samedi 27 juin 2015

Diabète, hypertension pendant le ramadan : ce qu’il faut savoir













La période du ramadan peut présenter des risques médicaux pour les personnes souffrant de pathologies chroniques à l’image des diabétiques et des hypertendus, pour lesquels la maîtrise de l’alimentation et l’équilibre des activités sont primordiales. À l’évidence, le jeûne ne doit pas aggraver ou mettre en péril l’état de santé des malades.
Conseils aux diabétiques

Pour ce qui est du diabète, sachant qu’il en existe deux : celui de type 1 insulinodépendant et celui de type 2 non insulinodépendant, les diabétiques insulinodépendants sont exemptés de faire carême. « Il est strictement interdit aux diabétiques sous insuline de jeûner au risque de complications telles que : hypoglycémies sévères, coma hypoglycémique, cétose diabétique qui peut mettre en jeu le pronostic vital du patient », insiste Dr Houssem Baghous, maître-assistant au service diabétologie du CHU Mustapha Bacha.

Dr Baghous, précise que le jeûne est également contre-indiqué pour les patients du type 2, dit « risqué ». Il s’agit selon lui, de « ceux qui ont des problèmes associés à leur maladie : les cardiopathies, ou une hypertension artérielle sous thérapeutiques multiples ». Ainsi, le jeûne serait « toléré seulement aux diabétiques du type 2 non associé » qui prennent un traitement oral et sous mesures hygiéno-diététiques. Car, cette période « implique un changement des cycles hormonaux et biologiques », pouvant entraîner une perturbation brutale dans l’équilibre glycémique. À savoir une hypoglycémie pendant la journée et une hyperglycémie après la rupture du jeûne, de même qu’une déshydratation pouvant exposer le diabétique à des complications. « C’est pour éviter cela, qu’il est primordial, avant le ramadan, de consulter son médecin traitant lequel décide de la capacité ou non du patient à jeûner et de l’adaptation du traitement thérapeutique dans le cas où le jeûne serait autorisé ».
Quels comportements adopter ?

Les personnes diabétiques doivent « surveiller régulièrement leur taux de glycémie, s’hydrater en abondance et ne pas manger de sucreries ».

Par rapport au contrôle de la glycémie, l’idéal serait de le faire trois à quatre fois par jour, le matin à jeun (entre 0,8 et 1,2), en fin d’après-midi, avant liftar et deux heures après les repas. Opter pour une alimentation saine est tout aussi nécessaire. « Réduire ou limiter les apports alimentaires pendant le repas principal et manger léger pendant shour », en évitant toutefois les sucreries, le gras et les boissons gazeuses.

Ne pas négliger de bien s’hydrater. « Boire en grande quantité environ 1,5 litre d’eau dès la rupture du jeûne et avant sa reprise » en cette période de grandes chaleurs. En cas de malaise, le diabétique doit rompre le jeûne, « il faut doser sur le champ son taux de glycémie, ou donner illico de l’eau et un sucre rapide (bonbon), s’il s’agit d’hypoglycémie jusqu’à la disparition du malaise ». Dans le cas où l’état du sujet ne se stabilise pas, la consultation d’un médecin ou l’orientation vers un service d’urgence « s’impose», signale le Dr Baghous.
Concilier hypertension et ramadan

En règle générale la pratique du jeûne est « sans incidence » sur les sujets hypertendus durant le mois de ramadan, car il « ne modifie pas de manière significative » la tension artérielle. Ainsi, le Ramadan n’est pas déconseillé aux « hypertendus légers, traités par un seul médicament en une seule prise sans autre maladie associée et dont la tension artérielle est stabilisée. Seule condition, ne pas faire des excès notamment de sel pendant la rupture », explique Salim Benkhada, professeur en cardiologie au CHU Mustpha Bacha.

Selon Pr Benkhada, il est important pour toute personne hypertendue, « de demander conseil à son médecin traitant, notamment pour l’heure de la prise du médicament ». Cependant, le jeûne est contre-indiqué en cas d’hypertension instable, notamment aux ‘hypertendus résistants’, traités par deux ou plusieurs médicaments, au risque de complications cérébro-vasculaire ou d’insuffisance rénale », précise Pr Benkhada.

Pour la catégorie autorisée à faire carême, le sujet doit surveiller sa tension, « en cas de bourdonnements, faiblesse, pression élevée, il convient de rompe le jeûne pour prendre immédiatement ses médicaments ».

Pour la nutrition, il est impératif « d’éviter les mines de sels, anchois, olives et de ne pas prendre des repas très copieux ». Aussi, « l’hydratation doit être abondante et régulière », d’autant plus que ce mois sacré coïncide avec la saison estivale.

www.tsa-algerie.com

lundi 25 mai 2015

Infirmiers de moin de 5 ans, ni LMD ni principal , quel devenir?



























En Algérie comme en France,  les infirmiers de santé publique de  la première promotion LMD  se posent toujours des questions sur leur devenir.


A ce jour, en France, la formation infirmière est une formation professionnelle supérieure non universitaire sanctionnée par un diplôme d'Etat délivré par le Ministère de la Santé. Elle dure 37 mois avec 50% d'enseignement ou de formation en institut et 50% de stage. Elle est reconnue à un niveau bac+2.

Certains Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) ont déjà intégré une partie universitaire dans la formation infirmière (Aix par exemple). Pour les formations dispensées dans les Institut de Formation des Cadres de Santé (IFCS), certains ont des partenariats avec des universités pour obtenir des validations d' European Credits Transfer System ( ECTS) de licence ou masters, voire des licences ou une 1 ère année de Master (IFCS de Montpellier, de Lille, de l'Ecole supérieure Montsouris).
Le système LMD

Comme de nombreux autres pays européens, la France a signé les accords de Bologne du 19 Juin 1999 (accords définitifs d'avril 2002) qui prévoit que toutes les formations universitaires doivent intégrer le système universitaire Licence Master Doctorat (L.M.D), faute de quoi des pénalités devront être versées pour non respect de ces accords. Ceci concerne les formations aux professions médicales et certaines formations paramédicales (comme par exemple les orthophonistes). En revanche, la formation infirmière n'est pas soumise à l'obligation de ces accords.

« Dans ce contexte, la volonté politique française s'est clairement affirmée en faveur d'une universitarisation de ces formations » *. Depuis deux ans, les professionnels de santé, quelle que soient leur filière d'origine et leur secteur d'exercice, ont réfléchi sur une reforme dans leur corps professionnel. Des groupes de travail se sont constitués pour être des forces de propositions dans la future réforme des études en santé.

