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samedi 27 août 2016
5 703 infirmiers victimes de violences en 2014 selon un rapport de l'ONVS
18 143 personnes ont été victimes d'atteintes en établissement de santé en 2014, dont 5 703 infirmiers, selon le rapport annuel de l'Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS) publié le 5 août 2016.
85% des victimes d'atteintes aux personnes sont les personnels des établissements.
En 2014, 14 502 signalements d'atteintes aux personnes (agressions physiques et/ou verbales...) et aux biens (vols, dégradations...), contre 12 432 en 2013, ont été recensés auprès de 337 établissements de santé par l'Observatoire national des violences en milieu de santé qui a publié son rapport le 5 août 2016. En tout, 18 143 victimes ont été touchées par ces atteintes, dont 85% de personnels.
Les infirmiers particulièrement violentés
Dans 85% des cas, les victimes d'atteintes aux personnes sont les personnels des établissements. Le personnel de santé représente à lui seul 94% de la catégorie "personnel victime" et les infirmiers sont touchés dans près de la moitié des cas (45%). 5 703 infirmiers ont ainsi été victimes de violences en 2014, soit 15 par jour. Les autres personnels soignants et les médecins constituent quant à eux respectivement 46% et 9% des victimes.
Tous les services sont concernés par les atteintes aux biens et aux personnes, mais les elles ont principalement lieu en psychiatrie (21%), aux urgences (15%), en médecine (9%), en USLD/Ehpad (9%). Parmi les 10 638 signalements d'atteintes aux personnes recensés, 36,7% sont des injures et insultes, 33.2% sont des violences volontaies, 15,2% sont des menaces physiques, 4,1% sont des menaces de mort. Comme en témoignent les soignants, les agressions peuvent être particulièrement violentes. En psychiatrie par exemple, une infirmière s'est fait agresser (poussée et poignets tordus) en voulant s'interposer pour protéger une collègue. Lors de l'arrivée des renforts hommes, le patient s'est exécuté tout en continuant à insulter et à proférer des menaces sur l'ensemble du personnel. En USLD/Ehpad, une personne âgée était couchée sur le sol, mes collègues et moi même l'avons remis debout pour m'asseoir et à ce moment la il est devenu agressif et il m’a tordu le poignet droit, témoigne un soignant. Aux urgences, un adolescent de 15 ans est arrivé aux Urgences, amené par les pompiers. Il était alcoolisé. Le père a demandé une recherche de stupéfiant dans les urines. Au moment de poser le pénilex, il a commencé à se débattre, à donner des coups de pied, coup de poing dans le visage de l'aide-soignante, indique un infirmier.
Toutes victimes confondues, les atteintes aux personnes ont engendré 3 465 jours d'arrêt de travail et 745 jours d'incapacité totale de travail. Dans 60% des cas, les actes de violence sont sans suite. Une plainte est déposée dans 37% des cas, mais très peu d'informations sont connues concernant les suites de ces plaintes.
Les patients, principaux auteurs de violences
Dans 70% des cas, les auteurs des violences sont des patients et 20% des agresseurs sont des visiteurs ou accompagnants. Les violences sont principalement dues à un reproche relatif à la prise en charge (58,6%), l'alcoolisation (12,1%), un temps d'attente jugé excessif (11,6%), à un règlement de compte (6,9%) et au refus de prescription (6,4%).
Par ailleurs, 69% des événements de violence ont donné lieu à une intervention du personnel ou d'intervenants extérieurs. Dans 32% des cas, le personnel hospitalier intervient en renfort des personnels en difficulté. Le service de sécurité opère quant à lui dans 52% des cas.
Afin d'éviter ce type d'événement, l'ONVS préconise la mise en oeuvre d'une véritable politique de lutte contre les atteintes aux personnes et aux biens selons les niveaux de prévention primaire (prévenir la violence avant qu'elle ne se manifeste), secondaire (se concentrer sur les réactions immédiates à la violence et la formation à la gestion des situations conflictuelles) et tertiaire (prise en charge, accompagnement et soins sur la durée après un acte violent).
http://www.infirmiers.com
jeudi 25 août 2016
Essais nucléaires français en Algérie: Plus de 21% des femmes atteintes de cancer
Treize tirs nucléaires furent effectués, dont 12 ont échoué, parmi lesquels l’essai baptisé du nom de Béryl, le 1er mai 1962.
Les explosions nucléaires, la catastrophe de Béryl et le droit international humanitaire» est l’intitulé du séminaire organisé, avant-hier, par l’association Taourirt des victimes de la tragédie nucléaire de la France, dans l’Ahaggar. Organisée avec le concours du centre universitaire et la direction des œuvres universitaires de la wilaya, la rencontre, à laquelle ont pris part des chercheurs, des experts en nucléaire, des juristes et des représentants de l’Association des victimes de Reggane (Adrar), était une occasion pour sonner, pour la énième fois, le tocsin face au désastre survenu sur les monts de Tan Affla et Tan Ataram dans la région d’In Ekker, à 180 km au nord de Tamanrasset, où furent effectués 13 tirs nucléaires, dont 12 ont échoué, parmi lesquels l’essai baptisé du nom de Béryl, le 1er mai 1962. Mais aussi pour accabler la France pour avoir utilisé des Algériens comme cobayes pour mener à terme ses expériences en les faisant passer pour des mannequins.
150 Algériens utilisés comme cobayes
«Pas moins de 150 prisonniers algériens, conduits de l’établissement pénitentiaire de Sidi Bel Abbès à In Ekker par un militaire allemand qui travaillait pour la France en qualité de chauffeur», dénonce maître Benbraham Fatma-Zohra, avocate à la cour d’Alger. Et de poursuivre : «Le dossier est entre les mains de personnes honnêtes qui ne se laisseront jamais duper par la France. Mieux, le dossier mis sur la table du Parlement français en janvier dernier est à jour. Il est temps de passer à la vitesse supérieure et de montrer au monde entier que le service rendu à la France a été récompensé par la mort et le génocide.
L’Etat algérien doit s’immiscer pour mieux avancer dans cette affaire.» Et d’insister sur la levée du sceau du secret-défense sur toutes les archives se rapportant aux explosions et expérimentations nucléaires françaises dans le Sahara algérien, afin qu’«elles servent de documents de référence aux chercheurs et experts en la matière, et surtout pour connaître le nombre exact d’Algériens impliqués dans le programme nucléaire de la France ainsi que la population sédentaire et nomade concernée par les conséquences sanitaires des explosions».
Ces archives permettront également de localiser les lieux des essais, le matériel contaminé et les endroits d’entreposage des déchets radioactifs enfouis ou laissés sur place après le départ de la France, en 1967, conformément aux Accords d’Evian. Me Benbraham a appelé l’assistance, composée essentiellement d’historiens et d’étudiants, à s’organiser et à se mettre à la recherche des précieux documents et témoignages des victimes encore en vie, en plus de toute attestation servant de pièce à conviction afin d’étoffer le dossier. Benseddik Boudjemaâ, que la France exploitait pour une minable rémunération dans la construction des galeries d’explosion, était dans la salle. Il a fourni une pièce précieuse à maître Benbraham et lui a promis d’en envoyer d’autres qu’il a toujours en sa possession.
