samedi 20 octobre 2012

Kyste hydatique et fête de l'Aïd : Précautions à prendre


















A quelques jours de l'Aïd, jour de fête béni et de sacrifice du mouton au sein de la communauté musulmane, un rappel de quelques notions sur le kyste hydatique et des mesures prophylactiques simples à prendre serait important, afin d'éviter la dissémination à plus grand échelle de cette maladie parasitaire. Le kyste hydatique est une anthropozoonose, c'est à dire maladie pouvant toucher aussi bien l'animal (chien, mouton..etc) que l'homme, due à un parasite: Echinococcus granulosus. La maladie est fréquente au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et de l'Est, en Australie et en Argentine. Des foyers d'infection persistent en Corse, en Provence, dans les Pyrénées-Atlantiques.
En Algérie, d'après les registres de services de chirurgie viscérale, le Kyste hydatique est responsable chaque années de près de 2000 cas opérés, encore que les chiffres sont sous-estimés du fait de la non-déclaration de nombreux cas.
Le cycle du kyste hydatique se fait entre les canidés (le chien) et certains bovins (le mouton). On considère que le chien est l'hôte définitif de ce parasite et le mouton comme hôte intermédiaire.
L'hôte définitif (le chien) se contamine par ingestion de l'hydatide (forme larvaire du parasite) présente dans divers organes de l'hôte intermédiaire. Exemples: viscères de mouton infectés (poumon, foie...etc.), éliminés dans la nature après sacrifice du mouton. L'hôte intermédiaire (le mouton) s'est contaminé par ingestion d'œufs embryonnés (embryophores du parasite) éliminées dans le milieu extérieur par les canidés. Ainsi, le cycle se perpétue entre canidés et bovins…
COMMENT L'HOMME S'INFECTE-T-IL?
Contrairement à certaines fausses idées reçues, l'homme ne s'infecte pas par la consommation de viscères d'ovins infectés (poumon, foie...etc.) ceux-ci contiennent en fait, la forme larvaire du parasite qui est infestant pour les canidés (le chien), et non pas pour l'homme.
L'homme, encore dit "hôte accidentelle", se contamine plutôt par ingestion d'embryophores (Œufs sans coque externe) recueillis sur le pelage du chien ou de façon indirecte à partir d'aliments souillés par des fèces du chien infesté.
QUELLE MESURE PROPHYLACTIQUE À PRENDRE ?
Si l'homme ne s'infecte pas par la consommation de viscères infectés par le parasite, il peut s'infecter indirectement, en éliminant des viscères infectés dans la nature: car consommés par le chien, ces viscères infectés peuvent être responsables d'infection de canidés et par conséquence, la pérennisation de cette parasitose, qui pourrait ensuite atteindre l'homme à travers les facteurs exposés plus haut…
Lors de l'Aïd-El-Adha, les facteurs propices à la diffusion de cette maladie sont réunis.
Pour empêcher la propagation de cette maladie grave, il est nécessaire de rendre courantes certaines précautions indispensables lors de la cérémonie de sacrifice du mouton, car les services vétérinaires ne peuvent vérifier tous les abats des animaux sacrifiés.
Si un abat vous paraît suspect, contactez le vétérinaire de votre commune. Sinon, enfouissez cet abat profondément afin de le mettre hors de portée des chiens.
Par ce geste vous empêchez la transmission du parasite vers le chien et vous briserez la chaîne De ce fait, pour éviter la dissémination de cette maladie, à l'occasion du sacrifice des moutons, il convient de ne pas éliminer les organes infestés ou suspectés de l'être, dans la nature, ni dans les décharges publiques (ils seront facilement repérés par les chiens, vu leur puissant sens d'odorat), mais de saisir et détruire les viscères infestés, ou les enterrer à une profondeur suffisante.
Conseils :
Pour combattre cette maladie grave, il faut durant toute l'année (et non seulement durant l'Aïd-El-Adha) :
Empêcher les chiens d'accéder aux abattoirs,
Assurer le traitement des chiens malades par les vétérinaires,
Eliminer les chiens errants,
Bien se laver les mains avant de manger,
Bien laver les fruits et les légumes avant de les consommer.