Ainsi le CEFIEC (Comité d'Entente des Formations Infirmières et Cadres) a adressé au ministère courant mars 2006, une maquette présentant un dispositif de formation dans une vision globale des professions de santé non médicales. Cette maquette est le fruit d'un travail interassocatif représentatif des formations infirmières, cadres et spécialisées.

Les principes retenus :
•
Un dispositif de formation unique et double diplômant, articulant un parcours universitaire (discipline relevant du domaine de la santé) avec une trajectoire professionnelle (filière en soins infirmiers). Ainsi les futurs diplômés obtiendraient à la fois le Diplôme d'Etat d'Infirmières et un Diplôme Universitaire (Licence en science de la santé) permettant ainsi la reconnaissance du Diplôme d'Etat d'infirmière à BAC + 3.
•
Un diplôme reconnu dans toute l'Europe
•
Une possibilité d'obtenir des équivalences pour une « réorientation » professionnelle et personnelle si besoin vers d'autres filières avec possibilité de passerelles avec d'autres filières de santé. Par exemple, un infirmier voulant faire Kiné, serait dispensé d'une partie de la formation déjà acquis. Certains cours pourraient être faits en commun avec les autres professionnels de la santé.
•
La possibilité d'évoluer soit vers le management, des « pratiques avancées », ou la recherche, la formation...
•
Une formation individualisée et diversifiée centrée sur le développement de compétences spécifiques au cour de métier et de compétences partagées entre plusieurs corps professionnelles nécessitant une approche « pluri professionnelle » et « interdisciplinaire».

Le système LMD s'organise en unité d'enseignement (UE) par semestre. Ces UE comptabilisées en European Credits Transfer System (ECTS) comprennent Cours Magistraux, Travaux Dirigés, Travaux Pratiques, temps de documentation, de recherche et de travail personnel ou un temps de stage. Chaque unité d'enseignement se voit attribuer un nombre de crédits en fonction de son importance dans la formation, de la charge de travail qu'il occasionnera à l'étudiant et des modalités particulières d'évaluation traduites en autre en coefficient. Ces crédits de formation correspondent à des connaissances et à des expériences acquises (stage, formation, projets .) qui, en s'additionnant, valident un diplôme. Un semestre vaut 30 crédits ECTS, la licence en vaut 180.

Dans le système LMD, les Instituts de Formation en Soins Infirmiers et les Instituts de Formation des Cadres de Santé ne seront pas rayés de la carte. Ils continueront à exister. Ils seront rattachés à une université. Par contre les enseignants devront s'adapter à ce nouveau système avec des exigences plus importantes qu'actuellement. Seront-ils toujours légitimes pour enseigner en IFSI dans le cadre du système LMD ? La question reste ouverte.

Le rapport THUILLEZ de la « commission sur l'intégration des professions médicales et pharmaceutiques au cursus LMD » remis en juillet 2006, préconise « une sensibilisation à la Recherche très précoce, dès la première année, grâce à une information ciblée, mais aussi grâce à la mise en place d'Unités d'Enseignement consacrées à la recherche» «. il a paru intéressant [également] de permettre à l'étudiant de suivre un parcours Recherche court, inspiré de l'exemple de l'Ecole de l'INSERM, de façon à permettre à davantage d'étudiants de s'orienter plus rapidement et définitivement vers la Recherche alors que par ailleurs cette initiative renforcerait l'implication des étudiants dans nos structures de Recherche institutionnelles et, en Recherche Clinique, au sein des Etablissements de Soins ». Ces préconisations mériteraient d'être reprises dans les formations infirmières. Elles auraient l'avantage d'introduire l'approche de la recherche expérimentale et donc très tôt un esprit scientifique qui manque aujourd'hui dans les formations professionnelles courtes. Elles permettraient également la poursuite d'études en master professionnel (spécialités et Pratiques avancées) voir en master recherche (doctorat).

La date de la mise en application de cette importante réforme n'est pas encore connue.

Le passage au système Licence-Master-Doctorat (LMD) représente donc une opportunité pour la formation infirmière qui pourrait être reconnue à un niveau bac+3 et accéder à de nouvelles passerelles avec les autres filières de formation en santé.
www.infirmiers.com

samedi 16 mai 2015

Un infirmier italien contaminé par Ebola
















Un infirmier italien rentré la semaine dernière d'une mission en Sierra Leone a été testé positif au virus de la fièvre Ebola, a annoncé le ministère italien de la Santé ce jour.

L'homme a présenté les premiers symptômes dimanche soir, deux jours après être revenu d'une mission sanitaire en Sierra Leone, l'un des trois pays ouest-africains où se concentre l'épidémie. Hospitalisé en Sardaigne, il sera rapidement transféré à l'hôpital Spallanzani de Rome, précise le ministère.

A ce jour, un seul autre Italien, qui travaillait également en Sierra Leone, avait contracté la maladie. Il s'est remis et a pu quitter l'hôpital début janvier.

Le virus a fait plus de 11.000 morts depuis fin 20163 en Sierra Leone, en Guinée et au Liberia, selon les données recueillies par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

www.lefigaro.fr

lundi 11 mai 2015

Infirmiers dépourvus de leurs droits, ou est la SAP?



















SYNDICALISME ET TRAVAIL INFIRMIER À L’HEURE DE LA MONDIALISATION
« Il était indispensable de faire un détour par ces temps anciens pour mieux comprendre le proche passé et le présent, car chaque période est imprégnée de ce qui l’a précédée et contient en germe tout ce qui va advenir. »
René Magnon

1989-1999:
Cette dernière période se caractérise par une succession quasi ininterrompue de bouleversements dans le système de santé et l’environnement externe, dont les infirmières ont intensément ressenti et ressentent encore davantage aujourd’hui les effets, dans plusieurs sphères de leur vie : leur vie au travail, leur vie professionnelle, leur vie de femme et de citoyenne. Les conditions de travail et de pratique, de plus en plus soumises à des impératifs financiers et à des objectifs gouvernementaux souvent nébuleux, empêchent les infirmières
de se réaliser pleinement dans un travail qu’elles ont choisi et dont elles défendent les valeurs profondes. De plus en plus, les contraintes qui leur sont imposées s’avèrent préjudiciables autant pour
elles-mêmes, en tant qu’infirmière, femme et travailleuse, que pour les personnes qu‘elles soignent et les citoyennes et citoyens en général.