L’association Taourirt, 52 ans après cette tragédie que la France ne veut toujours pas réparer, dresse un réquisitoire contre un crime inouï dans l’histoire de l’humanité et en appelle à l’ONU pour rétablir les victimes dans leur droit à l’indemnisation morale et matérielle. La loi promulguée en janvier 2010, dite Morin, où il est clairement fait abstraction de victimes algériennes et des dégâts importants occasionnés à l’environnement, ne répond aucunement aux aspirations des concernés, puisqu’«elle occulte un principe aussi fondamental que la présomption d’origine et limite le seuil d’exposition et le nombre de pathologies radio-induites.
Cette loi scélérate instaure faussement la caution de la science pour masquer son objectif portant limitation des indemnisations pour des raisons purement budgétaires. Il faut retenir que les explosions nucléaires sur une population pacifique demeurent un parfait crime contre l’humanité et restera de ce fait imprescriptible donc voué à contraindre leurs auteurs à reconnaître d’abord puis à réparer les dommages constatés, car l’histoire rattrape toujours les hommes et les Etat malgré leur négationnisme», ajoute encore Mme Benbraham.
Pour sa part, Bendaoud Abdelkader, professeur de droit à l’université d’Oran a, tout en regrettant l’absence des autorités locales à cette rencontre, plaidé pour la mise en place d’un plan d’urgence impliquant les ministères de la Justice et des Affaires religieuses et des Wakfs afin de subventionner les associations et organisations activant dans ce cadre. Comme il a préconisé d’en appeler au Comité international de la Croix-Rouge, «plus efficace» que l’ONU, avec pour but d’accélérer les procédures liées à ce dossier. La plaidoirie de M. Bendaoud portait aussi sur la nécessité «de mettre en place une bonne assise juridique dotée d’une base de données dans le cadre de la commission internationale humanitaire. Toutefois, la mise en place d’une stratégie territoriale visant à rentabiliser les méthodes de supervision est plus qu’impérative pour la sauvegarde de la mémoire et une indemnisation durable. Il est donc utile de prévoir des rencontres et coopérations de recherche sur, entre autres thématiques, Béryl, les dommages et les solutions».
Dans son intervention, Mansouri Amar, docteur en physique à l’université d’Alger, a fait voyager l’assistance dans l’histoire du nucléaire de par le monde avant de terminer par des prises de vue aussi percutantes que choquantes, réalisées dans des sites impropres à toute forme de vie à cause de la menace radioactive, à l’exemple de Hammoudia (40 km de Reggane) polluée pour 244 000 ans, soit 10 fois la période du plutonium utilisé lors des essais d’In Ekker. Abdul Kadhum Al Aboudi, expert en nucléaire, a, quant à lui, évoqué les dernières révélations des médias français pour évaluer les risques radioactifs auxquels est exposé le Sahara algérien.
Le conférencier – originaire d’Irak mais épris du Sahara algérien où il a réalisé plusieurs œuvres scientifiques au point d’émettre le désir d’y être inhumé – a invité les associations de victimes à se constituer en collectif national afin de parvenir à tracer une feuille de route permettant de dépoussiérer ce dossier et d’exhumer nos martyrs du cimetière de l’oubli. En conclusion, les participants ont recommandé de nettoyer et de réhabiliter les sites des essais. Ils ont mis l’accent sur le suivi médical des victimes des rayonnements ionisants via la construction par la France de structures sanitaires spécialisées à même de prendre en charge les pathologies radio-induites chez les personnes impliquées directement et leur descendance, et ce, depuis le stade de diagnostic.
Selon une étude réalisée récemment par des experts, 21,28% des femmes de cette région sont atteintes de cancer du sein et 10,13% de cancer de la thyroïde. Pour cette raison, ils ont insisté pour la mise en place d’un système de surveillance des sites, à l’instar de ce qui s’est fait en Polynésie française, et exigé de la France la formation de spécialistes algériens en décontamination et l’indemnisation des victimes suivant «le principe du parallélisme des formes». L’introduction de cette calamité dans le programme de l’éducation nationale a été soulignée par le président de l’Association des victimes de Reggane, El Hamel Omar, qui a félicité son homologue de Taourirt pour cette première initiative et le défi relevé contre la France, le déni de l’histoire et… les autorités locales.
SOURCE : http://www.wikistrike.com/article-essais-nucleaires-fran-ais-en-algerie-plus-de-21-des-femmes-atteintes-de-cancer-123523272.html
mardi 23 août 2016
La robotique toujours plus présente en chirurgie
Le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Toulouse a réalisé deux greffes rénales par robot-assisté chez des patients souffrant d’une importante obésité. Il s’agit d’une grande première en Europe, qui montre une fois de plus que la robotique a toute sa place dans le domaine de la médecine et de la chirurgie.
Robotique : un robot assiste une greffe rénale au CHU de Toulouse
Après les États-Unis et l’Inde, c’est au tour de l’Europe de réaliser ses premières transplantations rénales assistées par un robot sur des patients obèses. Cet exploit a été réalisé par le Dr. Nicolas Doumerc et son équipe au CHU de Toulouse en mai et juin derniers.
L’exploit technique de la robotique : les premières greffes rénales avec un robot sur des patients obèses
Les patients souffrant de forte obésité étaient jusque-là non éligibles à la transplantation rénale en raison des risques majeurs de complications. Le chirurgien urologue, Dr. Nicolas Doumerc, explique à nos confrères de l’Agence France Presse (AFP) « Chez un obèse important, l’épaisseur de la paroi abdominale accroît grandement le risque d’infections post-opératoires et d’éventration. L’utilisation d’un robot, qui passe à travers la paroi, évite d’ouvrir le ventre et ne nécessite qu’une petite incision de 4 cm »
Effectivement, le robot permet la précision du geste tout en prenant moins de place que la main humaine au moment de l’incision. C’est grâce à cette prouesse technologique que 67 patients atteints de grande obésité, ont pu être greffés d’un rein à Chicago, aux États-Unis, depuis 2011. Rappelons, par ailleurs, que le CHU de Toulouse avait d’ores et déjà brillé l’an dernier en réalisant la première greffe mondiale rénale par robot-assisté via la voie vaginale.
Une équipe médicale rodée
C’est grâce à une chaîne de collaboration médicale et chirurgicale que la prouesse technologique a pu avoir lieu au pôle hospitalier universitaire de Toulouse. En effet, le Professeur Nassim Kamar, chef du département de néphrologie et transplantation rénale, a d’abord évalué la faisabilité médicale de cette transplantation innovante dans le cas d’obésité. Le Dr Federico Sallusto, chirurgien urologue et coordonnateur de la transplantation rénale au CHU de Toulouse, a ensuite donné le feu vert chirurgical compte tenu des pathologies associées des patients. Et enfin, le Dr Nicolas Doumerc a pris les commandes du robot pour greffer les patients avec succès en mai et juin derniers.
