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samedi 18 juin 2016
Changement des habitudes alimentaires:Les urgences en effervescence durant le Ramadan
Les petits tracas digestifs durant le Ramadan, tout le monde les connaît. Constipation, diarrhée, maux de tête… Nul n’est épargné. Cependant, certains y sont plus sensibles que d’autres. On pense notamment aux diabétiques, aux hypertendus et aux personnes âgées pour qui la situation se complique parfois.
Le mois de Ramadan s’accompagne de changements importants dans notre rythme de vie. Notre sommeil est entrecoupé, nos habitudes alimentaires changent, nous causant quelques dérèglements du système digestif (constipation, diarrhée…). De même, des changements métaboliques ont lieu, influençant notre comportement (irritabilité, stress…). Et comme si cela ne suffisait pas, les fortes chaleurs et les journées qui se rallongent viennent compliquer la tâche du jeûneur, sachant que même à la tombée de la nuit, la température continue de nous en faire voir de toutes les couleurs.
Ces petits tracas ramadanesques tout le monde les connaît, mais certains y sont plus sensibles que d’autres. On pense notamment aux diabétiques, aux hypertendus et aux personnes âgées qui sont les plus vulnérables. En conséquence, certains services d'urgences enregistrent une importante hausse des fréquentations, à la fois de ceux qui souffrent de maux liés à la digestion, mais aussi ceux qui y sont très sensibles, comme les cardiaques, les diabétiques et les hypertendus, les ulcéreux ou encore les patients faisant des coliques néphrétiques (calculs au niveau du rein).
Mieux vaut prévenir que guérir
Pour le Pr Khalid Yaqini, il serait intéressant d’éduquer la population générale et les patients porteurs de pathologies chroniques sur la nécessité de consultations pré-Ramadan, au cours desquelles des stratégies de prévention devront être mises en place concernant l’adaptation thérapeutique et diététique afin de prévenir d’éventuelles complications. «Dans la même optique, il serait intéressant d’instaurer des traitements préventifs ou curatifs des troubles digestifs induits par le jeûne», affirme-t-il.
Boire très régulièrement, même en l'absence de sensation de soif, n'est pas toléré durant la journée pour les jeûneurs. Par contre, à défaut de s'abstenir de jeûner, il est conseillé de prendre des douches plusieurs fois par jour. Ceci dit, le spécialiste recommande de «veiller à ce que l’apport hydrique soit suffisant» (1.5 l d’eau par jour). De même, il est important que l’alimentation soit équilibrée. Privilégiez donc les fruits (attention à la banane le soir, à prendre plutôt au «s'hor») et les légumes verts qui faciliteront votre transit. À l’inverse attention aux aliments qui pourraient vous constiper. On pense notamment à l’association pain, «msemen», «baghir», «batbot», cake dans un même repas représentant une surconsommation de produits farineux. Le poisson c’est bien, mais pas en friture (même préparé soi-même) ! Il y a déjà assez de produits sucrés sur la table pour rajouter de l’huile (et de la farine) sur la liste… Et puis, pour éliminer tout ça, rien de mieux que la marche. Le ministère de la Santé conseille d’ailleurs à tous les jeûneurs, qui en ont la possibilité, de réaliser 30 min à 1 h de marche avant le «ftour».
Mais pour le spécialiste, il ne suffit pas d’éduquer les patients, mais aussi leurs médecins. C’est pourquoi il estime qu’il faudrait intégrer un module d’enseignement «Santé et Ramadan» pour le personnel médical dans lequel on traiterait de toutes les nouveautés et de toutes les mesures d’accompagnement des patients porteurs de maladies chroniques.
Enfin, il serait, selon le spécialiste, légitime de «renforcer les effectifs dans tous les hôpitaux afin d’assurer une meilleure prise en charge des patients pendant cette période».
Explications
Pr Yaqini Khalid,anesthésie réanimation pédiatrique – médecine d’urgence au CHU Ibn Rochd Casablanca.
«Le changement d’horaire du régime médicamenteux peut provoquer des crises convulsives»
Quelle incidence a le jeûne sur notre santé ?
Le mois de Ramadan s’accompagne de changements importants dans les habitudes de vie. En effet, il se caractérise par une perturbation du rythme du sommeil et par des changements métaboliques (constipation, diarrhée…) et comportementaux (irritabilité, stress…). Ce changement de mode de vie peut dans certains cas se répercuter sur la santé des jeûneurs.
Le service des urgences est-il en pleine effervescence durant cette période ?
En effet, nous observons trois pics de fréquentation des malades au Service d’accueil des urgences (SAU) du CHU Ibn Rochd pendant le Ramadan. Le premier pic est diurne, entre 11 h et 13 h. Ceci pourrait être expliqué par les réveils plus tardifs ou le début du travail, décalé d’une heure pendant le Ramadan. Le deuxième pic est observé entre 16 h et 17 h et coïncide avec l’horaire de fin d’activité. Enfin, le troisième pic est nocturne (entre 20 h et 22 h) s’expliquant par la reprise des activités après le ftour.
Quels sont les principaux motifs de consultation ?