Les conditions de travail difficiles des infirmières, les contraintes liées à l’emploi (horaire, travail les fins de semaine et les jours fériés, statut précaire pendant une longue période, etc.), la faible perspective d’emploi dans le réseau de la santé confirmée par le discours gouvernemental et les salaires offerts aux infirmières n’attirent pas
les jeunes dans la profession infirmière. On estime que la connaissance de toutes ces difficultés que connaît le travail infirmier a conduit directement à une désaffection importante envers la profession et
a généré la perte de trois cohortes complètes d’étudiantes entre 1994 et 1996. Autant les candidates à l’entrée se raréfient, autant les infirmières cherchent des voies de sortie ou abandonnent carrément la profession.
Il est vrai que les femmes ont désormais accès à une multitude d’emplois et de métiers traditionnels ou non, comportant moins de contraintes que les soins infirmiers et parfois mieux rémunérés.
En 1989, lors de la ronde de négociation et de la grève, sous le thème est Pour être là demain, les infirmières font connaître les conditions de
travail et de pratique difficiles existant dans les différents milieux de travail où elles exercent. Elles jouissent d’une importante couverture médiatique. Les infirmières démontrent clairement que leur réalité de travail est inacceptable, tant pour elles-mêmes que pour les patients, et que la qualité des soins rendus à la population ne peut être assurée que par l’amélioration de leur situation. Partageant l’analyse syndicale et conscient de la gravité de la situation de travail des infirmières, l’OIIQ
publie un document en appui aux infirmières syndiquées en cours de négotiation : Hypertension. L’ urgence des choix. Cette publication est
très explicite quant à l’urgence de modifier substantiellement les conditions de travail et de pratique qui prévalent dans les milieux de soins.
Malgré des gains syndicaux majeurs au terme de cette grève, la situation de travail continue de se dégrader au cours de la décennie qui suit.
Dans ce contexte de compressions budgétaires majeures, les infirmières tentent de pallier au défaut de ressources. Elles accélèrent le rythme de travail, elles font l’impossible pour que leurs patients ne
subissent pas les contrecoups des coupures effectuées dans le réseau.
On dit alors que les infirmières «tiennent le réseau à bout de bras», souvent au détriment de leur santé physique et psychologique et en travaillant dans des situations dramatiques de fardeau de tâche.
Les nombreuses analyses de fardeau de tâche effectuées par les membres des comités de soins infirmiers des établissements démontrent,
sans équivoque, que ceux-ci constituent un des principaux problèmes qui touchent les infirmières au Québec. Ce problème génère un épuisement tel chez les infirmières qu’elles décident, en 1998, de
cesser de faire des heures supplémentaires afin de dénoncer la précarité des emplois et l’instabilité des équipes de base sur les unités de soins. Le Conseil des services essentiels intervient rapidement,
reconnaît la gravité du problème et crée un précédent en obligeant les employeurs à afficher tous les postes vacants et invite ceux-ci à convertir
les heures de remplacement en postes. Le Conseil va encore plus loin en imposant un mécanisme accéléré de correction des situations de fardeau de tâche.
Le laxisme orchestré des employeurs et du ministère de la Santé, dans le respect de la décision du Conseil des services essentiels, se justifie essentiellement par un défaut de ressources financières : il va entraîner une dégénérescence de la situation. Les infirmières , épuisées et incapables d’entrevoir l’amélioration de leur situation de
travail et de pratique, décident d’avoir recours à la grève, pour une deuxième fois en 10 ans. Les infirmières souhaitent alerter la population sur la situation du réseau de la santé et exigent les correctifs qui leur permettront de continuer d’exercer leur profession et de travailler
dans des conditions qui ne préjudicieront pas leur santé ou la qualité des services qu’elles doivent rendre.
La grève des infirmières à l’été 1999 est durement réprimée par le gouvernement Bouchard. À la suite de celle-ci, des gains importants sont faits par les infirmières. Les dispositions contenues à l’ordonnance du Conseil des services essentiels sont reprises dans la loi 72 forçant le retour au travail et intégrées à la convention collective des
infirmières. Enfin, plus de 2000 postes sont créés par l’exercice de conversion des heures de remplacement prévu à la convention collective.
Cependant, la pénurie d’infirmières freine toujours l’application de certains correctifs aux fardeaux de tâche et à l’organisation du travail des infirmières.
http://www.fiqsante.qc.ca/publicfiles/documents/A01-C-Thematique_seti_f.pdf


jeudi 7 mai 2015

La pollution chronique est la plus mauvaise pour la santé
















La Croix observe que « les pics de pollution comme celui que vient de connaître la région parisienne ont conduit plusieurs Franciliens incommodés à consulter leur médecin. Ces épisodes ne sont toutefois pas les plus dangereux pour la santé. Pour tous les spécialistes, c’est la pollution chronique qui provoque les pathologies les plus graves », précise le journal.
Le quotidien remarque ainsi que « pour l’instant, il est difficile d’apprécier l’impact de cet épisode de pollution aux particules fines, qui a surtout touché le nord de la France. À Paris, les urgences n’ont pas été prises d’assaut ».
« Dans certains cas, la pollution aiguë peut néanmoins détériorer l’état de santé de personnes déjà malades, souffrant par exemple de maladies chroniques respiratoires ou cardio-vasculaires. De même, plus les niveaux de pollution augmentent, plus ils peuvent favoriser – entre autres facteurs – le déclenchement d’une crise d’asthme », poursuit La Croix.
Le quotidien cite notamment le Dr Serge Smadja (Paris), secrétaire général de SOS médecins : « J’ai vu pas mal de pathologies de type allergique : quelques crises d’asthme, mais aussi des rhinites ou des conjonctivites. S’il est difficile d’être affirmatif à 100%, pour moi, il y a un lien de cause à effet avec le pic de pollution de ces derniers jours ».
La Croix souligne que « les spécialistes sont formels : c’est l’exposition chronique à la pollution qui s’avère la plus néfaste ». Valérie Pernelet-Joly, chef de l’unité évaluation des risques liés à l’air de l’Anses, relève ainsi que « la pollution quotidienne, y compris à des niveaux modérés, a plus d’impact négatif que les expositions à des épisodes ponctuels de pics de pollution, même répétés ».
Le journal explique que « l’accumulation des particules les plus fines est le phénomène le plus dangereux. Quand les plus grosses restent coincées au niveau de la trachée et des bronches, les particules de moins de 2,5 micromètres (PM2,5) vont quant à elles franchir les barrières biologiques pour se retrouver dans le sang ».
Isabella Annesi-Maesano, directrice de recherches à l’Inserm, remarque qu’« à la faveur de la circulation sanguine, on les retrouve dans toutes les parties du corps, y compris dans le cerveau ».
La Croix ajoute qu’« outre leurs effets aggravants sur les maladies respiratoires, il est apparu que les particules fines favorisaient l’apparition de maladies cardio-vasculaires. L’OMS les a classées cancérigènes. […] Les particules fines sont par ailleurs soupçonnées de perturber le développement du fœtus in utero ou encore d’avoir un lien avec le diabète ».
Le quotidien évoque enfin l’étude européenne Aphekom (2008-2011), « la plus complète à ce jour » et selon laquelle « plus de 50% de la population de 10 villes européennes réside à moins de 150 mètres d’axes routiers empruntés par plus de 10.000 véhicules par jour et se trouve donc exposée à des niveaux importants de pollution ».
« Dans ces villes, il a été estimé que le fait d’habiter à proximité de grands axes de circulation pouvait être responsable d’environ 15 à 30% des nouveaux cas d’asthme de l’enfant, de proportions similaires de nouvelles maladies chroniques respiratoires et de maladies coronariennes chez les adultes âgés de 65 ans et plus. Le dépassement des seuils de concentration en PM2,5 préconisés par l’OMS provoque 19.000 décès prématurés par an dans les villes européennes étudiées ; 3.000 en ce qui concerne les 9 villes françaises les plus polluées », observe La Croix.