Les patients opérés par le Dr. Nicolas Doumerc « se portent bien » selon le centre hospitalier de Toulouse, qui effectue le suivi de la transplantation. C’est une véritable avancée pour ces patients obèses qui n’avaient pas accès à la transplantation classique à cause de leur condition. Le premier pesait 105 kg pour 1,63 m, soit un Indice de masse corporelle (IMC) de 37, et le second 130 kg pour 1,80 m, soit un IMC à 40. Optimiste, le Dr. Nicolas Doumerc estime que « L’espérance de vie est plus grande quand on est greffé qu’en dialyse« . La robotique est en train de devenir indispensable dans les blocs opératoires et il se pourrait que les robots chirurgien soit de plus en plus sur le devant de la scène à l’avenir.
http://www.presse-citron.net
lundi 8 août 2016
Plus de 47 000 effets indésirables ont été rapportés en 2015 en France
Le nombre total de cas d'effets indésirables en provenance des centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) a atteint l'année dernière un plus-haut depuis 2012 sous l'effet d'une hausse de ceux rapportés par les patients, selon le rapport d'activité de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) diffusé le 3 août 2016.
médicaments loupe
En Europe, le nombre de cas d'effets indésirables s'élève à 1,2 million.
En 2015, 47.089 effets indésirables ont été rapportés, contre un peu plus de 46.000 en 2013 et 2014 -ce qui constituait un bond par rapport aux 38.296 de 2012. Cette hausse est due aux signalements provenant de patients et d'associations de patients -droit qui leur est ouvert depuis juin 2011-, qui ont atteint leur plus-haut depuis quatre ans avec 2.338 cas. Ce sont dans 65% des cas les généralistes qui ont déclaré ces effets indésirables et dans 20%, des pharmaciens. Le nombre d'effets indésirables graves en provenance de laboratoires pharmaceutiques est lui aussi ressorti au plus haut (29.469, contre 26.478 en 2014).
Sur le plan européen, 1,2 million de cas d'effets indésirables ont été recensés sur la base de données EudraVigilance (dont plus de 48.000 en provenance des patients), ce qui constitue une augmentation de 10%. "Le nombre total de notifications en provenance des CRPV représente environ 17% (47.089) des notifications par les Etats membres (283.520) en provenance de l'Union européenne alors que la population française représente 13% de la population de l'UE", fait savoir l'ANSM.
Sur 1.932 de dossiers d'évaluation des risques en pharmacovigilance inscrits à l'ordre du jour du Comité pour l'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) de l'Agence européenne du médicament (EMA), la France a été rapporteur pour 224. Ceci a occasionné l'ouverture de 14 enquêtes nationales de pharmacovigilance. Le nombre de dossiers traités par le PRAC est également le plus élevé depuis 2013, tout comme le nombre de ceux pour lesquels la France était rapporteur. Toutefois, le nombre d'enquêtes nationales a baissé par rapport à 2014, où il y en avait eu 24.
Parmi les médicaments ayant fait l'objet d'un examen par les instances européennes, l'ANSM cite la codéine chez les enfants de moins de 12 ans dans le traitement de la toux et du rhume, la suspension en Europe des autorisations de mise sur le marché (AMM) de centaines de génériques développés par le laboratoire indien GVK Biosciences et les mesures de minimisation des risques cardiaques liés à l'anxiolytique hydroxyzine.
Ruptures d'approvisionnement doublées en 2015
Le nombre de déclarations de ruptures d'approvisionnement a été multiplié par 10 en cinq ans, indique par ailleurs l'agence. Elles ont explosé en 2015, avec 916 cas, contre 438 en 2014. Cette situation est notamment liée aux vaccins, avec des tensions sur ceux contre le bacille de Calmette et Guérin (BCG) et la coqueluche.
Le nombre de signalements d'erreurs médicamenteuses a aussi connu un record (2.741 cas) depuis 2011. Sur ces 2.741 cas, 2.169 ont été des erreurs avérées, 322 des erreurs potentielles et 250 des risques d'erreur. En outre, 54% ont entraîné un effet indésirable.
En matière de défauts de qualité de médicaments, si la tendance est structurellement à la hausse depuis 2002 (où il y avait eu 600 cas environ), ils ont stagné autour de 1.702 en 2015. Cette année a été marquée par la suspension du site de production et de distribution de Stallergenes Greer à Antony (Hauts-de-Seine) à la suite d'interruptions opérationnelles et de livraisons erronées de produits liées à la mise en oeuvre d'un nouveau système informatique. Sur les 1.702 cas de 2015, 668 ont fait l'objet d'investigations approfondies coordonnées par l'agence.
Le nombre de signalements liés à des non-conformités aux bonnes pratiques de fabrication (BPF) de sites de production de substances actives est en nette progression depuis 2012. En 2015, 41 signalements (correspondant à 88 substances actives) ont été gérés par l'ANSM.
Côté dispositifs médicaux, l'ANSM a enregistré 16.194 signalements de matériovigilance, contre 13.817 en 2014 (hors prothèses PIP), 13.822 en 2013, 13.168 en 2012 et 11.456 en 2011. Au total, 630 inspections ont été réalisées en 2015 (699 en 2014), dont 11% inopinées et 7% hors de l'UE. Elles ont débouché sur 20 décisions de police sanitaire (15 en 2014, 12 en 2013) et 41 injonctions (soit 7% des inspections).
http://www.infirmiers.com
mercredi 27 juillet 2016
Un lien de cause à effet établi entre l'alcool et 7 types de cancers
Le Parisien
« Un lien de cause à effet établi entre l'alcool et 7 types de cancers »
Le Parisien relaie les conclusions d’une étude publiée dans la revue Addiction et qui, « en période estivale, risque de faire grand bruit auprès des adeptes du petit vin blanc sous la tonnelle. En effet, ces travaux épidémiologiques révèlent des liens de causalité étroits entre consommation d'alcool et cancers ».
Le journal indique ainsi que « selon Jennie Connor, de l'université d'Otago, en Nouvelle-Zélande, auteure principale de ces travaux, il y a des preuves solides que l'alcool provoque 7 types de cancers, de l'oropharynx, du larynx, de l'œsophage, du foie, du côlon, du rectum et du sein ».
« La mauvaise nouvelle est qu'il y aurait, selon la chercheuse, un lien direct de cause à effet. Autrement dit, plus on boit d'alcool, plus le risque est important. Les buveurs légers à modérés seraient donc concernés par ces risques », souligne le quotidien, qui estime que « la recommandation de santé "consommer de l'alcool avec modération" ne tient plus ».
Le Parisien explique qu’« une des études a suivi une cohorte de 1 million de femmes britanniques pendant 7 ans. Elle a montré que les femmes qui ont bu entre 70 et 140 g d'alcool par semaine affichaient une augmentation de 5% de cancer comparé à celles qui avaient consommé moins de 20 g par semaine - soit 2 verres de vin de 12 cl ou 2 bières de 25cl - et une augmentation de 13% du cancer du sein ».
Il ajoute que « selon les estimations de l'étude, ces cancers liés à l'alcool représentent 5,8% du total des décès dus au cancer dans le monde ».
Le journal précise que « ces résultats sont le fruit d'une méta-analyse d'études épidémiologiques menées ces dix dernières années par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l'agence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds mondial de recherche sur le cancer ».
Le quotidien relève en outre que « dans une moindre mesure et sans en comprendre les raisons, les observations semblent indiquer que l'alcool est également à l'origine de certains cancers de la peau, de la prostate et du pancréas », et note que « les fumeurs et buveurs multiplient par 2 leurs risques, tout type de cancers confondus ».