Selon une étude réalisée dans le service des urgences du CHU Ibn Rochd de Casablanca, 65% des admissions durant le mois sacré l’étaient pour maladies. Les plus fréquentes étant de loin les maladies cardiovasculaires. Il peut s’agir d’hypertension due aux changements des habitudes alimentaires ou au décalage des prises médicamenteuses. Les accidents vasculaires sont aussi fréquents et sont dus à une augmentation des triglycérides ou du mauvais cholestérol durant cette période (alimentation trop grasse, trop salée ou trop sucrée).
De plus, 18% des admissions pour maladie le sont essentiellement pour colique néphrétique. Celle-ci est, en effet, favorisée par les longs voyages, la restriction hydrique et la chaleur qui coïncide cette année avec la période estivale et chaude. Le changement d’horaire du régime médicamenteux peut provoquer des crises convulsives. En effet, certains traitements devant être pris à heure fixe peuvent diminuer d’efficacité. Par ailleurs, le manque de sommeil, le stress émotionnel et la fatigue sont autant de facteurs déclenchant la crise au cours de ce mois sacré. L’alimentation n’étant pas équilibrée et les repas décalés, beaucoup de patients consultent également pour des pathologies digestives comme la dyspepsie (brûlures d’estomac), la constipation, les hémorroïdes les ulcères…
Enfin, il n’est pas rare de recevoir des patients diabétiques pour complications liés au jeûne : l’hyperglycémie, l’acidocétose diabétique et l’hypoglycémie.
On pourrait être étonné que le stress ou l’irritabilité liés au manque (tabac, drogues, caféine…) ne fasse pas partie des admissions...
On ne consulte pas pour du stress ou de l’irritabilité dans notre service, mais pour leurs conséquences : les violences. Chez nous, elles représentent le deuxième motif des pathologies admises en urgence durant cette période. Ce qui pourrait s’expliquer effectivement par le sevrage tabagique (ou de drogues), la réduction de la consommation d’excitants (café, thé…) et les modifications du rythme de sommeil. Le degré d’irritabilité subit une variation très importante pendant la période du jeûne avec un premier pic la première semaine du Ramadan et un deuxième plus important la quatrième semaine, avec un retour à la normale une semaine après le Ramadan.
Une étude a été réalisée dans notre centre psychiatrique portant sur 100 jeûneurs sains durant six semaines, le résultat de cette étude a montré une différence du degré d’irritabilité dés la première semaine. L’irritabilité est plus élevée parmi la population des fumeurs avec une différence statiquement significative. À noter qu’une étude marocaine a montré que le pic des admissions pour violence est situé entre 17 h et 19 h. Et puisqu’on parle d’irritabilité, autant parler des accidents de la voie publique (AVP), fréquents durant cette période. En effet, nous recevons assez souvent des personnes victimes d’AVP parce qu’un conducteur n’a pas été assez vigilant (diminution des réflexes induite par le jeûne) ou était trop pressé de regagner son foyer en omettant le respect du Code de la route.
http://lematin.ma
lundi 13 juin 2016
Punir les conducteurs responsables d'accidents routiers, savoir comment Road Eyes cams équipe les véhicules d’un système de boîte noire vidéo
Nous évoquons sans cesse, au fil de nos articles, l’intérêt d’équiper son véhicule d’un système de boîte noire vidéo. Aujourd’hui encore, le quotidien de centaines de milliers d’automobilistes nous le prouve.
Nous avons récupéré l’enregistrement vidéo (Voire la vidéo) issu de l’un de nos boîtiers de la gamme professionnelle, le recUNI. Cet effroyable accident met en évidence l’impossibilité, sans élément vidéo, de prouver que le conducteur du camion n’est pas responsable de l’accrochage provoqué par la voiture rouge, dont la responsabilité est ici clairement affichée. Sans les 4 caméras disposées judicieusement tout autour et à l’intérieur du camion, le conducteur du poids lourd n’aurait pas pu être mis hors de cause rapidement et serait certainement, une fois encore, passé pour le bourreau de la route !
Ces enregistrements relancent à nouveau le débat sur l’équipement de la boîte noire vidéo en tant que témoin objectif d’un imprévu de la route! Que ce soit dans le cadre d’une tentative d’escroquerie à l’assurance (certaines familles démunies, en Russie par exemple, se jettent sous les roues de gros 4×4 pour faire jouer l’assurance – d’autres automobilistes reculent volontairement sur un autre véhicule pour provoquer un choc et réclamer un constat d’assurance), ou dans le cadre de violences volontaires (vols, agressions…), la vidéo-protection reste un moyen extrêmement dissuasif, efficace et neutre de démontrer sa non-culpabilité grâce à ces données qui, faut-il le rappeler, restent votre entière propriété.
La responsabilisation de l’automobiliste est ici au coeur de la démarche de RoadEyes: les boîtes noires vidéo pour véhicules – dont les enregistrements sont recevables devant les tribunaux pénaux, civils et prudhommaux – s’inscrivent dans un mouvement global de prévention routière où chacun a son rôle à jouer. En effet, c’est pour partie grâce au nombre de systèmes de vidéo-protection installés dans nos véhicules que l’automobiliste, au quotidien, modifiera son comportement en adoptant une conduite plus souple, plus responsable et par conséquent, prendra conscience de son rôle non-négligeable dans la baisse du taux d’accident global sur nos routes. Nous sommes référencés comme de vrais Assistants d’Aide à la Conduite, en vue d’assister l’automobiliste dans son comportement quotidien à travers une politique de prévention routière et non de répression, comme certains automobilistes peuvent le percevoir avec l’omniprésence des radars depuis quelques années en France.