Revue de presse rédigée par Laurent Frichet

www.mediscoop.net

samedi 25 avril 2015

Infirmier au Canada, comment y parvenir?






















Comment puis-je obtenir un visa pour travailler comme infirmière autorisée au Canada?


Il faut communiquer avec le consulat canadien le plus prêt pour obtenir les renseignements sur l’immigration ou les visas. Il est probable qu’une offre d’emploi soit requise.
Quelles sont les occasions d’emploi au Canada?

Il y a un plus grand nombre d’emplois en soins infirmiers à la suite de la restructuration dans les soins de santé et de la réduction des effectifs dans les hôpitaux. Il y a une grande demande pour les infirmières possédant des habiletés et de l’expérience spécialisées (par ex. l’urgence, les soins intensifs ou la salle d’opération) ou pour celles qui préfèrent travailler dans de petites communautés ou des communautés isolées. L’AIIC prévoit encore un manque d’effectifs dans un avenir rapproché.
Où puis-je me procurer les renseignements pour obtenir mon permis d’exercice en soins infirmiers au Canada?

Contrairement à d’autres pays, l’inscription des infirmières pour le droit de pratique ne se fait pas à l’échelle nationale. Les infirmières autorisées sont inscrites dans chaque province ou territoire où elles travaillent. Il est possible d’obtenir une évaluation des études et un formulaire de demande de l’organisme de réglementation provincial ou territorial.
Est-ce que je dois réussir un examen avant d’obtenir le droit de pratiquer au Canada?

L es provinces et les territoires canadiens exigent que vous passiez un examen dans le cadre du processus d’immatriculation ou d’octroi du permis d’exercer. À compter de 2015, les organismes de réglementation de la profession infirmière des provinces et des territoires (sauf le Québec) utiliseront le NCLEX-RN du National Council of State Boards of Nursing (NCSBN) comme examen d’entrée dans la profession au Canada. Pour en savoir davantage sur le nouvel examen, communiquez avec l’ordre de votre province ou territoire et avec le NCSBN.

L’organisme de réglementation du Québec offre son propre examen. Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.
Quelles langues dois-je parler pour devenir infirmière autorisée au Canada?

Différents types de compétences linguistiques sont requis pour devenir infirmière autorisée au Canada. Le bilinguisme (français et anglais) est un atout. Pour pratiquer une profession au Québec, il faut bien maîtriser le français. Au New Brunswick, au Manitoba et en Ontario, les candidates doivent bien parler soit l’anglais soit le français. Des emplois et des programmes de formation en soins infirmiers sont offerts pour les infirmières francophones unilingues au Québec et dans certaines régions du Nouveau-Brunswick, du Manitoba et de l’Ontario. Les autres provinces et territoires exigent la maîtrise de la langue anglaise.
Est-ce que je pourrai travailler comme sage-femme?

La pratique de sage-femme est une profession reconnue en Colombie-Britannique, en Alberta, au Manitoba, en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse. Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec l’Association canadienne des sages-femmes.

www.cna-aiic.ca

mercredi 22 avril 2015

Cadre de santé : de belles perspectives d'évolution























L'infirmier en Algérie passe un concours pour devenir infirmier principal, mais sur le terrain ce grade ne lui permet pas pour autant de progresser dans ces taches ou d'actualiser ses connaissances scientifiques, du moment ou il effectuera les mêmes taches qu'il avait l'habitude de réaliser avant de devenir principal, ce qui n'est pas le cas pour l'infirmier en France.



Manager, organiser, planifier, gérer, argumenter, animer, dynamiser, tempérer... le tout au service de la qualité des soins, voici parmi les missions principales du cadre de santé. Si l'on ajoute un marché de l'emploi accueillant, exercer cette fonction – ou s'y préparer - est source de belles perspectives pour les infirmiers.

Jusqu’en 1951 1, une infirmière 2 pouvait devenir « surveillante » 3 après huit années de bons et loyaux services hospitaliers, sans justifier d’une formation complémentaire sanctionnée par un diplôme ou un certificat. Elle était généralement « choisie » par le médecin chef du service dans lequel elle exerçait, à partir de « critères » (ou de jugements de valeur) centrés le plus souvent sur la disponibilité, la loyauté, l’efficacité dans la mise en œuvre et le suivi des projets de celui qu’elle considérait comme son supérieur hiérarchique. Le plus souvent très bon « chef d’équipe », la « surveillante » continuait d’exercer des fonctions d’infirmière au lit du patient. Cette infirmière pouvait également se retrouver dans les écoles d’infirmières de façon permanente ou comme intervenante dans l’enseignement essentiellement « pratique ». Tant dans les structures de soins que dans les structures de formation, c’est la pédagogie du modèle qui était dominante.