« En revanche, il est possible d'inverser le risque d'un cancer du foie, du larynx ou du pharynx si le buveur est prêt à s'arrêter, et ce risque est réduit pour toute la durée d'abstinence, selon l'étude. Il équivaudrait même à une consommation nulle après 20 ans d'arrêt », observe Le Parisien.
www.mediscoop.net
mercredi 13 juillet 2016
Cancer : révélations sur un scandale français
C’est ce que titre L’Express sur sa Une. Le magazine constate dans un dossier que « certaines tumeurs, comme celles de l'œsophage ou du sein, exigent d'être opérées dans des établissements experts pour garantir la qualité des soins aux malades. Or la réalité est tout autre... ».
L’Express relaie ainsi « une étude aux résultats affolants que le Pr Christophe Mariette présentera en octobre au Congrès européen de cancérologie de Copenhague, haut lieu de la recherche médicale, […] qui fait la lumière sur une réalité qu'une très grande partie des malades du cancer ignorent, alors même que ses conséquences peuvent se révéler dramatiques ».
Le magazine explique que « le Pr Mariette, spécialiste des cancers digestifs, s'est posé une question simple : existe-t-il un lien entre le nombre de malades opérés pour un cancer de l'œsophage dans un hôpital ou une clinique, et leur taux de mortalité après l'opération ? ».
L’hebdomadaire indique que « le chef du service de chirurgie digestive du centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Lille a passé au peigne fin l'immense base de données hospitalière française, qui recense toute l'activité des établissements de soin. Ses conclusions font froid dans le dos ».
Le Pr Mariette observe notamment qu’« entre 2010 et 2012, 11,9% des patients opérés dans un centre réalisant moins de 20 interventions par an sont morts dans les 3 mois. Dans les centres spécialisés réalisant plus de 60 opérations par an, ce taux n'est que de 3,2% ».
L’Express évoque « une différence énorme. Et la preuve que les malades opérés pour des cancers de l'œsophage n'ont pas les mêmes chances de s'en sortir selon les établissements où ils sont soignés. Pour les tumeurs de l'estomac, que ce professeur a également étudiées, l'écart est moindre - mais va quand même du simple au double ».
Le magazine note que « la suite de l'étude permet de mesurer l'ampleur du problème : selon les données du Pr Mariette, la majorité des hôpitaux et des cliniques français opèrent moins d'une dizaine de ces malades par an. "Comme aucune réforme n'a eu lieu depuis 2012, il n'y a pas de raison que la situation ait changé", commente le professeur ».
« Inutile de s'alarmer, diront les plus cyniques : il ne s'agit "que" des cancers de l'œsophage et de l'estomac. Seulement voilà : l'état des lieux est le même pour les tumeurs touchant d'autres organes très sensibles, tels que l'ovaire, le pancréas, le foie, le rectum ou le poumon, comme l'attestent d'autres études très préoccupantes », continue L’Express.
L’hebdomadaire indique entre autres qu’« à l'hôpital Beaujon, à Paris, le Pr Olivier Farges a épluché les statistiques des hôpitaux. Et ses conclusions sont sans détour : un malade atteint du cancer du pancréas initialement pris en charge dans un établissement peu spécialisé (moins de 25 cas par an) a moins de chances d'être opéré - faute de l'expertise et des équipements de pointe nécessaires sur place - que les patients traités directement dans des centres expérimentés. Il décédera aussi plus vite ».
L’Express ajoute que « bien sûr, les malades ignorent tout de ces chiffres et des coulisses hospitalières. Passé le choc du verdict médical, ils cherchent sur Internet dans quel établissement se faire soigner ou se dirigent vers celui que leur indique leur spécialiste ». Le Dr Marc Grégoire, responsable à la Ligue contre le cancer, indique qu’« il faudrait trouver des solutions pour leur donner une plus grande visibilité sur la spécialisation des différents hôpitaux ou cliniques ».
Le magazine note en outre que « les pouvoirs publics sont parfaitement conscients du problème. Depuis 2007, une batterie de critères de qualité a été imposée aux hôpitaux et aux cliniques, afin de garantir à tous les patients une égalité de traitement. Chaque établissement doit notamment réaliser un nombre minimal d'opérations, sous peine de devoir cesser de pratiquer des interventions dans la spécialité concernée. Il serait abusif de dire que ces règles n'ont pas eu d'effet ».
« Mais, pour nombre de médecins, il est impératif d'aller plus loin dans la réglementation concernant les tumeurs les plus complexes à traiter. Il y a quelques mois, l'Institut national du cancer (Inca) a constitué en toute discrétion un groupe de travail dont les conclusions sont censées permettre d'édicter de nouvelles règles en 2018. Projet allant dans le sens du plan Cancer, lequel prévoit lui aussi une révision des critères actuels », continue L’Express.
L’hebdomadaire remarque toutefois que « la question est si sensible que nul ne sait si ce chantier explosif va réellement déboucher. Car les enseignements du passé n'incitent pas à l'optimisme. En 2006, des experts avaient déjà planché sur le sujet pour l'Inca. S'appuyant sur des études et des comparaisons internationales, ils avaient proposé des règles très restrictives : un nombre d'opérations minimal plus élevé, non seulement par établissement, mais aussi par chirurgien, et surtout des critères spécifiques pour les tumeurs touchant certains organes sensibles. Devant le tollé déclenché dans le milieu médical par ces préconisations, le gouvernement avait fini par adopter des mesures moins ambitieuses... ».
http://www.mediscoop.net
dimanche 3 juillet 2016
Une nouvelle découverte pourrait expliquer la fatigue chronique
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Le syndrome de fatigue chronique demeure aujourd'hui un grand mystère pour les scientifiques, qui l'associent souvent à des causes psychosomatiques. Une étude menée par des chercheurs américains pourrait apporter un éclairage nouveau sur le sujet.
Fatigue persistante, douleurs articulaires, troubles de la mémoire
Le syndrome de fatigue chronique, qui se traduit chez ceux qui en souffrent par une fatigue persistante, des douleurs articulaires, des troubles de la vision et de la mémoire, mais aussi des maux de tête et une faiblesse musculaire, pourrait être liée à un dysfonctionnement du microbiote, terme qui désigne l'ensemble des bactéries qui vivent dans nos intestins.
Des chercheurs de l'université Cornell, aux États-Unis, se sont penchés sur le sujet et ont publié leurs conclusions dans la revue Microbiome. Pour parvenir à ces résultats, ils ont mené une étude sur 48 patients souffrant de fatigue chronique.
Des probiotiques pour soigner la fatigue chronique
Les scientifiques ont analysé l'ADN des bactéries du microbiote de ces personnes, afin de les comparer à celles de 39 personnes en bonne santé. Ils ont alors observé que chez les sujets malades, les bactéries sont beaucoup moins diversifiées que chez les sujets sains. Ils ont également noté que les bactéries qui vivent dans les intestins des personnes souffrant de fatigue chronique sont davantage pro-inflammatoires qu'anti-inflammatoires.