Lamia Baïche
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mercredi 12 septembre 2012

Le nouveau plan choc antitabac













Le Parisien, La Croix
C’est ce que titre Le Parisien sur sa Une. Le journal consacre une double page au sujet et note : « Une nouvelle hausse [du prix du paquet de cigarettes] de 40 centimes début octobre et d’autres à suivre, des paquets où les marques n’apparaissent presque plus, une étude sur l’extension des zones non-fumeurs… Le gouvernement planche sur un plan antitabac drastique ».
Le quotidien rappelle que « le tabagisme tue 73.000 personnes en France chaque année », puis constate que « le débat risque d’être vif entre partisans et adversaires d’une politique volontariste de lutte contre le tabagisme ».
Le journal interroge entre autres le Pr Gérard Dubois, de l’Académie de médecine, président d’honneur du comité Alliance contre le tabac, qui déclare que « la hausse des prix est la mesure la plus efficace pour diminuer le tabagisme. […] Nous estimons qu’il faut une hausse significative de 10% du prix du tabac tous les ans. […] Le tabagisme est un tel fléau en termes de santé publique qu’il est nécessaire de tout faire pour que les gens ne fument pas ».
La Croix évoque pour sa part la cigarette électronique, qui « ne fait pas l’unanimité ».
Le journal constate que « les Français sont de plus en plus nombreux à recourir à ce produit de substitution à la cigarette tandis que les commerces spécialisés se développent. Ce phénomène de société divise les professionnels de santé. Certains voient en elle une nouvelle arme anti-tabac, d’autres craignent qu’elle n’encourage l’addiction ».



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lundi 3 septembre 2012

Médicaments : le progrès thérapeutique en panne

Les Echos
C’est ce que constate Vincent Collen dans Les Echos. Le journaliste relève qu’« on n'était jamais tombé aussi bas. L'an dernier, un seul nouveau médicament vraiment innovant a été admis sur le marché en France. C'est ce qui ressort du rapport d'activité de la Haute Autorité de santé, publié ce matin ».
Vincent Collen indique que la HAS « a examiné 231 dossiers d'inscription ou d'extension d'indication pour des médicaments en 2011. Pour la quasi-totalité d'entre eux (209), elle a estimé que l'amélioration du service médical rendu était nulle ! Autrement dit, qu'ils n'apportaient aucun progrès thérapeutique par rapport aux molécules qui sont déjà commercialisées ».
« Une seule représente un progrès «majeur», l'antihémorragique Riastap, deux autres seulement une amélioration «modeste» et une vingtaine un progrès «mineur» », observe le journaliste.
Vincent Collen remarque que « la tendance est à l'œuvre depuis plusieurs années, et ne fait que s'accentuer ». Jean-Luc Harousseau, le président de la HAS, note ainsi qu’« il y a eu moins de médicaments réellement innovants ces dernières années ».
« Les industriels ne disent pas le contraire, mais ils estiment que cette panne de productivité de la recherche médicamenteuse n'explique pas tout. Le Leem juge que la HAS porte un regard trop sévère sur les nouveaux produits depuis le scandale du Mediator », observe le journaliste.
Vincent Collen souligne en outre que « l'enjeu est majeur pour les laboratoires comme pour l'assurance-maladie, car l'innovation est le critère principal que l'Etat retient pour fixer les prix des médicaments. Un produit qui ne représente pas du tout d'amélioration thérapeutique est certain d'obtenir un prix bas. Dans ce contexte de panne d'innovation, il est plus légitime de faire baisser les prix de façon massive ».
Le journaliste rappelle que « conscient des failles du système d'évaluation, mises en lumière de façon tragique avec l'affaire du Mediator, le Parlement a voté l'an dernier une loi qui le réforme profondément ».
Jean-Luc Harousseau précise ainsi qu’« il faudra désormais mieux tenir compte du rapport entre le bénéfice apporté par le médicament et le risque inhérent à tout produit de santé. […] Les molécules seront évaluées par rapport aux stratégies thérapeutiques existantes ».
Vincent Collen ajoute que la HAS « propose de refondre la grille d'évaluation actuelle et d'attribuer des notes en fonction d'un «index thérapeutique relatif unique», qui permettra de fixer à la fois le prix et le niveau de remboursement des médicaments ».
Jean-Luc Harousseau explique qu’« un nouveau médicament aussi efficace mais plus dangereux qu'un produit existant ne devrait pas être remboursé. Ce nouvel outil sera éventuellement mis en œuvre dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013 ».
Revue de presse rédigée par Laurent Frichet
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jeudi 19 juillet 2012

Jeûne du Ramadan : Des troubles digestifs à surveiller



Doctinews N° 35 Juillet 2011

Observé par près de 1,5 milliard de musulmans à travers le monde, le Ramadan est un jeûne sec, en phase diurne et dont l’horaire varie en fonction des saisons. En général, ce jeûne n’occasionne aucun dégât sur la santé, à condition de se nourrir correctement. En fait, durant le mois de Ramadan, il est interdit au jeûneur de boire et de manger de l’aube au crépuscule, mais ce jeûne n’est en aucun cas imposé aux personnes malades.