Si certains automobilistes peuvent percevoir nos produits comme des mouchards, nous leur répondons avec humilité qu’ils n’ont pas (encore) saisi l’intérêt de nos solutions. Il y a 50 ans, il paraissait farfelu d’intégrer une boite noire dans un avion, aujourd’hui quel pilote mais surtout quel passager souhaiterait voyager sans l’équipement d’un tel matériel ?
C’est par un engagement collectif et responsable que nous parviendrons, osons le dire, à rendre nos routes plus sûres et le trajet de chacun, plus agréable et plus détendu. Vous êtes de plus en plus nombreux à penser que Road Eyes peut vous accompagner vers cet responsabilisation tout en fournissant au quotidien un appui indiscutable lors d’incidents, et nous vous en sommes reconnaissants. C’est grâce à votre enthousiasme et votre envie de faire évoluer les mentalités que nous élaborons, chaque jour, de nouveaux produits au service de l’automobiliste et pour remplir notre mission première : des routes plus sûres.
L’équipe RoadEyes / P.B.
http://www.road-eyes.com
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jeudi 9 juin 2016
Epuisement professionnel du personnel infirmier: Les rythmes de travail atypiques sont susceptibles d’entrainer des troubles physiques ou cognitifs
Les rythmes de travail atypiques sont susceptibles d’entrainer des troubles physiques ou cognitifs aux professionnels qui y sont soumis. Denis Garnier a détaillé, lors du congrès Préventica, les dégâts provoqués par les dérèglements de l’horloge biologique des salariés et invité les cadres à prendre en compte ces données scientifiques pour préserver la santé des salariés.
A l’occasion de la journée inaugurale du congrès Préventica qui se tient du 7 au 9 juin 2016 à Lille, Denis Garnier, chargé des questions de santé et de sécurité au travail au sein de la Fédération FO-Santé, est revenu sur les rythmes de travail atypiques et leurs répercussions sur la santé des professionnels.
Des rythmes de travail non physiologiques
Les horaires atypiques sont classés selon trois groupes : les horaires postés, 3/8 ou 2/12, le travail de nuit et les horaires à grande amplitude, qui intègrent une coupure importante entre le matin et l’après-midi ainsi que des weekends tronqués. Les statistiques montrent que 15% des professionnels sont concernés par ces rythmes de travail, avec, dans le milieu hospitalier, une proportion féminine de 75%. Denis Garnier a tout d’abord présenté une étude de Claude Gronfier, Docteur en neurosciences et spécialiste des rythmes biologiques, identifiant les années 90 comme point de départ d’une progression importante du recours, dans les entreprises, à ces horaires atypiques, avec une prépondérance dans la sphère privée. Ce travail a en partie servi de guide aux recommandations relatives au travail posté, faites aux médecins du travail en 2012 par la Haute Autorité de Santé (HAS). Claude Gronfier y décrit des rythmes de travail non physiologiques, l’équilibre devant être trouvé à partir du triptyque 8h de travail – 8h de repos – 8h de sommeil.
L’importance de la synchonisation à la lumière
Les horaires atypiques sont donc sources de dysfonctionnement de l’horloge biologique, ce n’est pas nouveau. Mais comment ces troubles se caractérisent-ils ? Claude Gonfrier évoque dans son travail une baisse de la température durant la nuit et une sécrétion de mélatonine, appelée hormone du sommeil, aux fonctions anti-oxydantes notamment. Le travail de nuit entrave donc ces mécanismes et provoque, de plus, une sécrétion de corticol qui fait grimper la glycémie et se dérégler le système immunitaire. C’est la raison pour laquelle les professionnels ayant une activité nocturne ont tendance à prendre du poids et à souffrir de troubles cognitifs. La synchronisation à la lumière joue ici un rôle important. En effet, une exposition tardive à la lumière retarde l’horloge biologique tandis que le travail en fin de nuit et début de matinée l’avance.
Des cadres appelés à prendre en compte ces données scientifiques
Denis Garnier est revenu ensuite sur les répercutions des différents rythmes de travail atypiques sur la santé. Si un épisode tel que 3 nuits de travail – 3 jours de repos – 3 jours de travail ne nécessitent pas de synchronisation, une période contraignant à 6 nuits et 6 jours de travail provoquent les pires difficultés pour les salariés. Pour lui, il est également possible de trouver un équilibre physiologique pour 15 jours puis 15 nuits de travail, en synchronisant son horloge pendant la période de repos qui sépare ces deux épisodes. Il a rappelé les grands principes qui régissent les alternances entre les jours travaillés et les jours de repos et a interpelé les cadres de terrain afin qu’ils se montrent plus aidants et moins dans le contrôle. Il les a également mis en garde au sujet des rappels de personnels lorsqu’ils sont de repos, une pratique très traumatisante selon lui.