« Nos travaux montrent que le microbiote intestinal des patients atteints de fatigue chronique n'est pas normalement équilibré, et peut conduire à des symptômes gastro-intestinaux et inflammatoires chez les victimes de cette maladie », note ainsi le professeur Maureen Hanson, co-auteure de l'étude, dans un communiqué. Reste désormais à savoir si ce déséquilibre intestinal est une cause ou un symptôme de la fatigue chronique. Des recherches plus approfondies doivent désormais être menées, mais cette première découverte permettra déjà aux médecins traitants de s'aider de prébiotiques ou de probiotiques pour soigner leurs patients.
http://www.passeportsante.net
mercredi 29 juin 2016
Les budgets des hôpitaux en baisse
« La note ministérielle signée par le directeur des finances et des moyens, du temps de l’ex-ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, demande de poursuivre les efforts de rationalisation consentis en vue d’atteindre, à la fin de l’exercice 2016, une économie de 20% sur les crédits inscrits à l’indicatif des postes précités. »
« Les contrôleurs financiers tenus de mettre en application cette disposition sont régulièrement en opposition avec les gestionnaires qui tentent tant bien que mal de justifier au moindre détail toutes les dépenses. Une situation qui risque d’avoir un impact négatif sur la prise en charge des malades. «Le malade sera sérieusement touché par ces restrictions, » précise l’article.
L’instruction du ministre des Finances vient estropier l’activité quotidienne des services médicaux indispensables dans la prise en charge des malades.
https://twitter.com/RESEAUCHU
mardi 21 juin 2016
Suicide d’un infirmier à Toulouse : l’accident du travail reconnu
Suite au suicide d'un infirmier au CHU Rangueil de Toulouse le 13 juin dernier, la direction générale a reconnu ce décès comme accident du travail. De son côté le CHSCT a lancé une procédure de danger grave et imminent.
Suicide d'un infirmier à Toulouse : l'accident du travail reconnu
©Wikimedia Commons / CHU de Rangueil
"Ce suicide, c'est comme un agent sentinelle. Dans un contexte où les conditions de travail sont détériorées, on sait que d’autres peuvent être en détresse", souligne Julien Terrié, secrétaire CGT du CHSCT central du CHU de Toulouse.
"Il s'agit d'un principe de précaution. Certes l'accident du travail sera reconnu, nous a indiqué la direction, c'est un point positif, mais dans ce cas il faut en tirer les conséquences. Or, nous ne tombons pas d'accord sur les préconisations. Nous demandons dans un premier temps un moratoire sur les restructurations qui ont joué un rôle dans ce suicide. Elles ne pourront pas être menées de la même façon après ce suicide", ajoute-t-il.
Du fait de ces divergences et de la procédure d'alerte, un CHSCT extraordinaire va être convoqué.
Parmi les points qui posent problème selon la CGT : les suppressions de postes et les fins de CDD. "Au Pôle enfant, tous les CDD sont concernés. Ce sont des collègues présents depuis un an ou deux et donc intégrés", souligne ce responsable CGT au CHSCT.
Il donne ainsi l'exemple d'un salarié dont le CDD ne sera pas reconduit après l'avoir été 19 fois en cinq ans, et qui a été reconnu travailleur handicapé depuis le début de son activité au CHU. "Nous avons alerté le Défenseur des droits sur ce cas", précise Julien Terrié.
Une manifestation est prévue par les syndicats le 29 juin 15h30 devant l'Hôtel-Dieu du CHU de Toulouse.
Cyrienne Clerc
http://www.actusoins.com
samedi 18 juin 2016
Changement des habitudes alimentaires:Les urgences en effervescence durant le Ramadan
Les petits tracas digestifs durant le Ramadan, tout le monde les connaît. Constipation, diarrhée, maux de tête… Nul n’est épargné. Cependant, certains y sont plus sensibles que d’autres. On pense notamment aux diabétiques, aux hypertendus et aux personnes âgées pour qui la situation se complique parfois.
Le mois de Ramadan s’accompagne de changements importants dans notre rythme de vie. Notre sommeil est entrecoupé, nos habitudes alimentaires changent, nous causant quelques dérèglements du système digestif (constipation, diarrhée…). De même, des changements métaboliques ont lieu, influençant notre comportement (irritabilité, stress…). Et comme si cela ne suffisait pas, les fortes chaleurs et les journées qui se rallongent viennent compliquer la tâche du jeûneur, sachant que même à la tombée de la nuit, la température continue de nous en faire voir de toutes les couleurs.
Ces petits tracas ramadanesques tout le monde les connaît, mais certains y sont plus sensibles que d’autres. On pense notamment aux diabétiques, aux hypertendus et aux personnes âgées qui sont les plus vulnérables. En conséquence, certains services d'urgences enregistrent une importante hausse des fréquentations, à la fois de ceux qui souffrent de maux liés à la digestion, mais aussi ceux qui y sont très sensibles, comme les cardiaques, les diabétiques et les hypertendus, les ulcéreux ou encore les patients faisant des coliques néphrétiques (calculs au niveau du rein).
Mieux vaut prévenir que guérir
Pour le Pr Khalid Yaqini, il serait intéressant d’éduquer la population générale et les patients porteurs de pathologies chroniques sur la nécessité de consultations pré-Ramadan, au cours desquelles des stratégies de prévention devront être mises en place concernant l’adaptation thérapeutique et diététique afin de prévenir d’éventuelles complications. «Dans la même optique, il serait intéressant d’instaurer des traitements préventifs ou curatifs des troubles digestifs induits par le jeûne», affirme-t-il.
Boire très régulièrement, même en l'absence de sensation de soif, n'est pas toléré durant la journée pour les jeûneurs. Par contre, à défaut de s'abstenir de jeûner, il est conseillé de prendre des douches plusieurs fois par jour. Ceci dit, le spécialiste recommande de «veiller à ce que l’apport hydrique soit suffisant» (1.5 l d’eau par jour). De même, il est important que l’alimentation soit équilibrée. Privilégiez donc les fruits (attention à la banane le soir, à prendre plutôt au «s'hor») et les légumes verts qui faciliteront votre transit. À l’inverse attention aux aliments qui pourraient vous constiper. On pense notamment à l’association pain, «msemen», «baghir», «batbot», cake dans un même repas représentant une surconsommation de produits farineux. Le poisson c’est bien, mais pas en friture (même préparé soi-même) ! Il y a déjà assez de produits sucrés sur la table pour rajouter de l’huile (et de la farine) sur la liste… Et puis, pour éliminer tout ça, rien de mieux que la marche. Le ministère de la Santé conseille d’ailleurs à tous les jeûneurs, qui en ont la possibilité, de réaliser 30 min à 1 h de marche avant le «ftour».
Mais pour le spécialiste, il ne suffit pas d’éduquer les patients, mais aussi leurs médecins. C’est pourquoi il estime qu’il faudrait intégrer un module d’enseignement «Santé et Ramadan» pour le personnel médical dans lequel on traiterait de toutes les nouveautés et de toutes les mesures d’accompagnement des patients porteurs de maladies chroniques.
Enfin, il serait, selon le spécialiste, légitime de «renforcer les effectifs dans tous les hôpitaux afin d’assurer une meilleure prise en charge des patients pendant cette période».
Explications
Pr Yaqini Khalid,anesthésie réanimation pédiatrique – médecine d’urgence au CHU Ibn Rochd Casablanca.
«Le changement d’horaire du régime médicamenteux peut provoquer des crises convulsives»
Quelle incidence a le jeûne sur notre santé ?
Le mois de Ramadan s’accompagne de changements importants dans les habitudes de vie. En effet, il se caractérise par une perturbation du rythme du sommeil et par des changements métaboliques (constipation, diarrhée…) et comportementaux (irritabilité, stress…). Ce changement de mode de vie peut dans certains cas se répercuter sur la santé des jeûneurs.
Le service des urgences est-il en pleine effervescence durant cette période ?