Durant le Ramadan, l’organisme doit s’adapter à une alimentation plus riche la nuit et à un temps de sommeil raccourci.

Comme lors de tout changement, chaque individu va se prémunir et s’adapter de manière à retrouver l’équilibre qui lui convient. Dans le cas des changements liés au jeûne du Ramadan, les personnes doivent rechercher des mécanismes d’adaptation qui valoriseront une bonne santé à travers un bon comportement alimentaire en termes de qualité, de fréquence et de répartition dans le temps.
Une réadaptation qui ne sera pas sans conséquence, puisqu’il est nécessaire de souligner que l’organisme a besoin d’énergie pour fonctionner et que chaque aliment apporte une valeur énergétique qui va agir sur le fonctionnement des cellules, des tissus et donc des organes.
Or, durant le jeûne diurne, les jeûneurs, contraints de s’adapter aux changements d’horaires (nocturne uniquement) et de la fréquence de prises de repas (2 à 3) vont modifier la qualité et la quantité de ces repas, ce qui n’est pas toujours le bon choix. En effet, il a été observé que les jeûneurs privilégient des repas excessivement riches pour compenser l’absence d’apports alimentaires au cours de la journée et pallier la sensation de faim. Ainsi, la consommation de protides, glucides et lipides augmente, tandis que la consommation de crudités et d’eau diminue. Cette dernière est remplacée par une consommation accrue d’excitants comme le café, le thé, les jus de fruits et autres boissons gazeuses.

Les effets du jeûne sur l’organisme…
Première incidence, les déséquilibres alimentaires vont agir directement sur le temps et la qualité du sommeil puisqu’il est démontré qu’une alimentation riche en graisses et en sucre, principaux composants des repas lors de la rupture du jeûne, ralentit la digestion surtout en phase nocturne, période durant laquelle l’organisme se met en veille et favorise le stockage des nutriments.
La veille nocturne des jeûneurs entraîne donc une digestion difficile et la réduction du temps de sommeil ce qui va se traduire, sur un plan métabolique, par une diminution du taux de l’hormone de croissance (GH) et donc du renouvellement cellulaire et du développement musculaire, et une augmentation de l’utilisation des glucides et du stockage des acides gras dans les tissus adipeux qui aboutira à une diminution de la masse maigre et à une augmentation de la masse grasse.
Le déséquilibre des apports alimentaires, associé à une diminution du temps de sommeil, aura également des conséquences sur la vigilance et sur la fatigue au cours de la phase diurne.
Ces désordres alimentaires contribuent également à inverser les cycles insuline/glucagon avec une diminution de la sécrétion basale d’insuline, dès les premiers jours, qui est normalement associée à la prise alimentaire et vise à réduire la glycémie post-prandiale, alors que le taux de glucagon augmente pour permettre la libération de sucre dans le sang compensant l’absence d’apport par l’alimentation. Des effets qu’il faudra sérieusement surveiller chez les patients diabétiques pour qui la régulation de la glycémie est l’élément central de la prise en charge thérapeutique.

… et sur la sphère digestive
Si le jeûne peut avoir des effets bienfaisants -il permet au système digestif un repos remarquable offrant la possibilité de retrouver un équilibre et de se régénérer aussi bien au niveau cellulaire que tissulaire, ce qui favorise, en priorité, l’élimination des toxines-, il peut aussi générer des troubles digestifs.
Une étude épidémiologique menée auprès de 1900 personnes saines de la population de Casablanca a montré une incidence notable des troubles digestifs pendant le mois du Ramadan, avec 7,3 % de la population concernée dès la première semaine. Celle-ci s’expliquerait par l’adaptation de l’organisme, imposée par le jeûne, à une alimentation plus riche la nuit et à un temps de sommeil raccourci. Le corps doit donc puiser dans ses réserves intérieures et compenser les pertes.
Les troubles sont principalement dus aux modifications de la sécrétion gastrique, rapportées par certaines études, qui décrivent une augmentation de la sécrétion acide et donc de l’activité des pepsines (enzyme de dégradation des protéines dont le pH acide est compris entre 1 et 8) par rapport à la période pré et post-Ramadan. L’augmentation de la sécrétion gastrique -qui contient de l’acide chlorhydrique- en agressant la muqueuse gastrique, peut, entre autres, être à l’origine de la réactivation d’un ulcère. Ce phénomène pourrait s’expliquer uniquement par le jeûne, mais des recherches plus poussées ont conduit à examiner aussi l’hypothèse du comportement alimentaire propre au mois de Ramadan qui témoigne d’une modification importante de la qualité et de la quantité de l’alimentation, notamment plus riche en glucides et en lipides. Les glucides étant connus pour favoriser la sécrétion de facteurs agressifs (acidité, pepsine). Il est à noter également que l’absence, durant toute la période du jeûne, du pouvoir tampon des aliments contribue au manque de protection de la muqueuse gastrique contre la sécrétion d’acide.