Il a, enfin, décrit des situations particulières pour lesquelles le travail en 12 heures est contre-indiqué, citant notamment le cas des aides-soignants, spécialement en EHPAD, qui ont à gérer des contraintes physiques très importantes et sont sujets à des troubles musculo-squelettiques très fréquents. Il a donc appelé les cadres et directeurs d’établissements à veiller à ce que les contraintes de terrain ne grignotent pas les obligations réglementaires et la santé des personnels et trouvent un juste équilibre entre ces trois composantes.
Bruno Benque
Rédacteur en chef www.cadredesante.com
mercredi 8 juin 2016
Cliniques de soins infirmiers: pourquoi ne pas donner le choix au patient?
Par ARIANE LACOURSIÈRE
Un documentaire sur l'utilité des cliniques opérées par des infirmières praticiennes spécialisées, comme la clinique SABSA (services à bas seuil d'accessibilité) de Québec, est publié aujourd'hui par l'Institut économique de Montréal (IEDM). « On est allé sur le terrain. Et on va vu que le service répond à un besoin évident de la population », affirme l'ex-journaliste et candidate conservatrice aux dernières élections fédérales, Pascale Déry, qui est productrice au contenu du documentaire.
Dans la vidéo d'une dizaine de minutes, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, répète qu'il croit au travail des superinfirmières, mais qu'il préfère les voir travailler à même les Groupes de médecine de famille (GMF).
En avril, l'IEDM avait publié une note économique plaidant pour que Québec favorise l'implantation de cliniques dirigées par des superinfirmières. Pour l'IEDM, les cliniques sans médecin ont fait leurs preuves en Ontario et ces établissements permettraient d'améliorer l'accès aux soins de première ligne au Québec. Dans sa note, l'IEDM mentionnait également que les infirmières praticiennes spécialisées peuvent s'occuper de nombreux problèmes comme des amygdalites, des otites et des sinusites et qu'elles coûtent « environ trois fois moins cher qu'un médecin omnipraticien ».
Dans le documentaire publié aujourd'hui, le ministre Barrette mentionne que les cliniques opérées par des superinfirmières représentent un « réseau parallèle » et n'engendre « pas une économie » pour le système de santé.
« Oui, à court terme, ce modèle peut être vu comme une dépense. Mais, à long terme, la prise en charge de patients atteints de maladies chroniques évite des hospitalisations et représente de grandes économies pour le système », plaide Mme Déry.
Pour visionner le documentaire : Cliquez ici
http://www.lapresse.ca
5 ans déjà, le blog des infirmiers urgentistes récolte un grand nombre de lecteurs
Le 06 Juin, le blog des infirmiers urgentistes a fêté son 5ème anniversaire. Encore cette année, il a connu un succès retentissant. Depuis ses débuts, plus de 150 000 pages ont été consultées par le grand public et, évidemment, par les infirmiers et paramédicaux Algériens.
Le blog a récolté un grand nombre de lecteurs francophones en Algérie et dans plusieurs pays occidentaux, aux Etats unis par exemple plus de 84344 pages avaient été consultées.
Au cours des dernières semaines, nous avons complètement repensé sa présentation graphique, ajouté de nouvelles fonctionnalités, modifié sa navigation pour qu'elle soit plus facile et intuitive, et l'avons rendu disponible sur toutes les plateformes.
Bonne visite et revenez nous voir souvent.
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Bouktache Reda infirmier blogueur.
mardi 7 juin 2016
Journée internationale des infirmiers très spéciale: ma voiture s'est renversée suite à une collision par le véhicule d'une femme médecin
Par @RedaBouktache le 07 Juin 2016.
La journée international des infirmiers de l'année 2016 fut la plus marquante pour moi depuis le début de mon parcours d'infirmier de santé publique.
Ce jour là en me dirigeant vers le lieux de mon travail en empruntant la route du complexe sportif Mohamed Boudiaf et pendant que je conduisais en toute sérénité et confiance, j'ai eu la surprise de voire une voiture traverser les balises de la route du sens inverse et venir droit sur mon véhicule.
J'ai échappé belle. Ma voiture s'est renversée et heureusement que je m'en suis sortie indemne sans fractures ni entorses, mais avec quelques lésions musculaires.
Selon l'OMS, les accidents de la route dans le monde tuent chaque année environ 1,3 million de personnes et font de 25 à 50 millions de blessés. Elle est en outre la première cause de décès chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans
Les accidents de la route et de la voie publique continuent a faire ravage chaque jour en Algérie sans que les auteurs de ces massacres soient punis, il y'a seulement quelques jours 33 personnes ont trouvé la mort dans un grave accident dans le sud du pays suite une collision entre un camion et un autobus selon les autorités.
La plupart des accidents de la route peuvent être classés dans les accidents évitables et des décès évitables, que l'on cherche à réduire par la prévention, une amélioration technique des véhicules et des réseaux d'infrastructures, et un changement des comportements. Ils sont sources de coûts sociaux et d'assurances importants. Leurs impacts économiques font l'objet d'un biais important, dû au fait que plus il y a d'accidents et de dégâts associés à réparer, plus le PIB augmente (réparations, construction de voiture...).
mardi 10 mai 2016
Médecine traditionnelle: des pansements innovants à base de coquille d'oeuf
Décidément, la nature est pleine de ressources ! Des chercheurs anglais sont parvenus à créer des pansements cicatrisants et antiseptiques à base de coquilles d'oeuf.