En effet, nous observons trois pics de fréquentation des malades au Service d’accueil des urgences (SAU) du CHU Ibn Rochd pendant le Ramadan. Le premier pic est diurne, entre 11 h et 13 h. Ceci pourrait être expliqué par les réveils plus tardifs ou le début du travail, décalé d’une heure pendant le Ramadan. Le deuxième pic est observé entre 16 h et 17 h et coïncide avec l’horaire de fin d’activité. Enfin, le troisième pic est nocturne (entre 20 h et 22 h) s’expliquant par la reprise des activités après le ftour.
Quels sont les principaux motifs de consultation ?
Selon une étude réalisée dans le service des urgences du CHU Ibn Rochd de Casablanca, 65% des admissions durant le mois sacré l’étaient pour maladies. Les plus fréquentes étant de loin les maladies cardiovasculaires. Il peut s’agir d’hypertension due aux changements des habitudes alimentaires ou au décalage des prises médicamenteuses. Les accidents vasculaires sont aussi fréquents et sont dus à une augmentation des triglycérides ou du mauvais cholestérol durant cette période (alimentation trop grasse, trop salée ou trop sucrée).
De plus, 18% des admissions pour maladie le sont essentiellement pour colique néphrétique. Celle-ci est, en effet, favorisée par les longs voyages, la restriction hydrique et la chaleur qui coïncide cette année avec la période estivale et chaude. Le changement d’horaire du régime médicamenteux peut provoquer des crises convulsives. En effet, certains traitements devant être pris à heure fixe peuvent diminuer d’efficacité. Par ailleurs, le manque de sommeil, le stress émotionnel et la fatigue sont autant de facteurs déclenchant la crise au cours de ce mois sacré. L’alimentation n’étant pas équilibrée et les repas décalés, beaucoup de patients consultent également pour des pathologies digestives comme la dyspepsie (brûlures d’estomac), la constipation, les hémorroïdes les ulcères…
Enfin, il n’est pas rare de recevoir des patients diabétiques pour complications liés au jeûne : l’hyperglycémie, l’acidocétose diabétique et l’hypoglycémie.
On pourrait être étonné que le stress ou l’irritabilité liés au manque (tabac, drogues, caféine…) ne fasse pas partie des admissions...
On ne consulte pas pour du stress ou de l’irritabilité dans notre service, mais pour leurs conséquences : les violences. Chez nous, elles représentent le deuxième motif des pathologies admises en urgence durant cette période. Ce qui pourrait s’expliquer effectivement par le sevrage tabagique (ou de drogues), la réduction de la consommation d’excitants (café, thé…) et les modifications du rythme de sommeil. Le degré d’irritabilité subit une variation très importante pendant la période du jeûne avec un premier pic la première semaine du Ramadan et un deuxième plus important la quatrième semaine, avec un retour à la normale une semaine après le Ramadan.
Une étude a été réalisée dans notre centre psychiatrique portant sur 100 jeûneurs sains durant six semaines, le résultat de cette étude a montré une différence du degré d’irritabilité dés la première semaine. L’irritabilité est plus élevée parmi la population des fumeurs avec une différence statiquement significative. À noter qu’une étude marocaine a montré que le pic des admissions pour violence est situé entre 17 h et 19 h. Et puisqu’on parle d’irritabilité, autant parler des accidents de la voie publique (AVP), fréquents durant cette période. En effet, nous recevons assez souvent des personnes victimes d’AVP parce qu’un conducteur n’a pas été assez vigilant (diminution des réflexes induite par le jeûne) ou était trop pressé de regagner son foyer en omettant le respect du Code de la route.
http://lematin.ma
lundi 13 juin 2016
Punir les conducteurs responsables d'accidents routiers, savoir comment Road Eyes cams équipe les véhicules d’un système de boîte noire vidéo
Nous évoquons sans cesse, au fil de nos articles, l’intérêt d’équiper son véhicule d’un système de boîte noire vidéo. Aujourd’hui encore, le quotidien de centaines de milliers d’automobilistes nous le prouve.
Nous avons récupéré l’enregistrement vidéo (Voire la vidéo) issu de l’un de nos boîtiers de la gamme professionnelle, le recUNI. Cet effroyable accident met en évidence l’impossibilité, sans élément vidéo, de prouver que le conducteur du camion n’est pas responsable de l’accrochage provoqué par la voiture rouge, dont la responsabilité est ici clairement affichée. Sans les 4 caméras disposées judicieusement tout autour et à l’intérieur du camion, le conducteur du poids lourd n’aurait pas pu être mis hors de cause rapidement et serait certainement, une fois encore, passé pour le bourreau de la route !
Ces enregistrements relancent à nouveau le débat sur l’équipement de la boîte noire vidéo en tant que témoin objectif d’un imprévu de la route! Que ce soit dans le cadre d’une tentative d’escroquerie à l’assurance (certaines familles démunies, en Russie par exemple, se jettent sous les roues de gros 4×4 pour faire jouer l’assurance – d’autres automobilistes reculent volontairement sur un autre véhicule pour provoquer un choc et réclamer un constat d’assurance), ou dans le cadre de violences volontaires (vols, agressions…), la vidéo-protection reste un moyen extrêmement dissuasif, efficace et neutre de démontrer sa non-culpabilité grâce à ces données qui, faut-il le rappeler, restent votre entière propriété.
La responsabilisation de l’automobiliste est ici au coeur de la démarche de RoadEyes: les boîtes noires vidéo pour véhicules – dont les enregistrements sont recevables devant les tribunaux pénaux, civils et prudhommaux – s’inscrivent dans un mouvement global de prévention routière où chacun a son rôle à jouer. En effet, c’est pour partie grâce au nombre de systèmes de vidéo-protection installés dans nos véhicules que l’automobiliste, au quotidien, modifiera son comportement en adoptant une conduite plus souple, plus responsable et par conséquent, prendra conscience de son rôle non-négligeable dans la baisse du taux d’accident global sur nos routes. Nous sommes référencés comme de vrais Assistants d’Aide à la Conduite, en vue d’assister l’automobiliste dans son comportement quotidien à travers une politique de prévention routière et non de répression, comme certains automobilistes peuvent le percevoir avec l’omniprésence des radars depuis quelques années en France.
Si certains automobilistes peuvent percevoir nos produits comme des mouchards, nous leur répondons avec humilité qu’ils n’ont pas (encore) saisi l’intérêt de nos solutions. Il y a 50 ans, il paraissait farfelu d’intégrer une boite noire dans un avion, aujourd’hui quel pilote mais surtout quel passager souhaiterait voyager sans l’équipement d’un tel matériel ?
C’est par un engagement collectif et responsable que nous parviendrons, osons le dire, à rendre nos routes plus sûres et le trajet de chacun, plus agréable et plus détendu. Vous êtes de plus en plus nombreux à penser que Road Eyes peut vous accompagner vers cet responsabilisation tout en fournissant au quotidien un appui indiscutable lors d’incidents, et nous vous en sommes reconnaissants. C’est grâce à votre enthousiasme et votre envie de faire évoluer les mentalités que nous élaborons, chaque jour, de nouveaux produits au service de l’automobiliste et pour remplir notre mission première : des routes plus sûres.