Dans les années qui suivirent, « l’infirmière surveillante », parfois désignée sous le terme de « major », devint progressivement « surveillante », « cadre », « cadre de santé », « cadre de proximité »… sans que soit toujours nettement clarifié ce que recouvraient ces dénominations.

Dans le même temps, les « écoles d’infirmières », devenus « instituts de formation en soins infirmiers » (Ifsi) accueillirent des « répétitrices », des « monitrices », des « enseignantes », des « formateurs », des « cadres pédagogiques »…dénominations également floues dans l’esprit de beaucoup de professionnels ainsi nommés. Depuis les programmes de formation se sont succédés, jusqu’à aboutir au décret du 18 août 1995 (n°95-926) portant création d’un diplôme cadre de santé. Les professions paramédicales (audioprothésiste, diététicien,ergothérapeute, infirmier, manipulateur d'électroradiologie médicale, masseur-kinésithérapeute, opticien-lunetier, préparateur en pharmacie, pour ne citer qu’elles) qui avaient chacune leur formation cadre spécifique sont désormais réunies sous une formation commune. L’objectif de cette interprofessionnalité étant l’acquisition d’un langage commun et l’amorce d’un décloisonnement au sein des établissements de santé. Avec ce décret naît la notion de « cadre de santé ».

« Ouverte sur la vie et la société, la fonction « cadre de santé » implique en effet la double capacité de pouvoir passer d'une fonction de soignant à une fonction d'encadrement et d'enseignement ».
Quel terrain d'exercice ?

D’après le répertoire ADELI (source Drees, juin 2014), quelques 14 000 professionnels infirmiers diplômés exercent aujourd'hui la fonction de cadre de santé (cadre de santé publique, cadre infirmier, cadre infirmier psychiatrique, cadre de santé). Les cadres de santé peuvent exercer dans un service de soins au sein d'un établissement de santé ou enseigner dans un institut de formation en soins infirmiers. Ouverte sur la vie et la société, la fonction « cadre de santé » implique en effet statutairement la double capacité de pouvoir passer d'une fonction de soignant à une fonction d'encadrement et d'enseignement. « Ainsi particulièrement complexe, cette fonction requiert des capacités d'adaptation, un sens développé des responsabilités, ainsi que des attitudes professionnelles de base indispensables : outre les savoirs techniques de la profession, elle exige aussi des connaissances en matière de santé publique pour comprendre notre système de soins, ainsi que des capacités de communication écrite et orale pour accomplir efficacement les tâches quotidiennes administratives et relationnelles. Bien plus que de simples savoirs, savoir-faire et savoir-être, les compétences des cadres de santé sont indissociables des motivations individuelles et de la culture hospitalière. Elles sont la condition même, technique et humaine à la fois, de la qualité et de la sécurité des soins dont elles assurent la pérennité » 4.

16 455 professionnels infirmiers diplômés exercent aujourd'hui en France la fonction de cadre de santé (cadre de santé publique, cadre infirmier, cadre infirmier psychiatrique, cadre de santé). (source : Drees, avril 2015)

Le cadre de santé doit donc faire preuves de « compétences » spécifiques notamment acquises lors de sa formation en IFCS :
•
une bonne connaissance de l'environnement général, de l'organisation hospitalière et du cadre d'intervention ;
•
une connaissance en droit du travail ;
•
une compétence en organisation et gestion des ressources humaines, gestion matérielle et logistique nécessaire aux besoins du service ;
•
une connaissance des procédures et protocoles de soins et paramédicaux (par exemple, recommandations de la Haute autorité de santé, manuel d'accréditation, Charte du patient hospitalisé) ;
•
des compétences techniques (expertise dans les actes de soins ou paramédicaux) et connaissance des équipements et technologies spécifiques (rééducation, imagerie...) ;
•
un savoir-faire technique dans des domaines tels que l'hygiène, l'assurance qualité, la vigilance.
•
une compétence en management et en animation d'équipes, en communication interne. Pour ce faire, le cadre de santé doit avoir le sens des responsabilités, savoir déléguer, avoir une capacité d'écoute, de compréhension, d'argumentation et d'empathie, une bonne gestion des conflits - au sein de l'équipe ou du service, mais aussi entre spécialités ou équipes voisines ;
•
faire preuve de diplomatie dans les relations avec le corps médical et les équipes de direction...

« Le taux de croissance annuel des cadres de santé approche aujourd'hui les 5 % et le marché de l'emploi en la matière particulièrement pourvu. »

Consultez les offres d’emploi de cadre de santé sur le site EMPLOI Soignant
Une spécialité riche de perspectives

Le taux de croissance annuel des cadres de santé approche aujourd'hui les 5 % et le marché de l'emploi en la matière particulièrement pourvu. De fait, c'est une voie professionnelle riche de perspectives pour les infirmières et infirmiers qui cherchent à faire évoluer leur parcours professionnel. Soulignons toutefois que la simple motivation pécuniaire (environ 1.700 à 1.800 euros en début d'exercice) ne saurait être suffisante pour envisager ce changement de fonction... De quoi susciter quand même des vocations !

L’infirmière qui envisage la fonction de cadre de santé peut néanmoins se sentir gagnée par le découragement, confrontée à ce qu’elle doit appréhender, sans être noyée, perdue, dans l’enchevêtrement des chemins qui se présentent à elle. Elle doit en effet trouver un point de départ, puis un fil conducteur dans l’écheveau emmêlé des pré-requis dont elle devrait pouvoir faire preuve, non seulement pour être sélectionnée lors des épreuves d’un concours d’entrée dans un institut de formation des cadres de santé (IFCS) 5 mais pour se questionner efficacement sur ce qui la pousse à se lancer dans cette aventure, sur ses capacités, sur ce qu’elle est prête à investir en effort, en temps, en argent… et si son projet est compatible avec le choix de vie prioritaire pour elle, à un moment précis de sa vie.

