dimanche 10 juillet 2011

Un diabète traité grâce à une greffe de cellules



La Croix
Denis Sergent note dans La Croix qu’« une équipe de médecins et biologistes de l’unité Inserm «Biothérapies du diabète» dirigée par François Pattou (université Lille-Nord de France, CHRU de Lille), vient de réussir à traiter un diabète au moyen d’une greffe de cellules du pancréas dans un muscle de l’avant-bras de la       malade ».
François Pattou explique ainsi dans le New England Journal of Medicine :    « Nous avons isolé puis cultivé 100 millions de cellules bêta – l’équivalent d’un dé à coudre – capables de sécréter de l’insuline ».
« Au lieu de les injecter dans le foie, ce qui risquait d’entraîner des complications [chez la patiente prise en charge par l’équipe], nous les avons greffées deux jours après et sous anesthésie locale dans un muscle de l’avant-bras, le brachioradial », poursuit le chercheur.
Denis Sergent ajoute que « naturellement, les vaisseaux sanguins du muscle sont venus s’accoler aux îlots de cellules, permettant ainsi la diffusion de l’insuline dans le réseau    sanguin ».
Le journaliste indique que « ce travail a été effectué avec l’accord de l’A fssaps. Depuis 2 ans, les chercheurs expérimentaient cette technique au laboratoire et ils avaient réussi à corriger un diabète de cette manière chez plusieurs animaux ».
François Pattou précise qu’« un peu plus d’un an après, malgré l’ablation de presque tout le pancréas, la patiente n’a pas développé de diabète de type 1. Nous avons donc démontré la pertinence de ce type de thérapie cellulaire ».
Denis Sergent ajoute que « les chercheurs lillois ont collaboré avec des confrères allemands de Fribourg-en-Brisgau (Bade-Wurtemberg), les seuls en Europe à disposer d’une nouvelle technique de scintigraphie, une méthode d’imagerie utilisant un radiomarqueur spécifique ». François Pattou remarque que « c’est la première fois que l’on démontre, chez l’homme, qu’il est possible de détecter de façon sélective, et non invasive, des cellules sécrétrices d’insuline ».
Denis Sergent conclut que « l’équipe lilloise prépare, en collaboration avec d’autres CHU (Paris, Marseille, Rouen, Caen), un essai clinique incluant 30  malades ».
Revue de presse rédigée par Laurent Frichet


www.mediscoop.net

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