L’équipe RoadEyes / P.B.
http://www.road-eyes.com
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jeudi 9 juin 2016
Epuisement professionnel du personnel infirmier: Les rythmes de travail atypiques sont susceptibles d’entrainer des troubles physiques ou cognitifs
Les rythmes de travail atypiques sont susceptibles d’entrainer des troubles physiques ou cognitifs aux professionnels qui y sont soumis. Denis Garnier a détaillé, lors du congrès Préventica, les dégâts provoqués par les dérèglements de l’horloge biologique des salariés et invité les cadres à prendre en compte ces données scientifiques pour préserver la santé des salariés.
A l’occasion de la journée inaugurale du congrès Préventica qui se tient du 7 au 9 juin 2016 à Lille, Denis Garnier, chargé des questions de santé et de sécurité au travail au sein de la Fédération FO-Santé, est revenu sur les rythmes de travail atypiques et leurs répercussions sur la santé des professionnels.
Des rythmes de travail non physiologiques
Les horaires atypiques sont classés selon trois groupes : les horaires postés, 3/8 ou 2/12, le travail de nuit et les horaires à grande amplitude, qui intègrent une coupure importante entre le matin et l’après-midi ainsi que des weekends tronqués. Les statistiques montrent que 15% des professionnels sont concernés par ces rythmes de travail, avec, dans le milieu hospitalier, une proportion féminine de 75%. Denis Garnier a tout d’abord présenté une étude de Claude Gronfier, Docteur en neurosciences et spécialiste des rythmes biologiques, identifiant les années 90 comme point de départ d’une progression importante du recours, dans les entreprises, à ces horaires atypiques, avec une prépondérance dans la sphère privée. Ce travail a en partie servi de guide aux recommandations relatives au travail posté, faites aux médecins du travail en 2012 par la Haute Autorité de Santé (HAS). Claude Gronfier y décrit des rythmes de travail non physiologiques, l’équilibre devant être trouvé à partir du triptyque 8h de travail – 8h de repos – 8h de sommeil.
L’importance de la synchonisation à la lumière
Les horaires atypiques sont donc sources de dysfonctionnement de l’horloge biologique, ce n’est pas nouveau. Mais comment ces troubles se caractérisent-ils ? Claude Gonfrier évoque dans son travail une baisse de la température durant la nuit et une sécrétion de mélatonine, appelée hormone du sommeil, aux fonctions anti-oxydantes notamment. Le travail de nuit entrave donc ces mécanismes et provoque, de plus, une sécrétion de corticol qui fait grimper la glycémie et se dérégler le système immunitaire. C’est la raison pour laquelle les professionnels ayant une activité nocturne ont tendance à prendre du poids et à souffrir de troubles cognitifs. La synchronisation à la lumière joue ici un rôle important. En effet, une exposition tardive à la lumière retarde l’horloge biologique tandis que le travail en fin de nuit et début de matinée l’avance.
Des cadres appelés à prendre en compte ces données scientifiques
Denis Garnier est revenu ensuite sur les répercutions des différents rythmes de travail atypiques sur la santé. Si un épisode tel que 3 nuits de travail – 3 jours de repos – 3 jours de travail ne nécessitent pas de synchronisation, une période contraignant à 6 nuits et 6 jours de travail provoquent les pires difficultés pour les salariés. Pour lui, il est également possible de trouver un équilibre physiologique pour 15 jours puis 15 nuits de travail, en synchronisant son horloge pendant la période de repos qui sépare ces deux épisodes. Il a rappelé les grands principes qui régissent les alternances entre les jours travaillés et les jours de repos et a interpelé les cadres de terrain afin qu’ils se montrent plus aidants et moins dans le contrôle. Il les a également mis en garde au sujet des rappels de personnels lorsqu’ils sont de repos, une pratique très traumatisante selon lui.
Il a, enfin, décrit des situations particulières pour lesquelles le travail en 12 heures est contre-indiqué, citant notamment le cas des aides-soignants, spécialement en EHPAD, qui ont à gérer des contraintes physiques très importantes et sont sujets à des troubles musculo-squelettiques très fréquents. Il a donc appelé les cadres et directeurs d’établissements à veiller à ce que les contraintes de terrain ne grignotent pas les obligations réglementaires et la santé des personnels et trouvent un juste équilibre entre ces trois composantes.
Bruno Benque
Rédacteur en chef www.cadredesante.com
mercredi 8 juin 2016
Cliniques de soins infirmiers: pourquoi ne pas donner le choix au patient?
Par ARIANE LACOURSIÈRE
Un documentaire sur l'utilité des cliniques opérées par des infirmières praticiennes spécialisées, comme la clinique SABSA (services à bas seuil d'accessibilité) de Québec, est publié aujourd'hui par l'Institut économique de Montréal (IEDM). « On est allé sur le terrain. Et on va vu que le service répond à un besoin évident de la population », affirme l'ex-journaliste et candidate conservatrice aux dernières élections fédérales, Pascale Déry, qui est productrice au contenu du documentaire.
Dans la vidéo d'une dizaine de minutes, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, répète qu'il croit au travail des superinfirmières, mais qu'il préfère les voir travailler à même les Groupes de médecine de famille (GMF).
En avril, l'IEDM avait publié une note économique plaidant pour que Québec favorise l'implantation de cliniques dirigées par des superinfirmières. Pour l'IEDM, les cliniques sans médecin ont fait leurs preuves en Ontario et ces établissements permettraient d'améliorer l'accès aux soins de première ligne au Québec. Dans sa note, l'IEDM mentionnait également que les infirmières praticiennes spécialisées peuvent s'occuper de nombreux problèmes comme des amygdalites, des otites et des sinusites et qu'elles coûtent « environ trois fois moins cher qu'un médecin omnipraticien ».
Dans le documentaire publié aujourd'hui, le ministre Barrette mentionne que les cliniques opérées par des superinfirmières représentent un « réseau parallèle » et n'engendre « pas une économie » pour le système de santé.
« Oui, à court terme, ce modèle peut être vu comme une dépense. Mais, à long terme, la prise en charge de patients atteints de maladies chroniques évite des hospitalisations et représente de grandes économies pour le système », plaide Mme Déry.
Pour visionner le documentaire : Cliquez ici
http://www.lapresse.ca
5 ans déjà, le blog des infirmiers urgentistes récolte un grand nombre de lecteurs
Le 06 Juin, le blog des infirmiers urgentistes a fêté son 5ème anniversaire. Encore cette année, il a connu un succès retentissant. Depuis ses débuts, plus de 150 000 pages ont été consultées par le grand public et, évidemment, par les infirmiers et paramédicaux Algériens.
Le blog a récolté un grand nombre de lecteurs francophones en Algérie et dans plusieurs pays occidentaux, aux Etats unis par exemple plus de 84344 pages avaient été consultées.
Au cours des dernières semaines, nous avons complètement repensé sa présentation graphique, ajouté de nouvelles fonctionnalités, modifié sa navigation pour qu'elle soit plus facile et intuitive, et l'avons rendu disponible sur toutes les plateformes.
Bonne visite et revenez nous voir souvent.
Infirmiers Urgentistes · Statistiques › Participants:
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Bouktache Reda infirmier blogueur.
mardi 7 juin 2016
Journée internationale des infirmiers très spéciale: ma voiture s'est renversée suite à une collision par le véhicule d'une femme médecin
Par @RedaBouktache le 07 Juin 2016.
La journée international des infirmiers de l'année 2016 fut la plus marquante pour moi depuis le début de mon parcours d'infirmier de santé publique.