Des pansements qui accélèrent la cicatrisation
10 mètres carrés de pansement. Voilà ce que l'on pourrait produire comme surface de pansement avec seulement une douzaine de coquilles d'oeufs ! Ce sont des chercheurs anglais de l'infirmerie royale de Bradford (Yorkshire, nord de l'Angleterre) qui ont eu cette idée incroyable, d'utiliser des membranes d'oeufs pour servir de pansement.
Les membranes d'oeufs ont en effet des caractéristiques très intéressantes : elles isolent l'oeuf, et plus tard l'embryon si l'oeuf est fécondé, du monde extérieur, tout en laissant l'air circuler, car la membrane est micro-poreuse ! C'est cette qualité, associée à son asepsie parfaite, et ses vertus antiseptiques grâce au zinc qu'elle contient, qui a intéressé les chercheurs.
Une technique inspirée de la médecine traditionnelle chinoise
En fait, les pharmaciens de Bradford ont utilisé une technique connue depuis la nuit des temps chez les Chinois, qui utilisaient déjà des membranes d'oeuf pour couvrir les plaies, et accélérer la cicatrisation. Un laboratoire norvégien est désormais sur les rangs pour produire en quantité ces pansements naturels, qui pourraient être commercialisés en Europe dès 2018. Les membranes seraient récupérées auprès des industriels de l'agro-alimentaire produisant des gâteaux ou de la mayonnaise.
http://www.passeportsante.net
lundi 9 mai 2016
Transferts de malades à l’étranger, des médecins américains à la rescousse de la sécurité sociale
Les autorités algériennes viennent d’annoncer qu’un dispositif sera prochainement mis en place pour ramener en Algérie des spécialistes et médecins américains afin de prendre en charge des malades, atteints de différentes cardiopathies et éviter ainsi leur transfert à l’étranger.
C’est du moins ce que viennent d’assurer le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, et celui du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed Ghazi. Pour concrétiser ce projet, un premier jumelage a été déjà réalisé entre l’hôpital de Médéa et des spécialistes américains qui ont réalisé 36 interventions chirurgicales sur des malades algériens atteints de différentes cardiopathies, a précisé le ministre de la Santé. Cette collaboration sera élargie à “d’autres spécialités médicales et tout particulièrement en ce qui concerne la chirurgie cardiaque infantile qui connait actuellement en Algérie un manque latent de spécialistes dans ce domaine bien précis de la chirurgie cardiaque et cardiovasculaire”, a-t-il ajouté.
“Il y avait un problème de formation dans ce domaine, mais il est en train d’être réglé par le ministère et ce, par l’envoi à l’étranger de médecins pour acquérir les techniques nécessaires pour pratiquer la chirurgie cardiaque infantile”, a affirmé Abdelmalek Boudiaf.
http://www.algerie-focus.com
jeudi 7 avril 2016
Cancer : vers la fin des métastases ?
C’est ce que se demande Anne Jeanblanc dans Le Point. La journaliste indique ainsi que « des travaux français montrent qu'il devrait être bientôt possible d'anticiper le risque de dissémination tumorale, et donc d'agir préventivement ».
Anne Jeanblanc explique que « plus que le cancer lui-même, c'est sa capacité à essaimer dans l'organisme qui signe le plus souvent la gravité de la maladie. Malheureusement, quand les médecins découvrent la présence de métastases, le mal est déjà fait et il ne leur reste qu'à employer les armes «lourdes» ».
« D'où l'intérêt des travaux de l'équipe de l'unité 1138 Immunologie et cancérologie intégratives (Inserm, universités Pierre-et-Marie-Curie et Paris-Descartes) qui viennent d'être publiés dans Science Translational Medicine. Non seulement ils lèvent une partie du voile sur le mécanisme de développement de ces redoutables tumeurs secondaires, mais, en plus, ils donnent une piste pour les combattre très précocement », relève la journaliste.
Anne Jeanblanc explique que « l'équipe dirigée par Jérôme Galon s'est intéressée à 838 patients atteints de cancer colorectal, soit localisé (662), soit métastasé (176). Elle a analysé les altérations génétiques des tumeurs primaires […] et caractérisé leur environnement direct. Ce dernier est toujours composé de fibroblastes (des cellules de soutien du tissu conjonctif), de vaisseaux sanguins et lymphatiques, et parsemé par de nombreuses cellules du système immunitaire ».
La journaliste remarque que « leur premier constat est sans surprise : chaque cancer est unique. À l'origine d'un cancer, on trouve toujours une mutation génétique qui rend les cellules capables de se multiplier anarchiquement, mais, contrairement à ce que l'on a longtemps cru, ces mutations ne sont pas à l'origine des métastases ».
Les chercheurs soulignent que « la densité des vaisseaux lymphatiques est significativement plus faible dans l'environnement des tumeurs ayant donné naissance à des métastases que dans celui des tumeurs restées localisées ».