Les troubles dyspeptiques
Alors que 25 à 40 % d’adultes souffrent de troubles dyspeptiques représentant la première cause de consultation en gastro-entérologie, la dyspepsie est apparemment plus fréquente au cours du mois de Ramadan. Une étude épidémiologique marocaine a montré qu’environ 10 % des 1923 personnes interrogées présentaient des troubles dyspeptiques au cours de cette période.
L’apparition de symptômes dyspeptiques relève d’une mauvaise alimentation au moment de la rupture du jeûne du fait de l’association fréquente et excessive d’aliments trop gras, trop sucrés, trop épicés, d’excitants (café, boissons gazeuses...), ce qui a pour conséquence une irritation digestive à l’origine de douleurs.
La dyspepsie peut aussi s’expliquer par une prise alimentaire trop rapide rejoignant les effets d’autres facteurs tels que le stress ou l’anxiété.
Définie comme une gêne/inconfort abdominal isolé ou le plus souvent associée à des prodromes tels que nausée ou météorisme abdominal, la dyspepsie ne provoque aucune lésion physique, ce qui rend difficile le diagnostic étiologique, mais elle peut révéler des pathologies digestives bien plus graves (ulcère gastrique, tumeur oesogastrique, pancréatite…)
Prévalence de la constipation
Malgré l’absence d’études sur les mécanismes physiopathologiques en cause, le jeûne est apparemment à l’origine d’une plus grande fréquence de troubles intestinaux où la constipation est prédominante. Cette dernière serait la conséquence directe du déséquilibre engendré notamment par l’interdiction d’apport hydrique qui contraint l’organisme à réduire les pertes. L’organisme ne répond plus à la soif pour compenser les pertes externes et puise l’eau dans ses ressources internes. Les conséquences sont une coloration foncée des urines plus concentrées et une augmentation de la consistance des selles qui, physiologiquement, sont constituées de 75 à 85 % d’eau et seulement de 18 à 22 % de matières sèches. Par ailleurs, cette réduction des pertes visant à compenser le manque d’apport est un facteur favorisant la survenue de coliques néphrétiques chez les patients porteurs de lithiases rénales en présence desquelles il est recommandé de s’abstenir de jeûner.
La constipation peut causer des désordres anodins tels que l’indigestion avec sensation de ballonnements, mais elle peut parfois être plus grave avec l’apparition d’hémorroïdes ou de fissures anales.

Reflux gastro-œsophagien
Le reflux gastro-œsophagien (RGO) est dû à un relâchement du sphincter inférieur de l’œsophage qui, physiologiquement, se referme dès le passage du bol alimentaire dans l’estomac pour éviter la remontée du contenu gastrique. Cette défaillance entraîne un reflux d’acide et provoque des brûlures de la paroi œsophagienne, à l’origine des douleurs caractéristiques du RGO. Entre autres causes, l’alimentation est un facteur qui peut favoriser la survenue de reflux gastro-œsophagiens. Lors du jeûne du Ramadan, la modification de l’alimentation après le repas du ftour privilégiant des aliments riches en lipides et en glucides qui vont directement agir sur le relâchement du sphincter inférieur de l’œsophage s’accompagne d’une augmentation de la sécrétion d’acide gastrique à l’origine des douleurs au niveau oesogastrique et d’un ralentissement de la digestion. Les changements alimentaires en termes de qualité (repas riches en graisses) et de quantité (prise importante et tardive d’aliments, juste avant le sommeil) favorisent la survenue du RGO.