Avec la Prépa Cadre MEDI Formation donnez-vous toutes les chances de réussite pour votre concours d'entrée en IFCS !
Quid du concours d'entrée en IFCS et de l'évolution de la formation

Comment se préparer aujourd'hui au concours en IFCS ? L’infirmière qui a exercé pendant au moins 4 ans (en équivalant temps plein) au 31 janvier de l'année des épreuves de sélection. peut se préparer seule, en utilisant différents ouvrages. La majorité des IFCS organise une « préparation au concours d’entrée ». Mais il est possible de suivre une préparation dans une autre structure qu’un IFCS, par un programme de e-learning, par exemple « La préparation au concours en IFCS conduite par MEDI Formation ». L’infirmière qui souhaite s’inscrire à l’une de ces préparations doit réunir un maximum d’informations sur ce que propose telle ou telle préparation : les objectifs de formation, les moyens mobilisés pour les atteindre, les modalités prévues pour évaluer sa progression dans ses acquisitions personnelles. Une préparation au concours pourra limiter leurs craintes, leur éviter une dispersion dans leurs recherches, les guider pour réunir un maximum de chances de réussite au concours. Quelle que soit la formule retenue, il est certain que la préparation aux épreuves du concours et l’appréhension de la formation cadre ne peuvent se conduire en dilettante. S’engager dans ce projet, c’est accepter d’entrer dans la complexité, c’est renoncer à trouver des « recettes », c’est être conscient que, très souvent, il faudra trouver un chemin dans le flou, inventer, se projeter. C’est un défi à relever, mais un défi passionnant pour ceux et celles qui ont envie de se lancer.

Les épreuves du concours d'entrée en IFCS sont les suivantes :
•
une épreuve d'admissibilité écrite et anonyme (4 heures - notée sur 20). Elle consiste en un commentaire d'un ou plusieurs documents relatifs à un sujet d'ordre sanitaire ou social. Elle a pour but de tester les capacités d'analyse et de synthèse du candidat, son aptitude à développer et à argumenter ses idées par écrit. Les candidats qui obtiennent une note égale ou supérieure à 10/20 sont admissibles et subissent une seconde épreuve :
•
une épreuve orale d'admission (30 minutes - notée sur 20 points) à partir d'un dossier qui présente la carrière, les formations, les diplômes, les expériences et perspectives professionnelles et les conceptions de la fonction de cadre et les projets du candidat (exposé oral de 10 minutes et entretien de 20 minutes).

Ne peuvent être déclarés admis que les candidats dont la note finale (admissibilité et admission) est égale ou supérieure à 20 / 40 sans que la note d'admission soit inférieure à 10 / 20. Les lauréats sont inscrits sur la liste principale à hauteur du nombre de places de l'institut. Une liste complémentaire permet de pourvoir les places vacantes en cas de désistement.

La formation de cadre de santé va prochainement évoluer à la demande des cadres. La coordination nationale infirmière a en effet voté à l'unanimité, en décembre 2012, une réforme visant à un cursus unique (master) permettant de répondre au mieux aux exigences élevées de la difficulté du contexte actuel. Cette formation ''cadre commune'' tendrait également à créer des liens entre les centres de formations et les structures de soins.

Dernier point , la rémunération nette mensuelle d'un cadre de santé s'échelonne de 1700€ en début de carrière à 2500€ en fin de carrière, dans le secteur public et ce, en fonction de l'ancienneté et de l'échelon.

Les évolutions possibles des cadres de santé



Notes
1. 1951, ouverture de la première école de « cadres » infirmiers à la Croix-Rouge Française, formation sanctionnée par un diplôme d'école.
2. Lire partout infirmière/infirmier.
3. Lire surveillante/surveillant.
4. La fonction “cadre de santé“ entre apprentissage de la gouvernance et complexité des relations à autrui, Pierre Peyré, Directeur du Département des Sciences sanitaires et sociales, Université de Pau et des Pays de l’Adour.
5. Les épreuves prévues dans les modalités du concours d’entrée sont définies officiellement dans l’arrêté du 18 Août 1995 relatif au diplôme de cadre de santé, articles 4-5-6-7-8-8bis-8ter-9

Marie-Jeanne LORSON
Cadre de santé infirmier
Tuteur sur MEDI Formation, formation cadre de santé

Bernadette FABREGAS
Rédactrice en chef Infirmiers.com
bernadette.fabregas@infirmiers.com

www.infirmiers.com

dimanche 19 avril 2015

Recherche en soins : l’excellence à travers trois prix











Lors des dernières Journées francophones de la recherche en soins (JFRS) les 9 et 10 avril derniers, trois équipes ont été distinguées pour la pertinence et l'impact de leurs travaux. Oui, la recherche paramédicale ne manque pas de dynamisme et de créativité et gageons que cela devrait durer !
Prix scientifique du jury/Hospimedia


Le prix de l'innovation, soutenu par Infirmiers.com, a été remis à Hélène Darretain, puéricultrice au CHU Sud Francilien.

Le prix a été remis à Frédéric Noublanche, cadre de santé, service de gérontologie clinique CHU Angers pour l'étude sur l'échelle de prédiction du risque de chute. Pour les personnes âgées, une hospitalisation de qualité est une hospitalisation qui ne se prolonge pas. D'où l'importance d'éviter la survenue d'événements qui aggraveraient l'état de santé du senior. Parmi eux la chute à l'hôpital reste fréquente avec une prévalence de 2,9 à 13 pour 1 000 lits-jours. Pour réduire ce risque, il faut bien connaître les facteurs déclenchants de chutes chez les patients âgés hospitalisés en unités de soins de court séjour. Tel est le propos de l'étude conduite par Frédéric Noublanche, Romain Simon, Attaché de recherche clinique hospitalier, service de gérontologie clinique (CHU d’Angers), Frédérique Decavel, Directeur des soins, Marie-Claude Lefort, Coordonnateur général des soins, Cédric Annweiler, praticien hospitalier service de gérontologie clinique et le Pr Olivier Beauchet, chef du service de gérontologie clinique. Ils ont travaillé sur l’Echelle de Prédiction du Risque de Chute (EPRiC) en combinant les items : âge > 85 ans, sexe, polymédication, avoir des troubles cognitifs, et antécédent de chutes

Conclusion : deux combinaisons des items de l’EPRiC prédisent de façon significative la survenue de la chute : la combinaison des troubles cognitifs et des antécédents de chutes.
Prix de l’innovation/Infirmiers.com

Le prix a été remis à Hélène Darretain, puéricultrice, et à André Koszo, infirmier au CHU Sud Francilien, pour leur étude d’une technique alternative pour la pose de sonde contre la douleur oro-gastrique chez le nouveau-né à terme et prématuré. Le principe : utiliser la succion pour faciliter la déglutition et le passage de la sonde.