Ce jour là en me dirigeant vers le lieux de mon travail en empruntant la route du complexe sportif Mohamed Boudiaf et pendant que je conduisais en toute sérénité et confiance, j'ai eu la surprise de voire une voiture traverser les balises de la route du sens inverse et venir droit sur mon véhicule.
J'ai échappé belle. Ma voiture s'est renversée et heureusement que je m'en suis sortie indemne sans fractures ni entorses, mais avec quelques lésions musculaires.
Selon l'OMS, les accidents de la route dans le monde tuent chaque année environ 1,3 million de personnes et font de 25 à 50 millions de blessés. Elle est en outre la première cause de décès chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans
Les accidents de la route et de la voie publique continuent a faire ravage chaque jour en Algérie sans que les auteurs de ces massacres soient punis, il y'a seulement quelques jours 33 personnes ont trouvé la mort dans un grave accident dans le sud du pays suite une collision entre un camion et un autobus selon les autorités.
La plupart des accidents de la route peuvent être classés dans les accidents évitables et des décès évitables, que l'on cherche à réduire par la prévention, une amélioration technique des véhicules et des réseaux d'infrastructures, et un changement des comportements. Ils sont sources de coûts sociaux et d'assurances importants. Leurs impacts économiques font l'objet d'un biais important, dû au fait que plus il y a d'accidents et de dégâts associés à réparer, plus le PIB augmente (réparations, construction de voiture...).
mardi 10 mai 2016
Médecine traditionnelle: des pansements innovants à base de coquille d'oeuf
Décidément, la nature est pleine de ressources ! Des chercheurs anglais sont parvenus à créer des pansements cicatrisants et antiseptiques à base de coquilles d'oeuf.
Des pansements qui accélèrent la cicatrisation
10 mètres carrés de pansement. Voilà ce que l'on pourrait produire comme surface de pansement avec seulement une douzaine de coquilles d'oeufs ! Ce sont des chercheurs anglais de l'infirmerie royale de Bradford (Yorkshire, nord de l'Angleterre) qui ont eu cette idée incroyable, d'utiliser des membranes d'oeufs pour servir de pansement.
Les membranes d'oeufs ont en effet des caractéristiques très intéressantes : elles isolent l'oeuf, et plus tard l'embryon si l'oeuf est fécondé, du monde extérieur, tout en laissant l'air circuler, car la membrane est micro-poreuse ! C'est cette qualité, associée à son asepsie parfaite, et ses vertus antiseptiques grâce au zinc qu'elle contient, qui a intéressé les chercheurs.
Une technique inspirée de la médecine traditionnelle chinoise
En fait, les pharmaciens de Bradford ont utilisé une technique connue depuis la nuit des temps chez les Chinois, qui utilisaient déjà des membranes d'oeuf pour couvrir les plaies, et accélérer la cicatrisation. Un laboratoire norvégien est désormais sur les rangs pour produire en quantité ces pansements naturels, qui pourraient être commercialisés en Europe dès 2018. Les membranes seraient récupérées auprès des industriels de l'agro-alimentaire produisant des gâteaux ou de la mayonnaise.
http://www.passeportsante.net
lundi 9 mai 2016
Transferts de malades à l’étranger, des médecins américains à la rescousse de la sécurité sociale
Les autorités algériennes viennent d’annoncer qu’un dispositif sera prochainement mis en place pour ramener en Algérie des spécialistes et médecins américains afin de prendre en charge des malades, atteints de différentes cardiopathies et éviter ainsi leur transfert à l’étranger.
C’est du moins ce que viennent d’assurer le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, et celui du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed Ghazi. Pour concrétiser ce projet, un premier jumelage a été déjà réalisé entre l’hôpital de Médéa et des spécialistes américains qui ont réalisé 36 interventions chirurgicales sur des malades algériens atteints de différentes cardiopathies, a précisé le ministre de la Santé. Cette collaboration sera élargie à “d’autres spécialités médicales et tout particulièrement en ce qui concerne la chirurgie cardiaque infantile qui connait actuellement en Algérie un manque latent de spécialistes dans ce domaine bien précis de la chirurgie cardiaque et cardiovasculaire”, a-t-il ajouté.
“Il y avait un problème de formation dans ce domaine, mais il est en train d’être réglé par le ministère et ce, par l’envoi à l’étranger de médecins pour acquérir les techniques nécessaires pour pratiquer la chirurgie cardiaque infantile”, a affirmé Abdelmalek Boudiaf.
http://www.algerie-focus.com
jeudi 7 avril 2016
Cancer : vers la fin des métastases ?
C’est ce que se demande Anne Jeanblanc dans Le Point. La journaliste indique ainsi que « des travaux français montrent qu'il devrait être bientôt possible d'anticiper le risque de dissémination tumorale, et donc d'agir préventivement ».
Anne Jeanblanc explique que « plus que le cancer lui-même, c'est sa capacité à essaimer dans l'organisme qui signe le plus souvent la gravité de la maladie. Malheureusement, quand les médecins découvrent la présence de métastases, le mal est déjà fait et il ne leur reste qu'à employer les armes «lourdes» ».
« D'où l'intérêt des travaux de l'équipe de l'unité 1138 Immunologie et cancérologie intégratives (Inserm, universités Pierre-et-Marie-Curie et Paris-Descartes) qui viennent d'être publiés dans Science Translational Medicine. Non seulement ils lèvent une partie du voile sur le mécanisme de développement de ces redoutables tumeurs secondaires, mais, en plus, ils donnent une piste pour les combattre très précocement », relève la journaliste.
Anne Jeanblanc explique que « l'équipe dirigée par Jérôme Galon s'est intéressée à 838 patients atteints de cancer colorectal, soit localisé (662), soit métastasé (176). Elle a analysé les altérations génétiques des tumeurs primaires […] et caractérisé leur environnement direct. Ce dernier est toujours composé de fibroblastes (des cellules de soutien du tissu conjonctif), de vaisseaux sanguins et lymphatiques, et parsemé par de nombreuses cellules du système immunitaire ».
La journaliste remarque que « leur premier constat est sans surprise : chaque cancer est unique. À l'origine d'un cancer, on trouve toujours une mutation génétique qui rend les cellules capables de se multiplier anarchiquement, mais, contrairement à ce que l'on a longtemps cru, ces mutations ne sont pas à l'origine des métastases ».
Les chercheurs soulignent que « la densité des vaisseaux lymphatiques est significativement plus faible dans l'environnement des tumeurs ayant donné naissance à des métastases que dans celui des tumeurs restées localisées ».
« De plus, ils affirment avoir trouvé, dans les tumeurs ayant métastasé, des cellules immunitaires en moins grand nombre et moins fonctionnelles. Enfin, […] ils ont démontré que ce phénomène est bien la cause et non pas la conséquence de l'apparition de métastases. En clair, c'est l'activité du système lymphatique et du système immunitaire qui est donc en cause dans la prolifération des métastases », note Anne Jeanblanc.
La journaliste rappelle que « les médecins prescrivent déjà des immunothérapies aux malades souffrant de métastases et cela améliore leur survie », et Jérôme Galon précise : « Nos résultats montrent que ces thérapies pourraient aussi bénéficier à des patients atteints de tumeurs localisées, mais ayant une réponse immunitaire faible, et donc susceptibles de développer des métastases ».
http://www.rhumato.net
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