« De plus, ils affirment avoir trouvé, dans les tumeurs ayant métastasé, des cellules immunitaires en moins grand nombre et moins fonctionnelles. Enfin, […] ils ont démontré que ce phénomène est bien la cause et non pas la conséquence de l'apparition de métastases. En clair, c'est l'activité du système lymphatique et du système immunitaire qui est donc en cause dans la prolifération des métastases », note Anne Jeanblanc.
La journaliste rappelle que « les médecins prescrivent déjà des immunothérapies aux malades souffrant de métastases et cela améliore leur survie », et Jérôme Galon précise : « Nos résultats montrent que ces thérapies pourraient aussi bénéficier à des patients atteints de tumeurs localisées, mais ayant une réponse immunitaire faible, et donc susceptibles de développer des métastases ».
http://www.rhumato.net
Les talons hauts sont-ils dangereux pour la santé ?
Le Point observe que « même s'il n'est pas susceptible de provoquer des maladies graves, le port de talons n'est pas anodin pour les articulations », et livre les explications de Stéphane Demorand, masseur-kinésithérapeute.
Ce dernier indique ainsi que « marcher avec des talons déplace le centre de gravité du corps vers l'avant. Et cela n'est pas sans conséquence, en particulier sur les premières articulations concernées, celles des pieds. Quand le pied repose à plat au sol, le poids du corps se répartit entre l'avant-pied, qui supporte 40% du poids du corps, et l'arrière-pied, qui supporte, lui, 60% du poids du corps ».
Stéphane Demorand souligne que « le port de talons est responsable d'une surcharge de l'avant-pied qui peut encaisser alors jusqu'à 90% du poids du corps pour des talons de plus de 10 centimètres de hauteur. Pour une hauteur moyenne de 6 centimètres, 75% du poids repose sur l'avant-pied, qui n'est pas prédisposé à supporter une telle charge ».
Le kinésithérapeute note que « la conséquence directe est la déformation des orteils, dont la plus célèbre d'entre elles s'appelle l'hallux valgus. […] À terme, cette déformation peut rendre difficile le chaussage et nécessiter une intervention chirurgicale. Autre conséquence, le névrome de Morton, qui est dû à une compression d'un nerf entre les métatarsiens situés à l'avant-pied ».
« Marcher avec des talons provoque un léger fléchissement des genoux, fléchissement susceptible de provoquer des douleurs rotuliennes, les douleurs fémoro-patellaires. Marcher avec des talons hauts est donc vivement déconseillé à celles qui souffrent d'arthrose fémoro-patellaire et dont les douleurs aux genoux apparaissent à la montée et à la descente d'escalier », continue Stéphane Demorand.
Il ajoute que « la colonne vertébrale est directement impactée par le port de talons, car la projection du centre de gravité vers l'avant produit une hyperlordose des vertèbres lombaires qui se traduit par une augmentation du creux dans le bas du dos. Si, pour certains, cela exprime une féminité incomparable, pour d'autres – les professionnels de la santé –, l'analyse est moins plaisante ».
« En effet, les femmes souffrant d'arthrose lombaire pourraient voir leurs douleurs se majorer. Cependant, les études sur le sujet sont contradictoires et le lien entre talons hauts et lombalgies semble moins évident que pour d'autres articulations comme les pieds et les chevilles », poursuit le kinésithérapeute.
Il précise enfin que « ce discours noir sur les méfaits du port de talons mérite d'être discuté. Leur impact sur les articulations dépend d'une part de la taille des talons, d'autre part de leur fréquence d'utilisation ».
http://www.rhumato.net
dimanche 13 mars 2016
cancer métastatique de la prostate, la survie dépend des sites secondaires
Face à un cancer métastatique de la prostate, la question du pronostic s’impose parmi toutes. Pour y répondre, quelques études donnent des indications pronostiques fondées sur la ou les localisations secondaires mais à chaque fois, le nombre réduit de patients limite la portée des estimations.
Dans une étude publiée dans la revue de référence en oncologie, le JCO (Journal of Clinical Oncology),des données sont mises à disposition portant sur une population de près de 9000 patients pris en charge pour un cancer métastatique de la prostate résistant à la castration (CMPRC). Ces patients participaient à l’un des 9 essais de phase III recensés par les auteurs et au cours desquels ces patients recevaient une chimiothérapie à base de docetaxel.
Les patients étaient répartis pour l’analyse en 4 groupes en fonction des localisations secondaires :
·Groupe 1 : localisation secondaire limitée aux ganglions lymphatiques ;
·Groupe 2 : localisation pulmonaire ;
·Groupe 3 : localisation hépatique mais pas pulmonaire ;
·Groupe 4 : localisation osseuse, avec ou sans atteinte ganglionnaire, mais sans atteinte ni hépatique ni pulmonaire.
Le groupe le plus important était le groupe 4 (avec 72.8% des patients) suivi par les groupes 2 et 3 réunis (20.8% des patients) et enfin le groupe 1 (6.4%).
La survie moyenne la plus faible était observée dans le groupe 3 (au moins une métastase hépatique), avec 13.5 mois. Dans le groupe 2 (localisation pulmonaire), la survie moyenne était de 19.4 mois versus 21.3 mois dans le groupe 4. Quant aux patients du groupe 1, leur survie moyenne était de 31.6 mois.