Les résultats démontrés : une nette diminution de la douleur et des nausées.
Prix du jeune chercheur/Elsevier-Masson et Prix du public

Ce double prix a été attribué par l’ensemble des congressistes à Clémence Carel, infirmière au CHU de Toulouse. Elle a étudié l'influence du soignant sur le vécu douloureux et émotionnel du patient lors de la pose d’un cathéter veineux périphérique. La pose d'un cathéter veineux périphérique est en effet un soin douloureux répétitif chez des patients atteints de cancer. Des traitements médicamenteux pour prévenir la douleur sont utilisés mais des contre-indications limitent leur usage. Or la douleur peut être allégée par une communication positive et le choix de mots ou de circonstances appropriés : tranquillement, confortablement, calme, détendu, paisible, respiration, s’apaise, très bien… très, très, bien…, c’est un peu frais, assouplir, protéger, couche protectrice, pied à perfusion. “Cette méthode permet de gagner en qualité de soin sans perte de temps. Elle encourage les soignants, qu’ils soient médicaux ou paramédicaux, à développer ce type de communication dans leur pratique quotidienne, avec pour objectif le mieux-être et le « bien-vivre » du soin pour la personne soignée, préconise la chercheuse.”

Résultat : un mieux-être ressenti dans 80% des cas contre 38% en communication courante.

www.infirmiers.com

jeudi 16 avril 2015

Ces oubliés de la société ont ils droit à la santé














Une étude menée par le Samu social de Paris démontre que les personnes vivant dehors ont 16 fois plus de risques d’attraper la gale que les personnes en hébergement d’urgence
Il vaut certes mieux avoir un toit au-dessus de sa tête pour rester en bonne santé. Malgré tout, certains SDF sont réticents à se rendre dans les structures d’accueil du 115. À la recherche d’arguments pour convaincre, le Samu social de Paris à donc mesuré les écarts de risque sanitaire entre une personne fréquentant un centre d’hébergement et une autre livrée à la rue.

Les résultats de cette enquête menée auprès d’un échantillon de SDF sont édifiants (1). Alors que 6,4 % des personnes interrogées vivant à la rue ont eu la gale, seules 0,4 % des personnes en hébergement déclarent l’avoir attrapée. Idem concernant les poux de corps : 5,1 % des personnes ont été atteintes concernant ceux qui vivent dehors, contre 0,05 % s’agissant de ceux qui ont été mis à l’abri.
L’importance d’une douche hebdomadaire

Les personnes à la rue se battent pourtant pour rester propres : 67 % d’entre elles ont recours aux bains publics de la capitale, et 76 % utilisent les laveries automatiques. Malgré cela, l’accueil en centre d’hébergement reste plus protecteur : 63 % des personnes vivant dans l’espace public prennent une douche chaque semaine contre 76 % des personnes hébergées.

« Si le manque d’hygiène et la peur de la contamination constituent une raison fréquemment invoquée par les personnes qui refusent l’hébergement en centre d’hébergement d’urgence, faire connaître ces résultats pourrait contribuer à lever un frein important », note l’étude.
Une meilleure couverture santé

La prise en charge en centre d’hébergement permet par ailleurs un accès aux soins renforcé. Dans ces structures, il devient plus facile pour les travailleurs sociaux d’inscrire les sans-abri dans différents droits sociaux.

Ainsi les personnes accueillies sont 93 % à bénéficier d’une couverture médicale, contre seulement 64 % des personnes à la rue. Il en va de même concernant les minima sociaux, puisque 70 % des personnes qui fréquentent les centres y ont accès, contre seulement 53 % parmi celles qui dorment dehors.

Et concernant les irréductibles qui n’adhéreront jamais à aucun dispositif, l’enquête met par ailleurs en avant l’efficacité de la distribution de duvets aux SDF à la rue. Cette mesure permet à elle seule de diviser par quatre les risques de gale, et réduit considérablement les autres dangers de contamination.
JEAN-BAPTISTE FRANÇOIS


(1) Enquête « Hygiène de la tête au pied » menée en 2011 sur un échantillon de 1 008 personnes sans domicile dormant dans l’espace parisien et les centres d’hébergement franciliens.
www.la-croix.com

mardi 7 avril 2015

Vers la création d'un ordre national des infirmiers de santé publique en Algérie






















A l'occasion de la confirmation des infirmiers de santé publique par le ministère de la santé, de la population et de la réforme hospitalière, j'ai l'honneur d'inviter mes confrères infirmiers à soulever l'idée de la mise en œuvre de la plateforme d'un ordre national des infirmiers de santé publique, comme c'est le cas dans les pays de l'occident tel que la France.


Qu'est ce qu'un ordre national d'infirmier: L'exemple Français.
L'Ordre national des infirmiers est un ordre professionnel français. L'ordre national des infirmiers groupant obligatoirement tous les infirmiers habilités à exercer leur profession en France, à l'exception de ceux régis par le statut général des militaires, veille à maintenir les principes éthiques et à développer la compétence, indispensables à l'exercice de la profession. Il contribue à promouvoir la santé publique et la qualité des soins. Il représente et promeut la profession d'infirmier dans son ensemble, quels que soient son mode d'exercice (privé, public, libéral), son type d'exercice (scolaire, en entreprise, sapeur-pompier, puéricultrice, anesthésiste, bloc opératoire, etc.) et son lieu d'exercice. Il est chargé par le législateur d'être la voix de la profession sur des sujets comme la réforme de la santé au travail, la réforme de la santé mentale, les réformes des études, les pratiques avancées, pour exemples. Il a également des missions de santé publique qui lui ont été confiées par la loi. Il maintient l'éthique et la déontologie de la profession d'infirmier en France et établit le code déontologie de la profession.

Il représente tous les infirmiers civils en exercice.

L'Ordre infirmier a été créé en France à la suite de l'adoption d'une loi le 14 décembre 2006, qui sera promulguée sous le numéro no 2006-1668 le 21 décembre 2006.

Organisation et élection des instances:

La création et l'organisation de l'Ordre national des infirmiers sont prévues par le texte de loi du 21 décembre 2006. Cette loi concerne environ 510 000 infirmiers exerçant en France. Ils se repartissent dans de très nombreux secteurs d'activité et plusieurs spécialisations. La profession est à 87 % féminine. La majorité des infirmiers exercent dans un établissement de santé public (73 %).