Ulcères gastro-duodénaux
L’Hélicobacter Pylori (HP) est actuellement le principal acteur impliqué dans la survenue de la maladie ulcéreuse. Cependant, au cours du mois de Ramadan, l’augmentation probable de l’incidence de l’ulcère gastro-duodénal et de ses complications (perforation et hémorragie digestive haute) serait due à l’augmentation des mécanismes d’agression de la muqueuse gastro-duodénale au cours du jeûne.
L’ulcère gastro-duodénal est une maladie chronique récidivante qui se traduit par une perte de substance du revêtement muqueux entamant la paroi gastrique ou duodénale avec ou sans tendance à la cicatrisation. La relation entre la maladie ulcéreuse gastro-duodénale et le jeûne du Ramadan relève de plusieurs études qui ont démontré que les modifications du mode d’alimentation en termes de qualité, de quantité et de répartition en phase nocturne expliqueraient les variations des profils d’acidité sur la phase diurne. En effet, l’acidité produite par absence d’apport alimentaire est associée à un pH < à 1. La fin d’après-midi est alors considérée comme la tranche horaire la plus acide.
Bien que les mécanismes de fluctuation de pH soient encore mal connus, il semblerait qu’une autre cause, hormis le facteur alimentaire, soit mise en avant. Cette fluctuation correspondrait au relâchement des mécanismes régulateurs neuro-endocriniens dont le stimulus vagal qui concourt à augmenter l’acidité en phase de jeûne.
De plus, la diminution du sommeil, lors du Ramadan, entraînerait une situation de stress avec une sécrétion des catécholamines générant une mauvaise vascularisation de la muqueuse gastrique.
Par conséquent, le Ramadan doit être une période de forte vigilance afin d’éviter des effets indésirables qui, parfois, peuvent s’avérer nuisibles pour les malades chroniques. Dans une société où l’alimentation est un sujet largement ciblé par les campagnes de prévention et de sensibilisation, il n’est pourtant pas difficile d’éviter les troubles et leurs complications sur le plan digestif par un changement de comportement nutritionnel qui permettrait une alimentation saine, équilibrée encore et toujours répartie sur les trois repas recommandés par les spécialistes

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lundi 9 juillet 2012

Une simple nuit blanche affaiblit l'immunité



Le Figaro
Le Figaro note en effet qu’« une nuit de sommeil en moins suffit à troubler notre système immunitaire, d'après une étude anglo-néerlandaise. Quelques heures de repos perdues créent un véritable stress pour l'organisme ».
Le journal relate ainsi une étude parue dans la revue Sleep : « Si le lien entre un manque chronique de sommeil et un système immunitaire moins performant était déjà établi, l'équipe du Dr Katrin Ackermann de l'Eramus MC University Medical Center Rotterdam aux Pays-Bas est allée plus loin en se concentrant sur les effets d'une seule nuit blanche ».
« En plus de favoriser l'anxiété, ces heures de sommeil manquées perturbent l'activité des granulocytes, des acteurs clés de l'immunité », indique le quotidien.
Le Figaro explique que « l'étude a impliqué 15 hommes jeunes (âgés de 25 ans en moyenne) et en bonne santé. Pendant une semaine, ils ont équilibré leur rythme circadien (l'alternance entre la veille durant le jour et le sommeil pendant la nuit) en s'astreignant à 8 heures de sommeil par nuit, avec au moins 15 minutes d'exposition à la lumière du jour dans les 90 minutes suivant leur réveil ».
« Par ailleurs, l'alcool, le café et les médicaments leur étaient interdits les 3 derniers jours. Leur sang a ensuite été prélevé une première fois afin d'y mesurer les globules blancs, des cellules primordiales du système immunitaire. Dans un second temps, les sujets ont dû rester éveillés 29 heures d'affilée. Pendant cette période, leur sang a été de nouveau prélevé régulièrement », continue le journal.
Le Figaro constate que « les mesures de globules blancs ont été comparées à celles prises avant la période d'éveil imposé. En comparant les prélèvements, les chercheurs ont observé des modifications au niveau des granulocytes, les globules blancs les plus abondants dans le sang. Leur nombre a nettement augmenté pendant la veille forcée. Or, l'élévation du taux de globules blancs est un signe majeur de l'activation du système immunitaire ».
Le journal remarque qu’« après une nuit de sommeil perdue, l'organisme réagit donc en mobilisant ses cellules immunitaires, comme il le ferait s'il était soumis à un stress physique. Ces résultats sont à relier à de précédentes recherches ayant démontré que le stress nous rend plus vulnérables à certaines infections (comme le rhume) en abaissant nos défenses immunitaires ».
Le Figaro conclut que « d'autres études restent à mener pour établir comment le manque de sommeil parvient à stimuler directement l'immunité. En attendant, ces résultats devraient intéresser les médecins spécialistes du sommeil, mais aussi les travailleurs de nuit, dont la santé est notoirement malmenée »

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L’infirmier en oncologie au cœur du parcours de soins : rôle clinique et coordination multidisciplinaire en Algérie

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