Ces données, outre leur valeur informative, peuvent aider à constituer des groupes plus homogènes de patients au sein des essais cliniques permettant une analyse plus précise des résultats en fonction des sous-groupes ainsi déterminés.
www.egora.frmardi 8 mars 2016
Un test de salive pour détecter les insuffisances cardiaques
Le Parisien relève qu’« un test de salive pourrait bientôt remplacer les tests sanguins pour détecter les insuffisances cardiaques. Des chercheurs australiens travaillent sur la mise au point d'un protocole simple et rapide, faisable chez soi ».
Le journal note ainsi que « pour les médecins australiens du QUT's Institute of Health and Biomedical Innovation (IHBI), le diagnostic de l'insuffisance cardiaque est aujourd'hui inefficace, alors que 26 millions de personnes supplémentaires sont touchées chaque année dans le monde ».
Le Pr Punyadeera écrit que « c'est un tueur silencieux parce que la maladie est asymptomatique à ses débuts et les gens l'ignorent mais l'insuffisance cardiaque peut devenir mortelle, si elle n'est pas traitée ».
Le Parisien explique que « les scientifiques cherchent à identifier dans la salive une protéine, systématiquement impliquée dans les insuffisances cardiaques, la galectin-3. Plus son taux est élevé, plus la personne a besoin d'une assistante médicale rapide, voire d'une hospitalisation ».
Le Pr Punyadeera précise : « Nous espérons que ce test pourra fournir aux patients un moyen précis, rapide et facile de savoir s'ils ont besoin d'un traitement hospitalier. L'avantage de la salive est que vous n'avez pas besoin d'un personnel médical formé à la prise d'échantillon. Vous pouvez contrôler la santé de votre cœur à la maison, en utilisant la technologie ».
Le quotidien note ainsi que « les chercheurs imaginent un système de santé connecté qui permettrait aux personnes souffrant de la pathologie d'envoyer par e-mail les données de leur test de salive à leur médecin. Celui-ci pourrait leur conseiller sur les doses de médicaments à prendre, ce qui éviterait une consultation chez le cardiologue ».
Le Parisien ajoute que « l'équipe du Pr Punyadeera conduira prochainement des essais du test de salive en question conjointement avec le Royal Women's Brisbane Hospital et le Prince Charles hospital ».
www.mediscoop.net
lundi 8 février 2016
Sécuriser les soins sur chambre implantable à domicile
La manipulation des chambres à cathéter implantable (ou CCI) est un soin technique, à risque de complication infectieuse, pour des patients le plus souvent fragilisés. Au domicile, la réalisation de ce soin implique de prendre en compte les contraintes architecturale et d’organisation du lieu de vie, les interactions entre les différents acteurs du soin, le patient et ses proches. Dans cet esprit, l’ARLIN Aquitaine s'est engagé auprès des infirmiers libéraux pour des soins de CCI plus sûrs au travers d'une vidéo à visée pédagogique.
Ensemble engageons-nous pour des soins plus sûr !
La manipulation des chambres à cathéter implantable (CCI) est un soin à risque de complication infectieuse pour des patients le plus souvent fragilisés. Au domicile, la réalisation de ce soin implique de prendre en compte les contraintes architecturales et d’organisation du lieu de vie, les interactions entre les différents acteurs du soin et du domicile, le patient et ses proches. Les sollicitations répétées de l’ARLIN Aquitaine sur ce thème témoignent à la fois des interrogations des professionnels et d’une réelle volonté d’harmoniser les pratiques, par exemple : certains produits comme les antiseptiques alcooliques ne sont pas toujours disponibles en ville, ou certains matériels de sécurité visant à prévenir les AES sont méconnus ou mal utilisés.
Pour répondre à ces attentes, l’ARLIN a constitué un groupe de travail réunissant des professionnels libéraux et d’HAD afin d’élaborer un film pédagogique sur la manipulation des CCI à domicile. Leréférentiel de la SF2H paru en 2012 sert de base scientifique. L’objectif principal du film est de détailler les mesures de prévention du risque infectieux liées à la pose et à la dépose d’une aiguille sur CCI au domicile : les impératifs relatifs à l’hygiène des mains, la tenue du professionnel, la préparation cutanée, la technique de pose et de dépose avec la maîtrise du rinçage pulsé, la surveillance du site. L’autre objectif est de sensibiliser les professionnels à l’organisation du soin (sets de pose et de dépose prêts à l’emploi, aiguilles sécurisées) et à leur propre protection dans le cadre d’un geste fréquemment à l’origine d’AES. Dans sa forme, les réalisateurs (OXO-Films) ont permis également de mettre en exergue l’importance de la communication et du relationnel auprès du patient et de ses proches dans ce contexte de soin lourd au domicile.
www.infirmiers.com
mercredi 23 décembre 2015
Soins infirmiers à domicile, l'Algérie très en retard
Les soins à domicile recouvrent tous les soins ou services pratiqués par des personnels soignants ou prestataires privés d'assistance médicale à domicile permettant au patient d’être traité chez lui.