L'organisation de l'Ordre comprend trois niveaux : départemental, régional et national. Les conseillers ordinaux sont élus au suffrage direct pour l'échelon départemental et indirect pour les échelons régionaux et nationaux. Les conseillers départementaux élisent les conseillers régionaux, qui élisent eux-mêmes les conseillers nationaux. À chaque échelon, le conseil est composé de trois collèges d'infirmiers (salariés du secteur public, exerçant en libéral et salariés du secteur privé).

En 2008, les élections des instances ont eu lieu le 24 avril pour les Conseils départementaux, avec 13 % de participation. D'après l'ordre, le mode d'élection (vote électronique organisé par le Ministère chargé de la santé) et la faible qualité du fichier des infirmiers (ADELI) en ont été les causes. Le 24 juillet ont eu lieu les élections des Conseils régionaux et le 25 novembre du Conseil national. La première présidente du Conseil national élue début 2009 a été Dominique Le Bœuf, infirmière exerçant dans les Yvelines. Après sa démission le 8 juillet 2011 l'intérim est assuré par le vice-président délégué, David Vasseur, infirmier formateur dans le Nord. Ce dernier démissionne à son tour le 28 juillet 2011 et l'intérim est alors assuré par le deuxième vice-président, Didier Borniche, infirmier en service de dialyse au CHU de Rouen. Il est élu président le 13 septembre 2011 par le Conseil national (CNOI).

Missions:

Les missions dévolues à l'Ordre sont prévues par la loi le texte de loi du 21 décembre 2006 et sont notamment:
de veiller au maintien des principes d'éthique, de moralité, de probité et de compétences indispensables à l'exercice de la profession ; en inscrivant ses membres à son tableau, l'Ordre s'assure de la moralité, de l'indépendance et de la compétence de chacun, dans l'intérêt de la profession et des patients ;
d'élaborer un code de déontologie, tenir le tableau des infirmiers et assurer le suivi de la démographie de la profession ;
de diffuser les règles de bonnes pratiques en soins infirmiers et d'être consulté sur les textes législatifs et réglementaires concernant la profession ;
de défendre la profession ou les professionnels et d'assurer une conciliation en cas de litiges.

Conseils départementaux:

Les Conseils départementaux, au nombre de 100, ont pour mission principale l'inscription des professionnels au tableau de l'ordre et assurent une mission de conciliation en cas de litige entre un patient et un professionnel ou entre professionnels. Disposant de la personnalité civile, les Conseils départementaux remplissent toutes les missions de l'Ordre au niveau départemental.
Conseils régionaux et inter-régionaux[modifier | modifier le code]

Les Conseils régionaux ou inter-régionaux (Antilles-Guyane et PACA-Corse), au nombre de 23, comprennent en leur sein une chambre disciplinaire de première instance présidée par un magistrat de tribunal administratif ou de cour administrative d'appel. la chambre statue sur les plaintes relatives aux manquements au respect du code de déontologie par les infirmiers inscrits au tableau de l'Ordre. Les conseils régionaux peuvent également prononcer des suspensions d'exercice pour état pathologique. Dans un contexte général de régionalisation de l'administration de la santé, les conseils régionaux assurent la représentation des infirmiers auprès des instances régionales notamment des agences régionales de santé.

Conseil national:

Le Conseil national remplit sur le plan national les missions définies par la loi. Il coordonne l'action des Conseils régionaux et départementaux. Il vote le budget de fonctionnement et fixe à cet égard le montant de la cotisation versée à l'ordre par toute personne inscrite au tableau. Le Conseil est chargé de l'observation de la démographie infirmière au niveau national et est l'interlocuteur des autorités nationales et internationales de santé.

Le Conseil national a pour mission de préparer le Code de déontologie qui fixe les droits et les devoirs de la profession d'infirmier. La Chambre nationale disciplinaire, présidée par un Conseil d'État, statue en appel des décisions rendues par les chambres de première instance sur les questions déontologiques.

Historique de la création:

En genèse à la création d'un Ordre professionnel infirmier, des syndicats d'infirmiers hospitaliers et libéraux, plusieurs associations d'infirmiers et le législateur ont souhaité que l'ensemble de la profession soit fédérée dans une structure unique afin de la valoriser et de la promouvoir, quels que soient le lieu et le mode d'exercice (hôpitaux publics ou privés, libéral, établissements scolaires, entreprises, services départementaux d'incendie et de secours, établissements médico-sociaux, services de Protection maternelle et infantile, etc. L'Ordre rassemble également toutes les infirmières, de spécialité reconnue ou non (puériculture, anesthésie, bloc opératoire, santé publique, psychiatrie).

Dès 2005, des organisations infirmières s'étaient regroupées en un collectif destiné à faire aboutir ce projet. Ce comité se chargea de l'organisation d'états généraux infirmiers dans toutes les régions de France en 2005 suivie d'une campagne auprès des parlementaires en 2006.

Le collectif était composé de quatre syndicats d'infirmiers libéraux (FNI, ONSIL, SNIIL, Convergence Infirmières) et de trente-neuf autres structures représentant des infirmières salariées (du secteur public ou privé), comme le SNPI (Syndicat National des Professionnels Infirmiers), l'ANFIIDE (Association Nationale Française des Infirmières et Infirmiers Diplômés et Étudiants, section française du Conseil international des infirmières), ou le CEFIEC (Comité d'Entente des Instituts de Formation).

Parallèlement, un groupement de professionnels, organisé en collectif puis au sein d'une association (l'APOIIF), composé entre autres de la CNI (Coordination Nationale Infirmière), a participé à la rédaction d'une plaquette et à la concertation entre tous les collectifs et les opposants lors de l'élaboration du texte de loi pour la création de l'Ordre infirmier. La CNI s’est engagée auprès de l’APOIIF, dès sa création, à soutenir l’Ordre infirmier militant pour que l'Ordre français soit, par souci d’économie et à l'instar de certains autres ordres professionnels infirmiers européens, organisé en seulement deux niveaux territoriaux : régionaux et national.

Le 13 juin 2006 est déposée la proposition de loi des députés UMP Maryvonne Briot et Richard Mallié créant un Ordre national des infirmiers qui sera adoptée par l'Assemblée Nationale en deuxième et dernière lecture le 14 décembre 2006 ( J.O. no 299 du 27 décembre 2006 page 19689). Trois propositions de loi similaires de l'UDF avaient été au préalable rejetées en 1998, 2003 et en janvier 2006.
http://fr.wikipedia.org

L’infirmier en oncologie au cœur du parcours de soins : rôle clinique et coordination multidisciplinaire en Algérie

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