La notion de soins à domicile recouvre tous les soins ou services pratiqués par des personnels soignants ou prestataires privés d'assistance médicale à domicile permettant au patient d’être traité à domicile : infirmier(ères), aide-soignant(es), kinésithérapeutes, podologues, orthophonistes, ergothérapeutes, assistance médicale à domicile.
Mauvais état de santé et dépendance peuvent rendre nécessaire la délivrance de soins au domicile de la personne âgée. Leur mise en place répond à deux types de situations : l’alternative à une entrée en maison de retraite ou un établissement de soins, la continuité des soins après une hospitalisation.
Les soins à domicile varient dans leur nature et leur contenu en fonction de l’état de santé de la personne âgée. La nécessité d’un suivi thérapeutique impose le recours à des personnels qualifiés et à une médicalisation des services d’aide à domicile.
Plusieurs structures et/ou professionnels médicaux et paramédicaux interviennent dans la dispense de soins à domicile :
- l’aide-soignant à domicile (voir fiche SSIAD) ;
- l’Hospitalisation à domicile (voir fiche HAD) :
- l’infirmier à domicile ;
- Des auxiliaires médicaux (kinésithérapeute, orthophoniste, diététicien, podologue…) ;
- L’assistance médicale à domicile.
L’aide-soignant à domicile dispense, sous la responsabilité et l’encadrement d’un infirmier, des soins visant à répondre aux besoins d’entretien de la personne âgée et à compenser une diminution de son autonomie. Elle intervient dans le cadre d’un service de soins infirmiers à domicile ou dans le cadre d’une hospitalisation à domicile.
L’hospitalisation à domicile est la formule de soins à domicile représentant le niveau d’intervention le plus élevé. Elle est préconisée pour des malades atteints de pathologies graves, aiguës ou chroniques et permet de délivrer des actes médicaux comparables à ceux pratiqués à l’hôpital.
Les missions de l’infirmier à domicile sont multiples. Il assure, sur prescription médicale, certains soins infirmiers et d’hygiène générale, veille au suivi thérapeutique et à l’administration des traitements, suit l’état de santé, aide au maintien de l’autonomie et peut intervenir pour l’accomplissement de formalités liées aux soins.
Ces structures travaillent en collaboration avec d’autres intervenants : médecin traitant et/ou hospitalier, kinésithérapeute, pharmacien, infirmier libéral, ainsi que les prestataires de services d’assistance médicale à domicile.
www.lefigaro.fr
lundi 12 octobre 2015
Infirmière à l'urgence, un métier qui demande beaucoup de motivation
Par Noémie Debot-Ducloyer.
Pour travailler à l’urgence d’un hôpital, il faut être passionné. C’est le cas de Chanel Asselin, infirmière à l’urgence depuis six ans, qui a accepté de parler de sa profession à Métro.
L’infirmière arrive tout sourire. Comme le reste du personnel de l’hôpital, elle reste très calme même lorsque les situations les plus graves se produisent sous ses yeux. «Le secret, c’est juste d’aimer ce métier», confie l’infirmière. Le travail à l’urgence est bien différent de celui qu’on effectue dans les autres services. «On n’a pas le temps de s’attacher aux patients. Tous les jours, ce sont de nouvelles personnes qui arrivent», précise la jeune femme de 28 ans. Chaque infirmière a sous sa responsabilité de 4 à 6 patients. «Ça demande beaucoup de précision et d’adaptabilité», atteste Mme Asselin sans se départir de son sourire.
Rapidité, esprit critique, connaissance de plusieurs disciplines de la médecine sont les qualités essentielles pour pouvoir travailler à l’urgence. «Les patients arrivent avec des troubles neurologiques, des fractures de hanche, des problèmes dermatologiques, commente l’infirmière. On ne tombe jamais dans la routine.» Malgré la difficulté du métier, elle ne regrette pas d’avoir choisi de porter la blouse blanche. «J’ai toujours eu envie de donner des soins. Pourtant, personne de ma famille ne travaille dans le domaine médical», confie-t-elle. À 20 ans, Mme Asselin a commencé dans le service de neurochirurgie, puis a atterri à l’urgence. Comme beaucoup d’autres infirmières, elle n’a pas fait son BAC, mais a préféré compléter un DEC, car elle voulait «connaître le côté pratique» du métier grâce aux stages.
Conciliation travail-vie privée difficile
Travailler à l’urgence empiète parfois sur la vie privée, car une infirmière effectue souvent des quarts de nuit ou de week-end. «On apprend à avoir un cercle d’amis et des activités en fonction de notre travail», précise la jeune femme blonde. Après neuf ans dans le métier, Mme Asselin paraît toujours aussi enjouée. «C’est vrai que parfois, c’est dur psychologiquement, mais ici nous sommes bien entourés.» Elle décrit l’hôpital comme une «grande famille». «Tous les ans, nous passons Noël ensemble… à l’urgence», ajoute-t-elle. Malgré des horaires peu banals, Mme Asselin ne se voit pas faire autre chose. «Mon métier m’inspire de la gratitude, raconte-t-elle. Si, en arrivant le matin, je peux juste faire un sourire à un patient et que ça le rend heureux, ma journée sera embellie aussi».
http://journalmetro.com
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